LE BILLET D’ANGELINA : Festival, le Py(re) est à venir….

26 Sep


(Le Soulier de Satin dans la version filmée de Manuel de Olivera)

Si l’on en croit Fabien Bonnieux (La Provence), ce serait donc Olivier Py qui serait favori sur les listes de son ami et ministre Frédéric Mitterrand. Bon, pourquoi pas, lorsqu’on voit le casting de rêve qui nous était proposé : Ainsi d’Olivier Poivre-d’Arvor, frère de, mais qui s’est surtout illustré par son goût prononcé du faste « diplomatique », exprimant une envie irrépressible de prendre la direction de la Villa Medicis à Rome, poste qu’il doit encore regretter, tant le prestige de la Villa et ses réceptions « républicaines » lui auraient plus.

Autre challenger sur les rangs, l’horrible et horripilant Jean-Michel Ribes, pur produit du théâtre privé parisien, dont la notoriété usurpée n’a d’égale que la suffisance et le mépris qu’il affiche avec ostentation dans les salles de spectacles (notamment avignonnaises), allant jusqu’à se permettre de téléphoner à ses amis au cours des représentations auxquelles il est convié… Un modèle de professionnalisme, de courtoisie et de savoir-vivre !

Enfin, dernière sur cette brillante pré-sélection, toujours selon La Provence, Laure Adler, à la limite notre préférée dans cette « liste » uniquement soumise aux diktats de la coterie parisianniste, nonobstant les qualités réelles de ses « lauréats ». En réalité simple répertoire courtisan, cette compilation d’heureux distingués n’a d’autre raison d’être que la satisfaction immédiate des appétits de pouvoir d’un ministre qui s’est surtout fait remarquer, jusqu’à présent, par les nominations à des postes essentiels de ses innombrables « amis », tous recrutés dans la même sphère bling-bling : Montpellier, Toulon, bientôt La Criée… Ce catalogue des « amitiés » du ministre ne cesse de se remplir de ces petites gens à qui l’on accorde des fonctions et privilèges auxquels ils ne peuvent décemment prétendre. Ainsi va la République…

Pour en revenir à notre présumé lauréat, je suppose que sa promptitude à s’immerger dans un certain répertoire bien « français » doit complaire à ses complimenteurs : Claudel, par exemple, dont le chef-d’oeuvre d’ennui qu’est le Soulier de Satin lui a valu une pluie d’éloges des bien-pensants, lecteurs assidus de Télérama ou simples nostalgiques d’un Théââtre Français. Et ne parlons pas de ses choix pour Grimm ou Offenbach (!)… Certes, Py, souvent invité de ce festival, a eu le bon goût de commettre voici quelques années en Avignon son hommage de bon aloi à Vilar, avec une préscience toute politique…

Selon certains, un metteur-en-scène, même mauvais, démago, convenu comme l’est Olivier Py, serait préférable à un quelconque technocrate. Je n’en suis pas sûre. Au moins les technocrates ont-ils le bon goût de laisser parler les artistes, et de ne pas leur piquer la place sur le devant de la scène… Mais tout cela n’est que conjectures, partialité, mauvais procès, comme dirait l’Autre… Attendons pour voir, effectivement, sachant tout de même qu’en Sarkosie, le pire est toujours à venir.

Angelina Vivaldi

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