Archive | avril, 2011

ACTIVISTES. Anti-corridas, ultra-cathos, extrême-droite : mêmes méthodes, mêmes mensonges

29 Avr


LE MOT DE TAÏEB

Et même pouvoir de nuisance. Ces activistes ont beaucoup plus de points communs qu’il n’y paraît, et n’hésitent pas à recourir au mêmes méthodes de harcèlement médiatique. Insultes, menaces de mort, commentaires racistes et orduriers, le site de L’Esprit d’Avignon depuis quelques jours est submergé de mails et de messages de la même eau, qui, s’ils proviennent de groupuscules différents, emploient sans état d’âme une stratégie et un vocabulaire identiques.

La typologie de ces activistes compte d’ailleurs de curieuses similitudes : les ultra-cathos comme les anti-corridas se retrouvent dans de minuscules communautés (le Facebook du CRAC compte à peine plus d’un millier « d’amis »), mais ce sont des militants extrêmement déterminés et virulents. Si sociologiquement, on ne peut en toute bonne foi les confondre absolument, il n’en demeure pas moins que certaines passerelles « identitaires » les relient : sensiblerie animalière, même « pensée » pseudo-naturaliste, mêmes références « intellectuelles » à Rousseau et aux Lumières ainsi qu’à tout l’arsenal textuel des « philosophies » religieuses, le Bouddhisme étant d’ailleurs l’un de leurs marqueurs le mieux partagé.

Au-delà, la psychologie de ces ultras présente souvent de singuliers télescopages : ces gens-là sont investis d’une « mission », qu’ils entendent conduire par tous les moyens, y compris les moins recommandables comme le mensonge délibéré et la désinformation. A ce sujet, le dernier « coup » de l’Agrif, groupuscule d’extrême droite catho qui s’est illustré dans le sac de l’oeuvre de Serrano, est plutôt révélateur (cf La Provence de mardi 26 avril).

Utilisant les mêmes tactiques de prosélytisme, ces activistes usent et abusent de toutes les ruses virales afin de diffuser leur « vérité » au plus grand nombre. Réseaux sociaux, harcèlement des élus, délation publique, intimidations, établissement de « listes noires » de personnes opposées à leur idéologie, recours intempestif et systématique à la Justice, même s’ils savent leurs « causes » indéfendables en termes de Droit, ils se répandent dans la presse, occupent les plateaux télé et comptent même quelques (modestes) relais dans le landerneau politico-médiatique dont ils savent se servir à plein.

Leur rhétorique a également beaucoup de points communs avec celle de l’extrême-droite. Tout comme les Lepénistes et autres Liguistes de la droite brune européenne, l’invective raciste et l’injure sont leur encre quotidienne. La Corrida ? un truc « d’Espagnols sanguinaires », et surtout pas une tradition culturelle française… Le Piss-Christ ? Un blasphème, surtout pas de l’art, et oeuvre d’un « métèque » latino de surcroît… Bref, un joli échantillon de la nature humaine, généreuse, empathique et tolérante.

Fort heureusement, ils ne sont pas si nombreux que cela et il est facile de les combattre. A condition toutefois de ne rien lâcher de nos libertés, de ne rien sacrifier de la pensée. Et de veiller à ce qu’ils ne métastasent pas, telle une mauvaise vague de peste brune.

Taïeb El Barradeï
Photo : Andres Serrano, série « Morgues ».

BONNE IDEE : L’Etat Grec voudrait bien se faire les troncs des Chrétiens

28 Avr

L’Etat Grec lorgne sur les deniers de l’Eglise. Le plan de rigueur n’épargne pas la puissante Eglise orthodoxe. L’Etat peut désormais taxer les revenus des institutions religieuses et s’apprête à disposer de leurs fonds de réserve.

La Banque de Grèce s’intéresse fortement au contenu des caisses des paroisses, des monastères et des institutions religieuses dans tout le pays, et même en Crète, dans le Dodécanèse et au mont Athos, qui bénéficient d’un statut ecclésiastique particulier [ils relèvent spirituellement et administrativement du patriarcat œcuménique de Constantinople]. Le plan de rigueur établi il y a tout juste un an a imposé la taxation des revenus de l’Eglise. Après avoir coupé dans les salaires des prélats et taxé l’intégralité de leurs revenus, l’Etat, via la Banque de Grèce, veut maintenant pouvoir disposer des liquidités de l’Eglise – soit les réserves constituées par les dons des particuliers. Et pour ne pas en perdre une miette, la Banque de Grèce veut prélever à la source, c’est-à-dire sur le compte bancaire où ces dons sont déposés. Ainsi, sans liquidités, l’Eglise se retrouvera dans l’incapacité d’établir des programmes budgétaires comme de financer projets et œuvres philanthropiques.

Il s’agit de la mise en application de deux lois déjà existantes, datées de 1950 et de 1994, qui avaient été jusqu’à présent un peu « oubliées » par les autorités. Elles permettent à l’Etat grec de gérer de facto le budget des paroisses en leur redistribuant seulement ce qui est nécessaire pour payer les salaires et couvrir les besoins essentiels comme l’eau, l’électricité ou le téléphone. A la faveur des mesures d’austérité, elles ont été remises au goût du jour. Tout a commencé à l’automne dernier, quand les établissements bancaires ont commencé à envoyer des avis d’information aux établissements religieux leur indiquant que la Banque nationale demandait, en application du plan de rigueur, à avoir accès à leurs fonds de réserve. Les prélats ont vivement réagi en expliquant que c’est toute leur mission philanthropique qui va être perturbée et qu’ils ne pourront même pas budgétiser l’entretien de leurs établissements. Et pour cause. Désormais, l’utilisation des fonds de réserve, hors frais courants et salaires, nécessitera une autorisation spécifique de la Banque de Grèce.

Le Saint-Synode [conseil national des évêques – appelés « métropolites »] a envoyé une lettre au gouverneur de la Banque de Grèce, Giorgos Provopoulos, demandant que ces mesures ne s’appliquent pas à l’Eglise. Dans leur lettre, les responsables religieux affirment que leurs établissements bénéficient d’un statut « clairement exceptionnel » [voir ci-contre]. Ils soulignent que c’est aussi la conclusion de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), lors d’une précédente polémique concernant les titres de propriété de certains monastères. « Ce sont des entités publiques religieuses à but non lucratif, autofinancées, qui agissent à des fins charitables, philanthropiques et culturelles », précisent-ils. « C’est le métropolite qui prend les grandes décisions sur la gestion des fonds pour sa région. Tous les événements qui régissent la vie religieuse sont élaborés par celui-ci ou dépendent de celui-ci », concluent-ils. La réponse du gouverneur de la banque centrale ne s’est pas faite attendre.

Selon lui, l’Eglise n’échappera pas à l’application du plan de rigueur. Il a juste accordé quelques semaines de plus aux évêques pour se mettre en règle avec cette mesure. « Ils ne nous laissent même pas une marge pour les besoins urgents de nos établissements. Nous n’aurons même plus de quoi acheter un cierge », affirme un prêtre. « Veulent-ils nous pousser à l’illégalité ? s’interroge-t-il. Car on pourrait ouvrir des comptes personnels dans les banques pour recevoir les dons et continuer à faire notre travail… » La bataille ne fait que commencer.

26.04.2011 | Maria Papoutsaki | Eleftherotypia

TONY GATLIF : à propos de « Liberté »

27 Avr

ANTI-CORRIDAS : Et pan dans la gueule !

26 Avr

Jouissif ! Pas d’autres mots pour se régaler de la claque que ces arriérés du CRAC, de la Ligue des oiseaux et autres bobos rétrogades et régressifs se sont prise vendredi dernier, en apprenant l’inscription de la Corrida au patrimoine immatériel de la France.

J’imagine leurs gueules livides de bouffeurs bio sous-vitaminés et vélocypédiques à l’annonce de ce qui a dû sonner pour eux comme la fin de la récré !

En prenant cette décision inattendue et courageuse, le ministre Mitterrand est largement remonté dans notre estime. Pour une fois, le Fait du Prince a servi d’autres causes que celles plutôt douteuses qui l’avaient conduit à certaines nominations pour le moins contestables, s’agissant du « chrétien de droite » -comme il se définit lui-même- Olivier Py à la future direction du Festival d’Avignon (une aberration) ou autres calamités récemment subies par le monde du théâtre (Bondy à l’Odéon, les Berling au théâtre de Toulon ou encore le CDN de Montpellier…).

Bref, Fredo nous a fait plaisir. Et tant pis pour ces extrémistes anti-corridas qui maintenant s’en trouvent fort marris, la protection de cette inscription préservant de leurs persécutions tout un pan de l’histoire culturelle patrimoniale de l’Humanité.

Je me souviens il y a quelques années où ces buveurs de lait de soja et leurs minus quadrupèdes toilettés étaient venus crier leurs petites haines ridicules sous les fenêtres d’un grand théâtre d’Avignon, tout simplement parce que Caubère lisait un texte superbe du frère de Nimeño II dédié à la mémoire de cet immense torero… Un bel exemple d’agitation imbécile qu’une toute petite bande d’incultes psycho-rigides est capable de fomenter, afin de pimenter un peu leur vie tiède de rentiers d’un semblant d’animation.

Les mêmes qui se retrouvent régulièrement sous la bannière de croisée de ce vestige usé de la Nouvelle Vague qu’est devenue l’abominable BB, Frontiste avant l’heure, suffragette éructante de toutes les « causes » animales, alors qu’elle même fut incapable d’élever ses propres humains d’enfants…

Bref. La Corrida est sauve ici, mais le combat continue. Selon nos infos, d’ailleurs, l’avancée du dossier pour l’inscription à l’Unesco est en bonne voie. Soutenue par une armée aguerrie de scientifiques et de politiques éclairés, celle-ci devrait se concrétiser nous l’espérons avant 2012, ce qui rendrait obsolète la félone loi anti-corrida promulguée par les nationalistes catalans dans le seul but de se distinguer de Madrid. Une loi liberticide de plus, comme seuls les politiques de la « catalanité » savent en produire.

Longue vie à la Corrida !

Angelina Vivaldi
Photo : Valérie Farine / La Provence

ICONOCLASME : Danger ! Le scandale des églises troglodytes d’Ilhara massacrées sous l’indifférence de l’Etat turc

24 Avr

A l’heure des autodafés d’extrémistes chrétiens à l’encontre d’oeuvres contemporaines, comme à Avignon ces dernières semaines, il est vital de lutter contre d’autres iconoclasmes, plus discrets certes mais terriblement définitifs, qui touchent les sites historiques de notre patrimoine culturel mondial. La vallée d’Ilhara en Turquie est de ceux-là. Truffée d’églises troglodytes somptueusement décorées, cette vallée de Cappadoce est un témoignage exceptionnel des premiers Chrétiens en terre turque, désormais en voie de disparition totale : martelages, caillassages, graffitis à la pointe d’acier, leurs fresques du Xe au XIIe siècle sont abandonnées au vandalisme de tous, sans que l’Etat turc ne lève le petit doigt. Un scandale maintes fois dénoncé, sans que l’UNESCO ne daigne réagir. Tout ça au nom d’une « réal-politik » inféodée aux intérêts supérieurs de l’Occident en Turquie, une prétendue démocratie, en réalité autoritaire et théocratique, qui ne tolère aucune culture exogène (cf les Kurdes), pas même son propre patrimoine culturel qui, quoiqu’elle s’en défende, fait partie de ses racines. En illustration, le papier publié en 2007 par notre collaborateur Marc Roudier, pourtant relayé maintes fois à l’international, et resté malheureusement lettre morte :

Les fresques rupestres d’Ilhara vandalisées ! Un pan entier du patrimoine de Cappadoce, qui est aussi celui de l’Humanité, est en danger imminent de disparition. La vallée d’Ilhara, écrin naturel d’un ensemble unique au monde d’églises troglodytes du Xe au XIIe siècles, aux fresques exceptionnelles, est en train de se dégrader à la vitesse grand V, totalement abandonnée aux vandales de toutes sortes qui désintègrent les fragiles peintures, sous l’indifférence des autorités Turques.

Si le gouvernement Turc ne prend pas immédiatement les choses en mains, ce témoignage émouvant des premiers Chrétiens va disparaître d’ici les dix prochaines années. Déjà extrêmement altérées par le temps, les séismes, et surtout l’imbécile effacement des visages des personnages peints, ces peintures magnifiques dont ne subsistent souvent que quelques vestiges aux endroits difficiles d’accès, coupoles, plafonds, chapiteaux, ne seront bientôt qu’un lointain souvenir.

La vallée d’Ilhara est un haut-lieu du patrimoine artistique mondial. Imaginons un sillon encaissé et verdoyant serpentant sur plus d’une quinzaine de kilomètres, creusé dans le tuf rude des plateaux désertiques par un torrent, presqu’une rivière, qui jadis a dessiné des parois vertigineuses, abritées des vents mais surtout des regards, et dans lesquelles des hommes de foi ont sculpté de somptueux écrins de pierre, dotés de peintures à fresque relatant les épisodes des évangiles. Saints et madonne, cènes et martyrs, animaux mythologiques et moments de la vie du Christ, ces peintures magnifiques, au chromatisme époustouflant, souvent rehaussées d’or, sont les vestiges uniques d’une foi vertigineuse et embrasée, que d’humbles artistes anonymes ont patiemment laissé de leurs mains comme un témoignage fervent de leur amour de Dieu sur de minces enduits de plâtre, posés à même la roche nue.

Une quinzaine d’églises, mais aussi des couvents, des habitations, taillées dans le roc d’un désert âpre. Maintenant, alors que le tourisme à Ilhara et dans toute la Cappadoce s’intensifie dangereusement, ces grottes à l’architecture incroyable, aux décors fragiles, sont laissées aux quatre vents, sans aucune protection, ni gardiens. Ni grilles, ni parois de verre pour protéger ces extraordinaires témoignages d’un art exceptionnel !

La vallée est pourtant un site éminemment touristique, relativement facile à randonner, et dont on ne manque pas de vous faire payer l’accès ! Hélas, voir ces œuvres désolées de la sorte, abandonnées à la vindicte idiote de quelques illettrés qui saccagent ainsi non seulement leur, mais notre, patrimoine à tous, est une honte.

Pour ma part, j’ai repéré des graffitis faits à la pointe d’une lame ou d’un clou, signés et datés de 2001, 2002 ou encore 2004, destructions délibérées très récentes donc, faites dans la chair tendre des peintures, irrémédiablement abîmées et perdues pour tous. Graffitis amoureux, messages politiques, adresses et sentences religieuses, la volonté de vandalisme est absolue et incontestable. Certes, ce sont d’abord aux images des saints auxquelles on s’attaque, particulièrement les visages, soi-disant tabous dans les codes de représentation de l’Islam, ce qui procède bien évidemment d’une interprétation erronée des textes.

Ainsi de l’église dite “au Serpent”, Yilanli Kilise, qui date de la fin du IXe siècle. Ce qu’il en reste est désastreux : là où devraient figurer trois femmes nues victimes de morsures de serpent (l’une au sein pour ne pas avoir allaité, la seconde à la bouche pour avoir menti, la troisième aux oreilles pour avoir désobéi) ne reste qu’une bouillie vaguement figurative, rageusement rayée et oblitérée de mille coups, dont on n’aperçoit plus les visages. Où est le serpent, d’ailleurs ? Se demande t-on, jusqu’au moment où, après avoir plissé des yeux, un fragment bruni nous indique l’emplacement qu’il occupait…

D’une manière générale, les vandales n’ont pas hésité à grimper parfois dans des endroits absolument hors d’atteinte pour massacrer les peintures, quand ils ne les ont pas détruites à coups de jets de pierres. Ce qui reste des fresques des églises “Odorante”, “Sous l’arbre”, “St Georges”, tient sur quelques cartes postales.

Le Traité de Sèvres de 1923, qui a chassé les Grecs de Cappadoce, n’explique pas tout. Actuellement, c’est l’incurie des autorités Turques, qui laissent faire les vandales, qui doit être mise en cause. Comment l’Etat Turc peut-il manifester aussi peu d’intérêt à l’égard de son patrimoine qui pourtant draine des milliers de visiteurs et constitue donc une source considérable de revenus touristiques ? Pourquoi cette indifférence à l’égard d’un art sacré chrétien alors que la moindre céramique est pieusement conservée ? L’Etat peut-il laisser ce trésor abandonné à la haine imbécile et à l’indifférence ? La communauté internationale doit-elle accepter ce saccage sans broncher ? On ne peut pas laisser se répéter le drame des Bouddhas de Bamhian !

Mais il est déjà presque trop tard tant les dégradations sont nombreuses, et les traces infimes de ce qui fut un véritable musée à ciel ouvert. Dans cinq, six ou dix ans, il ne subsistera absolument rien de ce trésor de l’humanité. Le gouvernement Turc doit réagir immédiatement, ses citoyens se mobiliser, les scientifiques du monde entier pétitionner.

On ne peut vouer un tel patrimoine à la disparition définitive sans réagir ! Une demande d’inscription à l’UNESCO au titre de patrimoine mondial vient d’être faite. Attendons la suite, donc, mais dépéchons-nous !

Marc Roudier

(in artsud oct.2007, réactualisé avril 2010 Eleonor Zastavia web mag,et avril 2011)

CORRIDA : La Tauromachie est désormais patrimoine culturel de la France

23 Avr

Le 22 avril sonnera désormais comme un jour noir pour les anti-corrida : la France a décidé d’inscrire la tauromachie au « patrimoine immatériel de la France », une opération initiée par le ministère de la culture et visant à protéger la Corrida et les autres pratiques tauromachiques de toute velléité d’interdiction.

En reconnaissant la Corrida pour ce qu’elle est, un art et une tradition culturelle française, la France adopte une position courageuse à l’égard de tous les empécheurs de toréer en rond. Et de tous les obscurantistes qui entendent condamner une culture patrimoniale de tout premier plan, une pratique symbolique qui exprime le lien fort qui relie l’homme à ses origines.

La France, en intégrant la Corrida à son patrimoine, fait oeuvre de salut public. Elle devient ainsi le premier pays au monde à affirmer son attachement à ce patrimoine culturel de l’humanité. Souhaitons que cela fasse signal à l’Espagne et au Mexique, autres grands pays de l’art, afin qu’ils suivent son exemple, à l’heure où les nationalistes catalans, par pur calcul politique, tentent d’éradiquer la Corrida.

Une décision symbolique puissante, qui prouve que lorsque une volonté politique existe de protéger la culture des innombrables atteintes qu’elle subit partout dans le monde, un pays peut se poser en garant de l’expression des peuples.

Un grand jour pour les défenseurs de l’Art et un moment historique pour l’Humanité.

Antonio Sanz

ENGAGEONS-NOUS :Allons plus loin et coupons court aux tentatives des intégristes anti-corrida en protégeant définitivement l’art tauromachique Demandons l’inscription de la Tauromachie au Patrimoine Mondial de l’Humanité Pétition UNESCO

photo Valérie Farine
Plus : La Tauromachie Patrimoine immatériel de la France

QU’ILS NOUS LÂCHENT ! Ultras-cathos, islamistes, colons juifs, partout des fouteurs de guerre

21 Avr

Les religieux sont définitivement des semeurs de guerre. Non contents de nous pourrir la vie au quotidien depuis 2000 ans, ces arriérés obscurantistes incultes et irrationnels allument les haines entre -et souvent même parmi- les peuples. Jusqu’à quand devrons-nous, citoyens éduqués, civilisés, en un seul mot humains, supporter leur fanatisme liberticide, meurtrier, souvent génocidaire ? Armons-nous de ce qui nous reste de pensée rationnelle, de civilisation, pour nous opposer à ces fascistes démagogues qui entendent régir notre liberté de conscience et d’action.

Avignon : les nazillons de l’Agrif et de Civitas, relayés par l’archevêque intégriste, proche de l’extrême-droite, et, soyons clair, anti-sémite et islamophobe Cattenoz, viennent de perdre leur procès intenté au Piss-Christ de Serrano et à la Collection Lambert qui l’expose. Non sans avoir au préalable vandalisé l’oeuvre, au mépris total de l’art et de la liberté d’expression, un crime qui ne doit pas rester impuni, comme le soulignait Antonio sur ce blog. Résultat : déboutés hier de leur action en justice, ces illuminés ont été condamnés à 5000 euros d’amende pour procédure intempestive, infligée par la justice laïque de notre pays à ces barbares dont rien ne peut justifier les actes terroristes. Une condamnation qui fera désormais jurisprudence. Jusqu’où devons-nous tolérer les agissements de ces ultra-« chrétiens » que tout éloigne de la « pensée » de Jésus et des évangélistes dont ils se réclament ? Face à ces animaux-là, la tolérance ne saurait être de mise.

Nigeria : Le Nord musulman et le Sud chrétien s’opposent sur l’élection du nouveau président de la république, un Chrétien du Sud élu démocratiquement ou à peu près par le peuple nigerian. Résultat : les intégristes musulmans s’enflamment, et commettent de véritables pogroms de chrétiens : viols, assassinats, incendies de villages, pillages… etc. jusqu’aux pneus enflammés que l’on passe au cou des chrétiennes en pleine nuit…

Tunisie : La soi-disant « révolution » démocratique conduit à la résurgence des pires islamistes qui, non contents de parasiter la télévision et généralement toutes les tribunes d’expression de la toute jeune « démocratie », désormais ouverte à leur prosélytisme, descendent dans la rue et intiment aux femmes l’injonction de revêtir le voile et surtout… de se taire. A ce sujet, lire l’excellent papier paru dans la Marseillaise de ce mercredi 20 avril…

Israël : Le conflit soi-disant territorial entre Palestiniens et Israéliens est bien une guerre de religion : les fanatiques juifs de Jérusalem, par exemple, ou les colons extrémistes de Cisjordanie, appuyés par le gouvernement d’extrême-droite d’Israël, continuent de massacrer, emprisonner, spolier les populations palestiniennes depuis plus de soixante ans, sans respecter aucune des résolutions internationales, ni les frontières de l’Etat israélien pourtant approuvées unanimement par la communauté internationale en 1948. Massacres, exactions, expropriations… Au nom de « dieu ».

Bref. La liste serait trop longue de ces combats d’arrière-garde menés par ces nouveaux croisés, qui nous dressent les uns contre les autres, nous déciment et nous génocident, après avoir essayé sans succès depuis deux millénaires de nous rallier à leurs obscurantismes. Pas un morceau de la planète qui n’échappe aux guerres de religions, entretenues par calcul par les pires des dictateurs. Des confins du Tibet (dont on oublie trop souvent le caractère féodal des théocrates qui régissaient l’ancien Tibet) et de l’Inde, jusqu’aux tréfonds de notre vieille Europe, ce ne sont que meurtres, viols, exactions en tout genre menées au nom de dieu. Un état de guerre permanent, que rien ne saurait justifier.

Face à ces idéologies d’un autre temps, ces croyances débiles et leurs fanatisés, une seule solution : l’intolérance. Repoussons-les où qu’ils soient, où qu’ils se terrent. Pas de quartier pour les ennemis de la pensée et de la liberté. Pas de pitié pour les ennemis de l’humanité.


Angelina Vivaldi

Photo : Andres Serrano

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