PIQURE DE RAPPEL : L’Islam est incompatible avec les droits de l’homme

1 Mar


LA LANGUE DANS LA PLAIE / Antonio Sanz

A l’heure où les démocraties naissantes du « Printemps Arabe » se mettent difficilement en place, il n’est pas inutile de rappeler quelques fondamentaux. Oui, l’Islam est incompatible avec les droits de l’homme et la démocratie, comme toute autre religion dès lors qu’elle s’instaure comme système d’organisation politique. Oui, le danger islamiste est là, tapi avec ses vieilles haines rances de la liberté du peuple et des droits humains. Les Frères Musulmans en Egypte, Ennahda en Tunisie, sont les chantres d’une « révolution » religieuse qui passe par l’instauration de la charia, ce « code » de loi qui entend régir la « bonne conduite » de chacun dans son quotidien et son allégeance à un « dieu » fantasmé, en tout cas bien commode pour les pouvoirs des imams et autres ayatolahs. C’est une réalité, et n’en déplaise à certains « intellectuels » français, éditorialistes prolixes sur les plateaux télévisuels mais curieusement absents des « théâtres » de l’insurrection, toujours à la pointe de la « tolérance » et de l’empathie, il ne serait pas sain de l’oublier.

Nous republions donc cet entretien de 2005 avec Taslima Nasreen, écrivain et intellectuelle du Bangladesh, menacée de mort depuis 1994 par une « fatwa » lancée par quelques islamistes obscurantistes haineux, qui vit depuis sous la menace d’une exécution programmée pour ses seuls « délits » d’opinion. « Les femmes sont oppressées par toutes les religions ». Cette femme sait de quoi elle parle, lorsqu’elle accuse l’Islam, en tant que « système » de pensée et d’organisation du monde coercitif et liberticide, de déni absolu de la personne humaine, et d’incapacité « génétique » à laisser incuber l’ombre d’un embryon de démocratie. Nous assumons ses propos et les soutenons, au risque d’être taxés d’islamophobie, un terme bien commode pour les fascistes verts qui se tiennent en embuscade derrière les révolutions de ce Printemps arabe, prêts à toutes les récupérations, avec pour seul objectif l’islamisation complète et définitive de ces peuples assommés par 30 ou 40 ans de dictature sanglante. Qu’ils n’y croient pas : nous ne les laisserons pas faire. On écoute Taslima Nasreen :

Menacée de mort par une fatwa lancée par des fanatiques, Taslima Nasreen vit en exil depuis plus de dix ans. Symbole de la lutte pour la libération de la femme, l’écrivain bangladaise a reçu le 16 novembre dernier le prix Unesco-Singh 2004, doté de 100 000 dollars, pour la promotion de la tolérance et de la non-violence. Elle a fait du combat contre l’obscurantisme religieux et l’oppression des femmes sa raison de vivre. Entretien avec une femme rebelle.
Pour Taslima Nasreen, le Coran, comme toutes les autres écritures sacrées, est complètement dépassé. Car aujourd’hui, la vie en société ne peut être organisée que par un Etat et non par des versets écrits il y a mille quatre cents ans.

Quelle est la condition de la femme dans votre pays ?
Le Bangladesh est un pays de plus de 130 millions d’habitants, l’un des plus peuplés au monde. 70% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. 40% de femmes n’ont pas d’accès à l’éducation et aux soins et 80% d’entre elles sont toujours analphabètes ! Même si plus de femmes vont à l’école ou travaillent qu’auparavant, elles souffrent toujours du fondamentalisme islamiste. Les intégristes décrètent des fatwas contre elles, les terrorisent et les empêchent d’avoir accès à l’éducation. Les femmes qui travaillent sont menacées de représailles. Pour les fondamentalistes, la place de la femme est à la maison. Pire encore, le gouvernement bangladais soutient ce fondamentalisme. Il utilise l’islam pour obtenir des suffrages et récolter des voix auprès des personnes analphabètes manipulées par la religion.

Vous ne cessez de dénoncer la condition des femmes musulmanes partout dans le monde. En quoi l’islam serait-il une religion nuisible pour les femmes ?
Les femmes sont oppressées par toutes les religions, y compris l’islam. Les traditions culturelles et les coutumes les asservissent aussi. Je m’attaque à l’islam en particulier, parce que je suis née dans une famille musulmane et que j’ai vécu dans un pays qui applique la charia. J’ai donc personnellement vécu cette oppression et j’ai compris très jeune que l’islam était un outil pour faire perdurer un système patriarcal. Dans le Coran, les femmes ne sont pas traitées comme des êtres humains mais comme des êtres inférieurs et des objets sexuels, condamnés à la servilité. Elles sont réduites à l’esclavage dans un texte qui est vieux de 1 400 ans ! Elles n’ont pas les mêmes droits que les hommes : elles doivent porter le voile, peuvent être battues, n’ont aucun droit sur l’héritage ou encore subissent la polygamie et la répudiation. Si les femmes ne suivent pas les ordres de leurs maris, de leurs frères ou de leurs fils, elles peuvent être battues, lapidées ou rejetées par la société. Le Coran est un livre sacré, mais uniquement pour les hommes ! Il est dit, par exemple, que Dieu donne l’autorité aux hommes sur les femmes. Si les femmes n’obéissent pas à leurs maris, ils sont autorisés à les frapper ! Ce texte est une source d’injustice et de discrimination pour toutes les femmes.

Pensez-vous qu’il faille moderniser le Coran afin de donner plus de droits aux femmes ?
Vous ne pouvez pas réécrire un livre établi en l’an 651 de notre ère ! Les versets du Coran ne peuvent être reformulés, c’est ainsi… Par contre, ce livre doit être considéré comme un simple document historique, écrit il y a mille quatre cents ans. Je pense que le Coran, comme toutes les écritures sacrées, est complètement dépassé aujourd’hui. Nous n’en avons plus besoin pour vivre. A l’époque, ce texte servait de guide pour l’organisation de la société. Mais, aujourd’hui, dans une société moderne, c’est à l’Etat et non à l’Eglise de définir l’organisation de la vie en société. Le Coran doit rester du domaine privé et personnel. C’est pourquoi je me bats pour la sécularisation de la société et la séparation entre l’Eglise et l’Etat dans les pays où le Coran régit encore la vie quotidienne et les affaires personnelles. Le Coran est inutile dans le monde moderne.

Ne pensez-vous pas que la majorité des musulmans sont modérés et tolérants alors que les extrémistes ne représentent qu’une minorité ? Et que l’Islam peut être un mode de vie comme un autre ?
Je ne crois pas que les extrémistes soient une minorité. Au contraire, le fondamentalisme est en plein essor dans les pays islamistes. Les guerres menées en Afghanistan et en Irak sont en train de produire de nouveaux intégristes. Des musulmans qui étaient modérés hier basculent aujourd’hui dans le fondamentalisme en réaction à ce qui est perçu comme une guerre entre l’Occident et l’Orient. L’Ouest doit faire très attention dans sa manière de lutter contre le fondamentalisme. Les guerres ne font qu’amplifier les haines et les fondamentalismes. Pour sortir de l’obscurantisme, c’est de civilisation et d’éducation dont nous avons besoin. Le conflit aujourd’hui n’est pas un conflit entre l’Occident et l’Orient, mais entre le laïcisme et le fondamentalisme, entre l’innovation et la tradition, entre un monde moderne et rationnel et un monde de foi aveugle et irrationnel.

Que pensez-vous de la lutte contre le terrorisme conduite par l’actuelle administration américaine ?
Les Etats-Unis pratiquent aujourd’hui un terrorisme d’Etat. Selon moi, le terrorisme d’Etat est toujours la forme la plus dangereuse de terrorisme. La politique étrangère qu’ils mènent en Afghanistan ou en Irak ressemble à celle qu’ils ont pratiquée dans le passé au Nicaragua, au Chili ou encore aux Philippines.

L’avocate iranienne Shirin Ebadi a reçu le prix Nobel de la paix 2003 pour son action en faveur des droits de l’homme. Selon elle, l’islam est compatible avec les droits de l’homme. Que pensez-vous de sa position ?
Je respecte son opinion et son engagement humaniste. Notre objectif est le même : obtenir l’égalité et la justice pour les femmes. Simplement, nos moyens d’y parvenir sont différents. Pour moi, l’islam est incompatible avec les droits de l’homme et de la femme. Ce n’est pas de l’islam dont nous avons besoin pour lutter contre l’ignorance, mais d’un code civil basé sur l’égalité des sexes et d’une éducation laïque pour tous.

Vous prônez la sécularisation et la séparation de l’Eglise et de l’Etat pour sortir les femmes de la servitude. Seriez-vous favorable à une révolution laïque dans les pays musulmans ?
La grande tragédie de l’humanité, c’est le fait que la moralité ait été récupérée par la religion. Avant la création des religions, la moralité existait déjà. Nous n’avons pas besoin des religions pour être moral. Ma conscience est suffisante pour faire de moi une bonne personne. C’est pourquoi je milite pour une révolution laïque dans mon pays. Je me bats aussi pour toutes les femmes qui sont oppressées partout dans le monde.

Comment ressentez-vous la menace permanente de la mort et l’exil forcé ?
Je me sens en sécurité aujourd’hui. Je voyage beaucoup, entre Stockholm, Calcutta, New York et l’Europe. Quand je me rends dans l’Etat du Bengale-Occidental, en Inde, je bénéficie d’une protection policière. Cela fait maintenant plus de dix ans que je vis en exil. L’isolement, le déracinement culturel et la séparation familiale sont difficiles à vivre. Avec cet exil, j’ai tout perdu : ma famille, ma culture, ma langue, ma société… Je me sens comme une étrangère en Occident, et comme une étrangère dans mon propre pays. Je voudrais pouvoir m’engager dans mon pays pour faire avancer les choses, mais je suis complètement coupée du Bangladesh. J’ai alors réalisé que je devais continuer à écrire pour ne pas laisser les fondamentalistes me faire taire. Je poursuis aujourd’hui mon oeuvre autobiographique, j’écris des tribunes dans les journaux et je soutiens des mouvements pour les droits des femmes partout dans le monde. Mon prochain roman, qui sortira en octobre 2005 en France, portera justement sur les déchirements de l’exil.

Qu’allez-vous faire de votre prix ?Ce prix redouble mon engagement et ma détermination. Je compte aider les organisations non gouvernementales qui défendent les droits des femmes en Asie. L’espoir réside dans le combat de ces ONG pour donner une vie meilleure aux femmes et les sortir de la servitude. Seule l’éducation pourra changer la vie des femmes

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9 Réponses to “PIQURE DE RAPPEL : L’Islam est incompatible avec les droits de l’homme”

  1. Didier 3 mars 2011 à 8:59 #

    Esprit es-tu là…?

    Je ne défends rien, je vous défends contre vos idées reçues. Vous savez « l’esprit »,quand on est à court d’argument parfois ou d’idées, on s’en prend à la personne, aux origines, aux cultures, aux défauts physiques…c’est très maurassien comme technique, et très célinien comme tradition, et pourtant votre « esprit » me plaît…pas le vôtre, celui du blog vous savez pkoi?

    parce que votre regard, manque de lumière et pourtant vous faîtes comme si vous étiez nimbé … par une légitimité toute transcendante et rien que ça, c du talent; mais ce genre de posture ne dure jamais longtemps assez; c’est comme les mecs ou les meufs qui portent des lunettes de vue « vintage » ou « fashion » (sur république ou vernet) pour la posture, la frime mais qui n’y voient pas à plus de 10 cm devant eux, mais font croire…qu’ils sont de ceux que l’esprit ou l’intelligence a altéré la vue.

    Et si vous aviez un minimum de culture « arabL-isante » (qui cultive vraiment) excusez du peu, pour ce néologisme du terroir, n’en déplaise à christian jacob, vous sauriez ce que j-paul Sartre disait de ces gens qui portent des lunettes pour se rendre intéressant, et sur leur comportement … je vous laisse le soin d’aller chercher sur wiki, pour peu que vous le trouviez, mais là, wiki ne vous sera d’aucun recours, si vous n’avez pas lu, vous aurez peine à le trouver.

    « Semblant de culture arabisante? » « Wikipédia au service de l’obscurité »! me lisez-vous vraiment « esprit ». Je suppose que oui mais en diagonale..et Si vous trouvez un seul mot, une seule phrase, ou 1 seul groupe de phrase copié ou tiré ou même supposé de wiki ou de n’importe quel autre site:
    Je vous paye un thé à la menthe ou plutôt un mojito :o) et un havane par-dessus le marché. Je tiens le pari! comme pascal, (mais que peut-être vous ne fumez pas et ne buvez pas) :O) faîtes de même, si vous êtes capable d’être aussi spontané et réactif sur 1 sujet que vous ne maîtrisez apparemment pas, plutôt que de reprendre et de plagier des coupures de presse, je vous invite à un peu plus d’effort d’esprit… « l’esprit ».

    Je vous donne une bibliographie, car la culture est le seul argument valable à la vacuité de vos arguments

    Donc voici qqs éléments de bibliographie ou pistes de lectures: c’est ma « touche humaniste » voyez, comme vous le disiez plus haut (mais sûrement le pensiez bas)

    « le califat imaginaire », « les clercs de l’islam » nabil mouline prof à princeton, chercheur sciences -po paris, docteur en Histoire Sorbonne, qui est par ailleurs mon ami, « la raison et l’islam » d’Avéroés, « à l’ouest d’allah et jihad » de gilles keppel – « terrorisme histoire et droit » d’henry Laurens (titulaire de la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe), « le traité des 3 imposteurs », pardon, pas celui-là vous n’allez pas me croire, mais il est d’un auteur inconnu (spinoza paraît-il), je vous invite à la lecture de ces ouvrages, une bonne entrée en matière, au moins jetez-y un coup d’oeil, histoire de savoir de quoi vous parlez à l’avenir.

    A défaut je vous recommande, la bd « Iznogoud » qui s’approche disons, un peu du folkore que suppose votre argumentaire… et facile à lire en +, mes neveux ont lu tous les numéros.

    amicalement (sincèrement)

    P.S:on ne m’y reprendra pas, c’est la der des der de mon intervention. Votre dernier article est mieux on le sent au style …et là je n’ai rien à redire, bne continuation,Obrigado, Grazie, Chokrane

    didier El jamai

    • lespritdavignon 4 mars 2011 à 9:50 #

      ouah ! Je suis impressionné. Dérouler un tel tapis de breloques universitaires doit en effet vous rassurer dans vos longues nuits peuplées de mécréants. que ne le savais-je plus tôt ! Bien sûr, j’aurais dû m’en douter : derrière un tel étalage -pour ne pas dire tartinage- de « culture », se cachait la science et l’acuité intellectuelle incarnées…
      Plus sérieusement : l’invective et les sous-entendus douteux n’ont jamais fait bon ménage avec l’esprit.
      Quant à Céline, effectivement, sa liberté « mécréante » m’inspire dans ma conviction de chien d’infidèle ignare. Et pour Iznogoud, je vais suivre vos conseils : m’y plonger de ce pas pour tenter de m’aérer un peu après une tel bombardement de mauvais vents

  2. Jamil ZERIBI 2 mars 2011 à 7:47 #

    Le sujet et bien plus complexe que l’accroche raccoleuse et mensongère type TF1 de votre titre.

    Je note qu’il est curieux que l’Esprit d’Avignon lance ce débat au moment même où l’UMP mène lui aussi ce débat électoraliste nauséabond qui au final fait de tout musulman un fondamentaliste potentiel.

    Vous me trouverez toujours à vos cotés pour défendre la liberté et lutter avec force contre l’obscurantisme d’ou qu’il vienne mais de grâce essayons de traiter ces sujets avec rigueur, profondeur et nuance.

    Jamil

    • lespritdavignon 2 mars 2011 à 8:52 #

      1) il n’y a pas de « coincidence » et donc d’accointance supposée avec l’UMP comme vous le laissez subtilement entendre. Nous traitons d’un sujet hélas d’actualité qui concerne de très près les révolutions arabes. Les musulmans sont paranoïaques dès lors que l’on évoque leur culte. Un tabou en soi déjà anti-démocratique et peu respectueux de la liberté d’expression, non ?
      2) Nous ne voyons pas au nom de quoi nous nous interdirions de traiter de l’Islam : d’abord parce que nous sommes athées et fier de l’être, qu’ensuite nous pensons que comme toutes les religions, c’est bien d’un obscurantisme qu’il s’agit, et que nous nous devons de dénoncer ses zélateurs en ces moments où tout est possible, le meilleur comme le pire, pour l’avenir de nos amis méditerranéens.
      3)Enfin lisez Talisma Nasreen : cette femme subit depuis presque 20 ans la barbarie fanatique des imams et de ceux qui les défendent « au nom » de l’Islam : la preuve par neuf que cette religion est liberticide, régressive, et anti-démocratique;
      des dizaines de millions de femmes dans le monde sont étouffées, contraintes, violées, enfermées et parfois immolées au nom de cette religion. Ce serait simpliste et réducteur de le dire ? Non c’est la stricte réalité

      • Didier 3 mars 2011 à 1:03 #

        Un droit de réponse s’impose, si vous me le permettez et je vous en remercie d’avance.

        Cher » espritdavignon,  » par pitié, ne mélangez pas tout . Vous avez réussi à créer le buzz comme on dit, sur l’islam, car malheureusement c’est un sujet « bankable » et mon intervention sur votre site n’est pas en réaction mais en correction au sens académique du terme, entendons-nous bien; sur un sujet qui mérite un peu mieux que de l’amateurisme journalistique du moins s’ il seréclamait comme tel, bref un peu d’arôme et de douceurs orientales dans votre tajine…un peu particulier. Justement, un peu aussi d’esprit et de subtilité dans votre titre et vos commentaires car il est trop facile de dire que dès lors qu’on parle d’islam, voilà mohamed et ahmed qui déferlent comme l’écume des vagues ou cabrés sur leur scooter débridé.

        Par pitié, ne mélangez pas tout: « révolution », « religion », »obscurantisme », « démocratie » et « Islam », les événements que nous vivons actuellement de manière directe ou indirecte, n’ont aucun lien avec la religion ou l’islam; et puisque vous savez presque tout de l’islam, du moins en couleur pourpre, pourquoi n’a-t-on pas vu venir « les révolutions » de printemps et de jasminpourtant de couleurs plus claires. De cet islam qui a été instrumentalisée par moubarak, khadafi, ben ali, salah… les frères musulmans, les wahabistes, le hanbalisme, jama ‘a islamia… et consorts uniquement pour la prise de pouvoir, vous n’avez retenu que le mot « islam »; dans ces pays ou l’islam n’est même pas religion d’Etat, car ce sont des pays d’influence soviétique. Et je concède, ces dirigeants ont dupé tt le monde, vous, moi sauf leur peuple. Quand ds ces pays on parlait de liberté, de paix. En france et ailleurs, on parlait d’islam, d’intégrisme, et vous rejouez aujourd’hui la même symphonie… inachevée , et que bien évidemment l’enfer c’est toujours mieux quand c’est les autres.

        Par pitié, ne mélangez pas: un auteur aussi brillant soit-il, comme taslima, (prix nobel ne veut pas dire « noblesse ») qui occulte à elle seule la formidable floraison des littérateurs arabes, perses, femmes et hommes d’hier et d’aujourd’hui sans prix, ni gloire et qui ont condamné avec subtilité et force non pas l’islam, mais les dérives des hommes au nom de cet islam et que vous ne connaissez pas et que vous ne connaitrez sûrement jamais pour la simple et bonne raison qu’on a jamais voulu les traduire car pas assez représentatifs-ves, pas assez spectaculaires, pas assez… j’ose le mot… occidentalisé(és), ou ethnocentr-alisé(es) vers l’occident, DONC PAS VENDEURS.

        Par pitié, ne rentrez pas dans cette forme d’inquisition démagogique trop à la mode et mercantile pour stigmatiser une religion plus qu’une autre, au tort qu’elle réfléchit un peu trop la lumière en ces temps heurtés où il n’y à même presque plus de lumière, pour personne d’ailleurs. La réalité de cette religion ne se résume pas à ce que des barbus ou des burquistes ou des taslima nassreen vous renvoie comme image, pieuse ou iconoclaste, car au final c’est la crainte.. qu’on vous vend et voyez comme ce serait trop simple… de l’esprit (puisqu’il est question d’esprit dans votre blog), et j’irai plus loin chers amis du blog, de la hauteur d’esprit, enfin quoi! l’esprit critique doit être mis non pas à la contradiction systématique des sources médiatiques, et d’information mais à la compréhension politique et sociologique de ce dont on croit savoir parler… l’islam; lire tasleema nassrine (pour l’avoir lue et relue) ne nous apprend rien autrement qu’ il est des hommes et des femmes aussi bêtes que le cours millénaire du Gange, comme partout ailleurs dans le monde.

        Mes chers amis, Ca demande plus qu’un article, plus qu’une tribune, je vous assure, plus qu’un livre, ça demande un effort bien plus difficile que la simple dénonciation, ou la diatribe ou le pseudo-manifeste et si vous aviez raison, et ô combien je vous le souhaite, et je vous donnerais mille fois raison car j’entends votre voix et la partage en partie…hélas, votre blog ne suffirait pas, vos voix ne suffiraient pas, vos convictions ne suffiraient pas, votre honnêteté ne suffirait pas, votre indignation ne suffirait pas, votre colère ne suffirait pas.. pour la simple et bonne raison qu’un proverbe arabe résume tout: « celui qui ne te connait pas, ne t’améliore pas ». Ici le verbe « connaître » est employé au sens philosophique du terme, à savoir le regard qui manque de jugement et de lumière par trop insuffisant de connaissance de l’autre.

        Enfin par pitié, s’il vous plait, et je vous en conjure… lisez, lisez non pas au nom de Dieu, ou de montesquieu, d’aristote, saint-thomas d’Aquin, ou de saint-Augustin, d’avéroes, ou de voltaire, mais au nom de la liberté intellectuelle, non celle qui nous est étalée, de fait ds les journaux, les magasines sans effort hormis l’appoint que nous faisons, mais celle qu’on va chercher, celle qui nous fait douter, celle qu’on redoute, celle qui nous gêne, parce qu’elle est difficile, parce qu’elle ne ressemble pas à la réalité… des médias, ou de paul-pierre-jacques ou à ce que peuvent en dire les politiques tous avisés qu’ils sont; mais celle dont on se saisit personnellement par la lecture, par l’effort d’altérité…non vers le « mohamed » et l’ « ahmed » folklorique du quartier, mais vers l’histoire, la littérature arabe, la pensée arabe, la culture arabe, la langue arabe, le(s) religion(s) arabes, voilà le mot est dit… car il n’y’a pas un Islam, chers amis, mes des Islams, si vous avez compris ça, vous aurez tout compris du monde arabe; bien plus que vous n’ apprendriez en lisant la traduction du ‘bengladi’ des oeuvres de taslima qui n’est pas arabe, et qui n’écrit pas en arabe; elle dénonce et c’est tt à son honneur, l’intégrisme et l’obscurantisme religieux qui n’est pas du fait de la religion islamique mais des pratiques tribales, de castes sous couvert de religion, là, est la différence, comme vous découvrirez que la laïcité n’a pu être rendu possible non par opposition ou réaction à la chrétienté, mais par distinction uniquement de la sphère publique, de la sphère privée par trop bigarrée.

        chers amis, merci de m’avoir lu et de m’avoir offert votre site comme tribune. Vive la liberté (de Droit), vive la démocratie et la paix des peuples.

        DE

        • lespritdavignon 3 mars 2011 à 10:50 #

          Je n’ai qu’une réponse à faire à votre jolie rhétorique teintée de l’indispensable touche d »humanisme » politiquement correcte : Ni dieu ni maître

          • Didier 3 mars 2011 à 2:13 #

            Demi-cher « lespritd’avignon »

            Merci pour cette réponse un peu futile pour un sujet qui au départ était rédigé avec véhémence et d’à propos, moi je vous en donnerai 2 pour le prx d’une. Et je ne serai pas long, vous inquiétez pas.

            1-« Ni Dieu, ni maître », cette maxime est arabe du 16 ème siècle et la pensée anarchiste n’a rien inventée! même quand elle se prétend agnostique, et apparemment, il n’y a pas que le déisme qui lui fait défaut…

            ‘Laïni Din, laÏni Saïd » (ni Dieu, ni maître) utilisée par les « achachiine » qui a donné le mot assassin en français moderne! (reportez-vous à la sémiologie et l’étymologie des mots arabes) les achachiines étaient ceux qui prenaient du hashich (moi je ne prends que du thé à la menthe pour vous écrire ces lignes :o) rassurez-vous) pour commettre des attentats contre les Sultans notamment arabo-andalous (ahmad al mansour..) non au nom de Dieu, mais pour des velléités de pouvoir, faut pas se compliquer la vie des fois, vous savez..

            Les mêmes qu’on retrouvera affiliés à un « émir religieux qqs temps après lors du déclin de l’islam en europe et aussi ailleurs, », et exactement les mêmes, trait pour trait à ceux que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’ intégristes, fondamentalistes… 400 ans après!

            donc votre maxime n’est pas appropriée, ou pour être courtois, n’est pas pertinente en pareille occurence pour étoffer ou justifier la véhémence de l’argumentaire que vous utilisez à l’endroit d’un islam liberticide, atone, a-social…, arbitraire, ascète, et on pourra faire toute l’alphabet comme ça de droite à gauche ou de gauche à droite à votre aise..que vous auriez 100 fois raison..à tort.

            merci et ça sera ma dernière intervention, « ni dieu, ni maître » vous avez aussi raison…et c’est votre droit de le penser et je serai le premier à vous défendre, à vous soutenir…ceci dit, je vous souhaite de chercher plutôt la paix à défaut de chercher un maître ou un Dieu.

            merci, très amicalement

            DE

            • lespritdavignon 3 mars 2011 à 6:13 #

              Cher « didier »

              c’est que je disais tantôt : une bien jolie rhétorique teintée d’un semblant de culture arabisante pour défendre l’indéfendable… Dommage de mettre votre culture Wikipedia au service de l’obscurité

  3. Didier 2 mars 2011 à 9:45 #

    Vous auriez d’autant plus raison en dénonçant les droits de l’homme bafoués dans nos prisons, à la préfecture pour les sans papiers, aux personnes qui vivent avec moins de 700 euros par mois, aux marchands de sommeil, aux paroles de juppé qui dit que toute personne sous-entendu ibyenne, tunisienne ou égyptienne sera automatiquement refoulée… ne soyez pas dupe, l’islam n’avez pas besoin de taslima… lisez IBN sina, ibn rushd, ibn khaldoun…des 11-12 e siècle. L’islam est stigmatisé au nom de 2 illuminés sur 10, ce n’est pas comme ça qu’on fera reculer l’obscurantisme, la dénonciation est bonne mais les méthodes que les médias utilisent ou les politiques est en contradiction avec l’intérêt supposé d’améliorer les comportements.
    amicalement

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