L’édito du 20 octobre

20 Oct

Voici un mois maintenant que nous avons ouvert L’ESPRIT ! Visiblement, ce blog vous plaît, et c’est tant mieux ; vous vous l’êtes approprié, avez posté vos commentaires et certains d’entre vous nous ont rejoint dans cet espace qui, décidément, si l’on en croît vos confidences, faisait singulièrement défaut à notre vie locale…

Nous ne pouvons que vous encourager à continuer de nous soumettre vos propositions, articles et rubriques. L’ESPRIT D’AVIGNON n’a que cette vocation-là : offrir un espace d’expression et de liberté, en un mot une respiration, à tous les Avignonnais, tous ceux qui ont réellement envie de vivre leur ville, en y participant pleinement, en l’interrogeant, la titillant, y compris de cette manière qui consiste à commenter notre merveilleuse vie locale sous tous ses aspects : citoyen, politique, social, culturel… On ne vous cachera pas qu’ici, à L’ESPRIT, nous aimons bien les râleurs et les acides, nous adorons les mauvais esprits, et sympathisons volontiers avec tous ceux que le penser correct démange. On ne se refait pas si facilement…

Qui plus est, en cette période plutôt mouvementée, il nous semble tout à fait opportun de contribuer -modestement- à gratter ce qui fait mal, à plonger « le couteau dans l’os », du titre de l’une de nos rubriques. C’est ainsi que nous aimons notre ville, qui n’est jamais plus belle que lorsqu’elle se rebelle, qu’elle palpite de tout un sang énervé qui la conduit à n’être jamais tout à fait comme une autre. A l’instar de nos grandes soeurs de Méditerranée, Naples, Barcelone ou Marseille… Avignon est unique : rappelons-nous de son Festival et de son Off frondeur (au moins à l’origine), de ses luttes à l’avant-garde de la contestation (mouvements de 68, lycées en 1975), de ses luttes paysannes, de ses contre-papes, de sa tradition indépendantiste… Souvenons-nous qu’elle ne fait jamais rien comme les autres. En deux mots : honorons-là.

Et surtout, faisons-la bouger ! Avignon s’endort, Avignon s’assoupit sur ses lauriers de Ville-Festival : résultat, la vie nocturne est quasi-inexistante, la vie culturelle hors-Festival désespérante, notre délicieuse première magistrate préfèrant imaginer des projets toujours plus irréalistes et dispendieux, tandis que l’extra-muros souffre terriblement de ses exclusions.

Bienvenue donc aux nouveaux venus : râleurs, incorrects, sauvageons et empécheurs de tourner-en-rond. L’esprit d’Avignon, c’est aussi cela : un certain potentiel de déflagration.

Antonio Sanz avec Angelina Vivaldi et Taëb El Baradeï

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :