LE BILLET D’ANGELINA : la retraite on s’en fout ce qu’on veut c’est plus travailler du tout !

1 Oct

Demain samedi 2 octobre, la rue devrait s’enflammer. Pour de bonnes raisons, certes, mais de mauvaises tout autant… Quand on y réfléchit, en effet, quelle est cette société qui nous contraint quarante-deux ans durant (quarante-deux !!!) à ainsi nous prostituer dans des tâches et des « devoirs » qui ne procèdent, en aucune manière, du « Naturel » ? Honnêtement, si l’on additionne nos années d’études (ou de glandage) à ces fameuses 42 annuités, c’est bien de toute une vie d’esclavage dont on parle ! Et pour quel bénéfice, si ce n’est se flinguer la santé et le moral ? (quand ce n’est pas pour finir par se flinguer tout court, cf France-Télécom…).

N’oublions pas que cette notion abstraite de Travail est extrêmement nouvelle dans notre civilisation. Les préalables en sont posés à l’époque médiévale, pour des raisons et des objectifs aisés à comprendre. En réalité cette idée de travail forcé, au service de « l’intérêt général », et au sens où on l’entend dans son acception moderne, est encore plus récente : l’industrialisation à outrance du XIXe siècle et notre entrée dans la mondialisation de la « croissance », via la dictature des marchés et ses corollaires, a définitivement scellé nos destinées. Dorénavant nous sommes tous condamnés à produire chacun cent fois, deux cent fois ce dont nous avons réellement besoin, tout ça au bénéfice du sacro-saint Marché et de ses zélateurs, et surtout au détriment de notre santé !

Vive la société du loisir éternel et de la décroissance ! Pour autant n’omettons pas demain de signifier notre colère et notre volonté d’en découdre devant un gouvernement vendu au Marché et totalement autiste à notre désir de vivre en paix, longtemps, et sans contraintes. Rien que de très naturel, en somme…

Angelina Vivaldi

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