Archive | juin, 2011

CIAO ! L’ESPRIT prend ses vacances…

28 Juin


Et oui ! Vous l’aviez constaté, cela fait quelques jours que nous étions déjà en roue libre… Un avant-goût des vacances bien méritées que L’Esprit d’Avignon s’offre en cette période où la ville commence à entrer dans sa folie festivalière…

Mille mercis à tous nos lecteurs pour nous avoir suivis depuis le 18 septembre, jour de notre naissance au monde avignonnais. Nous reprendrons donc avec vous, si vous le voulez bien, cet Esprit malin et quelque peu chatouilleur le 18 septembre prochain, pour de nouvelles aventures…

Vous avez été nombreux à nous lire au cours de cette première saison, et nous sommes ravis de vous avoir ainsi interrogés, bousculés peut-être, en tout cas divertis. Nous reprendrons donc la saison 2 avec l’assurance de votre fidèle lectorat, et gonflés certainement de mille envies nouvelles, après cette halte estivale.

D’ici là, et pour ceux qui resteraient en juillet dans notre belle ville théâtrale, nous vous suggérons de vous brancher sur ce Festival 2011 avec l’oeil critique qui vous sied si bien. Pour agrémenter votre parcours festivalier, deux sites : tout d’abord nos amis du lebruitduoff.com, le journal en ligne du Festival d’Avignon, iconoclaste et vraiment critique, auquel quelques plumes de l’Esprit collaborent également… Et Cassandre/Hors-Champ, autre site spécialisé et pointu qui vous intéressera grandement j’en suis sûr.

A septembre prochain donc. Bel et bon été à vous tous, où que vous soyez !

Antonio Sanz et toute l’équipe de l’Esprit.

FRANCOIS MARIANI : Après les Agassins, l’Ecole Hôtelière… A quand la démission ?

16 Juin

LA REPUBLIQUE DES COPAINS

Après l’affaire de son Hôtel des Agassins, qui le voit poursuivi par la justice pour une accumulation de fraudes diverses à l’endroit du fisc, de l’Ursaaf ou du code du travail, le décidément droit-dans-ses-bottes (!) François Mariani revient sur le devant de la scène, après la perquisition hier 15 juin de la CCI, dont il est le président, ainsi que de son domicile privé. Cette fois-ci, il semblerait que la justice recherche, entre autres malversations, des traces d’utilisation abusive d’étudiants de l’Ecole Hôtelière à des fins privées…

A quand la démission ? Dans une démocratie « complète », lorsqu’un responsable d’une institution comme la CCI est suspecté d’une telle cascade de fraudes, la moindre des choses est de se démettre. Mais la morale et monsieur Mariani, à l’instar de ses amis UMP, semblent ne pas former un couple fidèle. Une conception plutôt libérale -pour ne pas dire plus- de l’éthique consulaire…

Ci-dessous, pour mémoire, le papier que nous avions donné lors de la première affaire :

TROP BON LA CONFITURE
Pris les doigts dans le pot, notre coruscant François Mariani, patron de la Chambre de commerce de Vaucluse, mis en examen pour fraudes multiples à l’URSAAF et au Fisc, reste droit dans ses Church’s. Ce matin encore, La Provence, organe de presse « indépendant », fidèle à son éthique journalistique bien connue, lui sert la soupe sans état d’âme dans une « interview » en forme de tribune d’auto-justification, intitulée « François Mariani s’explique ».

Et qu’apprend-on de ce pétulant « présumé coupable » qui ne regrette rien, ou presque ? En l’occurrence, il commence par charger son fils de ses propres turpitudes, révélant là un bel esprit de famille et un courage digne du meilleur des géniteurs. La famille, cela dit, il connaît, puisque son très droitier de cousin, le plus que sarkosyste Thierry Mariani (inventeur d’un projet de loi restreignant le droit aux soins pour les « étrangers »), est lui aussi aux « affaires » UMP, en tant que ministre des transports. On a d’ailleurs constaté cet hiver combien il était efficace, et surtout responsable, se déchargeant de ses insuffisances sur le dos des employés de la DDTE. Ne lui en voulons pas, c’est génétique, cette caractéristique bien familiale de se défausser sur les lampistes…

Pour en revenir à notre François Mariani local, ce pauvre « self-made man » n’en démord pas : tout ceci n’est que médisances et complot, « battage médiatique » et autres malveillances. La défense habituelle des margoulins choppés en flag, quoi. Ce qu’il oublie, ce cher patron UMP (et ex-président MEDEF du Vaucluse), c’est que ce que lui reproche la justice n’est pas rien : faux bilans, abus de biens sociaux, travail dissimulé, fausses factures, j’en passe et des meilleures… Charmant, pour un président de Chambre de Commerce !

Lui n’y voit rien à redire. Pour 60 000 euros la justice bien intentionnée l’a laissé sortir libre du bureau du juge-enquêteur. Une bonne manière faite à un petit notable arrogant qui malgré cette faveur, trouve encore à la ramener…

Sans pudeur, sans morale, ce bon père estime être irréprochable : c’est vrai que c’est son fils, et « lui seul », qui dirigeait l’hôtel dont il est le proprio et le gérant en titre, hein ? Faudrait pas tout mélanger…

Certes, on sait la main de la maire Roig derrière ce soudain étalage de ces lamentables carambouilles sur la scène publique. Certes, des François Mariani à la petite semaine, il en existe des milliers, tout aussi pathétiques, dans les belles provinces de notre belle république. Et ils ont des amis, qui plus est : ce Christian Etienne, par exemple, autre version de la vertu UMP façon roi de la truffe….

Le gamin de Monclar qui a piqué un scooter et s’est pris deux ans de tôle appréciera. Je sais c’est démago de dire cela. Mais la triste vérité cependant, c’est que ces gens-là, ces François Mariani ou bien plus haut, ces ministres de la Sarkosie, se croient tout permis et se placent au dessus des lois. Mais, pour eux, pas de danger, on ne les enfermera jamais : ils ont de quoi payer leur caution (avec l’argent volé au fisc et à l’URSSAF), ils ont des « relations ». Mieux, ils ne démissionneront pas, sûrs de leur impunité, confits d’arrogance, soutenus par les cercles « d’amis » influents et relayés complaisamment par une presse locale aux ordres.

Ne nous étonnons pas après que des Marine Le Pen surfent sur ces boulevards. La bêtise de l’UMP et de ses délinquants serviteurs est sans limite…

Angelina Vivaldi

Photo : François Mariani aux côtés de Therry Mariani, secrétaire d’Etat aux transports

65e FESTIVAL D’AVIGNON : Entretien avec Romeo Castellucci

15 Juin

Le Choix de L’Esprit : Romeo Castellucci présentera à Avignon la première française de son nouveau spectacle, Sul concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu). Entretien avec le metteur-en-scène :

Vous renoncez à montrer Le Voile noir du pasteur à Avignon…
Romeo Castellucci :
On a besoin de plus de temps pour achever ce spectacle. Nous ne sommes pas prêts et nous avons reporté toutes ses représentations. Mais les deux spectacles sont liés et font partie d’un même projet cohérent, dont le sujet est le visage. Sur le concept du visage du fils de Dieu est le premier volet de ce projet.

Quelle est la place du visage du Christ dans ce spectacle ?
R. C.
: Le fils de Dieu est, quant au visage, une référence qui traverse l’histoire de l’art : c’est par cette représentation que se fixe la mémoire du visage en Occident. En fond de scène, on a placé un grand portrait de Jésus tiré d’un tableau d’Antonello de Messine. Ce portrait gigantesque est une sorte de lumière qui éclaire le reste de la scène, composée d’un volume reproduisant le salon d’une simple maison. Dans cette ambiance domestique, se tiennent un vieux père et son fils. Il s’agit plutôt d’une action que d’une narration, une action de pitié du fils pour le père. Le père est totalement faible, âgé, malade, il ne contrôle plus son intestin. Tout se déroule entre le père et le fils et seuls les deux comédiens sont visibles même si d’autres présences cachées se devinent derrière le portrait du fond de scène. Il est difficile de vraiment expliquer la chose a priori…

Pourquoi ?
R. C. : Tout simplement parce que je ne suis pas un professeur qui donne une leçon ! C’est le devoir et la tâche du spectateur de comprendre. Sur le thème qu’explore le spectacle, on peut penser beaucoup de choses, mais, moi, ma réponse, c’est le spectacle ! Ce que je peux dire, seulement, c’est que c’est un spectacle que je sens très fort. Nous l’avons déjà joué en Italie et ailleurs, et, partout, la réaction du public a été très forte, très étonnante. C’est un spectacle qui parle au cœur du spectateur. Le père est incontinent, on voit ses excréments sur scène. Cette histoire vraiment humaine, inscrite dans le destin du corps, est une histoire que connaissent beaucoup de familles. C’est quelque chose de très réel et pas du tout provocateur. Aussi parce que, fondamentalement, c’est une histoire d’amour entre le fils et le père. Jésus éclaire cette histoire et cette situation dans la mesure où il a été lui-même disponible à cette humiliation. Et tout le monde peut être touché par cette histoire très commune.

« Le spectacle touche le corps du spectateur. »
Vous affirmez souvent, à cet égard, que le spectateur est central dans vos spectacles.
R. C.
: Il a la plus grande importance pour moi. Le noyau fondamental du spectacle, c’est le corps et le cœur du spectateur. Le spectacle touche le corps du spectateur. Le théâtre est un langage qui implique le corps, mais il n’est pas évident que ce corps soit d’abord celui de l’acteur : je crois que c’est plutôt le corps du spectateur. Il faut impliquer le pouvoir de création chez le spectateur. On doit imaginer le spectateur comme quelqu’un qui donne de la vie à l’action avec son propre vécu. C’est à travers ce vécu qu’on peut imaginer le théâtre comme quelque chose de vivant. Il faut que le spectateur soit part active de ce rapport. C’est pour cela que, pour moi, c’est important : je ne considère pas le spectateur comme jugement mais comme forme créatrice. Ainsi, à un moment du spectacle, le portrait de Jésus s’obscurcit et un trou noir remplace le visage : ce noir devient un miroir qui renvoie tous les visages des spectateurs.

Ce spectacle placé sous le regard de Jésus suppose-t-il un point de vue catholique ?
R. C. :
C’est un niveau de lecture mais ce n’est pas le seul. Il n’est pas nécessaire de penser en ces termes. Je préfèrerais d’ailleurs le mot chrétien au mot catholique, et même : la thématique abordée n’est pas tant chrétienne que théologique. Le rapport au père se retrouve dans la culture juive, dans l’Islam. Il y a aussi des pères dans l’Ancien Testament et ce n’est pas forcément une métaphore chrétienne ! Cela dit, se contenter d’une seule clé serait injurieux. On peut aussi proposer une lecture psychanalytique, politique ou métaphysique. Il faut être disponible à tous les niveaux de lecture : on est devant les multiples facettes d’un même prisme.

Propos recueillis par Catherine Robert / La Terrasse

Festival d’Avignon. Sul concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu), spectacle de Romeo Castellucci (Socìetas Raffaello Sanzio). Opéra-Théâtre, du 20 au 26 juillet 2011. Tél : 04 90 14 14.

MARIE-JOSE ROIG ou la « téléphonade » à 40 000 euros…

14 Juin

Le mot est de Max Rieux, et il convient parfaitement à cette bouffonnerie « participative » à laquelle notre mairesse a invité ses concitoyens à s’exprimer. Tartufferie que cette fausse consultation déguisée en « votation » référendaire, comme madame Roig sait si bien les monter, via l’agence de communication privée qu’elle rétribue grassement. Soit 40 000 euros pour un coup de com à la hauteur de la mégalomanie de notre édile.

Alors qu’en même temps madame Roig abandonne le secteur de la vie associative à coups de coupes claires dans les subventions, alors que les structures culturelles s’épuisent à courir après trois euros pour monter leurs projets, notre mairesse dépense sans compter pour sa propagande…

40 000 euros au seul usage de la publicité personnelle de l’intéressée, relayée sans sourciller par la presse locale, et sans que personne dans le personnel politique d’opposition n’y trouve à redire, à l’exception notable du conseiller municipal du Front de Gauche…

Un bon coup de pub pour madame Roig et une bien mauvaise pratique pour les finances municipales, que nous aurions tout intérêt à employer avec un peu plus de responsabilité et d’à propos. Mais la gestion à l’avignonnaise a sans doute des raisons que la raison ignore…

Angelina Vivaldi

LES SUDS A ARLES : ESTRELLA MORENTE le 13 juillet

11 Juin

Digne héritière du grand rénovateur du flamenco Enrique Morente et issue d’une grande famille d’artistes gitans de Grenade, cette chanteuse magnifique a reçu en héritage toute l’essence du flamenco… qu’elle habille d’une émotion intense et d’une belle personnalité. Voix lumineuse et cachée de Penelope Cruz dans Volver, le film d’Almodovar, elle est considérée aujourd’hui comme l’une des cantaoras les plus brillantes d’un flamenco qui sait séduire un large public. Ses apparitions en France sont rares : après Chaillot et Marseille, Suds est seulement sa 3e grande scène française !

S’il est vrai qu’Estrella sort des canons traditionnels, elle respecte cependant le compas et les structures harmoniques des palos qu’elle interprète. Sa voix claire et cristalline, ses qualités techniques uniques lui permettent de jouer avec les sons et de prendre quelques libertés avec la tradition : sauts de notes comme dans un vibrato ou intonations orientales très prononcées. Et plus que chanter, Estrella raconte des histoires, confie des secrets et finit par créer une complicité avec le public. Sur scène, cette jeune chanteuse joue de toute sa sensualité et de son charisme : jeu de châle et pas de danse, créant une émotion supplémentaire au chant.

S’appeler « Morente », être l’épouse d’un grand torero (Javier Conde) et faire carrière dans le chant n’était pourtant pas simple… Née en 1980 à Grenade, elle est la fille du cantaor Enrique Morente et de la bailaora Aurora Carbonell, la nièce d’Antonio et José Carbonell -respectivement cantaor et guitariste- et la petite-fille du guitariste Montoyita ! A 7 ans elle chantait, accompagnée à la guitare par le maestro Sabicas et parcourait le monde à 16 ans avant de chanter pour Peter Gabriel et Carlos Saura…

C’est en 1997 qu’elle débute comme soliste, à la Peña de la Plateria de Grenade, à l’occasion de l’anniversaire de Federico Garcia Lorca, invitée par Cañizares au Grec’97 ou encore, et avec grand succès, aux côtés de figures comme Imperio Argentina, Martirio et Carmen Linares au Théâtre de la Maestranza. En 2001, Mi cante y un poema, premier album de la cantaora produit par son père et lancé sous le label Real World de Peter Gabriel, la lance au niveau international. Fin 2001, Calle del Aire est acclamé pour son éclectisme et son hétérodoxie. Son premier disque fut disque de platine ; le second, disque d’or…

Après 5 ans de silence discographique, sort Mujeres : s’ensuit une tournée mondiale de Broadway à Marseille, une nomination au Latin Grammy Awards et le Prix de la Musique dans la catégorie « album flamenco » en 2006. En 2008, elle reçoit le Prix du Meilleur Spectacle en direct et le Prix « Flamenco Hoy » (Flamenco aujourd’hui)… autant dire qu’Estrella a su se faire un prénom ! Fervente admiratrice de La Niña de los Peines et de Camaron de la Isla, et bien entendu de son père avec qui elle partagea la scène (et a qui elle rendra hommage au prochain festival du Cante de las Minas de la Union), Estrella Morente est aujourd’hui l’une des valeurs sûres de la jeune génération du flamenco.

Elle sera accompagnée à la guitare par Montoyita et El Monti ; chœurs et palmas : Antonio et Angel Carbonell, El Quiqui ; percussions de El Popo.

Festival les Suds à Arles. Concert d’Estrella Morente le mercredi 13 juillet à 21.30h.

FESTIVAL D’AVIGNON : Focus sur le beau cadavre de Vincent Macaigne

11 Juin


Notre choix : Au moins j’aurai laissé un beau cadavre de Vincent Macaigne. Du 9 au 19 juillet (relâche le 14) au Cloître des Carmes.

Vincent Macaigne est actuellement au Cloître des Carmes, en pleine répétition de sa pièce « Au moins j’aurai laissé un beau cadavre » créée pour le prochain Festival d’Avignon. Vibrionnant, le jeune metteur en scène promet une vision iconoclaste et délirante du Hamlet, revisité avec toute la fougue et l’inventivité qu’on lui connaît. Présentation :

Vincent Macaigne se veut vivant, aujourd’hui, à tout prix. Vivant pour lutter contre la gratuité des actes qui surfent sur les modes d’un jour et sur le consensus mou qui nous englue dans l’acceptation de l’inacceptable. En choisissant de travailler sur l’Hamlet de Shakespeare, mais aussi sur celui du conte original présent dans une chronique danoise du XIIIe siècle, il tente de pénétrer les mystères de cette figure mythique en établissant un dialogue sans a priori avec ce jeune prince, considéré ici comme un artiste désireux d’agir sur le monde. Pas de brumes romantiques, pas de spectre mystérieux, pas de folie envahissante comme seule clé de compréhension du personnage d’Hamlet.

Pour le jeune metteur en scène, la complexité de l’oeuvre et du héros ne doit aucunement être effacée, dissimulée, ni même réduite à quelques monologues célèbres. C’est donc la chair, plus que la représentation des idées et des intentions, qui sera présente sur le plateau du Cloître des Carmes, la chair souffrante qui engendre le geste violent de celui qui va jusqu’au sacrifice de lui-même. Le grotesque de situations exagérées y aura également sa place, puisque ce grotesque est emprunt d’innocence et de vérité.

Revendiquant sa liberté d’artiste pour construire sa propre vision d’Hamlet, empruntant à tous les auteurs rencontrés au fil de ses lectures, Vincent Macaigne compose, avec ses acteurs, un grand poème dramatique où chaque phrase doit s’entendre dans sa plénitude, dans sa force, mais aussi dans ses conséquences. Les mots, proférés plus que prononcés, sont des armes tranchantes qui doivent atteindre profondément ceux qui les entendent.

Car il ne s’agit pas de divertir, mais de rendre compte d’un état de colère. La colère des enfants qui subissent l’héritage de leurs aïeux, le courroux de ceux qui redoutent l’âge adulte qu’ils pressentent comme celui de la trahison des engagements et des rêves. Partagé entre espoir et désespoir, Au moins j’aurai laissé un beau cadavre est une nouvelle fable, brutale et impolie, derrière laquelle point un pamphlet bienvenu, questionnement sans complaisance sur l’état de l’art théâtral en ce début du XXIe siècle.

C’est dans les prémisses du XVIIe siècle que Shakespeare (1564-1616) écrit et met en scène La Tragédie d’Hamlet, prince du Danemark. Il s’inspire pour cela d’un texte de François de Belleforest publié en 1576, lui-même nourri d’une chronique danoise du XIIIe siècle, La Gesta Danorum, due au moine écrivain Saxo Grammaticus. C’est sans doute la pièce la plus mystérieuse du génial dramaturge anglais et, depuis le début du XIXe siècle, la plus jouée.

Jean-François Perrier

PATTI SMITH ON ROBERT MAPPLETHORPE

11 Juin

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