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Sex Pistols : Anarchy in the UK

11 Nov


C’est beau, c’est bon, c’est historique. Et en plus, c’est d’actualité…

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LE MUSEE DE L’HISTOIRE RANCE

16 Oct

Patrimoine. La Maison de l’histoire de France est une vitrine du débat sur l’identité nationale.

NICOLAS OFFENSTADT Maître de conférences à l’université de Paris-I. – Libération.fr – 15/10/2010

«La promotion de notre identité nationale doit être placée au cœur de votre action.» C’est ainsi que Nicolas Sarkozy et François Fillon définissent une des tâches centrales du nouveau ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de ladite identité, pour Eric Besson, dans la lettre de mission qui lui est adressée le 31 mars 2009.

Dans le paragraphe qui suit, il est demandé au ministre de prendre part «au côté du ministre chargé de la Culture à la mise en place du Musée de l’histoire de France, qui contribuera à faire vivre notre identité nationale auprès du grand public». Ainsi le projet culturel phare du quinquennat s’inscrit-il d’emblée dans l’offensive idéologique de retour au roman national d’exaltation des racines qui marque les discours sur l’histoire tenus par et autour du Président. Il devient en quelque sorte la vitrine historique du douteux débat sur la si incertaine notion d’«identité nationale». Faut-il espérer, quand même, avec Roger Chartier, moderniste et professeur au Collège de France, que le projet puisse développer une «autonomie relative» par rapport aux intentions idéologiques qui le guident au départ ?

L’idée d’une «Maison de l’histoire de France» est née, pendant la campagne électorale de 2007, de la convergence idéologique entre les grands discours de Nicolas Sarkozy sur le passé du pays et les inquiétudes politiques d’un conservateur du patrimoine, Hervé Lemoine. Les deux sont en phase pour diagnostiquer une «crise identitaire» de la France et dénoncer les menaces du «lobbying mémoriel», celui des groupes et communautés qui cherchent une reconnaissance publique à un passé souvent douloureux.

Désarroi. Une fois élu, le nouveau président demande à Hervé Lemoine de réfléchir à un centre «dédié à l’histoire civile et militaire» du pays. Deux rapports successifs du conservateur envisagent de l’installer aux Invalides (2008), avant que la question du lieu d’implantation ne s’élargisse (rapport Rioux, en 2009, et Hébert, en 2010). Les discussions portent notamment sur les châteaux de Vincennes et de Fontainebleau. En janvier 2009, le président de la République annonce officiellement la création du musée pour «renforcer l’identité» et répondre au «besoin de sens» du pays. Là encore, les objectifs sont clairs. La prise en main du dossier par le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand (juin 2009), qui en fait son affaire, conduit au choix des Archives nationales pour accueillir le projet. A leur grand désarroi, car l’institution manque cruellement de place.

Une intersyndicale s’y oppose. Le bâtiment est toujours occupé. A trop discuter du lieu, le risque pointe de considérer le projet d’un musée d’histoire de France au XXIe siècle comme naturel. Dès la publication des premiers rapports, plusieurs historiens se sont inquiétés du périmètre du projet, de son contenu idéologique et de ses ambitions, aussi, à régenter la recherche. Faut-il vraiment une Maison de l’histoire de France ? Et d’abord, pourquoi la limiter à la France ?

Pour Christophe Charle, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Paris-I, un «débat public productif» sur l’histoire de France doit se situer «dans un cadre non national et européen, voire plus vaste». Il faut renouer avec un regard universel ou universalisable «à mesure que la France s’intègre dans l’Europe et doit intégrer des populations venues du monde entier». Jean-Pierre Rioux, inspecteur général honoraire de l’Education nationale, auteur du rapport sur les sites possibles d’implantation, trouve toujours pertinent le cadre national pour réfléchir à «l’art du vivre ensemble et de se présenter au monde». Il ajoute : «Le cadre national n’a pas disparu de l’horizon de l’histoire de l’humanité.»

Roger Chartier ne voit pas les choses ainsi : le cadre de l’Etat-nation pour appréhender l’ensemble de l’histoire est «une projection rétrospective sur de longues périodes» où il se révèle sans pertinence. C’est créer un isolat qui tient trop peu compte des multiples liens qui tissent les mouvements de l’histoire. Le musée néglige les tendances actuelles de l’historiographie. Tout cela «sonne» décidément son «XIXe siècle», dit encore Chartier. Le médiéviste Jacques Le Goff n’est guère enthousiaste, non plus, pour un tel projet. Autant l’historien se réjouit des politiques du patrimoine qui ont permis de découvrir et partager des héritages communs, autant il ne voit pas l’intérêt d’une maison propre à l’histoire de France, avec les risques nationalistes toujours possibles.

Amiral. L’enjeu dépasse d’ailleurs la mise en scène de l’histoire nationale, car le projet exposé dans les derniers rapports entend embrasser de multiples tâches : mise en réseau des musées d’histoire, activités pédagogiques, soutien à la recherche. La maison de l’histoire pourrait ainsi devenir le navire amiral de la muséographie historique, voire de programmes historiens. Tout cela pour «promouvoir» l’«identité nationale» ? On comprend dès lors que les tenants du projet ne sont guère enclins à ouvrir le débat. Il faut la lutte actuelle du personnel des Archives pour réveiller les enjeux de fond.

Dernier ouvrage paru : «14-18 aujourd’hui, la Grande Guerre dans la France contemporaine», éditions Odile Jacob, 2010.

Spécialité locale : la démocratie à l’Avignonnaise

14 Oct

LE BILLET D’ANGELINA

Seulement 4 conseils municipaux en un an d’exercice ! Le quatrième, donc, devrait se tenir en mairie samedi. On ne peut pas dire que notre première magistrate abuse du temps de ses conseillers… A tel point que l’opposition la menace du tribunal administratif pour entorse délibérée à l’expression politique (La provence du 13 octobre) !

Marie-José Roig n’innove guère. En réalité, elle se positionne dans le droit fil de ses amis du pouvoir national : expression parlementaire muselée, assemblée godillots, décisions prises par un seul, à la hussarde, et dans le dos de ses ministres, il faut dire que le chef de l’Etat montre l’exemple. Le peuple n’a qu’à bien se tenir. Notre maire ne fait qu’appliquer cette recette éprouvée : pour taire toute opposition, rien de mieux que ne lui laisser aucune occasion de s’exprimer. Ainsi, les fabuleux projets de notre édile peuvent-ils prospérer, en communication ciblée, dans toute la presse locale : tramway surréaliste, concessions ubuesques du patrimoine municipal (Palais des Expositions), financement délirant de ce mauvais club qu’est l’ACA, migration de la police municipale vers des zones « à risques »… en bref, c’est toute la vie de la cité, qui se voit, chaque jour un peu plus, dirigée par les décisions d’un seul clan, au mépris de la plus élémentaire des confrontations démocratiques.

Lorsque le pouvoir décisionnaire, pour ce qui intéresse le quotidien de chaque citoyen, est confisqué ainsi par une infime frange de la représentation politique, c’est toute la démocratie, ce gros mot passé de mode, qui est ainsi foulée aux pieds, et le peuple de « la rue » une fois de plus méprisé.

Mais cela, en notre beau pays volontiers donneur de leçons, au rayonnement international désormais exemplaire concernant ces fichus droits de l’homme et les libertés fondamentales, n’est dorénavant plus qu’un « détail » dans le vaste programme de déstabilisation sociale emmené par les « mentors » de notre première magistrate.

Angelina Vivaldi

LE MOT DE TAÏEB : Alors, la retraite à 62 ans pour tous les politiques ?

6 Oct

Que l’on y songe : nos gouvernants sont vieillissants, parfois même perclus de rhumatismes (Cf Georges Frêche), ils ont fait leur temps, eux aussi. Certains seraient donc ravis de les remplacer par de vigoureux quadras, bien dans leurs converses. Que l’on se méfie : la jeunesse n’a jamais fait la valeur des idées pour autant… Quand l’on voit, par exemple, les jeunes UMP, on en frémit d’avance. Comment peut-être « jeune » et UMP, d’ailleurs ?

Les jeunes sont parfois des vieux qui trompent leur monde, sous une enveloppe charnelle rafraîchie et agréable. Regardez le « jeune » Baroin, paraît-il bien en vue pour succéder au pauvre Fillon : celui-là est bien un usurpateur : derrière un physique actualisé, se cache un redoutable ancêtre. Ses « valeurs » sont bien celles de la droite la plus conservatrice qui soit, et ses contorsions idéologiques, passant allègrement d’un chiraquisme bon teint à un sarkozisme affiché, ne feront rien pour faire accroire sa « modernité ». Un UMP reste un UMP, quoique il en dise.

D’ailleurs, notre mairesse Marie-josé Roig (née en 1938), le sait bien qui, malgré l’affichage d’une « distance » de bon aloi à l’égard du roitelet de l’Elysée, n’en demeure pas moins une conservatrice convaincue. L’âge de la retraite sonnera t-il pour elle lors des prochaines législatives ? de toutes façons, cela fait longtemps déjà qu’elle a renoncé à fréquenter l’hémicycle : trop de vieux croûtons, et pas beaucoup d’oreilles bienveillantes à ses élucubrations mégalos : son projet d' »Opéra-Sydney » n’a pas eu l’heur de recueillir beaucoup de soutiens de la part de ses pairs…

Voilà le dilemme : comment réformer la politique sans pour autant avoir l’air d’en chasser tous ses « vieux », et tout en maintenant envers et contre tous qu’il est sain de travailler le plus longtemps possible ? Le personnel politique, qui s’applique avantageusement les préconisations qu’il vante pour tous, montre l’exemple : avec lui, rassurons-nous, le « vieux » a de l’avenir…

T.E.B.

LE BILLET D’ANGELINA : la retraite on s’en fout ce qu’on veut c’est plus travailler du tout !

1 Oct

Demain samedi 2 octobre, la rue devrait s’enflammer. Pour de bonnes raisons, certes, mais de mauvaises tout autant… Quand on y réfléchit, en effet, quelle est cette société qui nous contraint quarante-deux ans durant (quarante-deux !!!) à ainsi nous prostituer dans des tâches et des « devoirs » qui ne procèdent, en aucune manière, du « Naturel » ? Honnêtement, si l’on additionne nos années d’études (ou de glandage) à ces fameuses 42 annuités, c’est bien de toute une vie d’esclavage dont on parle ! Et pour quel bénéfice, si ce n’est se flinguer la santé et le moral ? (quand ce n’est pas pour finir par se flinguer tout court, cf France-Télécom…).

N’oublions pas que cette notion abstraite de Travail est extrêmement nouvelle dans notre civilisation. Les préalables en sont posés à l’époque médiévale, pour des raisons et des objectifs aisés à comprendre. En réalité cette idée de travail forcé, au service de « l’intérêt général », et au sens où on l’entend dans son acception moderne, est encore plus récente : l’industrialisation à outrance du XIXe siècle et notre entrée dans la mondialisation de la « croissance », via la dictature des marchés et ses corollaires, a définitivement scellé nos destinées. Dorénavant nous sommes tous condamnés à produire chacun cent fois, deux cent fois ce dont nous avons réellement besoin, tout ça au bénéfice du sacro-saint Marché et de ses zélateurs, et surtout au détriment de notre santé !

Vive la société du loisir éternel et de la décroissance ! Pour autant n’omettons pas demain de signifier notre colère et notre volonté d’en découdre devant un gouvernement vendu au Marché et totalement autiste à notre désir de vivre en paix, longtemps, et sans contraintes. Rien que de très naturel, en somme…

Angelina Vivaldi

LE MOT DE TAÏEB : Thierry Mariani, le Warrior du Vaucluse

28 Sep

Ce matin 28 septembre, voilà qu’à nouveau notre député de Vaucluse Thierry Mariani s’illustre par un « joli » coup médiatique. Cette fois, il a trouvé un truc bien gras propre à rassurer ses populations électorales du nord-Vaucluse, promptes à verser dans le vote FN, comme on l’a hélas souvent constaté. Pour « rattraper » cet électorat volatil, notre martial député a trouvé un truc : les malades étrangers qui abuseraient de notre généreux système d’assurance-maladie…

Le voici qui présente ce matin à l’Assemblée un texte dans le droit fil de la xénophobie ambiante relative aux Roms et aux populations étrangères en général, tarte-à-la crème de ce gouvernement décidément si peu sûr de lui qu’il lui faut user de toutes les grosses ficelles sécuritaires pour tenter de se rallier un électorat de la droite dure, méchamment tenté par le vote extrême, son électorat traditionnel commençant à se poser de sérieuses questions tout en se bouchant le nez.

Cette proposition de loi nauséabonde dit tout le désarroi de l’UMP devant la débandade annoncée. Il lui faut donc sans cesse inventer de nouvelles imprécations, remuer la boue xénophobe ou sécuritaire, et même user de la peur terroriste pour tenter de faire oublier au bon peuple d’en bas son bilan désastreux et ses atteintes réitérées aux droits sociaux.

L’UMP a ainsi trouvé en Thierry Mariani son Warrior sans peur et sans reproche, toujours partant pour affronter le Front National sur son propre terrain, n’hésitant pas pour cela à user des mêmes « arguments » ni des mêmes « idées ». Honneur de la France, restauration de la Nation, chasse aux étrangers, tout le répertoire du FN est largement pillé par le sieur Mariani, sans état d’âme. Qu’il fasse gaffe tout de même qu’aux prochaines échéances ses électeurs ne lui préfèrent l’original à sa minable copie.

Taëb El Baradeï

LE BILLET D’ANGELINA : Festival, le Py(re) est à venir….

26 Sep


(Le Soulier de Satin dans la version filmée de Manuel de Olivera)

Si l’on en croit Fabien Bonnieux (La Provence), ce serait donc Olivier Py qui serait favori sur les listes de son ami et ministre Frédéric Mitterrand. Bon, pourquoi pas, lorsqu’on voit le casting de rêve qui nous était proposé : Ainsi d’Olivier Poivre-d’Arvor, frère de, mais qui s’est surtout illustré par son goût prononcé du faste « diplomatique », exprimant une envie irrépressible de prendre la direction de la Villa Medicis à Rome, poste qu’il doit encore regretter, tant le prestige de la Villa et ses réceptions « républicaines » lui auraient plus.

Autre challenger sur les rangs, l’horrible et horripilant Jean-Michel Ribes, pur produit du théâtre privé parisien, dont la notoriété usurpée n’a d’égale que la suffisance et le mépris qu’il affiche avec ostentation dans les salles de spectacles (notamment avignonnaises), allant jusqu’à se permettre de téléphoner à ses amis au cours des représentations auxquelles il est convié… Un modèle de professionnalisme, de courtoisie et de savoir-vivre !

Enfin, dernière sur cette brillante pré-sélection, toujours selon La Provence, Laure Adler, à la limite notre préférée dans cette « liste » uniquement soumise aux diktats de la coterie parisianniste, nonobstant les qualités réelles de ses « lauréats ». En réalité simple répertoire courtisan, cette compilation d’heureux distingués n’a d’autre raison d’être que la satisfaction immédiate des appétits de pouvoir d’un ministre qui s’est surtout fait remarquer, jusqu’à présent, par les nominations à des postes essentiels de ses innombrables « amis », tous recrutés dans la même sphère bling-bling : Montpellier, Toulon, bientôt La Criée… Ce catalogue des « amitiés » du ministre ne cesse de se remplir de ces petites gens à qui l’on accorde des fonctions et privilèges auxquels ils ne peuvent décemment prétendre. Ainsi va la République…

Pour en revenir à notre présumé lauréat, je suppose que sa promptitude à s’immerger dans un certain répertoire bien « français » doit complaire à ses complimenteurs : Claudel, par exemple, dont le chef-d’oeuvre d’ennui qu’est le Soulier de Satin lui a valu une pluie d’éloges des bien-pensants, lecteurs assidus de Télérama ou simples nostalgiques d’un Théââtre Français. Et ne parlons pas de ses choix pour Grimm ou Offenbach (!)… Certes, Py, souvent invité de ce festival, a eu le bon goût de commettre voici quelques années en Avignon son hommage de bon aloi à Vilar, avec une préscience toute politique…

Selon certains, un metteur-en-scène, même mauvais, démago, convenu comme l’est Olivier Py, serait préférable à un quelconque technocrate. Je n’en suis pas sûre. Au moins les technocrates ont-ils le bon goût de laisser parler les artistes, et de ne pas leur piquer la place sur le devant de la scène… Mais tout cela n’est que conjectures, partialité, mauvais procès, comme dirait l’Autre… Attendons pour voir, effectivement, sachant tout de même qu’en Sarkosie, le pire est toujours à venir.

Angelina Vivaldi

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