MARIE-JOSE ROIG : Une monarque égotique ?

17 Nov

LE BILLET D’ANGELINA

Selon son allié politique mais néanmoins peu ami Alain Dufaut, sénateur et conseiller général UMP, notre (très) chère mairesse ne serait qu’une égocentrique aux moeurs directement inspirées de l’autocratie monarchique (La Provence d’aujourd’hui). Pire, son équipe « néfaste » et ses méthodes autoritaires et peu concertantes conduiraient tout droit notre bonne ville dans le mur. Ce n’est certes pas nous qui allons reprocher au sénateur ce jugement expéditif et pas très aimable. Le sénateur Dufaut touche évidemment là à ce que tout Avignonnais sait depuis longtemps de la gestion pour le moins critiquable et très peu démocratique de notre première magistrate : projets délirants pris sans aucune concertation (comme ce tramway à 250 millions d’euros), équipe d’adjoints pour le moins disparates et parfaitements incompétents (il suffit de penser aux délégations à la culture, multiples et éclatées parmi une théorie d’adjoints aux attributions à cent lieux du sujet), son peu de goût pour la vie démocratique « normale », s’agissant des trop rares conseils municipaux expédiés autoritairement, à ses amitiés douteuses avec certains personnages tout aussi douteux comme son ex-adjoint aux finances Mansour dont l’intérêt personnel (à se payer tous les bistrots de la place de l’Horloge au black et en dessous-de-tables) prévalait largement sur l’intérêt général… etc. etc.

Bref, pas une « réalisation » de notre élue pour satisfaire notre sénateur remonté : la « Fabrique » ? une erreur manifeste à Monclar, dont les habitants ne profiteront jamais (ce en quoi nous sommes d’accord). La prison vendue à un groupe hôtelier ? une absurdité. Idem pour le mur des halles et autres joyeusetés dispendieuses, contre quoi d’ailleurs l’ESPRIT trouve régulièrement matière à redire.

Ce qui est rigolo -et relativement nouveau- c’est cette fronde généralisée contre une maire, venant « d’amis » politiques et autres alliés, qui n’est pas sans rappeler la jacquerie des élus UMP à l’encontre de leur mentor et désormais président, qui, prêts à renier ce qu’ils ont passionnément aimé, le poussent désormais dans le ravin. Pour le bien de tous ? Mais chut ! on s’en voudrait de rêver si fort…

Angelina Vivaldi

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