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GUY CASSIERS : Sa Walkyrie à la Scala

2 Fév


MAGIC PUREE présente Guy Cassiers : Alors que se joue son Under the Volcano à la Scène Nationale de Sète, voici un extrait vidéo de sa mise en scène de la Walkyrie pour la Scala de Milan…

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SOUFFLE : IBRAHIM MAALOUF à Nîmes ce week-end

26 Jan

Le génial trompettiste Ibrahim Maalouf sera à Nîmes ce week-end. Ne pas rater !

Il sera l’invité samedi et dimanche du théâtre Christian-Liger. La venue d’Ibrahim Maalouf constitue sans doute l’une des dates musicales importantes de l’hiver nîmois. Trompettiste de carrure internationale, compositeur attiré par la fusion des sources sonores les plus diverses, le musicien, issu d’une famille d’intellectuels et de créateurs libanais, après avoir participé à de nombreux festivals et gravé deux albums conçus à la croisée des tonalités jazz et des inspirations orientales traditionnelles, a rapidement assis sa réputation. Auréolé par la Victoire du jazz dans la catégorie ‘Révélation’ l’an dernier, Ibrahim Maalouf a déjà construit une œuvre dont la personnalité et l’originalité l’ont conduit à s’affirmer parmi les musiciens les plus étonnants de l’actualité.

Après Disoriental, enregistrement axé sur des mélopées à caractère mystique et mêlées de rythmes très soutenus, l’album Diachronism, qui marie les délicates plaintes de sa trompette avec des onomatopées inattendues, a confirmé, par la suite, le langage unique du musicien. Et son goût à faire partager les aventures sonores les plus singulières et métissées.

A la fois puissant et élégant, arabisant et suave, entraînant et méditatif, son jeu, qui s’appuie sur une formation classique particulièrement solide (son père lui enseigna le répertoire baroque et contemporain), illustre parfaitement toutes les ouvertures musicales proposées par son instrument. Avec Ibrahim Maalouf, le cuivre prend résonance et ampleur, subtilité et grandeur. Avec un brio sans cesse évident.

R. M. / Midi-Libre

BONUS : Moraito y Chicuelo !

18 Jan


Moraito était au Festival de Nîmes, Chicuelo non, mais tous les deux sont parmi les plus grands guitaristes Flamenco vivants ! Ay !

PATTI SMITH : A cheval sur l’actualité

16 Jan

Jesus died for somebody’s sins but not mine. » (« Jésus est mort pour les péchés de quelqu’un, mais pas pour les miens. ») La voix un peu rauque et très bravache de Patti Smith ouvrait ainsi avec la chanson Gloria son premier album, Horses, sorti en 1975, sans se douter que ce vers – texte mis sur la musique du classique du rock du groupe Them – deviendrait l’un des plus célèbres incipits de l’histoire du rock.

Avec cette provocation, l’Américaine, alors âgée de 29 ans, affichait une « déclaration d’existence, le serment d’assumer (s) es propres actes ». Malgré les éclipses et les deuils, la poète-chanteuse, peintre et photographe, n’a cessé, depuis, de confirmer cet engagement. La Cité de la musique et la Salle Pleyel, à Paris, lui consacrent, un cycle, du 17 au 22 janvier (projection de film, lecture de poèmes et concerts). A cette occasion, Patti Smith, 64 ans, rejouera l’intégralité d’Horses, samedi 22 janvier, Salle Pleyel, avec des complices de toujours – le guitariste Lenny Kaye, le batteur Jay Dee Daugherty – et de nouveaux musiciens – Jack Petruzzelli (guitare), Tony Shanahan (basse). Sans surprise, c’est pour ce concert consacré à ce disque fondateur que les places se sont arrachées le plus rapidement.

SENSUALITÉ ANDROGYNE
En 1975, le choc est autant musical que visuel. Alors que la plupart des pochettes de l’époque rivalisent d’esthétique boursouflée, celle d’Horses tranche par la sobriété de la photo noir et blanc de Robert Mapplethorpe, saisissant la sensualité androgyne de celle qui fut sa compagne. « Je portais mes vêtements de tous les jours, se souvenait la chanteuse pour Le Monde, en 1996. Une chemise blanche, un pantalon, une cravate, une veste noires, ce que j’imaginais être une tenue baudelairienne. Robert a pris quinze photos, pas plus. La maison de disques était furieuse. A l’époque, les chanteuses se devaient d’être maquillées et glamour. Je n’étais même pas peignée. »

Mal peignées également, ces chansons turbulentes cherchant à marier l’éloquence poétique et la fièvre primitive du rock. Tendant un pont entre les idéaux passés et l’urgence rageuse du punk balbutiant « Horses est apparu à un moment où le rock s’était perdu dans le professionnalisme, la compétence technique, insiste Lenny Kaye, qui demeure aussi un historien de la musique populaire. Ce disque a représenté, soudain, un espoir, un manifeste pour que chacun libère sa propre force créatrice. » Nombre de chanteuses, mais aussi des groupes comme R.E.M. ou U2, considéreront cet album comme un moment-clé de leur vocation.

Au milieu des années 1970, Patti Smith est une chanteuse débutante. Fuyant l’étroitesse du New Jersey de son enfance, elle a débarqué à New York en 1967, fascinée par le rayonnement de sa vie de bohème. Elle s’essaie au théâtre, à la peinture, à la photographie, au journalisme rock, trouve sa voie dans la poésie et les performances. Pour illustrer en musique l’une de ses lectures, elle réquisitionne Lenny Kaye. « Je voulais insuffler dans le mot écrit l’immédiateté et l’attaque frontale du rock’n’roll », écrit-elle dans le passionnant Just Kids (Denoël, 327 p., 20 €), récent ouvrage de souvenirs contant ses premières années new-yorkaises et sa relation avec Robert Mapplethorpe.

La déclamation poétique s’oriente petit à petit vers le chant, et les lectures vers de vrais concerts avec Lenny Kaye, accompagnés d’abord d’un clavier, Richard Sohl, puis d’un second guitariste, Ivan Kral, et enfin du batteur, Jay Dee Daugherty. Une nouvelle vague rock commence à secouer l’underground local avec des personnalités comme Richard Hell ou Tom Verlaine, du groupe Television.

Très impressionnée par ces derniers, Patti Smith invite Tom Verlaine à jouer sur un premier single, Piss Factory, autoproduit avec de l’argent avancé par Mapplethorpe. Essai concluant. La compagnie Arista se montre intéressée. Quelques jours après avoir signé son contrat, en mai 1975, le Patti Smith Group enregistre au studio Electric Lady, jadis étrenné par Jimi Hendrix.

MÉLANGE DE LYRISME ET D’ÂPRETÉ
A l’écoute de l’album aujourd’hui, on est frappé par la fougue et la verdeur de la production, son mélange de lyrisme et d’âpreté. « Nous étions un tout jeune groupe, précise Lenny Kaye. Le batteur ne nous avait rejoints que deux mois avant, nous n’avions aucune expérience des studios. Nous apprenions encore ce que nous voulions devenir. »

Le groupe a demandé à John Cale de produire l’album. Ancien bassiste et altiste du Velvet Underground – une inspiration majeure de Patti Smith -, producteur, en 1969, du premier album des Stooges avec Iggy Pop, le Gallois se révèle plus rétif que prévu. John Cale « était dans sa phase très orchestrale, se souvient Kaye. Il avait envie de construire l’album instrument après instrument. Or, nous voulions des ambiances live. Il nous a mis au défi de prouver que nous en étions capables, nous encourageant finalement à l’improvisation comme dans Bird-land, devenu un morceau de dix minutes alors qu’il en faisait trois. »

Imprégnés de multiples références à la littérature (« Go Rimbaud go Rimbaud » dans Land) et au cinéma français, les textes invoquent aussi les mannes des héros du rock (Van Morrison, l’ancien chanteur de Them, Jimi Hendrix, Jim Morrison…). « C’était un hommage, mais nous avions aussi la conviction que nous pouvions devenir l’un d’eux », se souvient le guitariste. De fait, l’accueil critique d’Horses sera dithyrambique, et le succès commercial satisfaisant, même s’il faudra attendre le troisième album (Easter) et le quatrième (Wave) pour que le groupe triomphe vraiment.

En 2005, un double CD est sorti pour fêter les 30 ans d’Horses. La réédition de l’album original est accompagnée d’une version en concert enregistrée en juin 2005. Toujours aussi ardente, mais meilleure chanteuse qu’en 1975, Patti Smith y rayonne plus que jamais. « A l’époque, nous l’appelions notre field marshal, rigole Lenny Kaye. Aujourd’hui, elle est toujours notre commandeur, une artiste multiple qui s’est épanouie avec le temps. »

Stéphane Davet

Au programme :
Spectacles Patti Smith : Dream of Life, film de Steven Sebring, dont la projection sera suivie d’une rencontre avec la chanteuse. Cité de la musique, le 17 janvier, à 20 heures. 8 € ;
« Picturing Robert », poèmes et musiques en souvenir de Robert Mapplethorpe. Cité de la musique, le 18 janvier, à 20 heures. 30 € ;
« Unplugged Dreams », concert acoustique de Patti Smith. Cité de la musique, le 20 janvier, à 20 heures. 39 € ;
Patti Smith et Philip Glass rendent hommage à Allen Ginsberg, poète américain et membre fondateur de la Beat Generation. Salle Pleyel, le 21 janvier, à 20 heures. De 45 € à 60 € ;
Patti Smith joue Horses. Salle Pleyel, le 22 janvier, à 20 heures, de 30 € à 45 €.
Lieux Cité de la musique.
211, avenue Jean-Jaurès, Paris 19e. Tél. : 01-44-84-44-84.
Salle Pleyel. 252, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris 8e.
Tél. : 01-44-84-45-78.

Titre original : Patti Smith fait revivre « Horses » sur scène
LE MONDE.FR | 15.01.11 | 14h18 •

LAURIE ANDERSON : Langue d’amour

6 Jan


Allez hop ! Pour commencer l’année 2011 dignement, un petit Laurie Anderson intitulé fort à propos Langue d’Amour. D’actualité, on espère. Une proposition du Fourreur de mots pour MAGIC PUREE.

FLAMENCO : Excellente cuvée 2011 pour le Festival de Nîmes

6 Déc

C’est l’un des plus fameux de l’hexagone (avec celui de Mont-de-Marsan), et ce millésime 2011 s’annonce exceptionnel : Nîmes sera Flamenco grande en janvier prochain !

Songez : au menu, l’excellent Moraito Chico, guitariste des plus grands cantaores du moment, un bon parmi les bons élevé dans la meilleure tradition du puro, avec cette coloration toute personnelle et une ouverture à d’autres univers qui en font un des incontournables du genre. Les superbes cantaoras Juana la del Pipa et La Agujeta de bon sang nous emmèneront au coeur d’un flamenco couillu, très personnel, avec une suite de faenas puissantes et bien timbrées qui ensorcellent les tablaos. Autre grande dame du grand chant, la Macanita éclairera ce festival de sa voix incomparable. Trois « soeurs » de Jerez qui amèneront avec elles un peu de ce territoire béni des dieux, berceau du Cante. Jesus Mendez et Luis El Zambo, deux maîtres de la voz flamenca sont eux aussi de la fête, et la fête avec eux sera belle et noire comme l’orage ! Les guitaristes maestros Diego Carrasco et Antonio Soto feront chanter le bois avec toute la lumière et l’éclat de leur distinction. La danse, elle, est divinement servie avec les bailaoras puissantes que sont la jeune Belén Lopez et Rafaela Carrasco, deux diablesses fougueuses qui sauront électriser leur public. Enfin, l’exceptionnel Andrés Marin produira son baile vénéneux comme une offrandre sur l’autel du Flamenco éternel.

Un programme magestueux qu’il convient de ne pas rater : c’est du 10 au 22 janvier 2011 au Théâtre de Nîmes. Pensez à réserver dès maintenant. Ay !

La Mie de l’Art avec Gatonegro
Photo : la superbe Rafaela Carrasco (DR)

Et en guise de mise-en-bouches, quelques extraits de nos artistes :


La Agujeta (chant) accompagnée par Moraito (guitare)


Le Bailaor Andrés Marin


La bailaora Bélen Lopez

Flamenco !

28 Nov

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