Tag Archives: Art

L’IMAGE DU JOUR : Même Jésus porte un slip siglé…

7 Juin

oeuvre de Giuseppe Veneziano, présentée à la Biennale de Venise, et installée dans le Pavillon de l’Italie à l’Arsenal, ce jésus en slip siglé Docce&Gabbana devrait réjouir nos amis intégristes, ceux qui ont saccagé le superbe Piss-Christ de Serrano dernièrement à Avignon… 🙂

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54e BIENNALE DE VENISE : du chaud et du sacré dans le jardin des vierges

4 Juin

Une biennale très hot et un clin d’oeil très italien de l’artiste et designer Gaetano Pesce… La porn-star Vittoria Risi pose nue sur l’oeuvre de Gaetano Pesce, avec le padre Elio en extase, qui semble effectivement goûter aux vertiges de l’art contemporain. Le sacré et le profane dans le jardin des vierges de l’Arsenal.


(Photos La Republica)
Cf la galerie photos

54e BIENNALE DE VENISE : Achille Bonito Oliva en interview

1 Juin

Pipiloti Rist : Pour your body out

22 Mai

MONUMENTA : Anish Kapoor installe son « Leviathan » au Grand Palais

10 Mai

Un ventre rouge dans les entrailles du Grand Palais

Le sculpteur britannique d’origine indienne Anish Kapoor s’empare de la nef du Grand Palais à Paris avec « Leviathan », un monstre rouge sombre, qui engloutira le visiteur à partir du 11 mai, à l’occasion de la quatrième édition de « Monumenta ». « C’est une immense sculpture vide de près de 80.000 m3, une grande enveloppe rouge sombre qui tiendra grâce à la pression de l’air insufflé à l’intérieur », révèle à l’AFP Jean de Loisy, le commissaire de l’exposition.

L’installation de l’oeuvre vient de commencer. Il faudra un semaine pour la monter. Elle sera exposée pendant six semaines jusqu’au 23 juin. Anish Kapoor a annoncé mardi dédier son oeuvre à l’artiste chinois Ai Weiwei, jugeant « inacceptables » son arrestation et sa disparition il y a un mois. « Quand les gouvernements réduisent au silence les artistes, cela témoigne de leur barbarie », a estimé M. Kapoor dans une déclaration écrite à l’AFP.

Lancé en 2007 par le ministère français de la Culture, « Monumenta » est un événement culturel qui propose à un artiste contemporain renommé de créer une oeuvre inédite pour l’espace monumental de la nef du Grand Palais. Après l’Allemand Anselm Kiefer en 2007, l’Américain Richard Serra en 2008, le Français Christian Boltanski en 2010, c’est au tour d’Anish Kapoor de se mesurer au Grand Palais et à son immense verrière.

« Le Grand Palais est un espace incroyable, merveilleux, qui paraît encore plus grand quand on est dedans », a déclaré Anish Kapoor à l’AFP, lors de l’un de ses passages à Paris à l’automne. « Son échelle représente une véritable défi », a relevé l’artiste, qui a reçu le prestigieux prix Turner d’art contemporain en 1991.

Le sculpteur, né en 1954 à Bombay (est de l’Inde), a choisi de réaliser « une seule oeuvre, une seule couleur, une seule forme ». « Je veux que les visiteurs éprouvent une sorte de choc, esthétique mais aussi physique », a expliqué l’artiste. Pendant des mois, les détails de l’oeuvre ont été tenus secrets mais à quelques jours de l’ouverture, les organisateurs ont accepté de lever une partie du voile. La sculpture sera « impressionnante physiquement pour le visiteur qui se retrouvera face à une muraille de couleur rouge de plus de 35 m de haut avec extrêmement peu de recul. Cela lui donnera conscience de sa vulnérabilité », explique M. de Loisy.

Mais avant de prendre conscience de sa petitesse, le visiteur expérimentera un étrange voyage à l’intérieur du ventre d’un monstre. Il avancera dans un espace utérin, rouge sombre, faiblement éclairé. « Quand vous approcherez de ce monstre, vous aurez une impression physique mais surtout une impression de mémoire », indique M. de Loisy. « Cette obscurité, nous la connaissons tous. Ce peut être le ventre de la mère. Mais de façon plus large, l’artiste essaie de nous plonger dans une situation psychique qui nous renvoie à des souvenirs oubliés », ajoute-t-il.

Le titre de l’oeuvre « Leviathan » renvoie à un monstre aquatique de la mythologie phénicienne, mentionné dans la Bible. Mais aussi au livre de Thomas Hobbes où le Léviathan est une métaphore pour l’Etat tout puissant. L’oeuvre de Kapoor est une prouesse technique. Des milliers de lés (bandes) de PVC ont été soudés entre eux. Les soudures forment un dessin élégant et très travaillé, comme les tendons d’un muscle.

Mais l’artiste n’apprécie guère que l’on rentre trop dans les détails techniques de l’oeuvre. « Elle doit rester magique », souligne M. de Loisy.

AFP / Photos : « Leviathan » et « Jeanne d’Arc » / copyright Anish Kapoor
Exposition du 11 mai au 23 juin

54e BIENNALE DE VENISE : Boltanski et Tintoretto en eaux glauques…

5 Mai

Evénement incontournable de l’Art contemporain -et des mondanités- la 54e biennale de Venise ouvrira ses portes le 4 juin prochain (vernissage le 3 pour les heureux invités). Au programme, de nouveaux pavillons tout neufs, un hommage à Tintoret, le peintre local, et, ô surprise ! le Pavillon français confié à… Boltanski (qu’on aime, par ailleurs). Bref, rien de bien nouveau sur la lagune…

Plus de deux mois avant son inauguration officielle, les grandes lignes de la 54e Biennale de Venise, événement artistique international incontournable, étaient annoncées hier, sous les somptueux lambris de l’hôtel de Galliffet, rue de Grenelle, siège de l’Institut Culturel italien. Paolo Baratta, président de la Biennale, et Bice Curiger, commissaire de l’Exposition internationale, sont venus y présenter le projet, intitulé ILLUMInazioni – ILLUMInations, jeu de mots entre l’idée de lumières (allusion au luminisme en peinture, à la pensée éclairée des philosophes du XVIIIe siècle, mais aussi aux enluminures, à Rimbaud ou à Walter Benjamin), et le concept de nation.

Si l’organisation de la Biennale en pavillons nationaux paraît depuis quelques années dépassée, à l’heure où les artistes n’ont jamais été aussi nomades, Bice Curiger a décidé d’affronter directement le débat, « avec lucidité et humour ». Selon la commissaire suisse, co-fondatrice de la revue d’art contemporain Parkett, directrice du magazine Tate etc et curatrice au Kunsthaus de Zurich, la nation est une « métaphore de la communauté », dont de nouveaux modèles émergent aujourd’hui sous forme de scènes artistiques ou de collectifs. Elle souligne également la fréquence dans l’art des questions d’identité et d’héritage culturel. Evoluant sur une corde un peu raide, Bice Curiger avoue que « beaucoup échappera à (son) contrôle » et que la Biennale doit ressembler à « un bazar, dans le bon sens du terme ».

Le président Paolo Baratta a quant à lui rappelé que de plus en plus à chaque édition, de nombreux pays montrent leur volonté d’obtenir un Pavillon à la Biennale. Cette année, l’Inde, le Bangladesh, Haïti, le Zimbabwe, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud sont ainsi conviés à Venise. Paolo Baratta soulignait l’influence des événements politiques récents, puisqu’aucun pays d’Afrique du Nord n’est présent, et qu’un pays comme le Bahreïn, présent à la Biennale d’Architecture l’an passé, a retiré sa participation. Le Japon, malgré la catastrophe qui l’a frappé, n’a pas annoncé son retrait.

La figure du peintre vénitien Tintoret a été plusieurs fois évoquée. Trois tableaux du grand maître de la Renaissance seront inclus dans l’Exposition internationale à Venise, « lieu où l’Histoire est très présente ». L’intention de Bice Curiger n’est pas de le faire se mesurer aux artistes contemporains, mais plutôt de « provoquer les conventions », à savoir une certaine tendance de l’art contemporain au rejet de l’art ancien. Par ailleurs, des « para-pavillons » doivent permettre d’« intensifier le dialogue entre les œuvres » — avec par exemple une sculpture d’Oscar Tuazon, la reconstitution de la cuisine de Franz West ou la maison des parents de l’artiste chinois Song Dong —, tandis que les « Biennale Sessions » proposent un programme de recherche pour les étudiants.

Un peu plus d’un tiers des 82 artistes de l’Exposition internationale a moins de 35 ans, 32 sont des femmes (Yto Barrada, Monica Bonvincini, Trisha Donnelly, Latifa Echakhch, Klara Liden, Mai-Thu Perret…). Beaucoup n’ont jamais exposé à la Biennale de Venise. Parmi eux, citons quelques jeunes Français : Mohamed Bourouissa, Cyprien Gaillard, Loris Gréaud, Oscar Tuazon (Américain vivant à Paris).

Le pavillon français a été confié à Christian Boltanski, sous commissariat de Jean-Hubert Martin, avec une installation, Chance – Les jeux sont faits, évoquant la naissance et la tension entre hasard et destin. Dans les autres pavillons, on attend notamment Markus Schinwald pour l’Autriche, Angel Vergara (Belgique), Sigalit Landau (Israël), Dora Garcia (Espagne), Navin Rawanchaikul (Thaïlande), Jennifer Allora & Guillermo Calzadilla (Etats-Unis).

Pour un budget d’environ 12 millions d’euros (dont 90% de ressources propres), la Biennale de Venise entend attirer, pendant ses six mois d’ouverture, autant de visiteurs que lors de sa précédente édition, soit 400 000 personnes.

Magali Lesauvage / fluctuat.net

ILLUMInazioni – ILLUMInations, 54e Biennale de Venise, Arsenal et Giardini, du 4 juin au 27 novembre 2011.
www.labiennale.org

VOÏNA : Les partouzeurs de l’art russe au combat

4 Mai

Le Collectif Voïna (guerre) ne se refuse rien. Agitateurs artistiques, ces performeurs ultras n’hésitent pas à monter des actions artistiques dans les lieux les plus emblématiques de la dictato-démocratie russe. « Nous sommes entrés en guerre contre les loups-garous en uniforme, l’obscurantisme politique et social et pour la liberté de l’art contemporain », disent-ils… Dérangeants et efficaces.

Ils ont dessiné un pénis géant face au bâtiment des services secrets russes, ont été libérés de prison grâce au street artist Banksy, ont partouzé dans le musée national de biologie de Moscou, ont remporté un prix national d’art contemporain… Le parcours atypique de Voïna, groupe d’activistes en lutte contre un pouvoir tout-puissant, est exceptionnel. Voïna : un groupe radical, sans concessions, toujours sur le fil, toujours à la limite.


Donc, face à la censure Youtube, la vidéo « Fuck » (Orgie in museum) EST VISIBLE ICI : LA VIDEO


Une action dans le métro de Moscou


Voïna humilie les flics chez eux

sources : Voïna, Les inrocks & divers sites / Crédits photo : Partouze dans la salle de nutrition et digestion du Musée national de biologie de Russie (Thomas Peter/Reuters)

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