Archive | mai, 2011

PENDANT CE TEMPS…

22 Mai

L’édito de l’Esprit à deux doigts d’une vacance délibérée…

Pendant ce temps*, ô héros d’une tragédie antique, Icare moderne définitivement carbonisé, DSK, peut-être coupable, peut-être pas -allez savoir, maintenant que le tsunami médiatique s’est déversé et a dévasté perfidement toutes traces du Réel- est assigné à résidence -cloîtré (au sens monastique du terme) en un no man’s land qui, ni prison, ni liberté, n’est qu’une transit-room– et soumis à une surveillance numérique constante, modernité oblige : Caméras, bracelet, le Big Brother américain remplit son office de maton. Comme dab, serions-nous tentés de dire…

Pendant ce temps, trois hoquets de Fukushima et consoeurs nous rappellent que si l’on a négligé ce cataclysme-là ces dernières semaines, actualité frétillante oblige, cette aberration de chancre nucléaire continue de produire ses effets : Tragédie encore, que ce peuple, sacrifié à l’expérimentation du feu atomique -par la barbarie de l’Amérique, déjà- héros meurtri de la folie des hommes, puisse ainsi endurer une fois de plus -bis repetita- cette abjection-là. Grâce soit rendue à ces pestiférés du monde moderne que plus personne désormais, ne regarde vraiment…

Pendant ce temps, la merveilleuse Espagne, rebelle, fêtarde, et oui, macho ! se mobilise contre les vieilles lunes, celles de l’orthodoxie économique et des diktats de l’Europe libérale qui voudraient la réduire à une mendiante de FMI… Orgueilleux et couillu peuple espagnol à qui, désormais, on ne la fait plus. Viva España ! Et Puerta del Sol, nul besoin effectivement de préciser : Ceci n’est pas un Botellon ! Non, ceci est juste l’expression nombreuse et déterminée d’une jeunesse, et au-delà, de tout un peuple qui ne veut plus avoir à subir. Olé !

Pendant ce temps, la Libye continue de croire en sa révolution -mais n’est-elle pas désormais plus isolée que jamais ?- et ne fête dorénavant plus notre martial chef de tribu à nous (pourquoi le ferait-elle ?), tout occupé à sa noce ADN. Splendeur et misère des peuples en marche, livrés à eux-mêmes, orphelins des soutiens d’un Occident qui a mieux à faire qu’empathir avec ces va-nu-pieds et ces parias. Après tout, Syrie, Libye, Yemen… Ces gens-là n’intéressent personne, surtout pas nos multinationales, pas plus que nos « experts » militaires. Pourquoi l’Occident y consacrerait-il plus qu’un communiqué diplomatiquement rédigé ? Au-delà de l’hypocrite résolution onusienne de circonstance…

Pendant ce temps, la mairesse d’Avignon s’arroge les pleins-pouvoirs en matière de gestion de la voirie… Et après tout, pourquoi pas ? Devant l’inefficacité -c’est un euphémisme- de l’opposition locale, et compte-tenu de la grande tradition avignonnaise de prévarication du bien public (Cf encore notre Mansour en actualité juridiciaire cette semaine), pourquoi Marie-José Roig se gênerait-elle ? Et ce ne sont pas les reproches ouatés et à demi-formulés de notre presse locale (Cf La Provence du 21 mai) qui y changeront quoique ce soit…

Pendant ce temps, donc, L’Esprit d’Avignon part en vacances. Loin, très loin de ce bourbier nauséeux et, au final, si peu intéressant. Et vous donne rendez-vous, très patients et bienveillants lecteurs, le 1er juin prochain pour de nouveaux commentaires…

Antonio Sanz

* : formule consacrée (et fort commode), figure de l’ellipse, telle que nous pouvions la lire dans nos Tintin de jeunesse…

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Pipiloti Rist : Pour your body out

22 Mai

L’ESPAGNE EN INSURRECTION : « Maintenant nous sommes tous illégaux », hurle la foule !

21 Mai

A Madrid, des milliers de personnes défient l’interdiction de manifester… Au moins 20 000 personnes rassemblées sur la Puerta del Sol à Madrid ont accueilli vendredi (20 mai) à minuit par un « cri muet » l’interdiction de manifester, observant aux 12 coups de l’horloge une minute de silence symbolique, des rubans de scotch collés sur la bouche*.

A minuit pile, un silence impressionnant s’est abattu pendant quelques secondes sur la grande place en plein coeur de la capitale espagnole, bondée tout comme les rues alentour. Les manifestants, qui depuis mardi occupent les lieux où ils ont planté un village de tentes et de bâches, ont ainsi accueilli la trêve qui interdit tout rassemblement politique à la veille des élections locales.

Puis, très vite, les cris ont repris, sur fond de percussions: « maintenant nous sommes tous illégaux », hurlait la foule, estimée à 19 000 personnes selon un décompte établi pour l’agence espagnole Efe par une société spécialisée. La présence policière restait discrète, avec seulement quelques voitures de police garées dans les rues voisines. Les organisateurs du mouvement, né en début de semaine pour dénoncer le chômage et les retombées de la crise économique, avaient prévenu qu’ils étaient prets à braver l’interdiction.

« Nous allons rester sur la place. Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un mouvement citoyen », avait expliqué vendredi matin Juan Lopez, chômeur de 30 ans et l’un des porte-parole du mouvement. A deux jours des élections locales qui s’annoncent désastreuses pour les socialistes au pouvoir, le gouvernement, très embarrassé, a promis d’agir avec mesure tout en « appliquant la loi », qui impose le respect de la trêve électorale.

Depuis mardi, ce mouvement spontané rassemble une mosaïque de jeunes mais aussi de citoyens de tous horizons et de tous âges, chômeurs, étudiants, retraités, salariés, qui ont pris possession de la place. Inédit, coloré et pacifiste, le mouvement, au nom du « droit à s’indigner », se veut « apolitique » et dénonce pêle-mêle la mainmise des grands partis sur la vie politique espagnole, l’injustice sociale, la « corruption des politiciens ».

Mais, surtout, il trahit la frustration de millions d’Espagnols face au chômage qui atteint un taux record de 21,19% et frappe près de la moitié des moins de 25 ans, aux coupes salariales, aux retombées de la crise économique. La détermination des manifestants, à la veille du week-end électoral, place le gouvernement en position délicate, l’obligeant à choisir entre la méthode policière, très risquée, ou une souplesse qui ne manquerait pas de lui attirer des critiques. « Nous allons appliquer la loi pour garantir les droits et la liberté de l’ensemble des citoyens », a déclaré vendredi le ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.

Le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero a lui assuré que le gouvernement ferait preuve de « compréhension ». Tout au long de la semaine, les manifestants se sont rassemblés chaque jour plus nombreux à la Puerta del Sol. Le mouvement, dans des proportions moindres, a gagné la plupart des villes d’Espagne.

Et en quelques jours, il s’est structuré. Un camp de bâches en plastique montées sur des structures en bois et de tentes de camping a surgi sur la place, avec des « stands » dédiés à la cuisine, l’accueil, les soins médicaux, et aussi à la communication où de tout nouveaux « porte-parole » tentent d’affiner le message, parfois flou, des contestataires.

Dans la file d’attente devant le stand dédié à la signature de la pétition de soutien, Maria-Jesus Garcia, une fonctionnaire de 40 ans, racontait vendredi être venue « à cause du chômage. Surtout celui des jeunes ». « Je vais lire la pétition, et je vais signer », disait-elle. « Mais ils doivent continuer après les élections. S’ils s’arrêtent, cela n’aura servi à rien ».

article publié par Midilibre.fr / 21/05/2011 /

* : NO ES UN BOTELLON, dit la banderole (photo), traduction « ceci n’est pas un apéro géant »… Ils sont en colère, nos amis madrilènes, et ils ont bien raison… S’ils pouvaient faire exemple, comme ici en France… 😀

THEÂTRE DU REMPART : les polémiques minables de la vie culturelle avignonnaise

19 Mai

On en a hélas l’habitude. La vie culturelle locale est souvent polluée par d’inutiles controverses et de ridicules polémiques. Mais il semble ces derniers jours que nous atteignons le summum de la vulgarité et de la médiocrité.

Résumons : relayé par la presse locale depuis quelques semaines (encore Vaucluse-Matin aujourd’hui 19 mai), un « directeur » (pardon, le quidam a un nom : Sylvain Cano-Clémente) d’un soi-disant théâtre local – « du Rempart »- se répand en invectives et récriminations, au prétexte qu’il ne serait pas, selon lui, suffisamment subventionné par la ville d’Avignon !

On rêve ! Faisons observer à ce monsieur qui sort de nulle part quelques petits points que nous l’engageons à méditer. Tout d’abord, la salle qu’il appelle théâtre, tout au plus un garage vaguement retapé (pardon : une « grange à foins ») ouvert voici quelques années seulement, que personne ne connaît, n’est PAS un théâtre. Un vrai, j’entends. Quoi ? une jauge minable, un plateau ridicule d’une quinzaine de m2 et une poignée de mauvais projecteurs bons pour la réforme suffiraient à qualifier ainsi ce trou-à-rats de théâtre ? Soyons sérieux…

Quant à la « programmation » de ce lieu soi-disant « permanent », elle se réduit à quelques représentations publiques et payantes de l’atelier théâtral qu’il abrite (dirigé par l’ex prof des ateliers du Chêne Noir Michel Grisoni), spectacles que ce commerçant consent à ses « élèves » contre location du lieu et des équipements, jusqu’à la facture EDF qu’il répercute à ses « invités »… et, j’allais oublier, le « must » de sa saison, à savoir le pauvre Arthur, 3 jours dans cette salle liliputienne (Beau coup de com !)… Que l’on juge de la pertinence de sa programmation « désintéressée »…

En revanche, ce « théâtre » purement privé n’oublie pas le festival Off d’Avignon, pendant lequel il accueille à prix prohibitifs -au regard du service rendu- de jeunes compagnies naïves et désargentées, qui se font ainsi gruger et maltraiter par ce taulier peu scrupuleux : absence de loges véritables, conditions d’accueil et de technique déplorables, communication inexistante…

A ces conditions pourquoi faudrait-il que la ville -ou quiconque d’ailleurs- subventionne avec l’argent public une si mauvaise pratique ? Et qui est ce monsieur pour se prétendre l’égal de créateurs -Timar, Gelas…- qui effectivement, dirigent de vrais théâtres avec une programmation à l’année, et de surcroît, sont eux-mêmes à la tête d’une compagnie ? Comment peut-il oser comparer son taudis à une véritable salle de spectacle ? Lui qui n’est même pas de la profession, encore moins artiste, et a débarqué un jour à Avignon croyant flairer la bonne affaire ?

Ce pitoyable personnage, au lieu d’entretenir de fausses polémiques dans le seul but de faire parler de lui, ferait mieux de retourner au rôle dans lequel il doit exceller, à l’avant-scène du castelet qu’il n’aurait jamais dû quitter…

Angelina Vivaldi

MYTHOLOGIES : DSK, la Tragédie et le Pilori

17 Mai

DSK ou le sacrifié d’une société du spectacle post-moderne.

Tragédie, parce qu’effectivement, on ne peut pas ne pas penser au destin foudroyé de cet homme, puissant parmi les puissants, jeté en pâture depuis quatre jours à la furie populaire. Abandonné aux fauves. Détrôné, anéanti, le monarque est repassé du côté des vivants. Simple quidam d’entre les quidams, le voici réduit à sa plus congrue portion : un homme, simplement un homme.

Et qu’il fut -il y a très longtemps maintenant, pensez ! 4 jours, une éternité- le tout puissant banquier du monde et le plus que plausible futur président de la France n’y change rien : cet homme, comme ses semblables fait de chair et de sang, cet homme se retrouve sur le banc de l’infamie. Dépouillé de ses titres et honneurs, réduit à l’image pantelante et -osons le dire, abjecte- du sauvage parmi les sauvages, DSK, de la lumière des louanges, est passé à l’enfer des anathèmes.

Comme dans le cirque romain, notre héros, porteur, pour le peuple de France, de toute la justice espérée, investi de toutes les attentes, notre héros s’est retrouvé paria, en un petit matin dans les geôles de l’Amérique post-bushienne, c’est à dire puritaine à l’excès, sacrificielle, et revancheresse. Dominique Strauss-kahn est devenu, d’un seul coup de clic d’un seul, l’incarnation de la Bête. L’Immonde DSK, le désormais monstre… Dans cette Amérique post-Bush, où l’on ne montre que ce que l’on est en droit d’attendre des monstres. C’est à dire : rien.

Comment ne pas penser au « Bûcher des vanités ». Comment ne pas communier avec l’incroyable déchéance sacrificielle du Monstre ? Et les Français, ce peuple de révolutionnaires en goguette mais en manches, ne s’empêchent pas de le faire. Américains, votre Monstre est notre Héros national.

Peu importe qu’il fut ou non coupable de ce dont on l’accuse. Peu nous chaut au fond qu’il agressât ou pas cette femme, soudainement -elle-aussi- mise en lumière, auréolée de sa posture de victime (de vierge si j’osais), là n’est pas le sujet. Pour le dire autrement, peu nous importe que DSK -satyre d’entre les satyres aux dires de la meute qui le charge- soit innocent ou non. Un héros n’est jamais innocent, de toutes façons.

Pilori. Oui ! le peuple de France s’indigne que cette si indigne Amérique -terre de barbares et de bagnards dans l’inconscient national- ose ainsi exposer notre Monstre dans toute sa nudité crue (ou l’inverse). Oui, notre peuple s’insurge et grogne que vous, ô Américains de lointain très lointain cousinage osiez transgresser nos codes minimum : du respect de la présomption d’innocence, de la dignité de l’image, de la vérité juridique… et jetiez ainsi au pilori, sur la place publique, ce déluge indécent d’images infamantes de notre Héros eschylien.

Honte à vous ! Voici ce que pense le peuple révolutionnaire et égalitaire et confraternel de France. Oui, nous avons nous-même il y a fort longtemps renoncé à la mise à mort publique de nos criminels, oui, depuis très longtemps déjà nous avons conféré à nos Monstres -et dieu sait qu’ils furent nombreux- le minimum de dignité et de respect auxquels ils ont légitimement droit.

Américains, votre croisade puritaniste une fois encore se tient du mauvais côté. Celui de l’obscurantisme, de la régression et du populisme. Continuez ainsi de nourrir les chiens de votre haine ethnocentrique de l’humanité, obstinez-vous à flatter les plus bas instincts d’un peuple frustré et assoiffé de vengeance, bouffi de haine et irrespectueux de la dignité humaine, et vous disparaîtrez définitivement, un jour ou l’autre -très prochainement sans doute- de l’Histoire des hommes, enfouis, relégués dans les annales de la barbarie.

Marc Roudier

A VIF : Philippe Caubère : « Les anti-corridas sont des obscurantistes »

15 Mai


« Moi, j’ai eu une jeunesse militante dans l’extrême gauche et on m’a appris qu’on ne répondait pas aux fascistes, donc je ne parle pas avec les fascistes »

Le comédien Philippe Caubère participe au tout premier festival charentais dédié aux arts de la tauromachie, qui se tient ce week-end à La Rochefoucauld. Il se confie pour Atlantico, sur sa passion pour cet art populaire inscrit depuis peu au patrimoine culturel immatériel français.

Atlantico : Avez-vous toujours été amateur de corrida ?

Philippe Caubère :Non, je suis devenu un amateur lorsque j’ai découvert Christian Montcouquiol, alias Nimeno II, le jeune frère d’Alain Montcouquiol qui lui a consacré plusieurs livres : ce torero a connu une fin tragique, paralysé lors d’un combat, il n’a pas pu retoréer puis a fini par se suicider.

Jeune, j’étais comme tout le monde, je trouvais la corrida barbare et dégueulasse puis j’ai découvert plus tard l’aspect théâtral et artistique auquel je n’avais pas pensé au tout premier abord, quelque chose de plus profond et de beaucoup plus intéressant.

Considérez-vous la tauromachie comme un art populaire ?
Cela dépend où. C’est un art populaire dans le sud mais pas tellement dans le nord. Mais il est certain que la tauromachie fait partie de la culture méditerranéenne. Elle très profondément enracinée, et remonte même à l’antiquité.

Depuis le 22 avril, la tauromachie est inscrite au patrimoine culturel immatériel de la France. C’est une bonne nouvelle ?
Oui. C’est une très bonne nouvelle pour tous les gens qui aiment la corrida mais j’espère que le gouvernement ne va pas revenir dessus parce que les pressions des anti-corridas sont énormes. La corrida suscite des débats qui sont totalement à côté de la plaque, fondés sur l’obscurantisme et l’ignorance. Si les anti-corrida étaient dignes de ce nom : ils écouteraient et entendraient mais il n’écoutent pas et n’entendent pas. Ils me font penser à ces gens qui font des prières devant la dernière tentation du Christ. Des obscurantistes à l’esprit sectaire et fasciste.

S’ils écoutaient, ils verraient que le problème est bien plus compliqué que ce qu’ils veulent bien en dire. Les amateurs de corrida sont tout sauf des gens violents, ce sont des gens calmes que l’on culpabilise parce qu’ils finissent comme toujours par se demander si les autres n’ont pas raison. Il n’y a pas de débat mais uniquement des invectives qui ne viennent que d’un seul côté. Les anti-corridas refusent le débat, leurs arguments sont des anathèmes et des injures.

Que répondez-vous aux anti-corridas qui pointent du doigt la cruauté et les violences infligées aux animaux ?
Je vais vous dire une chose : je ne leur réponds rien du tout. On les entend tellement crier sur tous les toits des choses banales, que je ne leur réponds rien. Moi, j’ai eu une jeunesse militante dans l’extrême gauche et on m’a appris qu’on ne répondait pas aux fascistes, donc je ne parle pas avec les fascistes. Je ne répond pas à ces questions-là parce qu’elles sont trop bêtes. La mise à mort est au centre de la corrida, c’est le sens même de la corrida. Il y a depuis quelques années, un goût certain, une sorte d’attirance et de passion du peuple pour l’interdiction, qui est très inquiétante et qui monte.

Publié par Atlantico.fr

DISPARITION : Bye bye, l’éléphant…

12 Mai


Il est parti ce mercredi 11 mai (pour New-York ?)… Pour le revoir -lui ou un autre tirage de la même oeuvre- il faudra désormais se déplacer à New-York ou Barcelone. Pas toujours facile. Sa trompe de bronze aura enchanté 11 mois durant la minéralité de la place du Palais. Il nous manque déjà…

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