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GASTRONOMIE : Le Top des pires tables d’Avignon

22 Sep

Ce n’est rien de dire qu’Avignon est une mauvaise étape gastronomique…Sa calamiteuse réputation en la matière s’est répercutée jusqu’outre-Atlantique, et au-delà. Bref, on mange très mal et très cher dans ce village prétentieux qui se la joue « ville d’étape » grâce à l’entregent de son ambassadeur gastronomique, le désolant et fat Christian Etienne, adjoint au Tourisme, qui se trouve être également le « chef » le mieux couvert par la presse locale…

Dans ce marécage attristant que constitue la restauration avignonnaise, quelques tables surnagent néanmoins, même si les mauvaises habitudes prises pendant le Festival l’été se retrouvent un peu le reste de l’année… En gros, une petite dizaine de lieux honorables -ou même vraiment fréquentables- parmi lesquels je citerais en vrac Le Bain-Marie, le Zinzolin, La Fourchette, L’Epicerie, La Vache à Carreaux, Merci Tonton (même si l’été dernier, ça c’est relâché), l’Hôtel d’Europe (très cher mais 1000 fois mieux que Christian Etienne ou même La Mirande), Le Moutardier…

Mais aujourd’hui, ce n’est pas notre propos, et nous avons plutôt décidé de faire un petit tour de ces tables qu’il faut absolument éviter… Choix cornélien, tant les prétendants au titre sont nombreux !

Passons sur les incompétents qui peuplent la rue de la Ré et la Place de l’Horloge. Ceux-là affichent directement leur programme « gastronomique » avec leurs terrasses prétentieuses et leurs cartes rigoureusement identiques où le même « gigot à la crème d’ail », surgelé et trop cuit, vous sera servi en plat du jour à 9,50 euros. Une aubaine pour les gastro-entérologues.

Allons directement vers ces quelques « joyaux » de la restauration locale, comme on peut en trouver, par exemple, Place des Carmes :

Pace e Salute : une enseigne qui propose des « tapas » corses (!!!) cent fois cuits et recuits, baignant dans une huile renouvelée tous les trois mois. Bref, vous l’aurez compris, un attentat à votre intégrité physique, le plus servi par une patronne qui se la joue couleur locale et qui accueille ses clients (des gamins pour la plupart) en affichant sans vergogne son goût pour les teintures oxygénées et les atours de poissonnière du Vieux-port. Avé l’assent, s’il vous plaît.

Le Pichet : Là on frise l’apothéose. L’acmé de la malbouffe. Une horreur, où l’on trouve des cheveux dans la salade (authentique !), où la nourriture est vraiment dégueu et servie froide, et où le patron vous accueille comme un chien errant. Une honte que la profession devrait éradiquer sans hésiter.

Plus loin, rue du Chapeau Rouge, Le Bazoo est pas mal non plus :
Du réchauffé, du réchauffé et du réchauffé. Avec son sens de la « formule » (un truc soi-disant « économique », en fait atrappe-couillons), le Bazoo s’était forgé naguère une petite clientèle néo-bobo qui aimait son ambiance feutrée (entendez où l’on ne voit rien) garnie de mobilier brocante et autres gadgets à l’usage de ces gogos… Mais la médiocrité de la cuisine et la désertion de la clientèle ont transformé le Bazoo en une bombe sanitaire à retardement. A fuir, donc.

Remontons un peu et atterrissons sur la place Jerusalem. Ici, pas de miracles, mais un « spot » qu’affectionne visiblement la jeunesse aisée d’Avignon : l’AOC. Un de nos préférés dans le top des mauvaises tables de la ville : un personnel inefficace, un patron hautain et prétentieux, des prix surévalués pour des assiettes en déshérence… Ainsi de leurs « planches » anémiques où voisinent deux tranches de salami et un mauvais bout de Brie pour 10 euros. Et avec lesquelles il ne serait même pas convenable de faire l’apéro entre amis. Ne parlons pas de la sardine en boîte servie je-me-la-joue Gault&Millau à 13 euros ou le vin qui à lui seul double la note. l’AOC a changé il y a peu de patrons puis a déménagé, mais franchement il aurait mieux fait de fermer tout court. Une arnaque branchouille et détestable, tout comme son homologue et homonyme de Villeneuve. A éliminer.

Passons à la Place de la Principale où le Arts & Gourmets officie : la table la plus détestablement branchée « parisienne » où la médiocrité des mets n’a d’égale que l’astronomique addition que l’on vous sert sans un sourire. Un must dans l’arnaque à la « branchitude ».

Pas loin, vers les Halles (entre parenthèses, haut lieu elles aussi de l’arnaque patentée), voici la Table du Blond… Monsieur a un jour eu une révélation : il était un grand cuisinier. Depuis Monsieur a ouvert sa mauvaise gargote, dont la prétention de la carte justifie, croit-il, la note de plomb qui vous tombe sur la nappe en fin de parcours. Bref, Monsieur est un très mauvais chef doublé d’un exécrable commerçant : accueil détestable, professionnalisme inexistant, gastronomie en berne. Une erreur.

Un petit détour par la rue Bancasse où un « Tapalocas » propose un éventail de soi-disant tapas gras et insipides, tous plus indigestes les uns que les autres. Un truc de mômes à fuir en toutes circonstances, si vous tenez à votre santé.

Poussons un peu et direction la Place des Corps-Saints. Là officient un tas de snacks vaguement rebaptisés « restaurants », que le baisage de touristes et autres habitués bobos n’effraie pas, sous le prétexte d’une façade « bio » et autres fariboles destinées à niquer le gogo plus profond encore. En gros toute la place est à éviter, mais une mention particulière pour ce machin ouvert par deux parisiens qui vous vendent le Côte-du-Rhône au prix du St-Emilion grand cru, tout en vous servant dans des boîtes en bois de mauvaises salades bios pleines de graines. Autre erreur, doit disparaître au plus vite.

Passons par la Maison des Fondues, hérétique bubon marronnasse de la rue de la Bonneterie, qu’une blondasse acariâtre dirige d’une main d’enfer. En revanche, pour ce qui est de sa « cuisine », faudra repasser. Fondues « savoyardes » comme moi je suis Tibétaine, grasses et collantes, à prix fort. Si vous aimez ressortir d’un resto l’estomac plombé jusqu’aux chevilles et le portefeuille allégé…

Terminons par ce détestable Offset, jadis déjà déplorable Walamoulou (approximativement, car je ne suis jamais arrivée à le prononcer). C’est rue des Teinturiers, et c’est franchement une escroquerie. Service nul -quand il n’est pas exécuté par une cagole- qualité des plats médiocre, addition stratosphérique. Sans parler de l’accueil des kékés de patrons dont le « métier » leur est parfaitement indifférent, pourvu qu’ils boivent des coups avec leurs potes de boite de nuit, sans un seul regard à qui ose les interrompre dans leur conversation -genre juste pour leur commander quelque chose. A dératiser.

Voilà. Ce n’est qu’une modeste sélection parmi une cinquantaine d’escrocs, d’arnaqueurs et autres incompétents malhonnêtes qui s’intitulent Restaurant sans jamais avoir su distinguer un fouet d’un épluche-légumes. Mais bon, il y aurait tant à dire sur le niveau général de la restauration dans cette ville qu’il y faudrait un site internet entier. En fait, c’est Avignon, voilà tout, et ses restos sont à l’image exacte de la ville.

Un dernier conseil. Si vous voulez vous payer une sortie gastro, allez ailleurs, tout simplement : Arles, Nîmes, Lourmarin, Marseille ou Montpellier, par exemple. Partout ailleurs qu’Avignon en fait, si vous ne tenez pas spécialement à ce qu’on se foute de votre gueule tout en vous siphonnant le compte en banque.

A bientôt pour la suite ! 😉

La Mie de l’Art

TROP BON LA CONFITURE : Pour François Mariani comme pour MAM, la démission, vous n’y pensez pas !

25 Fév

LA REPUBLIQUE DES COPAINS

Pris les doigts dans le pot, notre coruscant François Mariani, patron de la Chambre de commerce de Vaucluse, mis en examen pour fraudes multiples à l’URSSAF et au Fisc, reste droit dans ses Church’s. Ce matin encore, La Provence, organe de presse « indépendant », fidèle à son éthique journalistique bien connue, lui sert la soupe sans état d’âme dans une « interview » en forme de tribune d’auto-justification, intitulée « François Mariani s’explique ».

Et qu’apprend-on de ce pétulant « présumé coupable » qui ne regrette rien, ou presque ? En l’occurrence, il commence par charger son fils de ses propres turpitudes, révélant là un bel esprit de famille et un courage digne du meilleur des géniteurs. La famille, cela dit, il connaît, puisque son très droitier de cousin, le plus que sarkosyste Thierry Mariani (inventeur d’un projet de loi restreignant le droit aux soins pour les « étrangers »), est lui aussi aux « affaires » UMP, en tant que ministre des transports. On a d’ailleurs constaté cet hiver combien il était efficace, et surtout responsable, se déchargeant de ses insuffisances sur le dos des employés de la DDTE. Ne lui en voulons pas, c’est génétique, cette caractéristique bien familiale de se défausser sur les lampistes…

Pour en revenir à notre François Mariani local, ce pauvre « self-made man » n’en démord pas : tout ceci n’est que médisances et complot, « battage médiatique » et autres malveillances. La défense habituelle des margoulins choppés en flag, quoi. Ce qu’il oublie, ce cher patron UMP (et ex-président MEDEF du Vaucluse), c’est que ce que lui reproche la justice n’est pas rien : faux bilans, abus de biens sociaux, travail dissimulé, fausses factures, j’en passe et des meilleures… Charmant, pour un président de Chambre de Commerce !

Lui n’y voit rien à redire. Pour 60 000 euros la justice bien intentionnée l’a laissé sortir libre du bureau du juge-enquêteur. Une bonne manière faite à un petit notable arrogant qui malgré cette faveur, trouve encore à la ramener…

Sans pudeur, sans morale, ce bon père estime être irréprochable : c’est vrai que c’est son fils, et « lui seul », qui dirigeait l’hôtel dont il est le proprio et le gérant en titre, hein ? Faudrait pas tout mélanger…

Certes, on sait la main de la maire Roig derrière ce soudain étalage de ces lamentables carambouilles sur la scène publique. Certes, des François Mariani à la petite semaine, il en existe des milliers, tout aussi pathétiques, dans les belles provinces de notre belle république. Et ils ont des amis, qui plus est : ce Christian Etienne, par exemple, autre version de la vertu UMP façon roi de la truffe….

Le gamin de Monclar qui a piqué un scooter et s’est pris deux ans de tôle appréciera. Je sais c’est démago de dire cela. Mais la triste vérité cependant, c’est que ces gens-là, ces François Mariani ou bien plus haut, ces ministres de la Sarkosie, se croient tout permis et se placent au dessus des lois. Mais, pour eux, pas de danger, on ne les enfermera jamais : ils ont de quoi payer leur caution (avec l’argent volé au fisc et à l’URSSAF), ils ont des « relations ». Mieux, ils ne démissionneront pas, sûrs de leur impunité, confits d’arrogance, soutenus par les cercles « d’amis » influents et relayés complaisamment par une presse locale aux ordres.

Ne nous étonnons pas après que des Marine Le Pen surfent sur ces boulevards. La bêtise de l’UMP et de ses délinquants serviteurs est sans limite…

Angelina Vivaldi

NB : Pendant ce temps, son cher cousin Thierry Mariani s’illustre une fois encore en prenant défense de l’insane Eric Zemmour, récemment condamné pour injures racistes : Cf article sur le blog de Bertrand Colin

Photo : François Mariani, derrière sa « copine » Marie-José Roig

OPPOSITION : Une gauche molle, ou la défaite annoncée

12 Jan

LE MOT DE TAÏEB


Au risque d’aggraver notre cas -mais ça n’est pas un souci, l’Esprit ces derniers temps est une cible commode- un petit bilan de « l’opposition » avignonnaise (de gauche donc), à l’heure où notre inestimable François Hollande vient courageusement (!) en défendre les supporters… Une opposition en forme de tableau à la Dali : molle, désespérément molle.

Soyons clair : En face, c’est à dire à droite, qu’avons-nous ? Un club de notables plus ou moins installés, plus ou moins parvenus, plus ou moins cathos, bref la clique bien-pensante et libérale, habituelle des petites villes de province : commerçants, « entrepreneurs », et autres professions « respectables », toutes ancrées dans la glaise et le terroir, amateurs de bons vins, de prébendes et de notoriété. Un vrai Chabrol en plus criant de vérité. L’exemple le plus parlant étant ce délégué au tourisme, dont l’entreprise fleurit au gré (et aux flux) de la communication municipale, toujours prompte à relayer ce parfait parangon de « réussite » professionnelle.

Ces gens-là ont plus d’un atout, néanmoins : forts en gueule, sans scrupules (cf Mansour), prêts à toutes les compromissions, y compris avec leurs cousins de la droite extrême (cf Mariani), ils bénéficient de surcroît du soutien indéfectible des cadors de l’UMP, voient leurs propos et actions gentiment relayés au quotidien -avec complaisance- par les médias locaux, et de plus disposent d’une sympathie certaine au sein de la bourgeoisie locale (et bien sûr du milieu des « affaires »).

De l’autre côté, qu’avons-nous pour nous soutenir dans nos « indignations » ? Hélas, mille fois hélas, un « club » de gauche archaïque, particulièrement aphone, incapable de susciter la moindre des oppositions (ne parlons pas de combat ou de virulence) parmi ses concitoyens. Une gauche locale endormie depuis semble t-il des siècles, (en réalité depuis 1976), juste bonne à se déchirer sur de petits chipotages de pouvoir. Vrai miroir, finalement, de la Gauche française, et de ses appareils nationaux.

Dans le détail : Le PS ? A l’image de ses représentantes, gentil. Gentil PS inexistant et singulièrement absent de tous les combats d’importance, comme on a pu le constater pour les retraites l’an passé. Le PC ? Castelli est un homme sympathique, mais son problème est le même qu’au PS : un manque cruel d’acuité et de mordant. Sans compter sa position fort peu commode de Conseiller Général, difficilement compatible avec la critique radicale du système, et ses rivalités avouées ou non avec l’autre gauche. Celle de Max Rieux, par exemple : un blog mal-foutu, des indignations tout de même mesurées et une totale absence de charisme font que le compagnon de Mélenchon est bien loin d’espérer un jour obtenir localement, l’équivalent de l’audience de son maître à penser. Reste un NPA en déroute, depuis son coup de foulard plus que déplacé, et des Verts exangues…

Soit une suite de personnes fort estimables au demeurant, mais bien mal armées pour prétendre à une quelconque succession du système UMP redoutablement efficace, mis en place par la bonne maire d’Avignon et ses amis beaucoup moins regardants.

Marie-Jo et ses affidés n’ont guère de souci à se faire. Face à une telle absence de figures -et de combativité- soyons quasi-certains de la réélection de ses amis. Et de la défaite de tous les Avignonnais.

Taïeb El Baradeï.
Photo : S. Dali, « Persistance de la mémoire »

AVIGNON : HARO SUR LES « PENICHARDS » (la suite)

10 Déc

La suite de notre enquête d’hier : « Sous le pont, les péniches… », où nous en étions restés aux fameux compteurs d’eau que la Ville d’Avignon devait installer pour ses « pénichards »…

(…) Sauf qu’ils ne sont toujours pas installés, et la question demeure urgente à l’entrée de l’hiver car depuis tout ce temps, ils doivent survivre en se débrouillant avec l’aide d’associations sociales et de systèmes D. Certains doivent puiser directement à l’eau du Rhône pour leur vaisselle et leur toilette ! Quand on sait que personne de sain d’esprit ne mangerait un poisson du Rhône tant il est pollué par les centrales en amont, ça fait peur…

Si peur que certaines péniches sont parties ; celles qui le pouvaient du moins car toutes ne le peuvent pas, et pas nécessairement faute d’entretien mais parce que l’absence de dragage du Rhône depuis quinze ans leur impose l’immobilité. D’ailleurs, où iraient-elles puisque les péniches sont interdites en amont, en aval et sur la rive opposée ? La situation s’enlise… tout comme les péniches… et c’est peut-être bien la clé du problème car finalement, c’est Christian Etienne, le chef étoilé et néanmoins adjoint au maire chargé du Tourisme qui lève un peu le voile sur le mystère de cette incompréhensible décision en déclarant : « On ne peut pas installer des compteurs à ces péniches qui n’ont pas à stationner sur ce quai dévolu au tourisme».

Dès lors, on ne peut s’empêcher de rapprocher cette déclaration de l’entretien qu’il avait eu dans le journal «La Provence» du 16 avril 2010, où il dévoilait le plan municipal de port de plaisance et d’aménagement de 200 anneaux pour répondre «à environ 22000 demandes d’amarrage en souffrance en Méditerranée». Quand on pense à cette dizaine de péniches dans la balance, ça donne envie de rire. Ou pas. Car le problème, voyez-vous, c’est que cette situation implique aussi la VNF (Voies navigables de France), qui est en procès avec les propriétaires de ces péniches pour qu’elles quittent les lieux. Et c’est là que le serpent se mord la queue car comme il le dit : « Si faute de pouvoir payer des amendes de plus en plus lourdes, les propriétaires abandonnent les péniches, elles deviennent propriété de VNF, qui devra s’en occuper. Or, pour sortir de l’eau une péniche en mauvais état, ça coûte 100000€! »

Lors du dernier Conseil Municipal, en date du 21 octobre 2010, Max RIEU a de nouveau posé la question du rétablissement de l’eau à Christian ETIENNE qui a déclaré publiquement que le problème allait se résoudre… En attendant que ce problème se résolve de lui-même, les habitants du Quai de la ligne tentent quelques actions de sensibilisations en faisant signer des pétitions sur le marché de Noël ou, comme le 27 novembre dernier, en manifestant de nouveau devant le Quai de la ligne.

En attendant, on peut légitimement s’insurger contre ce traitement indigne infligé à des personnes âgées. A l’heure où l’on détruit les pauvres cabanes cachées dans les bois de misérables dont c’est le seul abri au prétexte de l’hygiène, on peut s’inquiéter de leur sort. L’hiver s’annonce rigoureux, souhaitons qu’ils n’auront pas en plus à percer la glace pour avoir de l’eau !

Fanch Lelouarn

COUP-BAS : Sous le pont, les péniches… d’Avignon

9 Déc

COMMENT CHRISTIAN ETIENNE ASSOIFFE SES « PENICHARDS »…

Coup-bas, effectivement, car comment nommer autrement ce véritable déni d’un des droits les plus élémentaires du citoyen, celui à l’eau, s’agissant de la lutte sans-merci (et sans scrupules) que la ville d’Avignon -par le truchement de son bras armé Christian ETIENNE, délégué au tourisme- a engagé depuis quelques mois à l’encontre de ses « pénichards ». Un véritable scandale que notre correspondant Fanch Lelouarn est allé documenter auprès des intéressés, victimes de la politique autoritaire de Madame Roig. Une enquête en forme de feuilleton dont nous vous donnons la première « saison ».

Vous l’ignorez peut-être mais au mois de mai dernier, Quai de la Ligne, a eu lieu une singulière manifestation. Rien à voir avec le mouvement contre la réforme des retraites car cette manifestation n’était portée que par une toute petite communauté dont la quasi totalité des membres avait depuis longtemps atteint l’âge de profiter paisiblement de la vie. Cette petite communauté, c’est celle des habitants des bords du Rhône, les « pénichards », et s’ils manifestaient leur mécontentement, dans le calme et la bonne humeur comme vous pouvez l’imaginer, c’est qu’à la demande de la Mairie d’Avignon, l’accès à l’eau leur avait été coupé. Incroyable ! Qu’a bien pu motiver cette décision radicale de couper ce bien d’hygiène vital à une partie de la population, si petite fût-elle ?

La question a été dûment posée en haut lieu. Quant à la réponse, c’est un réel problème. La Mairie est tellement ennuyée pour justifier cette aberration qu’elle ne sait plus quoi avancer. Comment en effet, après la canicule de 2003, expliquer à ces concitoyens du troisième âge que deux mois avant l’été on va revenir sur trente années de coutume fluviale et les priver d’eau ? De l’hygiène à l’équité en passant par l’illégalité (les choix sont embarrassants), tout à été avancé…

Fin mai, la Ville a décidé de couper l’eau des huit péniches pour « stationnement illégal et raccordement illégal au réseau d’eau de la ville ». La plupart de ces péniches étant amarrées là depuis plus de 20 ans, l’argument semblait fallacieux, d’autant que leur longévité sur ces rives leur a conféré un aspect pittoresque quasi culturel non négligeable (l’une d’elles est même une pièce rare puisqu’elle est plus que centenaire). Par la suite, et après quelques échanges de courriers, on a justifié la coupure par un souci d’équité vis-à-vis du reste de la population : « Depuis plus d’un an, ils utilisent l’eau de la ville sans autorisation et sans rien payer » ; justification qui avait d’ailleurs sans surprise connu un certain écho chez quelques électeurs. Les habitants des péniches du Quai de la Ligne ayant obtenu le soutien de l’Agence régionale de Santé ainsi que l’appui de Marcelle Landau, la présidente du Collectif de l’Eau d’Avignon, la Mairie a finalement reculé. En effet, ceux-ci sont tout à fait prêts à payer l’eau si des compteurs sont installés…

Fanch Lelouarn

A SUIVRE : La suite de notre enquête HARO SUR LES PENICHARDS

CUISINE MUNICIPALE : Christian Etienne, les doigts dans la marmite

26 Nov

Vous avez dit conflit d’intérêt ?

La république des copains, toujours et encore : A Avignon, sous la mandature Roig, les exemples de mélange des genres en matière d’intérêt général et d’intérêt personnel ne manquent malheureusement pas. Il fut un temps où l’adjoint aux finances de la ville ne se gênait guère pour satisfaire un appétit illimité pour la brasserie, accumulant les achats de commerces bien situés, en particulier ceux placés juste sous les fenêtres de l’hôtel de ville. Plus pratique et confortable. Surtout lorsque ledit adjoint, chargé des affaires municipales et à ce titre censé être sourcilleux quant aux règles régissant la comptabilité publique, ne se privait guère pour assouplir à son profit celles concernant la gestion commerciale : achat de fonds avec dessous-de-tables, oublis de déclaration de ses employés à l’Urssaf, absence de contrats de travail etc. etc.

Actuellement, ce brillant élément de la mandature Roig s’est retiré discrètement des affaires publiques, préférant sans doute à son bureau de l’hôtel de ville, la tranquillité d’un établissement bien à lui comme le Forum, où, attablé avec un bon petit noir et quelques croissants il peut suivre ses investissements boursiers en toute quiétude, bien loin de l’agitation municipale.

En revanche, nous en connaissons d’autres que l’hyperactivité et le mélange des genres ne gênent guère. Ainsi de cet adjoint au tourisme et au développement, par ailleurs vice-président de RMG et chef heureux d’un restaurant bien connu, dont le chiffre d’affaire et les multiples activités connexes connaissent en effet un développement sans faille. Le « roi de la truffe » et des menus « autour de la tomate » qui fleurent bon la Provence et appâtent le touriste des pays froids, mène un train d’enfer. Un hyperactif tour à tour grand maître de cérémonie du « forum d’Avignon », DRH occasionnel pour RMG, professeur de cuisine, auteur d’incomparables opuscules culinaires à l’accent régional -qu’il tente d’ailleurs de fourguer lors de ses cours « prestigieux » à chacun de ses élèves- et tant d’autres activités personnelles qui contribuent si bien à sa « renommée », que l’on se demande d’ailleurs s’il ne prépare pas tout simplement et pour son propre compte la succession de son amie Marie-Jo…

Mais foin de la tambouille électorale, même si notre gâte-sauce a l’habitude des brigades à ses ordres et possède l’art consommé de la retape gastronomique. Quelles que soient ses ambitions, d’ores et déjà notre marmiton étoilé peut se targuer d’être incontournable, veillant depuis son poste municipal au bon développement du rayonnement touristique avignonnais, particulièrement lorsque celui-ci touche à sa « spécialité », sa propre « marque » et ses activités afférentes. Un conflit d’intérêt manifeste qui ne semble gêner personne, encore moins la première magistrate et ses amis affairistes de l’UMP.

Il est vrai qu’en cette république des amis, d’autres plus haut-placés ont ouvert brillamment les pistes, défrichant sans vergogne les territoires les plus lucratifs de la république au bénéfice d’un cercle restreint d’amis ou du réseau « familial ». Une conception toute particulière du partage des pouvoirs et de la démocratie participative. Notre MC Christian Etienne aurait alors bien tort de se priver d’une telle abondance de bienfaits, offerte sur un plateau par un clan municipal pour lequel rien n’est jamais trop beau quand il s’agit d’honorer dignement ses soutiens.

Antonio Sanz

FORUM D’AVIGNON : le festin des amis…

5 Nov

Le Forum d’Avignon, c’est ce truc dispendieux et inutile qui accueille en ce moment dans nos murs plus de 400 « personnalités » venues discuter de l’accès numérique à la culture… et surtout festoyer ! Pas moins de 7 chefs et leurs brigades auront pour tâche de nourrir tout ce petit monde aux frais des contribuables. Parmi eux, d’incontournables stars de la gastro étoilée comme ce Marc Veyrat au chapeau et aux plantes de la montagne, mais bien sûr les amis de notre délégué au tourisme et au « rayonnement international » Christian Etienne, lui-même « chef » (à une étoile) et heureux propriétaire d’un des plus chers restaus d’Avignon (à la réputation surfaite) . Une belle promo pour ce roi de la « rabasse » autoproclamé (la truffe en provençal), dont les multiples délégations coïncident décidément très bien avec ses affaires d’entrepreneur privé. Mais nous y reviendrons…

Tout ce « gratin » festoie donc au Tinel du Palais, pour des repas préparés par plus de soixante personnes. Le menu est à la hauteur de « l’importance » des invités, tous ces convives ayant trouvé avec ce « forum » le bon truc pour s’offrir un week-end gratuit en Provence aux frais de la princesse Marie-Jo. Parmi eux, trois ministres dont l’inénarrable Mitterrand, l’homme qui offre, tenez-vous bien, la médaille des Arts et des Lettres à… Annie Cordy. On croit rêver…

Une bien jolie promotion pour nos amis UMP des « grands » restaus de la région avignonnaise, parmi lesquels leur hôte et adjoint au tourisme Christian Etienne doit être aux anges. Joli coup de pub aux frais de la ville, et au bénéfice unique de Madame Roig et de ses amis, jamais à un « forum » près pour redorer un blason qui en a bien besoin, les réalisations effectives de notre édile ayant peu de chances à elles-seules de conduire notre première magistrate au firmament du buzz médiatique.

Antonio Sanz

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