SNACKS : LA JUNK FOOD DES TROTTOIRS D’AVIGNON

9 Mar


LE MOT DE TAÏEB

Tout le monde est au courant. Notre première magistrate Marie-José Roig a décidé de taxer les sandwicheries et autres fast-foods d’une contribution mensuelle de 130 euros par mètre linéaire, pour occupation de la voie publique. On sait bien que derrière cette opération de com, se cache aussi un message clair adressé à ses électeurs : chassons les snacks et leurs tenanciers du centre-ville, qui, ça ne vous aura pas échappé, ont pour clientèle habituelle une forte proportion d’Avignonnais des quartiers Sud, soit, pour le dire cruement Maghrébins et autres basanés.

Cette volonté d’éradiquer toute présence un peu trop visible de ces citoyens de « seconde zone » se situe finalement dans le droit fil idéologique de l’UMP. C’est tellement évident que notre mairesse s’est hâtée d’associer à cette taxe les DAB des banques, histoire de « maquiller » son délit de faciès en contribution équitablement répartie entre pauvres et « riches »… Au-delà de cette stigmatisation qui n’ose pas dire son nom, le phénomène de cette prolifération de snacks et autres hauts lieux de la junk food (en Français bouffe pourrie) est révélateur d’une paupérisation galopante de la population de ces quartiers laissés pour compte, et de pratiques « alimentaires » déplorables qui sont un réel problème de santé publique.

Au risque de vous surprendre, et toutes considérations précédentes par parenthèse, je suis plutôt pour une telle taxe à l’endroit de ces empoisonneurs publics que sont ces snacks, qui, au même titre que les fast-foods franchisés de type « américain » contribuent à décimer leurs clients chaque jour : mauvaises graisses cent fois recuites, non respect de la chaîne du froid, hygiène déplorable, ces gens-là participent à un génocide alimentaire dont ils ne sont peut-être même pas conscients. Personnellement, je pense qu’il faudrait leur interdire d’exercer, purement et simplement. La santé des citoyens est une affaire trop grave pour l’abandonner ainsi entre les mains d’opérateurs négligeants dont le seul et unique but est d’alimenter leur compte en banque, après avoir liquidé leurs clients d’une avalanche de graisses et de produits périmés.

Evidemment, les propriétaires de ces gargottes malsaines n’ont pas manqué de crier au scandale, allant même jusqu’à demander que l’on taxe les théâtres également, comme si la comparaison entre ces mauvais « restaurateurs » et l’activité culturelle qui, rappelons-le, fait la fortune des Avignonnais, avait un quelconque sens ! Mais qu’ils se « révoltent » donc : leur colère ne vaudra jamais celle de ces milliers de leurs clients qui, un jour ou l’autre, payeront le prix fort en matière de santé pour leur addiction à cette dangereuse « gastronomie ». Et leur demanderont des comptes. La Junk Food doit disparaître, et pas seulement de nos centre-villes.

Taëb el Baradeï

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2 Réponses to “SNACKS : LA JUNK FOOD DES TROTTOIRS D’AVIGNON”

  1. romain 1 avril 2011 à 7:01 #

    Mon gars on ne mélange pas les torchons et les serviettes il y a gargote et sandwicherie très bien pour toutes sortes de clientèles ,nous sommes en 2011 le phénomène du snacking « ce restaurer dans la rue  » (cela existe depuis des siècles dans le monde entier ) c’est une demande croissante vus que le temps pour déjeuner ce réduit pour tout « travailleurs , étudiants … » bref ceux qui bossent
    question de budget aussi , c’est vrai qu’en France ,en comparaison des pays anglo-saxons le fait est moins dans les mœurs , va faire un tour dans les grandes villes à l’heure du déjeuner , à la ferme c’est sur on mange les produits du jardin ,
    Par respect pour ceux qui ne vendent pas de la merde vérifie tes propos

    • lespritdavignon 1 avril 2011 à 9:21 #

      « mon gars », puisque tu as la condescendance facile, je t’engage à suivre les résultats des enquêteurs de la répression des Fraudes : 60% de snacks sont en infraction grave d’hygiène… alors, si t’as envie de continuer à t’empoisonner, « mon gars », libre à toi

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