Tag Archives: Avignon

DISPARITION : Bye bye, l’éléphant…

12 Mai


Il est parti ce mercredi 11 mai (pour New-York ?)… Pour le revoir -lui ou un autre tirage de la même oeuvre- il faudra désormais se déplacer à New-York ou Barcelone. Pas toujours facile. Sa trompe de bronze aura enchanté 11 mois durant la minéralité de la place du Palais. Il nous manque déjà…

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QU’ILS NOUS LÂCHENT ! Ultras-cathos, islamistes, colons juifs, partout des fouteurs de guerre

21 Avr

Les religieux sont définitivement des semeurs de guerre. Non contents de nous pourrir la vie au quotidien depuis 2000 ans, ces arriérés obscurantistes incultes et irrationnels allument les haines entre -et souvent même parmi- les peuples. Jusqu’à quand devrons-nous, citoyens éduqués, civilisés, en un seul mot humains, supporter leur fanatisme liberticide, meurtrier, souvent génocidaire ? Armons-nous de ce qui nous reste de pensée rationnelle, de civilisation, pour nous opposer à ces fascistes démagogues qui entendent régir notre liberté de conscience et d’action.

Avignon : les nazillons de l’Agrif et de Civitas, relayés par l’archevêque intégriste, proche de l’extrême-droite, et, soyons clair, anti-sémite et islamophobe Cattenoz, viennent de perdre leur procès intenté au Piss-Christ de Serrano et à la Collection Lambert qui l’expose. Non sans avoir au préalable vandalisé l’oeuvre, au mépris total de l’art et de la liberté d’expression, un crime qui ne doit pas rester impuni, comme le soulignait Antonio sur ce blog. Résultat : déboutés hier de leur action en justice, ces illuminés ont été condamnés à 5000 euros d’amende pour procédure intempestive, infligée par la justice laïque de notre pays à ces barbares dont rien ne peut justifier les actes terroristes. Une condamnation qui fera désormais jurisprudence. Jusqu’où devons-nous tolérer les agissements de ces ultra-« chrétiens » que tout éloigne de la « pensée » de Jésus et des évangélistes dont ils se réclament ? Face à ces animaux-là, la tolérance ne saurait être de mise.

Nigeria : Le Nord musulman et le Sud chrétien s’opposent sur l’élection du nouveau président de la république, un Chrétien du Sud élu démocratiquement ou à peu près par le peuple nigerian. Résultat : les intégristes musulmans s’enflamment, et commettent de véritables pogroms de chrétiens : viols, assassinats, incendies de villages, pillages… etc. jusqu’aux pneus enflammés que l’on passe au cou des chrétiennes en pleine nuit…

Tunisie : La soi-disant « révolution » démocratique conduit à la résurgence des pires islamistes qui, non contents de parasiter la télévision et généralement toutes les tribunes d’expression de la toute jeune « démocratie », désormais ouverte à leur prosélytisme, descendent dans la rue et intiment aux femmes l’injonction de revêtir le voile et surtout… de se taire. A ce sujet, lire l’excellent papier paru dans la Marseillaise de ce mercredi 20 avril…

Israël : Le conflit soi-disant territorial entre Palestiniens et Israéliens est bien une guerre de religion : les fanatiques juifs de Jérusalem, par exemple, ou les colons extrémistes de Cisjordanie, appuyés par le gouvernement d’extrême-droite d’Israël, continuent de massacrer, emprisonner, spolier les populations palestiniennes depuis plus de soixante ans, sans respecter aucune des résolutions internationales, ni les frontières de l’Etat israélien pourtant approuvées unanimement par la communauté internationale en 1948. Massacres, exactions, expropriations… Au nom de « dieu ».

Bref. La liste serait trop longue de ces combats d’arrière-garde menés par ces nouveaux croisés, qui nous dressent les uns contre les autres, nous déciment et nous génocident, après avoir essayé sans succès depuis deux millénaires de nous rallier à leurs obscurantismes. Pas un morceau de la planète qui n’échappe aux guerres de religions, entretenues par calcul par les pires des dictateurs. Des confins du Tibet (dont on oublie trop souvent le caractère féodal des théocrates qui régissaient l’ancien Tibet) et de l’Inde, jusqu’aux tréfonds de notre vieille Europe, ce ne sont que meurtres, viols, exactions en tout genre menées au nom de dieu. Un état de guerre permanent, que rien ne saurait justifier.

Face à ces idéologies d’un autre temps, ces croyances débiles et leurs fanatisés, une seule solution : l’intolérance. Repoussons-les où qu’ils soient, où qu’ils se terrent. Pas de quartier pour les ennemis de la pensée et de la liberté. Pas de pitié pour les ennemis de l’humanité.


Angelina Vivaldi

Photo : Andres Serrano

OLIVIER PY : La chute augurée d’un festival

15 Avr

La nouvelle est arrivée jeudi 14 avril : le ministre Mitterrand aurait proposé, conjointement avec la maire d’Avignon, la nomination d’Olivier Py à la direction du Festival d’Avignon dès 2013. Une très mauvaise nouvelle pour cette manifestation d’excellence, à la réputation internationale retrouvée grâce au duo dirigeant actuel, Vincent Baudriller et Hortense Archambault.

Car Olivier Py, s’il est un metteur en scène « people », est loin de convenir à la fonction que le ministre de la culture entend lui confier. Exécrable dans ses choix rétrogades de mise en scène, il est de surcroît le représentant d’une « école » conformiste et conservatrice à la Française, que l’on croyait pourtant remisée aux oubliettes de l’histoire. Confier à ce diacre de la convenance le pilotage d’une institution qui a accueilli toute l’excellence du théâtre européen ces dix dernières années, des Jan Fabre, Castellucci, Guy Cassiers et autres Angelica Liddell est une faute politique. Qui se double d’une faute esthétique et intellectuelle, le Festival devant rester ce laboratoire bouillonnant, créatif et très peu consensuel qu’il avait su devenir grâce au courage des programmateurs de l’actuelle direction.

Une catastrophe annoncée, qui, je l’espère, n’adviendra pas, l’actuel ministre étant, comme chacun le sait en sursis jusqu’au printemps 2012. Pour autant, ne baissons pas les bras. Frédéric Mitterrand et madame Roig doivent revenir sur ce choix inapproprié, et le plus vite possible. Avant que la fronde n’enfle et ne condamne ce détestable Py à trouver refuge en des contrées plus hospitalières pour son théâtre d’arrière-garde. En Libye, pourquoi pas ?

Antonio Sanz

REACTUALISATION du 30 avril 2011 : Selon nos infos, le CA du Festival d’Avignon pour entériner la proposition du ministre de nommer Py à la tête du festival, ne se tiendra pas avant fin 2012. Dont acte. Nous avons donc largement le temps de nous mobiliser !

UNE PETITION vient d’ouvrir sur Facebook : Si, comme nous, vous ne voulez surtout pas d’Olivier Py à la tête du festival d’Avignon, signez nombreux en cliquant « j’aime » sur PAS DE PY POUR AVIGNON

AVIGNON : Un Piss-Christ qui éclabousse l’archevêque

8 Avr

Les cathos tradis ne sont pas contents. Et ils le font savoir : soutenus par l’archevêque d’Avignon, les ultras sont courroucés par l’oeuvre du photographe Andrès Serrano montrant un Christ baignant dans l’urine, actuellement exposée à la Collection Lambert d’Avignon.

L’oeuvre en question, un « piss Christ » rougeâtre datant de 1987, fait d’ailleurs la couverture du fascicule de l’expo « Je crois aux miracles ». Une belle pièce dans l’esprit du travail du photographe latino, dont on connaît la fascination prononcée pour les morgues, le Klu Klux Klan ou autres sujets polémiques. Il est cependant curieux que les traditionnalistes ne se réveillent que maintenant, l’oeuvre critiquée ayant déjà été exposée il y a quelques années par la Collection Lambert. Mais pour ces bigots au puritanisme affiché, il y a là sacrilège et scandale, que leur rigoriste d’archevêque Cattenoz, très controversé jusque dans les rangs des fidèles locaux, doit savourer in peto.

L’archevêque Cattenoz est ici connu pour ses sympathies affirmées pour l’extrême-droite. Plus proche des illuminés fondamentalistes du Barroux (monastère fondé par l’excommunié Monseigneur Lefebvre) que de Monseigneur Gaillot, l’archevêque du diocèse vauclusien est un autoritaire patenté, et la fronde à son encontre enfle depuis plusieurs mois à Avignon. Une controverse qui oppose chrétiens libéraux aux soutiens de ce chef d’église musclé parti en guerre contre tout ce qui heurte sa sensibilité rétrograde. Le Christ de Serrano ne pouvait que l’offenser dans sa chair d’homme pieux.

Ce qui ne le trouble guère, en revanche, c’est de s’afficher avec un leader du Front National comme ce Cavasino, secrétaire départemental du parti, qu’il a reçu sans sourciller en octobre dernier. Un beau clin d’oeil à ses fans et à ces fanatiques du groupe « Civitas » à l’origine de la polémique, chrétiens d’extrême-droite, nationalistes revendiqués et grands pourfendeurs de rabbins et d’imams.

Un bel exemple de tolérance fraternelle adressé à tous les chrétiens de Vaucluse, il est vrai familiers des thèses radicales animées par « l’intelligentsia » catholique de ce beau département républicain, terre d’ouverture et d’empathie.

Antonio Sanz
Sources : Libération/ AFP/ Temoignage Chrétien/Goliath. Photo : « Piss Christ », Andrès Serrano 1987.

En savoir plus : Pour plus d’infos sur ce délicat personnage qu’est l’archevêque d’Avignon Mgr Cattenoz, grand amateur de ce qui se fait de pire dans l’église catholique en matière de groupes sectaires (Confranernité du Barroux) ou de notoriétés douteuses (Bernard Antony, chef Frontiste et animateur d’un blog ultra-catho sur lequel Cattenoz publie son appel contre Piss-Christ) , lire les papiers de Goliath ou Témoignage Chrétien

AVIGNON CULTURE : Y a t-il encore un pilote à bord ?

26 Mar

Le Festival n’est pas seulement un événement culturel d’envergure européenne, pour ne pas dire mondiale, qui contribue largement à la renommée d’Avignon. Cette manifestation prestigieuse représente également le principal fonds de commerce, pourvoyeur de devises de la ville. Le véritable poumon économique de la Cité des Papes… Que notre mairesse Marie-José Roig en ait ostensiblement boudé la conférence de presse du 24 mars soulève quelques légitimes interrogations…

Au mieux, il s’agit pour le moins d’une maladresse, que le public nombreux ce jour-là n’aura pas manqué de relever. En tant que première magistrate d’une ville qui est aussi l’un des principaux financeurs de la manifestation, son absence remarquée fait tâche. D’autant que lorsque l’on est, comme madame Roig, « déléguée nationale au spectacle vivant » de l’UMP, on est semble t-il concernée à double titre.

Faut-il y voir ‘une volonté délibérée de marquer quelque désaccord avec le duo directeur du Festival ? Ou cela découle t-il d’un emploi du temps surbooké, résultant de son implication dans les cantonales, dont rappelons-le, ses deux candidats ont été magistralement battus et ne seront même pas présents au second tour ? D’une alerte nucléaire de dernière minute, notre proximité désastreuse avec les centrales de Marcoule ou Tricastin pouvant faire craindre le pire ?

Mystère. Madame Roig n’a pas jugé bon de communiquer, via son second adjoint, le moindre début de justification. Ce qui témoigne d’une légèreté curieuse, au mieux, si ce n’est un mépris affiché de la chose culturelle qui confine à l’inconscience. Toujours est-il que nous savons que Madame Roig était bien présente dans ses murs mercredi dernier, et qu’elle n’a pas daigné honorer de sa présence la manifestation phare de sa ville, qui fait vivre -entre autres considérations plus culturelles- 80% du commerce de l’hôtellerie-restauration.

Une attitude désinvolte, à peine compensée par la mission de représentation confiée à son second adjoint Bissière, entre autres délégué à la Culture, qui n’a rien trouvé mieux que d’arriver en retard à la salle Benoit XII ! Il faut dire à sa décharge que ce dernier a visiblement été prévenu au dernier moment. Soulignons toutefois qu’il ne connaissait même pas l’endroit précis de la présentation, s’étant pointé à l’Opéra-Théâtre, comme s’il n’était pas lui-même invité… Ce qui confirme ce que nous subodorions, à savoir qu’il ne comptait même pas assister en personne à la conférence du Festival. Pas concerné, quoi !

Tout ceci peut paraître anecdotique. Mais en réalité, il s’agit d’une faute lourde de la part de nos élus. La vie culturelle intense du Festival irrigue économiquement la cité. Elle participe au premier chef de l’immense visibilité d’Avignon. Cette désertion est donc un cas flagrant d’incompétence, qui devrait nous inciter en 2014 à chercher ailleurs nos représentants. Impliqués, responsables, respectueux et réellement amoureux de leur Festival !

Angelina Vivaldi

Photo : Boris Charmatz pose devant l’affiche du 65e Festival d’Avignon, dessinée par Jean-Luc Moulène

AVIGNON : La grande raclée des cantonales pour Marie-José Roig

22 Mar

Avec les deux candidats qu’elle soutenait et qui ne seront même pas présents au second tour, la maire d’Avignon subit le désaveu cinglant de ses administrés pour sa politique de gribouille, et son adhésion forte aux « valeurs » de l’UMP qu’elle incarne merveilleusement comme première magistrate, et chef de file du parti en « ses terres ».

Wagner à un peu plus de 10%, son second adjoint (!) Bissière à 18,64 % : on ne peut pas dire que les protégés de Marie-José Roig ait bénéficié de sa supposée cote de popularité. C’est qu’à vouloir défendre l’indéfendable, cette politique sarkosyste qui abime tant notre pays et ses citoyens, notre mairesse se prend les pieds dans le tapis UMP et un retour de boomerang en pleine figure.

D’autant que du point de vue local, elle ne fait rien pour arranger son image : autoritarisme débridé, projets mégalomaniaques, politique culturelle désertique, voire destructrice (comme avec l’Olrap), acharnement contre les plus démunis à travers la coupe claire des subventions aux associations sociales… la liste est longue de ce que la population peut lui reprocher. Sans compter ces derniers jours une irritabilité qui va croissant, à l’égard de ses opposants, des acteurs culturels, ou même des présidents de CIQ.

Pour finir, la voici qui se défile lorsqu’il s’agit de donner des consignes claires pour dimanche prochain, face à un FN forcément au top dans notre belle cité laissée en jachère de contrat social. Une ville coupée en deux avec ses pauvres d’un côté, abandonnés dans leur jus, et un intra-muros peuplé de bobos, de CSP-plus et de rentiers qui n’ont aucune idée des problèmes que traversent leurs concitoyens « de base ».

La population qui compte aux yeux de Marie-Jo habite l’intérieur des remparts : avec ses 15000 habitants à tout casser, l’intra-muros demeure hélas la seule préoccupation de notre mairesse, pour laquelle les 77000 habitants restant, ceux de « l’extérieur », n’existent simplement pas.

Angelina Vivaldi

SNACKS : LA JUNK FOOD DES TROTTOIRS D’AVIGNON

9 Mar


LE MOT DE TAÏEB

Tout le monde est au courant. Notre première magistrate Marie-José Roig a décidé de taxer les sandwicheries et autres fast-foods d’une contribution mensuelle de 130 euros par mètre linéaire, pour occupation de la voie publique. On sait bien que derrière cette opération de com, se cache aussi un message clair adressé à ses électeurs : chassons les snacks et leurs tenanciers du centre-ville, qui, ça ne vous aura pas échappé, ont pour clientèle habituelle une forte proportion d’Avignonnais des quartiers Sud, soit, pour le dire cruement Maghrébins et autres basanés.

Cette volonté d’éradiquer toute présence un peu trop visible de ces citoyens de « seconde zone » se situe finalement dans le droit fil idéologique de l’UMP. C’est tellement évident que notre mairesse s’est hâtée d’associer à cette taxe les DAB des banques, histoire de « maquiller » son délit de faciès en contribution équitablement répartie entre pauvres et « riches »… Au-delà de cette stigmatisation qui n’ose pas dire son nom, le phénomène de cette prolifération de snacks et autres hauts lieux de la junk food (en Français bouffe pourrie) est révélateur d’une paupérisation galopante de la population de ces quartiers laissés pour compte, et de pratiques « alimentaires » déplorables qui sont un réel problème de santé publique.

Au risque de vous surprendre, et toutes considérations précédentes par parenthèse, je suis plutôt pour une telle taxe à l’endroit de ces empoisonneurs publics que sont ces snacks, qui, au même titre que les fast-foods franchisés de type « américain » contribuent à décimer leurs clients chaque jour : mauvaises graisses cent fois recuites, non respect de la chaîne du froid, hygiène déplorable, ces gens-là participent à un génocide alimentaire dont ils ne sont peut-être même pas conscients. Personnellement, je pense qu’il faudrait leur interdire d’exercer, purement et simplement. La santé des citoyens est une affaire trop grave pour l’abandonner ainsi entre les mains d’opérateurs négligeants dont le seul et unique but est d’alimenter leur compte en banque, après avoir liquidé leurs clients d’une avalanche de graisses et de produits périmés.

Evidemment, les propriétaires de ces gargottes malsaines n’ont pas manqué de crier au scandale, allant même jusqu’à demander que l’on taxe les théâtres également, comme si la comparaison entre ces mauvais « restaurateurs » et l’activité culturelle qui, rappelons-le, fait la fortune des Avignonnais, avait un quelconque sens ! Mais qu’ils se « révoltent » donc : leur colère ne vaudra jamais celle de ces milliers de leurs clients qui, un jour ou l’autre, payeront le prix fort en matière de santé pour leur addiction à cette dangereuse « gastronomie ». Et leur demanderont des comptes. La Junk Food doit disparaître, et pas seulement de nos centre-villes.

Taëb el Baradeï

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