Mon patron est un connard !

19 Nov

Le Billet d’Angelina

Mon patron est un connard. Tu crois qu’il va me virer ? Sûr que si je continue à m’épancher sur Facebook et autre Twitter de cette façon, il se trouvera bien une âme charitable, un « ami », pour me dénoncer, non ? Hé oui, ceci est une histoire vraie, et visiblement nous n’en sommes qu’au prologue…

L’ère sarkosyste a ceci de remarquable qu’elle aura ainsi initié ce mépris total pour la vie privée des personnes, multipliant les coups bas et les atteintes au droit élémentaire de penser librement : on ne compte plus les mauvais procès intentés à de « petites » gens pour avoir, qui arboré un t-shirt frappé de la fameuse formule présidentielle « casse-toi pauv’ con », qui osé exprimer en public un quelconque désaccord avec la politique conduite par le prince. Sans parler des rappels à l’ordre incessants aux journalistes et autres mauvais esprits. L’ère sarkosiste nous place tous les jours devant le spectacle affligeant d’une démocratie en déliquescence, spectacle devant lequel le citoyen ordinaire pense -à tort- qu’il ne peut que se retirer… et s’écraser. Le patronat qui l’a bien compris, fort du soutien d’un Etat ultra-libéral à ses petits soins, n’a décidément plus aucune raison de se gêner. Et il s’autorise toutes les forfaitures, toutes les immixtions, tous les passe-droits.

Que pense d’ailleurs un Devadjian de son patron aujourd’hui qu’il fut éjecté de sa présidence au bénéfice de la priorité familiale ? Ou un Borloo fort déconfit devant un congé qui, si il était prévisible, n’en demeure pas moins humiliant ? On ne se méfie jamais assez de son patron…

Angelina Vivaldi

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :