SURFER SUR LE TOIT DU MONDE ? Une très mauvaise idée

29 Oct

LE MONDE SE RETRECIT : une chronique d’Antonio Sanz

Les Chinois, qui ne sont pas à un progrès près (!) -sauf en matière de droits de l’homme- viennent de nous prouver combien ils se souciaient du droit à l’accès numérique : Alors que sur leur territoire la toile est rigoureusement surveillée et régulièrement censurée, désormais on va pouvoir, grâce à leur merveilleuse imagination tehnologique, surfer sur internet depuis l’Everest !

Belle invention, penseront certains… Pour notre part, nous ne pouvons que déplorer ce rétrécissement du monde, avec pour corrolaire la raréfaction des derniers espaces de liberté et de poésie pure sur notre chère planète. De l’Amazonie aux confins du Tibet occupé, de l’île Pinckerton aux sommets du Kilimanjaro, du fin-fond du Vacarès aux pieds de Sakhara, le monde entier se rabougrit dans une maille numérique de plus en plus ténue, paradoxalement, alors que son expansion semble sans limites.

Mais quel besoin avons-nous donc réellement de réduire notre existence -et celle de tout le Vivant- à cet échange effréné « d’information » ? Quelle place réservons-nous désormais à cette part vitale d’élucubration et de rêve gratuits, dans un monde de plus en plus inféodé à une marchandisation intrépide de tous ses fondamentaux ? Laissons les peuples, leurs cultures et leurs paysages respirer un peu, loin du ballet numérique des échanges monétisés et de la dictature des flux. Une toile omniprésente, qui nous enferme et nous rétrécit, plutôt qu’elle nous libère.

Antonio Sanz

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Une Réponse to “SURFER SUR LE TOIT DU MONDE ? Une très mauvaise idée”

  1. Michel Benoit 29 octobre 2010 à 12:24 #

    Oui, c’est vrai, quel besoin avons-nous d’être là, nous ?

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