Archive | avril, 2011

PISS-CHRIST : Le crime contre l’humanité des intégristes et de leur archevêque

18 Avr

Et bien voilà, c’est fait ! Quelques crétins fanatisés chauffés à blanc par l’organisation néo-fasciste Civitas et l’archevêque intégriste Cattenoz ont réussi dimanche leur autodafé du Piss-Christ. Outre l’émoi légitime que cette insulte à l’intelligence suscite, l’heure est venue de pointer du doigt les véritables responsables d’un acte criminel.

Au premier rang desquels nous compterons bien sûr l’évêque d’Avignon, dont les nombreux appels à l’autodafé, relayés sur les blogs de l’extrême-droite, catho ou pas, relèvent en droit de l’incitation à la haine. Dans notre démocratie c’est un délit, qu’il est impératif de condamner sévèrement.

L’organisation « chrétienne » Civitas et ses responsables partagent les mêmes responsabilités. Pour eux pas de quartier non plus : Exigeons la dissolution immédiate de cette association de malfaiteurs qui a manipulé ses « brebis » égarées dans la chasse aux symboles, et qui du coup, doit être dissoute sans attendre, et ses chefs mis hors d’état de nuire.

Car dans cette affaire, il ne s’agit pas simplement de l’expression d’une colère à l’encontre d’un prétendu « blasphème » qui rappelons-le, dans nos sociétés civilisées et laïques, n’a aucune existence juridique. En cassant deux oeuvres d’Andres Serrano, c’est à la pensée humaine que l’on s’attaque, et donc à un patrimoine qui appartient à tous, nonobstant le fait qu’il est exposé dans une collection privée.

Comme lorsque les talibans ont dynamité les fameux Bouddhas en Afghanistan, il s’agit-là d’un crime contre l’humanité. En tant que citoyens, nous ne pouvons tolérer pareilles atteintes à la liberté d’expression, de penser, de créer. Comme nous ne pouvons accepter que l’on tente de détruire tout un pan de notre patrimoine artistique contemporain. Il ne s’agit plus seulement d’un simple délit, mais bien d’un crime.

Dans cette affaire, la justice doit se montrer inflexible. Et condamner lourdement, non seulement les auteurs du crime, mais surtout leurs inspirateurs, l’odieux archevêque Cattenoz et les malfaisants de Civitas.

Antonio Sanz

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OLIVIER PY : La chute augurée d’un festival

15 Avr

La nouvelle est arrivée jeudi 14 avril : le ministre Mitterrand aurait proposé, conjointement avec la maire d’Avignon, la nomination d’Olivier Py à la direction du Festival d’Avignon dès 2013. Une très mauvaise nouvelle pour cette manifestation d’excellence, à la réputation internationale retrouvée grâce au duo dirigeant actuel, Vincent Baudriller et Hortense Archambault.

Car Olivier Py, s’il est un metteur en scène « people », est loin de convenir à la fonction que le ministre de la culture entend lui confier. Exécrable dans ses choix rétrogades de mise en scène, il est de surcroît le représentant d’une « école » conformiste et conservatrice à la Française, que l’on croyait pourtant remisée aux oubliettes de l’histoire. Confier à ce diacre de la convenance le pilotage d’une institution qui a accueilli toute l’excellence du théâtre européen ces dix dernières années, des Jan Fabre, Castellucci, Guy Cassiers et autres Angelica Liddell est une faute politique. Qui se double d’une faute esthétique et intellectuelle, le Festival devant rester ce laboratoire bouillonnant, créatif et très peu consensuel qu’il avait su devenir grâce au courage des programmateurs de l’actuelle direction.

Une catastrophe annoncée, qui, je l’espère, n’adviendra pas, l’actuel ministre étant, comme chacun le sait en sursis jusqu’au printemps 2012. Pour autant, ne baissons pas les bras. Frédéric Mitterrand et madame Roig doivent revenir sur ce choix inapproprié, et le plus vite possible. Avant que la fronde n’enfle et ne condamne ce détestable Py à trouver refuge en des contrées plus hospitalières pour son théâtre d’arrière-garde. En Libye, pourquoi pas ?

Antonio Sanz

REACTUALISATION du 30 avril 2011 : Selon nos infos, le CA du Festival d’Avignon pour entériner la proposition du ministre de nommer Py à la tête du festival, ne se tiendra pas avant fin 2012. Dont acte. Nous avons donc largement le temps de nous mobiliser !

UNE PETITION vient d’ouvrir sur Facebook : Si, comme nous, vous ne voulez surtout pas d’Olivier Py à la tête du festival d’Avignon, signez nombreux en cliquant « j’aime » sur PAS DE PY POUR AVIGNON

L’IMAGE DU JOUR

14 Avr

LAPSUS : La « Page blanche » de Ouattara et autres bonnes affaires de l’Occident

13 Avr

Le 12 avril dernier, le nouveau président adoubé par l’Occident inaugurait son mandat en un curieux lapsus, ô combien signifiant : parlant de « page blanche » qui s’ouvrait désormais pour la Côte d’ivoire, le Président Ouattara s’est vite empressé, dans la même phrase et se rendant-compte du symbole, de préciser qu’il s’agissait du blanc du drapeau ivoirien…

Cette fourche langagière est en fait bien révélatrice de la réalité ivoirienne : une pseudo-démocratie téléguidée par la France et ses alliés occidentaux a assis un homme tout droit sorti du sérail FMI, lui-même peu blanchi de dérives totalitaires lorsqu’il était le premier ministre du pays, ni des exactions de ses propres « forces révolutionnaires ». Démocratie africaine à la Française, donc, c’est à dire peu susceptible de déranger les business de Bolloré et autres amis de notre président français en Ivoirie…

De même la Libye, soumise aux bombardements onusiens, ouvrira t-elle de juteux territoires indexés à l’Occident, lorsque le Conseil de Transition libyen, lui-même coopté par la France et son officieux émissaire BHL, aura réussi à s’asseoir sur les milliers de barils de la tribu Kadhafi… En n’omettant pas d’importer, comme cela s’est fait en Tunisie ces dernières semaines, toute une armada de technocrates libyens certes, mais formés en règle dans les hautes-écoles occidentales.

La Tunisie justement, qui s’est empressée de composer son gouvernement « révolutionnaire » avec un bataillon de l’élite universitaire et du business français. La Tunisie qui ces derniers jours, tout comme Le Caire d’ailleurs, subit dans la rue la prévisible pression des Islamistes, comme le rapporte le journaliste Salvatore Lombardo sur sa page Facebook :
 » En guise de prétendu retour à la Démocratie, la Tunisie s’enfonce dans l’islamisme et l’irrationnel. Les islamistes sont vraiment partout. Notamment à la télévision où ils présentent régulièrement leur 4 partis « légaux ». Mais aussi dans la rue où les femmes sont particulièrement visées par les néo-barbus qui prétendent, menaces à l’appui, leur imposer le port du voile… »

Bref, le monde, grâce à la France et à l’Occident entrés en guerre « pour la démocratie », se porte de mieux en mieux…

Angelina Vivaldi

ANDRES SERRANO : The Klu Klux Klan Serie

11 Avr

La polémique concernant le grand photographe américain Andrès Serrano et son magnifique Piss-Christ, continue d’animer les arriérés fascisants de « Civitas », ainsi que l’évêque d’Avignon, aux mêmes penchants extrémistes, qui s’est tout de suite associé à leur chahut. Devant les menaces très sérieuses émanant de ces pittbulls paranoïaques, la Collection Lambert a même dû momentanément fermer ses portes. l’Esprit a lui aussi reçu sa part d’ordures venant de ces chrétiens fanatiques, intolérants et obscurantistes, ce qui n’est pas pour nous déplaire…

Voici en guise de delikatessen et à leur attention toute particulière, deux portraits de leurs cousins en infâmie, les sinistres adeptes du KKK.

En 1990, Andres Serrano, lui-même latino, photographie, en Géorgie, des membres du Klu Klux Klan (série « KKK »). Les adeptes de ce courant raciste, notoirement connu pour ses lynchages de Noirs et autres joyeusetés captivent le photographe, dont il tire les sublimes portraits qui nous fascinent dangereusement.

Antonio Sanz

LIRE AUSSI NOTRE ARTICLE SUR PISS-CHRIST vs CATTENOZ

WIKILEAKS : L’informateur Manning subirait la torture

11 Avr

Selon l’ONG Avaaz, l’informateur de Wikileaks, Bradley Manning, serait en ce moment torturé dans une prison militaire aux Etats-Unis. Il subirait un isolement complet qui peut conduire à la folie, ponctué de courtes sorties quotidiennes pendant lesquelles il serait totalement déshabillé et couvert d’insultes par les autres détenus.

Bradley Manning attend son procès pour avoir divulgué des documents militaires secrets à WikiLeaks, dont une vidéo de soldats américains massacrant des civils irakiens. Le traitement cruel et inhumain dont il ferait l’objet s’inscrit manifestement dans une campagne d’intimidation visant à réduire au silence les informateurs et à réprimer WikiLeaks. Le gouvernement des Etats-Unis est partagé sur ce sujet, et des diplomates critiquent publiquement les militaires pour le traitement qu’ils infligent à Bradley Manning, mais le Président Obama s’est tenu à l’écart jusqu’à présent.

Le Président Obama accorde beaucoup d’importance à la réputation des Etats-Unis dans le monde. Sur le papier, les Etats-Unis s’opposent à la torture. La Constitution des Etats-Unis interdit « les traitements cruels et inhabituels ». D’autre part, les Etats-Unis ont signé avec près d’une centaine d’autres pays une convention internationale qui garantit que tous les prisonniers seront traités « avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ». Or, Bradley Manning se trouverait aujourd’hui en cellule d’isolement complet sans même de draps pour se couvrir, sans qu’il lui soit permis de faire d’exercice physique, et soumis à une humiliation cruelle qui atteint gravement son intégrité mentale. Ce serait alors clairement une violation du droit international et de la loi aux Etats-Unis.

Manning est détenu sous un statut visant la « prévention de blessures » malgré 16 rapports de professionnels militaires de la santé mentale, stipulant qu’il faudrait mettre un terme à ses conditions sévères de détention. Ses avocats tentent de faire valoir auprès du tribunal ses droits fondamentaux constitutionnels et internationaux, mais jusqu’ici le tribunal militaire responsable du sort de Bradley a ignoré ses souffrances.

Depuis la révélation explosive des crimes commis par les militaires américains en Afghanistan et en Irak, Wikileaks subit une répression sévère. Beaucoup pensent que cette pression brutale sur Bradley a pour but de le forcer à impliquer le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Mais Obama a promis aux citoyens des Etats-Unis et au monde entier qu’il protègerait, et non pas persécuterait, les informateurs :

« Souvent, la meilleure source d’information sur le gaspillage, les fraudes et les abus d’un gouvernement est un employé en poste dans ce gouvernement, soucieux de l’intérêt public et prêt à témoigner. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies et souvent économiser l’argent du contribuable, devraient être encouragés et non pas étouffés. »

Le traitement cruel que les USA infligeraient à Bradley Mannning va dans le sens contraire et envoie un message effrayant à celles et ceux qui pourraient révéler des informations importantes. Il affirme qu’il est un patriote et a admis avoir divulgué des informations que, selon lui, le monde devait connaître. Certains peuvent être en désaccord avec l’approche de Wikileaks et avec l’opinion de ceux qui leur ont fourni des informations. Mais la torture illégale que subirait Bradley Manning – qui n’a pas encore bénéficié de jugement équitable et n’a été jusqu’ici déclaré coupable d’aucun crime – constituerait une violation des droits fondamentaux et de la dignité humaine.

Source : ONG AVAAZ
si vous le désirez, vous pouvez signer la pétition d’Avaaz.org

VOILE INTEGRAL : La provoc d’une Avignonnaise dans le TGV Avignon-Paris

11 Avr


Une femme en niqab prend le TGV, défiant la loi au premier jour de son application.

Une jeune femme portant le niqab s’est rendue lundi (11 avril) d’Avignon à Paris en TGV, affirmant s’opposer à la loi interdisant le port du voile intégral dans l’espace public, au motif qu’elle est « une atteinte à (ses) droits européens », ont constaté des journalistes de l’AFP.

« J’ai été invitée pour participer à une émission de télévision à laquelle je me rends et il se trouve que nous sommes le 11 avril, premier jour de l’application de la loi sur le voile intégral », a déclaré Kenza Drider, 32 ans, bénévole dans une association, à son départ d’Avignon. « Cette loi est une atteinte à mes droits européens, je ne fais que les défendre: c’est-à-dire ma liberté d’aller et venir, ma liberté religieuse », a-t-elle dit, entourée de journalistes. « Cette loi viole le droit », a insisté cette jeune femme installée avec son mari à Avignon et mère de quatre enfants.

Arrivée peu avant 09H30 à la gare de Lyon à Paris, sans avoir été verbalisée, Mme Drider, portant un niqab beige et brun, était attendue par de nombreux journalistes. « J’applique mes droits, je ne fais qu’aller et venir. Je ne commets aucun crime, je suis une Française à part entière, et j’applique mes droits européens », a-t-elle réaffirmé.

« Ce n’est pas du tout une provocation, j’applique mes droits en tant que citoyenne française », a-t-elle dit, citant « la liberté d’aller et venir, la liberté d’expression et la liberté de religion ». Mme Drider a expliqué que si elle était « verbalisée, la loi s’appliquera, je prendrai l’amende ». Mais « en tant que citoyenne française, c’est dommage de le dire, mais je serai dans l’obligation de faire un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme, au nom de la liberté ».

A Avignon, son mari Allal Drider, présent à ses côtés, s’était interrogé: « Selon cette loi, mon épouse devrait rester enfermée chez elle, vous trouvez ça normal ? Je n’arrive pas à comprendre cela dans le pays des droits de l’Homme ».
« Cela fait 13 ans qu’elle porte le voile, ça n’a jamais choqué. Cette loi, c’est une façon de détourner l’attention, vous pensez que l’important en France ce sont ces 500 à 2.000 femmes qui portent le voile intégral ? », a-t-il demandé.

Dissimuler son visage dans l’espace public, que ce soit avec un voile, une cagoule ou un masque, est passible depuis lundi de 150 euros d’amende et/ou d’un stage de citoyenneté.

Le 31 mars, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, a adressé ses instructions aux préfets et des consignes ont été données aux forces de sécurité, pour éviter tout dérapage lors du constat d’une des deux infractions pénales créées.

« Dans le cas où une personne refuse de se prêter à un contrôle (…), les conséquences de ce refus devront lui être exposées et notamment la possibilité, si elle persiste, de la conduire dans des locaux de police ou de gendarmerie pour y procéder à une vérification d’identité », précise la circulaire du ministre.

Quant à l’infraction susceptible de viser les époux, relative au fait de forcer une personne à dissimuler son visage « par menace, violence, contrainte, abus d’autorité ou abus de pouvoir », elle est passible d’un an d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. La peine sera doublée si la personne contrainte est mineure.

AFP lundi 11 avril 2011, 10:42.

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