Archive | juin, 2011

L’IMAGE DU JOUR : Même Jésus porte un slip siglé…

7 Juin

oeuvre de Giuseppe Veneziano, présentée à la Biennale de Venise, et installée dans le Pavillon de l’Italie à l’Arsenal, ce jésus en slip siglé Docce&Gabbana devrait réjouir nos amis intégristes, ceux qui ont saccagé le superbe Piss-Christ de Serrano dernièrement à Avignon… 🙂

VENEZIA : A la biennale, Jan Fabre se fait de nouveaux amis !

7 Juin

Jan Fabre scandalise (!) le pieux public de la biennale avec son installation à la Scuola Grande della Misericordia, où sa pieta (cf détail) n’est visiblement pas du goût de tous… Allez, Jan, vas-y, c’est comme ça que l’on t’aime !

BOUFFER BIO TUE

6 Juin


LE MOT DE TAÏEB

La preuve en est faite : on peut faire ce qu’on veut, croire qui on veut, plus rien ni personne nous assure de l’innocuité de ce que l’on mange. Après avoir dévasté l’économie espagnole, les Allemands découvrent que ce sont leurs idéologiques pratiques alimentaires et leur foi puritaine en une alimentation soi-disant « saine » qui ont empoisonné et tué leurs concitoyens.

Et le concombre ainsi innocenté, au prix d’une note effarante que le citoyen devra payer (au nom de quoi ? pourquoi les Allemands n’assument-ils pas l’addition ? ), l’Europe stupéfaite s’aperçoit que, contrairement à ce que le lobby écolo-bio voudrait nous faire croire (je sens que je vais me faire des amis), manger bio n’est en aucun cas la garantie de mieux se porter…

Et pour cause : ces cochons d’agriculteurs bio, sous le prétexte de ne pas nourrir leurs chères plantules d’un cocktail chimique douteux à base d’engrais industriels, n’ont rien trouvé de mieux que les sustenter avec une boue peu ragoûtante d’excréments animaux (ou autres, allez savoir avec ces « naturalistes »), pudiquement appelée fumier, bref un bouillon explosif de bactéries et autres cochonneries hautement pathogènes, si peu prophylactiques…

Alors qui croire ? Que faire ? Continuer de s’empoisonner chimiquement avec les saloperies de l’industrie agro-alimentaire ? Ou s’adonner sans réserve à l’incurie de ces apprentis sorciers labellisés bio qui nous garantissent une alimentation « saine » et la grande espérance de vie qui devrait logiquement en découler ? Craindre qui ou quoi ?

Les deux, mon général. Il faut se méfier de ces deux idéologies de la bouffe, aussi pernicieuses et néfastes l’une que l’autre, aussi intéressées, partiales, et déconnectées de nos vrais besoins. Et cesser de croire tous ces charlatans, que ce soient ces industriels sans foi ni loi, ou ces nouveaux gourous improvisés « experts » de l’alimentation bio, piteux paysans et dispensateurs de fort mauvaises graines…

Des empoisonneurs qu’il convient de combattre, et de boycotter. Arrêtons donc d’agréer, que dis-je d’idolâtrer les uns ou les autres, et, d’ailleurs, arrêtons de bouffer tout court : le monde ne s’en portera que mieux…

Taïeb El Baradeï

VENEZIA 54e BIENNALE : quelques vues de l’esprit…

5 Juin


Performance « Track and Field » de Allora & Galzadilla dans les jardins de l’Arsenal


oeuvre de Riccardo Mannelli dans le pavillon italien


Installation de Katarina Fritsh (Pavillon allemand)

54e BIENNALE DE VENISE : du chaud et du sacré dans le jardin des vierges

4 Juin

Une biennale très hot et un clin d’oeil très italien de l’artiste et designer Gaetano Pesce… La porn-star Vittoria Risi pose nue sur l’oeuvre de Gaetano Pesce, avec le padre Elio en extase, qui semble effectivement goûter aux vertiges de l’art contemporain. Le sacré et le profane dans le jardin des vierges de l’Arsenal.


(Photos La Republica)
Cf la galerie photos

54e BIENNALE DE VENISE : Achille Bonito Oliva en interview

1 Juin

OFF D’AVIGNON : Quand monsieur Germain fait de la comptabilité un art du spectacle…

1 Juin

Comme chaque année, l’été arrivant, l’association AF&C en la personne de son incontournable président fait dans l’auto-satisfaction et le tartinage de chiffres. Quel ravissement semble t-il pour ces « désintéressés » animateurs que de pouvoir étaler devant la presse coite devant tant de munificence, la litanie de chiffres affriolants destinés à épater une poignée d’élus UMP, amis du président, et prouver au bon peuple ébahi des intermittents et autres professionnels, combien le Off d’Avignon est une belle et grande chose, magistralement dirigée par M. Germain et ses collègues loueurs de salles.

Ce qui pour ces braves gens constitue un nouveau record dont ils se pourlèchent les babines -pensez ! 1143 spectacles présents cette année !- nous apparaît plutôt comme le signe criant d’une incommensurable faillite artistique. Car en quoi en effet cette accumulation surréaliste de (mauvais) spectacles que l’on empile les uns sur les autres dans un programme indigeste et illisible peut-elle constituer une « bonne nouvelle » ? Où est la création, l’art, bref le Théâtre dans cette suite arithmétique surtout symptomatique du bon sens des affaires de ses thuriféraires ? Qui ont effectivement de quoi se réjouir, le bureau de cette association étant pour la majorité composé de « directeurs » de salles, que l’on remplit consciencieusement jusqu’à la gorge de « créneaux » juteux…

Les Le Corff et autres champions du multiplex savent de quoi je parle. Quant à Greg Germain,il ne pourra que se féliciter d’une exposition médiatique plutôt exceptionnelle, lui qui n’a jamais connu que les seconds rôles de séries télé tartes et autres figurations dans d’obscures comédies « à la Française »…

Bref, le Off fait son Off, comme à l’accoutumée. Accumulant les « bons » chiffres (souvent extrapolés) comme autant de friandises à jeter en pâture à son public de fans sous le charme, s’inventant des « échanges culturels » (La Chine cette année) comme s’il jouait désormais dans la cour des grands festivals, et allant jusqu’à faire montre d’une magnanimité ô combien chrétienne en se payant le culot d’un invité d’honneur en la personne de l’ancien patron honni du Off ! Un Alain Léonard si souvent détesté, que messieurs Germain et Le Corff dans leur grande mansuétude invitent désormais à enterrer la hâche de guerre et partager un calumet bien mérité….

Enorme farce que ce Off boursouflé qui n’a plus à offrir désormais, à de rares très rares exceptions près, que de mauvais spectacles vite montés, vite bouclés, vite enfournés dans les créneaux vendus à prix d’or par ces loueurs de salles, les mêmes qui se rengorgent de cette comptabilité hallucinante.

Angelina Vivaldi

Le Off se tiendra du 8 au 31 juillet prochains. Certaines scènes locales ont décidé de se démarquer de ces dates (les Halles, Chêne Noir, Balcon). Enfin, le Festival d’Avignon se déroule du 6 au 26 juillet.

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