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A VIF : Philippe Caubère : « Les anti-corridas sont des obscurantistes »

15 Mai


« Moi, j’ai eu une jeunesse militante dans l’extrême gauche et on m’a appris qu’on ne répondait pas aux fascistes, donc je ne parle pas avec les fascistes »

Le comédien Philippe Caubère participe au tout premier festival charentais dédié aux arts de la tauromachie, qui se tient ce week-end à La Rochefoucauld. Il se confie pour Atlantico, sur sa passion pour cet art populaire inscrit depuis peu au patrimoine culturel immatériel français.

Atlantico : Avez-vous toujours été amateur de corrida ?

Philippe Caubère :Non, je suis devenu un amateur lorsque j’ai découvert Christian Montcouquiol, alias Nimeno II, le jeune frère d’Alain Montcouquiol qui lui a consacré plusieurs livres : ce torero a connu une fin tragique, paralysé lors d’un combat, il n’a pas pu retoréer puis a fini par se suicider.

Jeune, j’étais comme tout le monde, je trouvais la corrida barbare et dégueulasse puis j’ai découvert plus tard l’aspect théâtral et artistique auquel je n’avais pas pensé au tout premier abord, quelque chose de plus profond et de beaucoup plus intéressant.

Considérez-vous la tauromachie comme un art populaire ?
Cela dépend où. C’est un art populaire dans le sud mais pas tellement dans le nord. Mais il est certain que la tauromachie fait partie de la culture méditerranéenne. Elle très profondément enracinée, et remonte même à l’antiquité.

Depuis le 22 avril, la tauromachie est inscrite au patrimoine culturel immatériel de la France. C’est une bonne nouvelle ?
Oui. C’est une très bonne nouvelle pour tous les gens qui aiment la corrida mais j’espère que le gouvernement ne va pas revenir dessus parce que les pressions des anti-corridas sont énormes. La corrida suscite des débats qui sont totalement à côté de la plaque, fondés sur l’obscurantisme et l’ignorance. Si les anti-corrida étaient dignes de ce nom : ils écouteraient et entendraient mais il n’écoutent pas et n’entendent pas. Ils me font penser à ces gens qui font des prières devant la dernière tentation du Christ. Des obscurantistes à l’esprit sectaire et fasciste.

S’ils écoutaient, ils verraient que le problème est bien plus compliqué que ce qu’ils veulent bien en dire. Les amateurs de corrida sont tout sauf des gens violents, ce sont des gens calmes que l’on culpabilise parce qu’ils finissent comme toujours par se demander si les autres n’ont pas raison. Il n’y a pas de débat mais uniquement des invectives qui ne viennent que d’un seul côté. Les anti-corridas refusent le débat, leurs arguments sont des anathèmes et des injures.

Que répondez-vous aux anti-corridas qui pointent du doigt la cruauté et les violences infligées aux animaux ?
Je vais vous dire une chose : je ne leur réponds rien du tout. On les entend tellement crier sur tous les toits des choses banales, que je ne leur réponds rien. Moi, j’ai eu une jeunesse militante dans l’extrême gauche et on m’a appris qu’on ne répondait pas aux fascistes, donc je ne parle pas avec les fascistes. Je ne répond pas à ces questions-là parce qu’elles sont trop bêtes. La mise à mort est au centre de la corrida, c’est le sens même de la corrida. Il y a depuis quelques années, un goût certain, une sorte d’attirance et de passion du peuple pour l’interdiction, qui est très inquiétante et qui monte.

Publié par Atlantico.fr

ACTIVISTES. Anti-corridas, ultra-cathos, extrême-droite : mêmes méthodes, mêmes mensonges

29 Avr


LE MOT DE TAÏEB

Et même pouvoir de nuisance. Ces activistes ont beaucoup plus de points communs qu’il n’y paraît, et n’hésitent pas à recourir au mêmes méthodes de harcèlement médiatique. Insultes, menaces de mort, commentaires racistes et orduriers, le site de L’Esprit d’Avignon depuis quelques jours est submergé de mails et de messages de la même eau, qui, s’ils proviennent de groupuscules différents, emploient sans état d’âme une stratégie et un vocabulaire identiques.

La typologie de ces activistes compte d’ailleurs de curieuses similitudes : les ultra-cathos comme les anti-corridas se retrouvent dans de minuscules communautés (le Facebook du CRAC compte à peine plus d’un millier « d’amis »), mais ce sont des militants extrêmement déterminés et virulents. Si sociologiquement, on ne peut en toute bonne foi les confondre absolument, il n’en demeure pas moins que certaines passerelles « identitaires » les relient : sensiblerie animalière, même « pensée » pseudo-naturaliste, mêmes références « intellectuelles » à Rousseau et aux Lumières ainsi qu’à tout l’arsenal textuel des « philosophies » religieuses, le Bouddhisme étant d’ailleurs l’un de leurs marqueurs le mieux partagé.

Au-delà, la psychologie de ces ultras présente souvent de singuliers télescopages : ces gens-là sont investis d’une « mission », qu’ils entendent conduire par tous les moyens, y compris les moins recommandables comme le mensonge délibéré et la désinformation. A ce sujet, le dernier « coup » de l’Agrif, groupuscule d’extrême droite catho qui s’est illustré dans le sac de l’oeuvre de Serrano, est plutôt révélateur (cf La Provence de mardi 26 avril).

Utilisant les mêmes tactiques de prosélytisme, ces activistes usent et abusent de toutes les ruses virales afin de diffuser leur « vérité » au plus grand nombre. Réseaux sociaux, harcèlement des élus, délation publique, intimidations, établissement de « listes noires » de personnes opposées à leur idéologie, recours intempestif et systématique à la Justice, même s’ils savent leurs « causes » indéfendables en termes de Droit, ils se répandent dans la presse, occupent les plateaux télé et comptent même quelques (modestes) relais dans le landerneau politico-médiatique dont ils savent se servir à plein.

Leur rhétorique a également beaucoup de points communs avec celle de l’extrême-droite. Tout comme les Lepénistes et autres Liguistes de la droite brune européenne, l’invective raciste et l’injure sont leur encre quotidienne. La Corrida ? un truc « d’Espagnols sanguinaires », et surtout pas une tradition culturelle française… Le Piss-Christ ? Un blasphème, surtout pas de l’art, et oeuvre d’un « métèque » latino de surcroît… Bref, un joli échantillon de la nature humaine, généreuse, empathique et tolérante.

Fort heureusement, ils ne sont pas si nombreux que cela et il est facile de les combattre. A condition toutefois de ne rien lâcher de nos libertés, de ne rien sacrifier de la pensée. Et de veiller à ce qu’ils ne métastasent pas, telle une mauvaise vague de peste brune.

Taïeb El Barradeï
Photo : Andres Serrano, série « Morgues ».

ANTI-CORRIDAS : Et pan dans la gueule !

26 Avr

Jouissif ! Pas d’autres mots pour se régaler de la claque que ces arriérés du CRAC, de la Ligue des oiseaux et autres bobos rétrogades et régressifs se sont prise vendredi dernier, en apprenant l’inscription de la Corrida au patrimoine immatériel de la France.

J’imagine leurs gueules livides de bouffeurs bio sous-vitaminés et vélocypédiques à l’annonce de ce qui a dû sonner pour eux comme la fin de la récré !

En prenant cette décision inattendue et courageuse, le ministre Mitterrand est largement remonté dans notre estime. Pour une fois, le Fait du Prince a servi d’autres causes que celles plutôt douteuses qui l’avaient conduit à certaines nominations pour le moins contestables, s’agissant du « chrétien de droite » -comme il se définit lui-même- Olivier Py à la future direction du Festival d’Avignon (une aberration) ou autres calamités récemment subies par le monde du théâtre (Bondy à l’Odéon, les Berling au théâtre de Toulon ou encore le CDN de Montpellier…).

Bref, Fredo nous a fait plaisir. Et tant pis pour ces extrémistes anti-corridas qui maintenant s’en trouvent fort marris, la protection de cette inscription préservant de leurs persécutions tout un pan de l’histoire culturelle patrimoniale de l’Humanité.

Je me souviens il y a quelques années où ces buveurs de lait de soja et leurs minus quadrupèdes toilettés étaient venus crier leurs petites haines ridicules sous les fenêtres d’un grand théâtre d’Avignon, tout simplement parce que Caubère lisait un texte superbe du frère de Nimeño II dédié à la mémoire de cet immense torero… Un bel exemple d’agitation imbécile qu’une toute petite bande d’incultes psycho-rigides est capable de fomenter, afin de pimenter un peu leur vie tiède de rentiers d’un semblant d’animation.

Les mêmes qui se retrouvent régulièrement sous la bannière de croisée de ce vestige usé de la Nouvelle Vague qu’est devenue l’abominable BB, Frontiste avant l’heure, suffragette éructante de toutes les « causes » animales, alors qu’elle même fut incapable d’élever ses propres humains d’enfants…

Bref. La Corrida est sauve ici, mais le combat continue. Selon nos infos, d’ailleurs, l’avancée du dossier pour l’inscription à l’Unesco est en bonne voie. Soutenue par une armée aguerrie de scientifiques et de politiques éclairés, celle-ci devrait se concrétiser nous l’espérons avant 2012, ce qui rendrait obsolète la félone loi anti-corrida promulguée par les nationalistes catalans dans le seul but de se distinguer de Madrid. Une loi liberticide de plus, comme seuls les politiques de la « catalanité » savent en produire.

Longue vie à la Corrida !

Angelina Vivaldi
Photo : Valérie Farine / La Provence

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