MARIE-JOSE ROIG une fois encore à côté de la plaque

17 Déc

LE COUTEAU DANS L’OS d’Antonio Sanz

Vous avez vu la dernière ? Notre (très) chère maire Noël a décidé de sous-titrer chacune de nos voies publiques en Occitan. Pardon, Provençal. Bref en une pauvre langue morte depuis très longtemps (depuis que Dante l’a utilisée par mégarde dans sa « Divine Comédie » pour être précis), totalement inusitée par nos concitoyens maintenant que les poilus de 14 sont morts et enterrés, et tout juste otage de quelques associations nostalgiques de « purs » Provençaux qui fleurent bon le nationalisme pétainiste.

Une belle revanche pour ce ringard d’Aubanel, un enfant du pays, ou pour ses copains « felibres », tous idôlatrés par les trop fameux collabos de l’Action Française et autres Maurassiens de bon teint.

Bref, pour faire plaisir à ces papys mistraliens et autres aficionados du « parler » provençal, dialecte qui au passage ne doit plus guère compter plus de 5 000 locuteurs, notre mairesse bienfaitrice de l’ethnologie et des langues rares va se fendre de plus de 80 000 euros (au bas mot, si l’on comptabilise toutes les voies et places « reliftées ») sur notre dos de contribuable, pour pavoiser nos rues de cet idiome rétrogade et surtout illisible pour le commun des Avignonnais !

Sauf que Avignon n’est pas Barcelone. Et d’ailleurs, cette grande métropole espagnole -oui, espagnole, ne vous en déplaise- peut au moins se targuer d’utiliser au quotidien sa langue « indépendantiste », puisque le Catalan compte quand même 7 millions de locuteurs. Et que ceux-ci ne sont pas tous des fachos, même si parfois ils sont limites, en témoigne cette interdiction absurde de la Corrida -un art que nous défendons et soutenons- sous le prétexte d’indépendantisme et dieu sait quelle connerie de revendication hors-sujet.

Voilà. 80 euros environ par plaque apposée, tout ça pour donner à Avignon un air de je ne sais quoi de plus « Provençal », de plus régionaliste, bref en deux mots : de plus ringard et nationaliste. Un truc très coûteux pour nos concitoyens, au prétexte d’affirmer une « provençalitude » qui n’existe plus que dans l’esprit embrumé de Madame Roig et de quelques attardés cacochymes, nostalgiques du Vichysme, et certainement fervents pélerins de la plaque apposée à Maillanne par Pétain lui-même à la gloire de « l’immense » Frédéric Mistral, mauvais écrivain et frontiste avant l’heure. Merci et Amen, pour reprendre Angelina tantôt.

Antonio Sanz

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13 Réponses to “MARIE-JOSE ROIG une fois encore à côté de la plaque”

  1. Fred de la Osa 30 janvier 2011 à 11:41 #

    Dommage. Les langues d’oc et autres dialectes ont été assassiné par les hussards de la Republique de M.Ferry.
    Ces hussards noirs de la République qui n’etaient la que pour endocriner la jeunesse française pour aller 4 ans durant se faire tuer dans les tranchées. Du coup, l’action française haissant la République a defendu ces langues régionales.. Un esprit de gauche ouvert aurait compris cela, un gauchiste stalinien lui ne retiendra que Mauras … Dommage. Un esprit ouvert aurait compris qu’il existe un felibre rouge (celui de Mistral) qui cherche ce qui rassemble, et un felibre blanc (celui de Mauras) qui recherche que la division…. comme l’esprit d’avignon ????
    Un Gascon travaillant en Provence…. et dans le mot Gascon, il y a Gas…et le reste je l’assume.
    De plus je rajouterais que le monopole de la Langue française est l’équivalent de la Globalisation mondiale, une seule culture pour tout le monde alors … choisit ton camps camarade… Camarade soit disant de Gauche.

    • lespritdavignon 31 janvier 2011 à 9:45 #

      la camarade de gauche maintient ses affirmations : les comptenteurs de la « langue » provençale sont bien des réacs : la preuve, vous…

      • Fred de la Osa 31 janvier 2011 à 2:00 #

        sans doute de l’esprit de votre part !!!

        L’histoire n’est qu’un eternel recommencement, dans les années trentes, les staliniens criaient a tue tete et traitaient de faschistes toutes persnnes ne partageant pas leur point de vue….. aujourd’hui, le sectarisme de l’esprit d’avignon crie aux reacs tous ceux qui ne partagent pas leur esprit …vif !!
        On peut etre progresiste et defendre une culture maintenant, si l’esprit d’avignon pense que la culture doit etre uniforme alors qu’il le dise haut et fort… pourquoi la langue donc la culture provençale devrait etre reac ???
        allez, companeros… comme le disait mon grand pere de la Brigada Durruti  » Salud y Libertad » ah oui j’oubliais, c’est une citation sans doute reac !!!!
        Dommage que vous soyez pret a detruire une culture au profit de quoi au fait ??? du Maitre Dollars ou du Maitre Euros ???

        Choisissez bien votre camp cmpaneros !! mais la vous faites fausses routes…. La richesse de l’humanité reside dans le melange des cultures mais pas sur un jugement de valeur sur ces memes cultures comme vous faites helas … On sent comme un air de parisianisme dans vos ecrits !!! dommage .

        • lespritdavignon 31 janvier 2011 à 4:40 #

          L’auteur que je suis de l’article que vous citez est d’origine mi-gitane, mi-arlésienne, a vécu à Avignon sa scolarité puis ensuite à Seville, Marseille, Naples… entre autres. Voyez que vous faites un peu fausse route quant au supposé « parisiannisme » dont vous m’affublez. Pour le reste, je connais effectivement très bien cette fameuse « langue » provençale qu’un de mes grand-pères effectivement employait lorsqu’il s’adressait à ses propres grand-pères. Il n’en a jamais tiré fierté, bien au contraire, sachant trop bien combien les régionalismes, et tous les nationalismes, sont un enfermement et une erreur de l’histoire. Il a d’ailleurs payé pour le savoir (camps et travail forcé pour l’occupant nazi). Enfin, pour ce qui concerne les « hussards » de la république, ces instits du début de l’autre siècle, c’est grâce à eux que la paysannerie des « provinces » est sortie de l’illettrisme et a pu construire une démocratie véritable, à laquelle nous sommes tous attachés.

          Antonio Sanz

          • Fred de la Osa 1 février 2011 à 12:06 #

            Certes, mais quand je vous dis cher Antonio que votre discours est teinté de parisianisme, je ne me cantonne pas juste a une conception géographique…en fait, c’est de l’ironie pour qualifier ce que certains traitent de Bobos, de faux snobs c’est a dire de personne pratiquant ce que le magazine Marianne nomme la « Pensée Unique ».
            On peut qualifier le régionalisme de « petit nationalisme fachisant » MAIS ce type d’argument est trés restrictif ou trop restrictif.
            Dans vos réponses ou articles vous prenez l’exemple du nationalisme Catalan, on aurait pu prendre le nationalisme Basque qui lui meme a virer a l’extremisme avec l’ETA.mais on ne peut le faire sans prendre en compte et comprendre la complexité espagnole dans son ensemble et le coté « résistant » a la politique de Franco qu’ont été les cultures régionalistes. pourquoi le Barça est il LE club Catalan? L’Atletico Bilbo LE club basque…. car une victoire contre l’instrument du pouvoir qu’etait sous Franco le REAL de Madrid et c’est la resistance qui gagnait…. est ce du regionalime mal placé???
            Si dans ces deux cas le régionalisme a été poussé a l’extréme voir l’extrémisme, il ne faut pas faire d’un cas une généralité.
            Prenons le cas Basque coté Français, les elus et les habitants du pays basques ont depuis le debut de la création des départements demandés la création d’un département Pays Basque qui leur a toujours été refusé mais jamais la population n’a voulu l’indépendance. Si de 1850 à 1960, Bayonne a fait trois guerre avec Paris, Bilbao et Barcelone ont combattu 3 fois CONTRE Madrid !!!
            maintenant, les fameux Hussards de la République, s’ils ont réussi a sortir le peuple de l’ombre dans laquelle les tyrans les maintenaient depuis des siècles en leur apportant la lumière du Savoir libérateur, devaient ils au nom de la grande FRANCE tuer les cultures autochtones ??? Les soldats de l’an II, nos fiers ancêtres (du moins pour moi) ne se sont jamais posés la question de savoir qu’est ce qui le opposaient !!! c’était la République qui les unissaient non ???
            Au nom de quoi devrions nous assassinés une culture (car la langue n’est que la partie visible de cette culture) au nom de quoi devrions nous l’abandonner?
            Le problème n’est il pas ailleurs cher Antonio? Ne voulez vous pas plutôt dire que la République ne fait plus son travail d’union ?? N’est elle pas en Danger? et puis n’est ce pas aussi une façon de dresser les tenants des langues « folkloriques » au « pur français » ???
            N’y a t il pas une pointe de nationalisme dans votre discours !!! Qui est alors le plus reac des deux mon cher Antonio, vous qui voulez assassiné la langue et la culture provençale sur l’autel du creuset républicain, ou moi qui la défend au nom du pluralisme culturel et au nom de l’exception culturelle ???
            Cordialement

            A oui, j’oubliais en mathematiques si un exemple ne valide pas une hypothese, un contre exemple l’invalide …..
            alors reac ou progressite la langue d’oc ???? et si ce n’etait pas les deux … tout dependrais alors comment on l’aborde. Non ???

  2. L'esterello dou Rose 17 janvier 2011 à 10:11 #

    Cet article m’a tout simplement fait … BONDIR !!! C’est hallucinant de voir autant de cougniassié dans si peu de lignes. Certains croient justifiés, par l’usage de deux trois mots trouvés dans un dico, de ne pas faire davantage de recherches sur les arguments avancés.
    Pour info, je parle provençal. Je suis de gauche. Et j’ai 22 ans !! Donc loin de tous ces papis que notre cher auteur inculte carricature de fachos, nationalistes, pétainistes et autre jugements de valeurs fort facheûx quand on connaît l’histoire de notre pays (non je ne suis pas non plus indépendantiste je parle bien de la France)… Par ailleurs je tiens à rappeler que la langue provençale, même si aujourd’hui peu parlée car l’intérêt que porte les jeunes à la culture décroit de jour en jour, n’a rien à voir avec le catalan (juste quelques ressemblances comme celles que l’on peut remarquer entre l’allemand et l’alsacien ou même l’Italien et l’Espagnol !!!) et que cette langue tellement dénigrée ici fait l’objet d’une école en Asie(environ 10 ans je crois) et de près de 30 000 pratiquants !! La langue régionale provençale (ainsi que son homologue niçois) bénéficient d’une reconnaissance au patrimoine mondial de l’unesco au titre des langues régionales menacées.
    D’autre part, Il s’agit d’une culture et d’une identité régionale REELLE qui n’a rien à voir avec l’indépendantisme puisque chacun est assez intelligent pour comprendre que c’est l’identité et la culture qui forgent l’attrait régional et tout son intérêt au même titre que la lavande ou les oliviers. C’est malheureux de voir la bassesse d’esprits aussi étriqués que le votre, incapable de juger de l’intérêt d’un patrimoine car vous ne le comprenez pas (ouvrez plus souvent un dictionaire, ça vous aidera, la racine provençale est avant tout latine alors inutile de sortir de st Cyr pour comprendre)!
    Pour info, Dante dans sa divine Comédie a écrit en Toscan, un célèbre dialect Italien qui fait l’objet d’études pour son intérêt médiéval et sa syntaxique qui a permis de comprendre l’origine de nombreuses déclinaisons latines (entre autres) tout comme l’évolution des langues latines autour du bassin méditeranéen …
    Déçue de voir un manque de culture aussi intense de la part de gens soit disant cultivés, je me retire de l’esprit par peur de contagion !!

    • lespritdavignon 17 janvier 2011 à 10:37 #

      Non, dans la Divine , c’est bien de Provençal dont il s’agit, désolé (Très exactement, certains passages du poème sont écrits en Provençal, consécutivement au voyage de Dante, d’autres en Piémontais, autre variante du provençal…). Et puisque vous en êtes à l’insulte facile concernant notre « inculture », renseignez-vous un peu plus (et pas que sur Wikipedia) sur ce que vous défendez : historiquement, c’est bien l’Action française et Charles Maurras qui ont remis au goût du jour ce langage de paysans et de notaires villageois tombé en désuétude… et peu importe qu’il soit « parlé » dans les « Calendrettes » ou à l’élection de la reine d’Arles par quelques « jeunes » et autres doux rêveurs, c’est bien d’une langue morte dont il s’agit, au sens de ce que les linguistes définissent.

      Par ailleurs, nous ne l’avons jamais confondue avec le Catalan, qui lui est très actif.

      Désolé de constater combien les provençalistes sont chatouilleux dès lors que l’on critique ce folklorisme. Mais franchement, on s’en fout : il est d’autres problèmes bien plus graves dans le monde que la revendication d’une pauvre langue tombée dans les oubliettes. A moins que vous n’ayez l’intention de vous replier dans le village gaulois, vivre au feu de bois, loin de toute contamination linguistique étrangère, bien coupé du monde réel qui nous entoure… Il faut vraiment avoir l’esprit étriqué pour s’imaginer vivre ainsi en 2011, et ne pas voir que le monde n’est plus celui -rêvé, d’ailleurs- de Mistral.

      • L'esterello doù rose 17 janvier 2011 à 9:07 #

        Ce n’est pas d’insulte facile dont il s’agit mais plutôt d’une immense déception car force est de constater que ce sont des jugements tels que le votre qui font que cette langue emblématique de la culture provençale dépérit de jour en jour.
        Pour info, je suis loin d’avoir un esprit aussi étriqué que vous le dite (qui parle d’insulte ?) J’ai des origines alsaciennes/allemandes et ait moi même choisi le provençal pour l’intérêt culturel qu’il suscite. Guide interprète de mon métier, (en formation mais en bonne voie de le devenir) j’ai donc bien étudié l’histoire de mon pays, et parle couramment trois langues (anglais, allemand et espagnol). Par ailleurs, l’étude poussée que j’ai faite des textes provençaux, auprès notament de professeurs reconnus, m’ont permis de différencier aisément provençal, niçois, piémontais, toscan ou autre. Je maintiens donc ma position sur Dante et sa divine comédie pour en avoir comparé pendant de longues heures la grammaire et la syntaxe, communes certes, mais ô combien différentes !
        Ce n’est pas non plus le provençalisme que je défends mais bel et bien une identité culturelle à part entière, certes en perdition à cause d’esprits limités comme le votre mais qui représentent bien plus pour ceux qui savent y reconnaître la richesse culturelle de notre pays au même titre que les autre dialectes français puisque c’est bien de la France dont il s’agit !
        Je déplore simplement que ce qui fait la force de notre identité culturelle vous dérange (visiblement) puisqu’elle fait l’objet d’un article et que l’ouverture d’esprit dont vous assaisonez vos arguments ne soit pas plus visible au travers de vos réponses… Il est plus important de savoir écouter et comprendre le dialogue opposé que de chercher nécéssairement à avoir raison dans un débat où au final nos deux voix n’ont pas leurs places.
        Je défends une identité culturelle que j’aime, un parler et un chant qui transportent et génèrent encore l’intérêt même auprès d’étrangers qui demandent à chaque coins de rues la traduction de nos plaques commémoratives ou de nos expressions tirées, bien tristement d’après vous, de notre parler provençal.

  3. montel 16 janvier 2011 à 12:30 #

    Bing ! Je feuillette cette feuille de chou en me demandant : « Serai-je son ami facebouquéen? » et paf ! La corrida : »un ART que nous soutenons ».
    Quant au provençal – même quasi-disparu – c’est une langue, ni un patois, ni un idiome.
    Ca fait beaucoup.
    Adessias.

    • lespritdavignon 16 janvier 2011 à 1:34 #

      Tant pis pour ceux qui n’aiment pas la corrida, un art que nous continuerons en effet de défendre envers et contre tous les rétrogrades et autres bien-pensants carnivores de la « cause » animale ! Quant à la « langue » provençale libre à vous en effet de préférer cet obscur et désuet dialecte à une véritable langue internationale d’échange et d’idées… compréhensible par tous.

  4. Mestre 17 décembre 2010 à 8:37 #

    Barcelona Espagnole n’aurait jamais pu être aussi belle et particulière !
    Heureusement Barcelonne est Catalane et non Espagnole.
    Faut être nostalgique du Franquisme pour penser le contraire !!

  5. Michel Benoit 17 décembre 2010 à 4:48 #

    Sièu prouvençau, de gaucho, e te fau caga !

    • lespritdavignon 17 décembre 2010 à 5:49 #

      Moi je suis provençal, de gauche et tu me fais chier. Pas besoin d’utiliser des patois exotiques pour le dire…
      en toute amitié
      🙂

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