INDIGNES : WALL STREET, le 16 octobre, la police de NYC matraque les manifestants

17 Oct

CE 17 OCTOBRE : DESORMAIS LE PEUPLE PREND LE POUVOIR

17 Oct

Eh oui ! Mais pas qu’aux primaires citoyennes, où tout de même plus de 3 millions de citoyens de gauche se sont déplacés vers les urnes de la « primaire du PS » (un parti qui ne compte que 130 000 adhérents seulement !). En réalité, ce sont de simples citoyens impliqués qui ont voté, des « lambdas » dont feraient mieux de se méfier le suintant Copé et sa clique désolante de prévaricateurs et autres mis en examen de l’UMP… 3 millions dans les urnes en France, donc, mais aussi, tout naturellement, comme il se devait depuis trop longtemps, plusieurs millions dans LA RUE mondialisée !

85 pays ont organisé samedi 15 octobre une journée « d’indignation ». Passons sur le mérite supposé du respectable vénérable Heissel à avoir mobilisé sur son seul et -très mince- opuscule les indignés de la planète entière. Comme toujours, le coq français ébouriffe sa crête ridiculement. Non, les « indignés » de Grèce -à très juste titre-, ceux d’Espagne, du Portugal ou de la Berlusconie ont tout simplement été rejoints par ceux de Wall Street ou de la City de Londres. Une première !

Quant à ceux de la Sarkosie moribonde, eh bien ils ont fait la preuve -autrement- de leur mobilisation. Quoiqu’en disent les caciques exécrables, mauvais perdants et surtout très crétins de l’UMP, cette Primaire est un tournant historique pour notre pays.

Un espoir et surtout, un voeu qui risque fort de se concrétiser dans les prochains mois : Dégager le libéralisme, les libéraux en Europe et ailleurs, la finance et les marchés boursiers, et toute cette droite internationale pourrissante et nauséabonde qui nous a mis à genoux.

La mayonnaise est en train de prendre. Avis aux retardataires !

Antonio Sanz

Photo : Puerta del Sol, Madrid, ce 15 octobre 2011.

ROMS : GRANDE MARCHE POUR LA DIGNITE ROM CE 1er OCTOBRE

1 Oct

A l’initiative des organisations Roms et et des associations anti-racistes, voici un appel à une grande manifestation ce samedi 1er octobre à Paris. Le peuple le plus Européen qui soit, présent en Europe dès le 15e siècle de Dublin à Crakovie, de Bucarest à Madrid est depuis toujours l’objet de discriminations odieuses de la part des peuples « autochtones » comme des pouvoirs. Après avoir subi les pogroms, puis les camps de la mort nazis, les voici qui aujourd’hui sont agressés au quotidien en Europe de l’Est, leurs maisons brûlées, leurs enfants interdits d’école, et ici, en France, lâchement discriminés et expulsés par le gouvernement UMP au profit d’une politique sécuritaire purement électoraliste. Ce peuple qui ne demande qu’à vivre en paix et circuler librement, comme il en a le droit en tant que citoyens européens, n’en peut plus. Il est grand temps de l’aider à retrouver sa dignité, un respect auquel il aspire légitimement, et une vraie place dans la communauté des peuples européens.

Voici le communiqué d’appel à manifester à Paris aujourd’hui 1er octobre à 14 h. Rejoignons-les en nombre pour une marche de la dignité :

Il y a un an, de nombreux citoyens roumains et bulgares étaient brutalement expulsés de France parce que Roms.

Ces actes de violences se déroulè rent sous l’œil des caméras de télé vision mais dans l’indifférence quasi-générale, nonseulement des classespolitiques , mais également des sociétés civiles européennes.

Pour beaucoup, elles apparaissaient comme le dernier acte d’une tragédie que devraient fatalement subir les Roms à travers toute l’ Europe depuis plusieurs siècles , et dont les persécutions des nazis et de leurs collaborateurs ont constitué le paroxysme, mais pas la fin. Beaucoup se sont ré sign és à l’indifférence par lassitude, par manque de protection politique ou institutionnelle, par autoconviction que ces positions de dominés étaient accept ées voire désirées par les Roms eux-mêmes.

L’évocation de ces violences est pourtant insupportable : en Hongrie , manifestations des milices d’extrême droite dans les villages où vivent de nombreux Roms, comme à Gyongyospata, les obligeant à fuir.

En République Tchèque et en Hongrie, assassinats et crimes racistes. Dans de nombreux villages, les Roms sont séparés du reste de la population par des murs construits à ceteffet par les autorités locales , comme à Tarlungeni ou Baia Mare en Roumanie, Michalovce, Koice, Preov ou Svinia en Slovaquie , Sliven en Bulgarie,…

En Serbie, Croatie , Moldavie France et Turquie , violentes discriminations raciales dans tous les secteurs de la vie. Retours forcés au Kosovo et expulsions d’ Allemagne , du Danemark et de Suède, etc. Cette funeste liste pourrait s’allonger indéfiniment, si bien que les sentiments de fatalité et d’ impuissance , voire de normalité de la violence subie l’emportent parfois, même chez certains d’entre nous.

Ces sentiments sont similaires à ceux qui avaient gagné les membres de la communauté gayaméricaine jusqu’à la fin des années soixante. Ils s’étaient habitués aux représentations dégradantes, à la condition de marginalité, à ne pas jouir des mêmes droits que les autres citoyens et à subir régulièrement des violences, individuelles comme policières, simplement parce qu’ils étaient gays.

Le 29 juin 1969, suite à la descente policière du jour au Stonewall Inn, petitbar gay du quartier de Greenwich Village à New York , une poignée d’habitués, rejoints par quelques habitants du quartier, ont décidé de dire « Assez ! ».

Après quatrejours de confrontations avec la police , quelque deux milles personnes ont organisé une marche dans les rues de la Ville : la Gay Pride était née. Un an après l’ affirmation d’une politique anti-Roms délibérée en France , quelques jours, mois ou années après les insupportables violences racistes subies par les Roms sur tout notre continent, le samedi 1er octobre sera le « Stonewall rom européen ». Ce jour-là nous, responsables de la société civile européenne antiraciste et rom, allons assumer nos responsabilités et crier avec force et détermination : « Dosta ! », « Assez ! ».

Avec fierté et espoir en une Europe débarrassée du racisme, de l’antisémitisme et de toutes les discriminations raciales, nous allons marcher pour la première Roma Pride. Nous en avons assez des stéréotypes racistes, assez des discriminations raciales permanentes, assez de la marginalisation forcée, assez des violences quotidiennes, assez du statut de bouc-émissaire, assez des meurtres racistes, qui touchent les individus ou communautés roms au cœur de notre continent depuis trop longtemps, assez ! Ensemble , avec de nombreuses organisations de la société civile, des citoyens engagés célèbres ou anonymes, puissants ou faibles, nous allons défiler au cœur des capitales européennes pour fairemieux connaître et pour dénoncer le racisme et les discriminations raciales dont sont victimes les Roms, aujourd’hui, à travers toute l’Europe.

A l’occasion d’événements culturels, nous partirons à la rencontre de tous ceux qui souhaitent mieux connaître la diversités des cultures, des identités, des histoires et des mémoires roms, bien loin des stéréotypes et clichés éculés. Par notre actioncommune , nous ferons vivre le rêve européen et la valeur d’égalité qui le fonde. Notre revendication sera donc simple et claire : l’égalité des droits et l’égale jouissance des droits pour tous les individus vivant en Europe. En un mot, la dignité. Ainsi, nous mènerons une coalition européenne de solidarité et d’idéal de la Norvège à la Turquie, de la France à la Lettonie en passant par la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie et bien d’ autres pays européens pour clamer haut et fort : Roma Pride !

Benjamin Abtan, Secrétaire Général du European Grassroots Antiracist Movement – EGAM, et les dirigeants d’organisations roms et antiraciste de 21 pays européens

THIERRY MARIANI : Sa « Droite populaire » qui copie le programme du FN

29 Sep

Le ministre Thierry Mariani, l'un des fondateurs de la Droite populaire.

Le ministre Thierry Mariani, ex-député de Vaucluse (Valréas), bien connu chez nous à Avignon pour ses nombreuses inaugurations-prétextes à visites d’amitié à ses potes UMP locaux et autres cousinages* éloquents, est un des fondateurs de la section facho du parti présidentiel dite « Droite Populaire », grande pourvoyeuse de lois liberticides et tout simplement imbéciles. Voici l’analyse du « programme » de ce « mouvement », publiée il y a quelques jours par Le Monde.fr :

Marine Le Pen la nomme « l’agence de publicité mensongère », une « entreprise d’enfumage électoraliste ». La Droite populaire, collectif de députés les plus à droite de l’UMP, vient de remettre 12 propositions pour le projet présidentiel de 2012. Ce groupe d’élus, qui va s’ouvrir « dans le mois qui vient, à tous ceux qui veulent adhérer à [leur] charte », se présente comme un regroupement de gardiens  du sarkozysme, dont le socle électoral de 2007 s’était notamment nourri  d’électeurs du FN.

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Aujourd’hui, Marine Le Pen a regagné du terrain sur  cet électorat. Une dynamique que la Droite populaire, fondée par le ministre chargé des transports, Thierry Mariani,  aimerait enrayer, afin que Nicolas Sarkozy ne se fasse pas doubler sur sa droite.

Parmi les 12 propositions avancées mardi 27 septembre par la Droite populaire, certaines reprennent des thèmes mis en avant par Marine Le Pen, mais ce ne sont pas non plus des « copiés-collés » du programme du FN. Revue de détails.

UNION EUROPÉENNE ET RÔLE DE L’ÉTAT

Au chapitre des différences, l’Europe et le rôle de l’Etat figurent en bonne place. Chez Marine Le Pen, l’idée est claire : il faut sortir de l’Union européenne pour bâtir un « Etat stratège » et interventionniste.

Pour la Droite populaire, il faut « corriger (…) le trop plein de l’Etat providence et ses effets néfastes ». Et il n’est pas question de sortir de l’UE. Il faut en outre « redonner confiance en l’Europe en fixant trois priorités : la gouvernance économique et la libre circulation des hommes et des biens tout en maintenant un contrôle extérieur rigoureux aux frontières ».

La Droite populaire reprend notamment la taxe Tobin,  qui vise à taxer les flux financiers, mais le Front national apparaît d’une manière générale comme plus interventionniste économiquement. La Droite populaire défend notamment l’idée d’un CDI plus flexible et la disparition des CDD.

PATRIOTISME ÉCONOMIQUE

Sur le soutien aux PME et TPE ou la lutte contre la grande distribution, les propositions de la Droite populaire et du FN se font écho.

Comme le FN, la Droite populaire envisage des « barrières douanières modulables pour les importations en provenance des pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales » dans le cadre de ce qui est nommé une « TVA protection de l’emploi ».

Une proposition qui n’est pas sans rrappeler le protectionnisme « raisonné » du FN, qui préconise des « écluses douanières » non pas aux portes de l’Europe mais aux frontières françaises. Des droits de douanes qui ne frapperaient pas « de manière uniforme tous les produits importés, mais seraient ciblés selon des critères intelligents et utiles », comme les normes sociales, environnementales et sanitaires.

De la même manière, Droite populaire et Front national défendent un « patriotisme économique ».

PARTICIPATION SALARIALE

Autre point de rapprochement, la participation salariale. Pour la Droite populaire, il faut la favoriser en « incluant une part de cogestion (présence systématique dans les Conseils d’administration) ».

Le FN va un peu plus loin en lançant l’idée d’un « capitalisme populaire ». Dans les entreprises de plus de 50 salariés, serait  instaurée une « réserve légale de titres » : les salariés « dans leur globalité »,  pourraient ainsi devenir collectivement « propriétaires » de 10 % de l’entreprise. Cependant, ils n’auraient pas le droit de vote.

SÉCURITÉ ET IMMIGRATION

Évidemment, ce sont sur les thèmes de la sécurité, de la lutte contre l’immigration, de la lutte contre la fraude sociale, de la « laïcité », ou encore sur « le refus du communautarisme » que les points communs sont les plus nombreux.

Il en va ainsi de la limitation « au strict minimum vital » de l’Aide médicale d’Etat (AME) pour les sans-papiers, de l’opposition au droit de vote pour les étrangers, ou des conditions renforcées d’acquisition de la nationalité française.

Ainsi, Marine Le Pen veut supprimer « l’acquisition automatique de la nationalité. Il faudra  faire preuve d’un talent, d’une ambition, d’une envie particulière pour  devenir français ». La Droite populaire aussi, en mettant en place « un droit de la volonté » pour « l’acquisition de la nationalité française à 18 ans ».

FN et Droite populaire mettent également en avant une politique de codéveloppement pour inciter les populations candidates à l’immigration à rester dans leur pays d’origine. Côté  UMP, on parle d’un « plan Marshall du codéveloppement en jumelant chaque nation européenne à tous les pays de bonne gouvernance ».

Côté FN, on veut « prendre l’initiative d’organiser régulièrement une conférence euro-africaine réunissant les pays concernés afin de déterminer les besoins et de mettre en œuvre les moyens destinés à fixer les populations (…) dans leurs pays d’origine », comme le décrit le site du parti d’extrême droite.

Sur plusieurs sujets, le FN va plus loin que la Droite populaire. Ainsi, la Droite populaire veut « restreindre » le regroupement familial « en supprimant son automaticité ». Le FN veut, lui, le « supprimer ».

Le parti d’extrême droite parle de « rétablir  l’expulsion des délinquants multirécidivistes étrangers » quand la Droite populaire veut « rendre possible le non renouvellement du titre de séjour à tout étranger condamné à une peine d’au moins un an de prison ».

Ou encore, quand l’aile droite de l’UMP parle « d’instaurer des sanctions renforcées pour les trafiquants », Marine Le Pen, elle, s’est prononcée à plusieurs reprises pour le rétablissement de la peine capitale pour « les gros trafiquants ».

LES AIDES SOCIALES

A première vue, le Front national peut paraitre plus « social » que la Droite populaire concernant les aides. Sur le RSA notamment, Marine Le Pen déclare que « le RSA est un minimum auquel ont légitimement droit de nombreux Français  particulièrement démunis, et il apparaît totalement stupide de vouloir réduire les revenus de ceux qui ne font aujourd’hui que survivre ».

De leur côté, les députés de la Droite populaire veulent « limiter la perception du RSA dans le temps et instaurer une compensation au versement », c’est-à-dire un temps de travail obligatoire. Si la position du FN semble plus « généreuse », il ne faut pas oublier que, concernant les aides sociales ou le logement social, tout passe, au Front national, par le tamis de la « préférence nationale » – véritable pierre angulaire du programme – qui entend réserver les aides aux seuls Français, ce qui n’est pas le cas de l’aile droite de l’UMP.

LUTTE CONTRE LA FRAUDE SOCIALE ET DÉMOCRATIE DIRECTE

La fraude sociale est aussi un des thèmes majeurs que FN et Droite populaire se partagent. Ils tombent d’accord sur la création d’une carte vitale sécurisée ainsi que sur la volonté de renforcer les fichiers existants. Pour le FN, en autorisant le croisement de fichiers, pour la Droite populaire, en créant un registre national centralisé et coordonné.

Au chapitre des institutions, Droite populaire et Front national tombent d’accord sur l’instauration d’un référendum d’initiative populaire, sur le modèle suisse.

Abel Mestre / pour Le Monde.fr | 28.09.11

LIRE AUSSI : ce cher cousin François Mariani

ACCIDENT de MARCOULE : Une radioactivité 6 fois supérieure à la normale sur AVIGNON !!!

28 Sep

Une radioactivité 6 fois supérieure en moyenne (avec des pics jusqu’à 10 fois !) à la normale sur Avignon et sa région, voici ce qu’ont relevé les labos indépendants le 12 septembre dernier, jour de l’accident soi-disant « industriel » sur le site nucléaire de Marcoule. Encore une fois, l’Etat nucléaire, pour lequel l’atome est depuis 50 ans une religion, nous ment. En réalité, le four qui a explosé contenait des métaux en fusion radioactifs, déchets militaires ou industriels contaminés que l’autorité nucléaire a soigneusement cachés. Voici un extrait du communiqué du CAN 84 et le tableau des relevés du 12 septembre 2011 :

Après l’incident nucléaire dans l’unité Melox Areva de Marcoule le mardi 28 juin 2011, c’est ce lundi 12 septembre 2011 un four de traitement de déchets nucléaires de l’installation nucléaire Centraco de la filiale EDF la Socodei qui explose entrainant la mort d’un salarié au moins et des blessures importantes sur 4 autres dont l’un est dans un état grave. Un périmètre de sécurité a été installé en raison des risques de fuites.

Si le gouvernement et le ministère de l’Intérieur affirme que les blessés « n’ont pas été contaminés et qu’aucune mesure de confinement ou d’évacuation » des salariés « n’a été nécessaire » ce n’est pas ce qu’ont vécu les salariés du site, retenus sur place et ne pouvant ni s’éloigner ni rentrer, les uns à la fin de leur journée de travail, les autres à la reprise. Le personnel a bien été retenu et bloqué dans les bâtiment malgré les informations contraires distillées par les autorités

Le site CENTRACO – SOCODEI d’EDF – AREVA mitoyen à celui du CEA de Marcoule est classé INB (Installation Nucléaire de Base) par l’ASN. Le bâtiment confiné situé dans l’unité de fusion où s’est produit l’explosion, nécessite pour les intervenants une double protection totale : Radiologique et thermique. En conséquence, l’accident classé provisoirement par l’ASN au niveau 1 sur l’échelle INES des évènements nucléaires est un accident nucléaire.

Devant, une nouvelle fois, les mensonges d’Etat et du lobby nucléaire, des membres du Collectif antinucléaire de Vaucluse ont effectué des mesures indépendantes de radioactivité en différents points de Vaucluse, du Gard et de l’Hérault. Le mistral soufflant ce jour c’est en aval de Marcoule que les mesures ont été réalisées dans un périmètres de 120km.

En voici les relevés (achevés à 23h00) qui font apparaître une augmentation anormale de la radioactivité dont la cause pourrait être liée à l’incident de Marcoule, sauf à ce qu’une autre explication crédible soit fournie par les responsables de l’accident nucléaire.

SOURCES : Collectif antinucléaire de Vaucluse / CAN84 – collectifantinucleaire84@hotmail.fr – 06 60 76 04 03 – http://www.coordination-antinucleaire-sudest.org

MEGALOMANIAQUE MARIE-JOSEE ROIG : Un Tramway nommé Désastre

27 Sep

(le tramway sur la rive asiatique d’Istanbul)

Le Billet d’Angelina / Réactualisation au 27 septembre 2011

Le Tramway d’Avignon, éternel serpent de mer, est hélas, toujours d’actualité. Ce projet pharaonique est parfaitement inadapté à la petitesse du territoire avignonnais. Budgétivore, il ne concernera au final que trois dessertes et 14 km de voies pour un coût total de construction estimé à 250 millions, non-compris les dommages collatéraux : fermeture des commerces du parcours pendant de long mois, réaménagements de la voirie annnexe, remplacement de la flore abimée, etc.

En réalité, c’est au minimum 350 millions (!) que la ville va devoir provisionner, compte tenu des dépassements inévitables, pour mener à bien ce projet délirant, inapproprié et totalement irréaliste, destiné simplement à faire « trace » dans la vie et l’oeuvre de son initiatrice mégalomaniaque Marie-Josée Roig, maire d’Avignon…

Nous sommes donc fortement opposés à ce gadget d’élue qui conduira fatalement les finances de la ville dans un gouffre abyssal, et dont nous subirons forcément les dégâts. Voici ce que nous en écrivions il y a quelques mois :

Il paraît que notre Marie-Jo en ce moment est aux anges : la nomination du nouveau préfet de Vaucluse y est pour beaucoup. En effet, quoi de mieux qu’un ami acquis à votre cause, qui plus est Le représentant de l’Etat en ces lointaines terres, pour faire avancer un dossier dont, en haut-lieu, on ne parierait pas un kopeck sur la faisabilité ?

Le « Tramvouais » (comme dit l’ami Gaudin) d’Avignon serait donc « sur de bons rails ». Au-delà du jeu de mots complaisant que la presse locale se plaît à répercuter dans ses colonnes (avec les considérations oiseuses sur l’ACA et ses déboires, autre marronnier de nos journalistes du cru), ce qui s’abrite derrière cette boutade cache en fait une réalité beaucoup moins plaisante pour les contribuables avignonnais, et que ladite presse locale « d’information » se garde bien de relayer.

Pour exemple, considérons les déconvenues de nos amis marseillais : après que leur bourgmestre inénarrable relooké en Grand Santonnier devant l’Eternel eût oeuvré de longues années pour cette incongruité toute marseillaise, le Tramway de la cité phocéenne (autre appellation de Marseille en vogue chez nos plumitifs de la PQR), a vu le jour. Non sans douleur ni effets sur la patience des contribuables : rues et avenues éventrées quatre longues années durant, commerces riverains obligés de mettre la clef sous la porte, habitants « pauvres » (et surtout arabes) chassés de chez eux au profit de sociétés de réhabilitation immobilière (appartenant à de fameux fonds de pensions venus d’Outre-Manche), nuisances de tous ordres… pour un résultat dont le moins que l’on puisse dire est qu’il dépasse toutes les espérances du brillant initiateur de cet OVNI : une dette multipliée par 10, chaque contribuable marseillais se voyant condamné à devoir une année de salaire, quelques centaines de commerces définitivement fermés, une « requalification » des quartiers passant par la destruction pure et simple de leurs noyaux de vie, au bénéfice de quelques bobos parisiens ou lyonnais expatriés, ravis d’emprunter ce serpent de mer ferrovière pour ammener leurs gamins le samedi au parc Longchamp. Sans parler du fait que les lignes du-dit « tramvouais » doublent parfaitement les lignes existantes de métro (mais en plein air il est vrai)…

Surtout, la ville de Marseille (960 000 habitants tout de même, à comparer aux pauvres 92 000 de notre Cité), déjà largement dans le rouge, voit grâce à cet « investissement visionnaire » son endettement déjà stratosphérique crever tous les plafonds de la prospective comptable : ce Tramway gaudinesque, qui ne sert à rien ou quasi, a réussi à gréver le budget de la Ville sur 20 ans ! Vingt années pendant lesquelles le déjà pauvre contribuable marseillais va devoir se saigner aux quatre veines, notamment sur sa taxe d’habitation, pour renflouer le déficit de ce coup de mégalo de son Maire, pas à une aberration près… mais que ne ferait-on pas pour rallier démagogiquement un électorat semble t-il de plus en plus écolophile, n’est-ce pas ?

Voilà donc un bel exemple à méditer, chers Avignonnais, à l’heure où nos taxes d’habitation, forcément en hausse du fait du désengagement de l’Etat, vont se prendre de surcroît un sérieux coup de fouet en anticipation des projets ubuesques de sa première magistrate…

Angelina Vivaldi

BONNE IDEE : Taxe sur les transactions financières, l’Europe décide de se lancer seule

27 Sep

Face au refus des Etats-Unis et d’autres grands partenaires, l’Europe se prépare à aller seule de l’avant en vue de créer une taxe sur les transactions financières, avec une proposition imminente de Bruxelles qui ne sera toutefois pas aisée à faire accepter au sein même de l’UE.

Cette proposition législative pourrait être adoptée dès mardi et présentée par le président de la Commission, José Manuel Barroso, mercredi à Strasbourg lors d’un discours sur « l’état de l’Union » devant le Parlement européen. Paris et Berlin n’ont guère rencontré de succès en défendant une taxe sur les transactions financières instaurée à l’échelle du G20 en vue de financer par exemple l’aide au développement. Il n’y « pas de consensus aujourd’hui » sur ce sujet en raison des « réserves » américaines, a ainsi reconnu le ministre français des Finances, François Baroin, vendredi à Washington.

  L’Union européenne a donc décidé d’avancer seule sur le sujet.  Dans l’esprit de la Commission, la taxe qui devrait être proposée cette semaine verrait au moins une partie de son produit alimenter le budget de l’Union européenne, avec en contrepartie une baisse équivalente des contributions nationales à cette enveloppe.

   « L’idée est de faire contribuer le secteur financier, qui est dans une situation fiscale privilégiée grâce à l’exemption de TVA dont il bénéficie, ce qui lui fait économiser 18 milliards d’euros par an en Europe », indique une source européenne interrogée par l’AFP.

La philosophie: une taxe qui s’appliquerait sur une assiette aussi large que possible (actions, obligations, produits dérivés, produits financiers structurés), avec un taux aussi bas que possible.

Les institutions financières, banques, Bourses et fournisseurs de services financiers, seraient chargés de la collecte de la taxe auprès de leurs clients et de son paiement.

L’hypothèse de travail retenue depuis plusieurs semaines est d’imposer un taux de 0,1% pour les actions et obligations et 0,01% pour les produits dérivés. Mais au final les taux pourraient être légèrement différents. Il s’agirait de minima, les Etats étant libres ensuite d’appliquer des taux supérieurs.

En fonction de l’option choisie, la taxe pourrait rapporter de 30 à 50 milliards d’euros par an. Mais au sein même de l’Union européenne, l’idée est loin de faire l’unanimité. Certains craignent, à l’instar du gouvernement et des milieux d’affaires britanniques, une délocalisation des transactions financières vers des pays tiers, préjudiciable à la City de Londres.

   « En-dessous d’un certain seuil, l’incidence d’une taxe est négligeable au regard de l’attractivité de l’Europe », fait valoir une source européenne.

Un des moyens d’éviter les délocalisations résiderait aussi dans le principe de territorialité: par exemple, une banque non européenne mais enregistrée en Europe pour certaines opérations serait concernée au même titre qu’une banque européenne. Reste à convaincre l’ensemble des 27, ce qui ne s’annonce pas facile. La position britannique est partagée notamment par la Suède ou les Pays-Bas. Le ministre polonais des Finances Jacek Rostowski a, lui aussi, exprimé récemment la crainte d’une délocalisation des transactions.

 En cas d’échec à obtenir l’unanimité, une procédure de coopération renforcée pourrait être mise en oeuvre entre plusieurs Etats de l’UE. La taxe pourrait ainsi être appliquée uniquement au sein de la zone euro, comme l’ont suggéré récemment les ministres allemand et belge des Finances, Wolfgang Schäuble et Didier Reynders.

En tout état de cause, le temps que la proposition soit discutée et adoptée, elle ne se concrétisera pas avant 2014 au plus tôt.

Céline Loubette / Bruxelles / Agence France-Presse / 27 septembre 2011

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