Archive | septembre, 2011

THIERRY MARIANI : Sa « Droite populaire » qui copie le programme du FN

29 Sep

Le ministre Thierry Mariani, l'un des fondateurs de la Droite populaire.

Le ministre Thierry Mariani, ex-député de Vaucluse (Valréas), bien connu chez nous à Avignon pour ses nombreuses inaugurations-prétextes à visites d’amitié à ses potes UMP locaux et autres cousinages* éloquents, est un des fondateurs de la section facho du parti présidentiel dite « Droite Populaire », grande pourvoyeuse de lois liberticides et tout simplement imbéciles. Voici l’analyse du « programme » de ce « mouvement », publiée il y a quelques jours par Le Monde.fr :

Marine Le Pen la nomme « l’agence de publicité mensongère », une « entreprise d’enfumage électoraliste ». La Droite populaire, collectif de députés les plus à droite de l’UMP, vient de remettre 12 propositions pour le projet présidentiel de 2012. Ce groupe d’élus, qui va s’ouvrir « dans le mois qui vient, à tous ceux qui veulent adhérer à [leur] charte », se présente comme un regroupement de gardiens  du sarkozysme, dont le socle électoral de 2007 s’était notamment nourri  d’électeurs du FN.

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Aujourd’hui, Marine Le Pen a regagné du terrain sur  cet électorat. Une dynamique que la Droite populaire, fondée par le ministre chargé des transports, Thierry Mariani,  aimerait enrayer, afin que Nicolas Sarkozy ne se fasse pas doubler sur sa droite.

Parmi les 12 propositions avancées mardi 27 septembre par la Droite populaire, certaines reprennent des thèmes mis en avant par Marine Le Pen, mais ce ne sont pas non plus des « copiés-collés » du programme du FN. Revue de détails.

UNION EUROPÉENNE ET RÔLE DE L’ÉTAT

Au chapitre des différences, l’Europe et le rôle de l’Etat figurent en bonne place. Chez Marine Le Pen, l’idée est claire : il faut sortir de l’Union européenne pour bâtir un « Etat stratège » et interventionniste.

Pour la Droite populaire, il faut « corriger (…) le trop plein de l’Etat providence et ses effets néfastes ». Et il n’est pas question de sortir de l’UE. Il faut en outre « redonner confiance en l’Europe en fixant trois priorités : la gouvernance économique et la libre circulation des hommes et des biens tout en maintenant un contrôle extérieur rigoureux aux frontières ».

La Droite populaire reprend notamment la taxe Tobin,  qui vise à taxer les flux financiers, mais le Front national apparaît d’une manière générale comme plus interventionniste économiquement. La Droite populaire défend notamment l’idée d’un CDI plus flexible et la disparition des CDD.

PATRIOTISME ÉCONOMIQUE

Sur le soutien aux PME et TPE ou la lutte contre la grande distribution, les propositions de la Droite populaire et du FN se font écho.

Comme le FN, la Droite populaire envisage des « barrières douanières modulables pour les importations en provenance des pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales » dans le cadre de ce qui est nommé une « TVA protection de l’emploi ».

Une proposition qui n’est pas sans rrappeler le protectionnisme « raisonné » du FN, qui préconise des « écluses douanières » non pas aux portes de l’Europe mais aux frontières françaises. Des droits de douanes qui ne frapperaient pas « de manière uniforme tous les produits importés, mais seraient ciblés selon des critères intelligents et utiles », comme les normes sociales, environnementales et sanitaires.

De la même manière, Droite populaire et Front national défendent un « patriotisme économique ».

PARTICIPATION SALARIALE

Autre point de rapprochement, la participation salariale. Pour la Droite populaire, il faut la favoriser en « incluant une part de cogestion (présence systématique dans les Conseils d’administration) ».

Le FN va un peu plus loin en lançant l’idée d’un « capitalisme populaire ». Dans les entreprises de plus de 50 salariés, serait  instaurée une « réserve légale de titres » : les salariés « dans leur globalité »,  pourraient ainsi devenir collectivement « propriétaires » de 10 % de l’entreprise. Cependant, ils n’auraient pas le droit de vote.

SÉCURITÉ ET IMMIGRATION

Évidemment, ce sont sur les thèmes de la sécurité, de la lutte contre l’immigration, de la lutte contre la fraude sociale, de la « laïcité », ou encore sur « le refus du communautarisme » que les points communs sont les plus nombreux.

Il en va ainsi de la limitation « au strict minimum vital » de l’Aide médicale d’Etat (AME) pour les sans-papiers, de l’opposition au droit de vote pour les étrangers, ou des conditions renforcées d’acquisition de la nationalité française.

Ainsi, Marine Le Pen veut supprimer « l’acquisition automatique de la nationalité. Il faudra  faire preuve d’un talent, d’une ambition, d’une envie particulière pour  devenir français ». La Droite populaire aussi, en mettant en place « un droit de la volonté » pour « l’acquisition de la nationalité française à 18 ans ».

FN et Droite populaire mettent également en avant une politique de codéveloppement pour inciter les populations candidates à l’immigration à rester dans leur pays d’origine. Côté  UMP, on parle d’un « plan Marshall du codéveloppement en jumelant chaque nation européenne à tous les pays de bonne gouvernance ».

Côté FN, on veut « prendre l’initiative d’organiser régulièrement une conférence euro-africaine réunissant les pays concernés afin de déterminer les besoins et de mettre en œuvre les moyens destinés à fixer les populations (…) dans leurs pays d’origine », comme le décrit le site du parti d’extrême droite.

Sur plusieurs sujets, le FN va plus loin que la Droite populaire. Ainsi, la Droite populaire veut « restreindre » le regroupement familial « en supprimant son automaticité ». Le FN veut, lui, le « supprimer ».

Le parti d’extrême droite parle de « rétablir  l’expulsion des délinquants multirécidivistes étrangers » quand la Droite populaire veut « rendre possible le non renouvellement du titre de séjour à tout étranger condamné à une peine d’au moins un an de prison ».

Ou encore, quand l’aile droite de l’UMP parle « d’instaurer des sanctions renforcées pour les trafiquants », Marine Le Pen, elle, s’est prononcée à plusieurs reprises pour le rétablissement de la peine capitale pour « les gros trafiquants ».

LES AIDES SOCIALES

A première vue, le Front national peut paraitre plus « social » que la Droite populaire concernant les aides. Sur le RSA notamment, Marine Le Pen déclare que « le RSA est un minimum auquel ont légitimement droit de nombreux Français  particulièrement démunis, et il apparaît totalement stupide de vouloir réduire les revenus de ceux qui ne font aujourd’hui que survivre ».

De leur côté, les députés de la Droite populaire veulent « limiter la perception du RSA dans le temps et instaurer une compensation au versement », c’est-à-dire un temps de travail obligatoire. Si la position du FN semble plus « généreuse », il ne faut pas oublier que, concernant les aides sociales ou le logement social, tout passe, au Front national, par le tamis de la « préférence nationale » – véritable pierre angulaire du programme – qui entend réserver les aides aux seuls Français, ce qui n’est pas le cas de l’aile droite de l’UMP.

LUTTE CONTRE LA FRAUDE SOCIALE ET DÉMOCRATIE DIRECTE

La fraude sociale est aussi un des thèmes majeurs que FN et Droite populaire se partagent. Ils tombent d’accord sur la création d’une carte vitale sécurisée ainsi que sur la volonté de renforcer les fichiers existants. Pour le FN, en autorisant le croisement de fichiers, pour la Droite populaire, en créant un registre national centralisé et coordonné.

Au chapitre des institutions, Droite populaire et Front national tombent d’accord sur l’instauration d’un référendum d’initiative populaire, sur le modèle suisse.

Abel Mestre / pour Le Monde.fr | 28.09.11

LIRE AUSSI : ce cher cousin François Mariani

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ACCIDENT de MARCOULE : Une radioactivité 6 fois supérieure à la normale sur AVIGNON !!!

28 Sep

Une radioactivité 6 fois supérieure en moyenne (avec des pics jusqu’à 10 fois !) à la normale sur Avignon et sa région, voici ce qu’ont relevé les labos indépendants le 12 septembre dernier, jour de l’accident soi-disant « industriel » sur le site nucléaire de Marcoule. Encore une fois, l’Etat nucléaire, pour lequel l’atome est depuis 50 ans une religion, nous ment. En réalité, le four qui a explosé contenait des métaux en fusion radioactifs, déchets militaires ou industriels contaminés que l’autorité nucléaire a soigneusement cachés. Voici un extrait du communiqué du CAN 84 et le tableau des relevés du 12 septembre 2011 :

Après l’incident nucléaire dans l’unité Melox Areva de Marcoule le mardi 28 juin 2011, c’est ce lundi 12 septembre 2011 un four de traitement de déchets nucléaires de l’installation nucléaire Centraco de la filiale EDF la Socodei qui explose entrainant la mort d’un salarié au moins et des blessures importantes sur 4 autres dont l’un est dans un état grave. Un périmètre de sécurité a été installé en raison des risques de fuites.

Si le gouvernement et le ministère de l’Intérieur affirme que les blessés « n’ont pas été contaminés et qu’aucune mesure de confinement ou d’évacuation » des salariés « n’a été nécessaire » ce n’est pas ce qu’ont vécu les salariés du site, retenus sur place et ne pouvant ni s’éloigner ni rentrer, les uns à la fin de leur journée de travail, les autres à la reprise. Le personnel a bien été retenu et bloqué dans les bâtiment malgré les informations contraires distillées par les autorités

Le site CENTRACO – SOCODEI d’EDF – AREVA mitoyen à celui du CEA de Marcoule est classé INB (Installation Nucléaire de Base) par l’ASN. Le bâtiment confiné situé dans l’unité de fusion où s’est produit l’explosion, nécessite pour les intervenants une double protection totale : Radiologique et thermique. En conséquence, l’accident classé provisoirement par l’ASN au niveau 1 sur l’échelle INES des évènements nucléaires est un accident nucléaire.

Devant, une nouvelle fois, les mensonges d’Etat et du lobby nucléaire, des membres du Collectif antinucléaire de Vaucluse ont effectué des mesures indépendantes de radioactivité en différents points de Vaucluse, du Gard et de l’Hérault. Le mistral soufflant ce jour c’est en aval de Marcoule que les mesures ont été réalisées dans un périmètres de 120km.

En voici les relevés (achevés à 23h00) qui font apparaître une augmentation anormale de la radioactivité dont la cause pourrait être liée à l’incident de Marcoule, sauf à ce qu’une autre explication crédible soit fournie par les responsables de l’accident nucléaire.

SOURCES : Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84 – collectifantinucleaire84@hotmail.fr – 06 60 76 04 03 – http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org

MEGALOMANIAQUE MARIE-JOSEE ROIG : Un Tramway nommé Désastre

27 Sep

(le tramway sur la rive asiatique d’Istanbul)

Le Billet d’Angelina / Réactualisation au 27 septembre 2011

Le Tramway d’Avignon, éternel serpent de mer, est hélas, toujours d’actualité. Ce projet pharaonique est parfaitement inadapté à la petitesse du territoire avignonnais. Budgétivore, il ne concernera au final que trois dessertes et 14 km de voies pour un coût total de construction estimé à 250 millions, non-compris les dommages collatéraux : fermeture des commerces du parcours pendant de long mois, réaménagements de la voirie annnexe, remplacement de la flore abimée, etc.

En réalité, c’est au minimum 350 millions (!) que la ville va devoir provisionner, compte tenu des dépassements inévitables, pour mener à bien ce projet délirant, inapproprié et totalement irréaliste, destiné simplement à faire « trace » dans la vie et l’oeuvre de son initiatrice mégalomaniaque Marie-Josée Roig, maire d’Avignon…

Nous sommes donc fortement opposés à ce gadget d’élue qui conduira fatalement les finances de la ville dans un gouffre abyssal, et dont nous subirons forcément les dégâts. Voici ce que nous en écrivions il y a quelques mois :

Il paraît que notre Marie-Jo en ce moment est aux anges : la nomination du nouveau préfet de Vaucluse y est pour beaucoup. En effet, quoi de mieux qu’un ami acquis à votre cause, qui plus est Le représentant de l’Etat en ces lointaines terres, pour faire avancer un dossier dont, en haut-lieu, on ne parierait pas un kopeck sur la faisabilité ?

Le « Tramvouais » (comme dit l’ami Gaudin) d’Avignon serait donc « sur de bons rails ». Au-delà du jeu de mots complaisant que la presse locale se plaît à répercuter dans ses colonnes (avec les considérations oiseuses sur l’ACA et ses déboires, autre marronnier de nos journalistes du cru), ce qui s’abrite derrière cette boutade cache en fait une réalité beaucoup moins plaisante pour les contribuables avignonnais, et que ladite presse locale « d’information » se garde bien de relayer.

Pour exemple, considérons les déconvenues de nos amis marseillais : après que leur bourgmestre inénarrable relooké en Grand Santonnier devant l’Eternel eût oeuvré de longues années pour cette incongruité toute marseillaise, le Tramway de la cité phocéenne (autre appellation de Marseille en vogue chez nos plumitifs de la PQR), a vu le jour. Non sans douleur ni effets sur la patience des contribuables : rues et avenues éventrées quatre longues années durant, commerces riverains obligés de mettre la clef sous la porte, habitants « pauvres » (et surtout arabes) chassés de chez eux au profit de sociétés de réhabilitation immobilière (appartenant à de fameux fonds de pensions venus d’Outre-Manche), nuisances de tous ordres… pour un résultat dont le moins que l’on puisse dire est qu’il dépasse toutes les espérances du brillant initiateur de cet OVNI : une dette multipliée par 10, chaque contribuable marseillais se voyant condamné à devoir une année de salaire, quelques centaines de commerces définitivement fermés, une « requalification » des quartiers passant par la destruction pure et simple de leurs noyaux de vie, au bénéfice de quelques bobos parisiens ou lyonnais expatriés, ravis d’emprunter ce serpent de mer ferrovière pour ammener leurs gamins le samedi au parc Longchamp. Sans parler du fait que les lignes du-dit « tramvouais » doublent parfaitement les lignes existantes de métro (mais en plein air il est vrai)…

Surtout, la ville de Marseille (960 000 habitants tout de même, à comparer aux pauvres 92 000 de notre Cité), déjà largement dans le rouge, voit grâce à cet « investissement visionnaire » son endettement déjà stratosphérique crever tous les plafonds de la prospective comptable : ce Tramway gaudinesque, qui ne sert à rien ou quasi, a réussi à gréver le budget de la Ville sur 20 ans ! Vingt années pendant lesquelles le déjà pauvre contribuable marseillais va devoir se saigner aux quatre veines, notamment sur sa taxe d’habitation, pour renflouer le déficit de ce coup de mégalo de son Maire, pas à une aberration près… mais que ne ferait-on pas pour rallier démagogiquement un électorat semble t-il de plus en plus écolophile, n’est-ce pas ?

Voilà donc un bel exemple à méditer, chers Avignonnais, à l’heure où nos taxes d’habitation, forcément en hausse du fait du désengagement de l’Etat, vont se prendre de surcroît un sérieux coup de fouet en anticipation des projets ubuesques de sa première magistrate…

Angelina Vivaldi

BONNE IDEE : Taxe sur les transactions financières, l’Europe décide de se lancer seule

27 Sep

Face au refus des Etats-Unis et d’autres grands partenaires, l’Europe se prépare à aller seule de l’avant en vue de créer une taxe sur les transactions financières, avec une proposition imminente de Bruxelles qui ne sera toutefois pas aisée à faire accepter au sein même de l’UE.

Cette proposition législative pourrait être adoptée dès mardi et présentée par le président de la Commission, José Manuel Barroso, mercredi à Strasbourg lors d’un discours sur « l’état de l’Union » devant le Parlement européen. Paris et Berlin n’ont guère rencontré de succès en défendant une taxe sur les transactions financières instaurée à l’échelle du G20 en vue de financer par exemple l’aide au développement. Il n’y « pas de consensus aujourd’hui » sur ce sujet en raison des « réserves » américaines, a ainsi reconnu le ministre français des Finances, François Baroin, vendredi à Washington.

  L’Union européenne a donc décidé d’avancer seule sur le sujet.  Dans l’esprit de la Commission, la taxe qui devrait être proposée cette semaine verrait au moins une partie de son produit alimenter le budget de l’Union européenne, avec en contrepartie une baisse équivalente des contributions nationales à cette enveloppe.

   « L’idée est de faire contribuer le secteur financier, qui est dans une situation fiscale privilégiée grâce à l’exemption de TVA dont il bénéficie, ce qui lui fait économiser 18 milliards d’euros par an en Europe », indique une source européenne interrogée par l’AFP.

La philosophie: une taxe qui s’appliquerait sur une assiette aussi large que possible (actions, obligations, produits dérivés, produits financiers structurés), avec un taux aussi bas que possible.

Les institutions financières, banques, Bourses et fournisseurs de services financiers, seraient chargés de la collecte de la taxe auprès de leurs clients et de son paiement.

L’hypothèse de travail retenue depuis plusieurs semaines est d’imposer un taux de 0,1% pour les actions et obligations et 0,01% pour les produits dérivés. Mais au final les taux pourraient être légèrement différents. Il s’agirait de minima, les Etats étant libres ensuite d’appliquer des taux supérieurs.

En fonction de l’option choisie, la taxe pourrait rapporter de 30 à 50 milliards d’euros par an. Mais au sein même de l’Union européenne, l’idée est loin de faire l’unanimité. Certains craignent, à l’instar du gouvernement et des milieux d’affaires britanniques, une délocalisation des transactions financières vers des pays tiers, préjudiciable à la City de Londres.

   « En-dessous d’un certain seuil, l’incidence d’une taxe est négligeable au regard de l’attractivité de l’Europe », fait valoir une source européenne.

Un des moyens d’éviter les délocalisations résiderait aussi dans le principe de territorialité: par exemple, une banque non européenne mais enregistrée en Europe pour certaines opérations serait concernée au même titre qu’une banque européenne. Reste à convaincre l’ensemble des 27, ce qui ne s’annonce pas facile. La position britannique est partagée notamment par la Suède ou les Pays-Bas. Le ministre polonais des Finances Jacek Rostowski a, lui aussi, exprimé récemment la crainte d’une délocalisation des transactions.

 En cas d’échec à obtenir l’unanimité, une procédure de coopération renforcée pourrait être mise en oeuvre entre plusieurs Etats de l’UE. La taxe pourrait ainsi être appliquée uniquement au sein de la zone euro, comme l’ont suggéré récemment les ministres allemand et belge des Finances, Wolfgang Schäuble et Didier Reynders.

En tout état de cause, le temps que la proposition soit discutée et adoptée, elle ne se concrétisera pas avant 2014 au plus tôt.

Céline Loubette / Bruxelles / Agence France-Presse / 27 septembre 2011

BARCELO : Il a signé l’affiche de la dernière corrida de Barcelone

27 Sep

Notre sculpteur de l’Eléphant de la Place du Palais, hélas parti sous d’autres cieux, a signé la dernière affiche des Corridas de Barcelone : tout un pan de l’histoire culturelle de cette ville qui s’écroule sous les coups de butoir d’obtus révisionnistes que sont les anti-corridas de Barcelone, nationalistes stupides qui ont cru là marquer un point contre le pouvoir de Madrid. Une honte pour la culture espagnole et un déni du patrimoine culturel mondial que fort heureusement, 500 000 signataires en Espagne sont d’ores et déjà en train de remettre en question, soutenus par le Roi et un nombre impressionnant d’artistes et d’intellectuels, d’entrepreneurs, et de politiques éclairés. L’élite de l’Espagne, qui est, elle, farouchement pro-corrida et que les obscurantistes catalans n’effraient pas. Bravo Barcelò ! 

Une affiche signée de l’artiste espagnol Miquel Barcelo pour annoncer la dernière corrida organisée dimanche à Barcelone avec le matador José Tomas faisait fureur depuis lundi en Catalogne. La silhouette d’un taureau, stylisée à l’encre noire, trône devant un tourbillon sombre rappelant l’arène de La Monumental de Barcelone et domine les noms de trois toreros inscrits en rouge sang sur l’affiche. Juan Mora, José Tomas et Serafin Marin seront dimanche les derniers matadors à toréer sur le sable de La Monumental, sauf coup de théâtre, avant l’interdiction de la corrida qui frappera la Catalogne le 1er janvier 2012.

L’imprimerie Marc Marti, chargée de coller l’affiche dans les rues de Barcelone, est débordée par la ferveur des aficionados qui veulent conserver un souvenir de cette «journée historique pour les défenseurs comme pour les anti-corrida», témoigne David Girbau, responsable de la distribution. L’affiche ne sera pas mise en vente. Les fétichistes tentent donc, sans succès, d’arracher celles qui ont déjà été collées ou supplient l’imprimeur de leur céder gratuitement l’une des 1.500 déjà imprimées. «Nous avons reçu au moins 500 appels. Je n’ai jamais vu ça en 23 ans de carrière, même pas avec les banderoles que nous imprimons lorsque le FC Barcelone gagne la Ligue des Champions», affirme David Girbau.

Miquel Barcelo est l’artiste espagnol vivant le mieux coté sur les marchés d’art internationaux depuis la vente aux enchères en juin d’un tableau, Faena de muleta, représentant justement une arène, pour 4,42 millions d’euros, selon Christie’s Londres. L’artiste avait proposé en juin à José Tomas de réaliser cette affiche, en hommage au torero qui doit affronter dimanche deux des six taureaux de cette dernière corrida. Le mystérieux matador, qui ne s’exprime presque jamais publiquement, «a accepté avec plaisir», assure Tauropress, l’agence chargée de la communication de José Tomas.

(Source AFP)

LA CLAQUE

26 Sep

En piquant le Senat à la droite UMP, la gauche a exprimé combien le peuple de France -y compris dans ses racines les plus rurales- ne supportait plus la gouvernance à l’arrache du président, son antidémocratisme, ses affaires minables… Et a infligé une sacrée leçon à la bande de prévaricateurs de Copé et de ses lieutenants. Un moment historique, qui espérons, annonce des cieux radieux pour 2012… Allez, du balai, et vite !!!

GASTRONOMIE : Le Top des pires tables d’Avignon

22 Sep

Ce n’est rien de dire qu’Avignon est une mauvaise étape gastronomique…Sa calamiteuse réputation en la matière s’est répercutée jusqu’outre-Atlantique, et au-delà. Bref, on mange très mal et très cher dans ce village prétentieux qui se la joue « ville d’étape » grâce à l’entregent de son ambassadeur gastronomique, le désolant et fat Christian Etienne, adjoint au Tourisme, qui se trouve être également le « chef » le mieux couvert par la presse locale…

Dans ce marécage attristant que constitue la restauration avignonnaise, quelques tables surnagent néanmoins, même si les mauvaises habitudes prises pendant le Festival l’été se retrouvent un peu le reste de l’année… En gros, une petite dizaine de lieux honorables -ou même vraiment fréquentables- parmi lesquels je citerais en vrac Le Bain-Marie, le Zinzolin, La Fourchette, L’Epicerie, La Vache à Carreaux, Merci Tonton (même si l’été dernier, ça c’est relâché), l’Hôtel d’Europe (très cher mais 1000 fois mieux que Christian Etienne ou même La Mirande), Le Moutardier…

Mais aujourd’hui, ce n’est pas notre propos, et nous avons plutôt décidé de faire un petit tour de ces tables qu’il faut absolument éviter… Choix cornélien, tant les prétendants au titre sont nombreux !

Passons sur les incompétents qui peuplent la rue de la Ré et la Place de l’Horloge. Ceux-là affichent directement leur programme « gastronomique » avec leurs terrasses prétentieuses et leurs cartes rigoureusement identiques où le même « gigot à la crème d’ail », surgelé et trop cuit, vous sera servi en plat du jour à 9,50 euros. Une aubaine pour les gastro-entérologues.

Allons directement vers ces quelques « joyaux » de la restauration locale, comme on peut en trouver, par exemple, Place des Carmes :

Pace e Salute : une enseigne qui propose des « tapas » corses (!!!) cent fois cuits et recuits, baignant dans une huile renouvelée tous les trois mois. Bref, vous l’aurez compris, un attentat à votre intégrité physique, le plus servi par une patronne qui se la joue couleur locale et qui accueille ses clients (des gamins pour la plupart) en affichant sans vergogne son goût pour les teintures oxygénées et les atours de poissonnière du Vieux-port. Avé l’assent, s’il vous plaît.

Le Pichet : Là on frise l’apothéose. L’acmé de la malbouffe. Une horreur, où l’on trouve des cheveux dans la salade (authentique !), où la nourriture est vraiment dégueu et servie froide, et où le patron vous accueille comme un chien errant. Une honte que la profession devrait éradiquer sans hésiter.

Plus loin, rue du Chapeau Rouge, Le Bazoo est pas mal non plus :
Du réchauffé, du réchauffé et du réchauffé. Avec son sens de la « formule » (un truc soi-disant « économique », en fait atrappe-couillons), le Bazoo s’était forgé naguère une petite clientèle néo-bobo qui aimait son ambiance feutrée (entendez où l’on ne voit rien) garnie de mobilier brocante et autres gadgets à l’usage de ces gogos… Mais la médiocrité de la cuisine et la désertion de la clientèle ont transformé le Bazoo en une bombe sanitaire à retardement. A fuir, donc.

Remontons un peu et atterrissons sur la place Jerusalem. Ici, pas de miracles, mais un « spot » qu’affectionne visiblement la jeunesse aisée d’Avignon : l’AOC. Un de nos préférés dans le top des mauvaises tables de la ville : un personnel inefficace, un patron hautain et prétentieux, des prix surévalués pour des assiettes en déshérence… Ainsi de leurs « planches » anémiques où voisinent deux tranches de salami et un mauvais bout de Brie pour 10 euros. Et avec lesquelles il ne serait même pas convenable de faire l’apéro entre amis. Ne parlons pas de la sardine en boîte servie je-me-la-joue Gault&Millau à 13 euros ou le vin qui à lui seul double la note. l’AOC a changé il y a peu de patrons puis a déménagé, mais franchement il aurait mieux fait de fermer tout court. Une arnaque branchouille et détestable, tout comme son homologue et homonyme de Villeneuve. A éliminer.

Passons à la Place de la Principale où le Arts & Gourmets officie : la table la plus détestablement branchée « parisienne » où la médiocrité des mets n’a d’égale que l’astronomique addition que l’on vous sert sans un sourire. Un must dans l’arnaque à la « branchitude ».

Pas loin, vers les Halles (entre parenthèses, haut lieu elles aussi de l’arnaque patentée), voici la Table du Blond… Monsieur a un jour eu une révélation : il était un grand cuisinier. Depuis Monsieur a ouvert sa mauvaise gargote, dont la prétention de la carte justifie, croit-il, la note de plomb qui vous tombe sur la nappe en fin de parcours. Bref, Monsieur est un très mauvais chef doublé d’un exécrable commerçant : accueil détestable, professionnalisme inexistant, gastronomie en berne. Une erreur.

Un petit détour par la rue Bancasse où un « Tapalocas » propose un éventail de soi-disant tapas gras et insipides, tous plus indigestes les uns que les autres. Un truc de mômes à fuir en toutes circonstances, si vous tenez à votre santé.

Poussons un peu et direction la Place des Corps-Saints. Là officient un tas de snacks vaguement rebaptisés « restaurants », que le baisage de touristes et autres habitués bobos n’effraie pas, sous le prétexte d’une façade « bio » et autres fariboles destinées à niquer le gogo plus profond encore. En gros toute la place est à éviter, mais une mention particulière pour ce machin ouvert par deux parisiens qui vous vendent le Côte-du-Rhône au prix du St-Emilion grand cru, tout en vous servant dans des boîtes en bois de mauvaises salades bios pleines de graines. Autre erreur, doit disparaître au plus vite.

Passons par la Maison des Fondues, hérétique bubon marronnasse de la rue de la Bonneterie, qu’une blondasse acariâtre dirige d’une main d’enfer. En revanche, pour ce qui est de sa « cuisine », faudra repasser. Fondues « savoyardes » comme moi je suis Tibétaine, grasses et collantes, à prix fort. Si vous aimez ressortir d’un resto l’estomac plombé jusqu’aux chevilles et le portefeuille allégé…

Terminons par ce détestable Offset, jadis déjà déplorable Walamoulou (approximativement, car je ne suis jamais arrivée à le prononcer). C’est rue des Teinturiers, et c’est franchement une escroquerie. Service nul -quand il n’est pas exécuté par une cagole- qualité des plats médiocre, addition stratosphérique. Sans parler de l’accueil des kékés de patrons dont le « métier » leur est parfaitement indifférent, pourvu qu’ils boivent des coups avec leurs potes de boite de nuit, sans un seul regard à qui ose les interrompre dans leur conversation -genre juste pour leur commander quelque chose. A dératiser.

Voilà. Ce n’est qu’une modeste sélection parmi une cinquantaine d’escrocs, d’arnaqueurs et autres incompétents malhonnêtes qui s’intitulent Restaurant sans jamais avoir su distinguer un fouet d’un épluche-légumes. Mais bon, il y aurait tant à dire sur le niveau général de la restauration dans cette ville qu’il y faudrait un site internet entier. En fait, c’est Avignon, voilà tout, et ses restos sont à l’image exacte de la ville.

Un dernier conseil. Si vous voulez vous payer une sortie gastro, allez ailleurs, tout simplement : Arles, Nîmes, Lourmarin, Marseille ou Montpellier, par exemple. Partout ailleurs qu’Avignon en fait, si vous ne tenez pas spécialement à ce qu’on se foute de votre gueule tout en vous siphonnant le compte en banque.

A bientôt pour la suite ! 😉

La Mie de l’Art

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