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INDIGNES : WALL STREET, le 16 octobre, la police de NYC matraque les manifestants

17 Oct

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ILS ONT TOUT COMPRIS ! les Grecs ne paient plus rien

15 Fév

Dimanche dernier, des manifestants ont soulevé les barrières de plusieurs péages dans les environs d’Athènes, permettant aux automobilistes de passer sans payer. Le mouvement baptisé «Je ne paie pas» s’étend chaque jour un peu plus en réaction aux augmentations faramineuses décidées par le gouvernement.

Le maire de Stylida, une commune de 6800 habitants située à 140 kilomètres au nord-ouest d’Athènes, est devenu un héros national en Grèce. A la mi-janvier, Apostolos Gletsos a pris les commandes d’un bulldozer de la voirie et a défoncé la barrière d’un péage autoroutier tout proche. «Je l’ai fait pour protéger les droits des citoyens qui devraient pouvoir se déplacer librement, a-t-il expliqué avant d’être arrêté. Je ne le regrette pas et si c’était à refaire, je le referais.»

Si la réaction de l’édile local est extrême, il n’est de loin pas le seul à se révolter face au vaste plan d’austérité mis en place par le gouvernement pour combler la dette nationale et sortir de la crise. A travers tout le pays, les actes de désobéissance civile se multiplient depuis quelques semaines. Outre les routes, le mouvement des «Je ne paie pas» touche les transports publics et les hôpitaux. Le billet de bus et de métro, à l’instar des péages, a connu de soudaines augmentations, qui atteignent 40% dans certains cas. Dans un pays où le chômage frôle les 14% et le salaire minimum ne dépasse pas 592 euros, ces hausses détériorent encore un peu davantage les conditions des plus modestes. «Ces protestations ne sont pas orchestrées par un parti, ni par une quelconque organisation, il s’agit d’un ras-le-bol général, analyse depuis Thessalonique Eleanna Ioannidou, porte-parole des Verts grecs. Les citoyens se réunissent en petits groupes qui agissent localement.» Comme dimanche dernier, lorsque quelques dizaines de manifestants équipés de pancartes ont soulevé les barrières de plusieurs péages dans les environs d’Athènes.

Le refus de payer les taxes hospitalières est quant à lui encouragé par les médecins qui déplorent des coupes drastiques dans le système de santé et la fermeture de dispensaires dans les zones rurales. Et veulent ainsi faire pression sur les autorités.

Le dilemme du gouvernement
Face à cette fronde populaire toujours plus massive, le gouvernement socialiste est bien emprunté. Parce que, de l’autre côté, il est étroitement surveillé par la communauté internationale. Des experts de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne ainsi que du Fonds monétaire international ont passé la semaine dernière à Athènes pour évaluer les efforts entrepris pour redresser le pays. L’objectif est de faire passer le déficit public de 15,4% du PIB en 2009 à 3% en 2014.

Forte pression internationale

Si les efforts grecs devaient être jugés insuffisants, les Européens pourraient suspendre le versement des 110 milliards d’euros débloqués d’urgence en mai 2010 et qui doivent être versés en plusieurs tranches d’ici à 2013. Vendredi, avant de quitter la péninsule, les experts internationaux ont par ailleurs prié la Grèce d’accélérer la privatisation de son économie pour combler sa dette. Bref, pas question de relâcher la pression de ce côté-ci, bien au contraire.

Les autorités pourraient en revanche se résoudre à serrer la vis face aux contestataires. «Le ministère des Transports vient d’indiquer qu’il étudiait la possibilité de criminaliser le fait de resquiller», rapporte Eleanna Ioannidou. Bientôt, il ne sera peut-être plus nécessaire d’emprunter le bulldozer municipal pour finir au poste de police.

Alexandre Haederli – le 12 février 2011 – Le Matin Dimanche

MADRID : l’esprit de fête…

8 Jan

Allez, un petit tour à Madrid ! Rien de tel pour faire la fête à Chueca ou Malasaña !

BONNE NOUVELLE ! Un trou noir d’à peine 30 ans dans notre voisinage cosmique

17 Nov

Le plus jeune trou noir connu est le résidu de l’explosion d’une étoile environ vingt fois plus massive que notre soleil, une supernova initialement découverte par un astronome amateur en 1979.

La galaxie M100, dans laquelle une supernova, baptisée SN 1979C, a donné naissance à un trou noir il y a trente ans seulement (AFP) : Des astrophysiciens ont découvert le plus jeune trou noir connu dans notre voisinage cosmique dont la naissance date de seulement 30 ans, selon des observations faites avec le télescope spatial Chandra, a annoncé la Nasa lundi 15 novembre. Ce trou noir dans sa prime jeunesse offre une occasion unique d’observer ce type d’objet se développer, se réjouissent les auteurs de la découverte publiée dans the New Astronomy journal.

Cela pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre comment des étoiles géantes explosent pour laisser un trou noir ou une étoile à neutrons ainsi que leur nombre dans notre galaxie, la Voie Lactée et les autres galaxies.
« Si notre interprétation est exacte, ceci est l’exemple le plus proche dans lequel la naissance d’un trou noir peut être observée », souligne Daniel Patnaude, du centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian à Cambridge (Massachusetts, nord-est des Etats-Unis), principal auteur de cette communication.

A quelques milliers de millions de milliards de kilomètres
Ces astrophysiciens pensent que ce trou noir est le résidu de l’explosion d’une étoile environ vingt fois plus massive que notre soleil, une supernova baptisée SN 1979C, initialement découverte par un astronome amateur en 1979.
Il se situe dans la galaxie M100 à environ 50 millions d’années-lumière de la Terre (une année-lumière équivaut à 9.460 milliards de km).

De nombreux nouveaux trous noirs loin dans l’univers ont été précédemment détectés sous la forme d’éruptions de rayons gamma, source d’énergie lumineuse la plus intense.
Cependant, SN 1979C est différent car il est beaucoup plus près et appartient à une catégorie de supernovas peu probablement liées à une éruption de rayons gamma, selon ces astrophysiciens.
Les trous noirs, des objets massifs dont le champ gravitationnel est si intense que rien, ni même la lumière, ne peut s’en échapper, résultent de la mort d’une étoile géante explosant en supernova.

(Nouvelobs.com avec AFP)

ITALIE : Dernières passes pour Silvio Berlusconi

8 Nov

La dernière révérence de Silvio ? Silvio Berlusconi est de nouveau au coeur d’un scandale sexuel. Trop c’est trop. L’événement doit signer définitivement la fin de l’ère berlusconienne, estime l’éditorialiste de La Repubblica.

02.11.2010 |  Eugenio Scalfari | La Repubblica

Les dernières chroniques de l’Italie berlusconienne, frasques d’un genre baptisé désormais « bunga bunga » (ou « crac crac » en référence à une blague fétiche de Berlusconi sur les pratiques sexuelles présumées des cannibales), m’ont laissé tout à la fois indifférent et stupéfait [le président du Conseil italien est au centre d’un nouveau scandale à la suite de révélations de la presse sur la présence d’une mineure marocaine, Ruby, à des soirées privées organisées dans sa villa de Lombardie. Berlusconi aurait également fait pression sur la police pour obtenir la libération de la jeune fille de 17 ans accusée de vol].

L’indifférence vient du fait que je connais Silvio Berlusconi depuis trente ans et qu’il y a bien longtemps que j’en suis arrivé à la conclusion que notre président du Conseil représente, par bien des aspects, l’Italien typique avec ses vices latents et ses qualités. Nous somme travailleurs, patients, accommodants, accueillants. Mais aussi fourbes, pleurnichards, vantards, rebelles, allergiques aux règlements, hypocrites. Égoïsme et générosité s’affrontent tout comme la versatilité et la cohérence, le mépris des institutions et les sentiments patriotiques. Berlusconi a réussi l’exploit de refléter les pires instincts du pays. Les vices latents sont remontés à la surface et ont pollué toute la société italienne, en enfouissant au plus profond le meilleur de nous-mêmes.

Cela fait trente ans qu’on observe un véritable processus d’abrutissement des masses qui s’inspire des techniques modernes de communication pour altérer la mentalité des gens et le fonctionnement des institutions. Ce scandale  » bunga bunga » n’est que l’énième confirmation de cette pédagogie inversée. Depuis dix ans, l’institution « gouvernement » a eu pour unique objectif de défendre la personne de Berlusconi contre les mesures de justice liées aux nombreux délits que lui ou ses entreprises ont commis avant et après ses débuts en politique. Parallèlement, l’institution « Parlement » a été asservie au pouvoir exécutif, tandis que le pouvoir judiciaire était quotidiennement bombardé d’insultes, de pressions et de menaces, lesquelles se sont également abattues sur la Cour constitutionnelle, le Conseil supérieur de la magistrature et le Chef de l’État. Le « chef » et ses vassaux ont tenté et tentent de construire une constitution basée sur le présupposé que le chef tient son autorité du suffrage populaire et par conséquent régit tous les pouvoirs de contrôle et de garantie.

Cette situation a été maintenue par une Italie que l’abrutissement massif avait privé de tout discernement critique et qui voyait dans le « chef » l’exemple à imiter et à soutenir. Le court-circuit que cela a provoqué dans le pays a permis à Berlusconi d’exhiber ses vices, sa richesse, la violation systématique des règles institutionnelles et même les règles du bon goût et de la bonne éducation. Il ne se passe pas un jour sans qu’il se vante de son comportement, de sa richesse, du nombre de ses villas, de son amour pour les femmes jeunes et belles, des festins qu’il organise pour « se détendre », des insultes et des menaces qu’il lance à tous ceux qui ne souscrivent pas à sa politique. Et il ne se passe pas un jour sans que cette Italie dont il parle et qu’il régente l’acclame et lui renouvelle sa confiance.

Mais il paraît désormais évident pour tous les Italiens normaux dotés d’un minimum de jugeote, dont le nombre est heureusement en train d’augmenter, que cette situation ne peut continuer. Dans n’importe quel autre pays démocratique occidental, une décision étatique y aurait mis fin depuis longtemps. Mais ici, il en va autrement. Au point où nous en sommes, il revient à tous ceux qui estiment nécessaire et urgent de mettre un terme à ce « bunga bunga » politique, constitutionnel et institutionnel, de secouer le cocotier. De présenter une motion de défiance qui ait la fonction qu’en Allemagne on qualifierait de « défiance constructive ». Le principe de cette motion pourrait se résumer ainsi : 1/ signaler au Président de la République l’existence d’une majorité alternative qui lui permet de nommer un nouveau gouvernement, comme le prévoit la Constitution. 2/ Faire la liste de quelques points de programme, à commencer par la restauration de la constitution, indispensable après le massacre qui a eu lieu ces dernières années.

Il ne s’agit pas d’instrumentaliser le scandale de cette mineure marocaine à des fins politiques. Il s’agit au contraire de mettre un terme à une gestion gouvernementale ruineuse basée sur « l’absence d’action » et la « mauvaise action », et enfin de démanteler la « clique » (Silvio Berlusconi et certains de ses collaborateurs, eux aussi touchés par des scandales sexuelles ou politico-judiciaires) qui ne fait que se renforcer depuis quinze ans en se moquant des naïfs avec le récit d’une fable improbable qui se finit bien. Au cours de son histoire, l’Italie a connu nombre de « cliques » similaires à sa tête, et à chaque fois, la fable s’est toujours mal voire très mal terminée. Cette expérience devrait nous aider à interrompre ce parcours au bout duquel se trouve immanquablement ruine sociale et perversion morale.

Un certain goût de Buenos Aires

5 Nov

El Cuarteto Cedron de Juan Cedron et de ses amis est à Avignon : il nous donne l’envie de revenir à Buenos Aires, errer dans ses cafés, écouter le coeur du Tango qui bat chez tous les Argentins…

Envie de Naples

20 Oct

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