LE MOT DE TAÏEB : petites coïncidences entre amis

27 Oct

Coïncidence. Ce joli vocable de la langue française fait sa réapparition, ces jours-ci plutôt tumultueux où il ne fait pas très bon de co-incider avec un flashball ou un tir à bout-portant de lacrymo. Et pourtant, c’est fou ce que l’on coïncide, en ce moment, c’est dingue comment l’actualité se télescope sur la toile médiatique… Tiens, pour ne parler que d’aujourd’hui, voici deux ou trois « coïncidences » plutôt révélatrices du climat général :

Ce matin, nous apprenions que nous allions vivre -heureux enfants et petits enfants des « trente glorieuses »- jusqu’à cent ans ! Oui, oui, 200 000 centenaires sont attendus à l’horizon des années 60 (2060…), rien que cela ! Ce chiffre, curieusement livré en pâture aux médias ce 27 octobre -jour solennel s’il en est, du « vote » définitif de la réforme des retraites- provient d’un organisme très sérieux, dont l’intégrité n’est plus à contester : je veux parler de l’INSEE, glorieux organisme de la statistique et du recensement né dans ces très regrettées « 30 glorieuses », justement… Un organisme étatique, comme son nom l’indique, et qui, visiblement, a choisi son jour d’heureuse coïncidence pour nous aligner ses pronostics imparables : on va vivre très très vieux, vive la retraite à 67 ans !

Autre « coincïdence » : où il est question d’un certain frère de président, autrement nommé Guillaume, dont le métier consiste à Présider-Diriger-Généralissemement le principal organisme de retraite privée, soit un Fond de Pension à la Française, amené à « s’occuper » des retraites de nos concitoyens. Lesquels ne sont plus guère enclins à faire confiance en l’efficience de la Caisse Nationale, système dit de « répartition », dorénavant jugé peu concurrentiel, et surtout mis en pièces avec acharnement par le cher grand Frère… voilà une autre curieuse « coïncidence », non ?

Enfin, et en bref pour ne pas alourdir mon propos, voici ce que l’on apprend ce matin encore en matière de « coïncidences » : vendredi dernier (et on ne le sait que 5 jours après !), un journaliste du « Point » constatait le vol de son ordinateur dans les bureaux du journal, rejoignant en cela la mésaventure arrivée quelques jours plus tôt à son confrère du « Monde ». Coïncidence encore, il s’avère que ces deux journalistes d’investigation travaillent sur l’affaire Bettencourt, du nom de cette rentière prompte à recapitaliser l’UMP et ses diverses campagnes électorales…

Décidément, la coïncidence est à la mode. Voilà un terme qui ne chôme pas, lui, et est promis à un bel avenir : un mot que le couperet de la retraite a peu de chance d’effleurer. Même pas mal.

Taïeb El Baradeï

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Une Réponse to “LE MOT DE TAÏEB : petites coïncidences entre amis”

  1. kiv insurance 8 décembre 2010 à 11:45 #

    I’m glad you said that post!?!

    -Kind regards,
    Margarito
    morrell insurance

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