FESTIVAL : Ces restaurateurs qui arnaquent sans honte les festivaliers

22 Sep
Les Festivals se ressemblent tous. Dans l’article qui suit, le directeur de « VISA POUR L’IMAGE », festival international de photojournalisme de Perpignan s’en prend à ces profiteurs de la restauration locale qui arnaquent sans état d’âme le public festivalier, profitant d’une rente de situation. Rente sur laquelle ils s’engraissent sans honte, grâce aux artistes qui les font vivre directement, artistes sur lesquels ces prévaricateurs n’hésitent pas à cracher le reste de l’année…
A rapprocher sans détour de la situation avignonnaise… 

Visa pour l’Image :

le directeur dénonce « les arnaques » des restaurateurs

Les terrasses de la place République tournent à plein les soirs de projection.

« C’est scandaleux ! Je suis atterré ». La 23e édition de Visa pour l’Image s’est achevée mais Jean-François Leroy n’a pas raccroché son indignation à la porte du palais des congrès de Perpignan. Le directeur du festival international du photojournalisme dénonce « une honte » et peste contre l’attitude de restaurateurs de la place République qui profiteraient des projections nocturnes de Visa pour inaugurer des menus spéciaux et gonfler les prix de façon… indigeste.

« Je veux bien que les restaurateurs se fassent une marge, qu’ils passent de 18 à 30 euros le menu par exemple. J’appelle ça du commerce. Mais passer de 18 euros vin compris à 49 euros sans boisson, j’appelle ça de l’arnaque !, gronde Jean-François Leroy. Ce sont des manières d’escrocs ! D’autant que l’écran géant est payé par la ville et l’association Visa pour l’Image. Les restaurateurs ne déboursent rien. C’est une honte, je suis outré ! ».

Le directeur de Visa rapporte que « plusieurs photographes et professionnels » lui ont signalé durant le festival, des additions salées. Comme ce groupe de dix personnes à qui on a présenté « une note de 657 euros pour 10 menus et deux bouteilles de vin ! ». Ou ce photoreporter qui estimait hier « scandaleux de profiter de Visa comme ça ».

Jean-François Leroy ne veut surtout pas que le festival soit associé aux pratiques qu’il dénonce. « Je suis ravi que l’événement que j’ai l’honneur d’animer ait un fort impact économique sur le commerce et il y a des restaurateurs, qui ne sont pas situés place République, qui respectent la règle du jeu. Mais passer de 18 à 49 euros, c’est du foutage de gueule, de l’arnaque et du vol ! ».

Jean-François Leroy dénonce mais entend aussi agir : « J’envisage très sérieusement de porter l’affaire devant le tribunal de commerce, annonce-t-il. Je vais écrire au préfet avec copie au maire de Perpignan, à la CCI et à la concurrence et répression des fraudes car, je le redis, ceci relève de l’escroquerie ».

Frédérique Michalak – L’Indépendant / 21/09/2011
Publicités
%d blogueurs aiment cette page :