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THIERRY MARIANI : Sa « Droite populaire » qui copie le programme du FN

29 Sep

Le ministre Thierry Mariani, l'un des fondateurs de la Droite populaire.

Le ministre Thierry Mariani, ex-député de Vaucluse (Valréas), bien connu chez nous à Avignon pour ses nombreuses inaugurations-prétextes à visites d’amitié à ses potes UMP locaux et autres cousinages* éloquents, est un des fondateurs de la section facho du parti présidentiel dite « Droite Populaire », grande pourvoyeuse de lois liberticides et tout simplement imbéciles. Voici l’analyse du « programme » de ce « mouvement », publiée il y a quelques jours par Le Monde.fr :

Marine Le Pen la nomme « l’agence de publicité mensongère », une « entreprise d’enfumage électoraliste ». La Droite populaire, collectif de députés les plus à droite de l’UMP, vient de remettre 12 propositions pour le projet présidentiel de 2012. Ce groupe d’élus, qui va s’ouvrir « dans le mois qui vient, à tous ceux qui veulent adhérer à [leur] charte », se présente comme un regroupement de gardiens  du sarkozysme, dont le socle électoral de 2007 s’était notamment nourri  d’électeurs du FN.

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Aujourd’hui, Marine Le Pen a regagné du terrain sur  cet électorat. Une dynamique que la Droite populaire, fondée par le ministre chargé des transports, Thierry Mariani,  aimerait enrayer, afin que Nicolas Sarkozy ne se fasse pas doubler sur sa droite.

Parmi les 12 propositions avancées mardi 27 septembre par la Droite populaire, certaines reprennent des thèmes mis en avant par Marine Le Pen, mais ce ne sont pas non plus des « copiés-collés » du programme du FN. Revue de détails.

UNION EUROPÉENNE ET RÔLE DE L’ÉTAT

Au chapitre des différences, l’Europe et le rôle de l’Etat figurent en bonne place. Chez Marine Le Pen, l’idée est claire : il faut sortir de l’Union européenne pour bâtir un « Etat stratège » et interventionniste.

Pour la Droite populaire, il faut « corriger (…) le trop plein de l’Etat providence et ses effets néfastes ». Et il n’est pas question de sortir de l’UE. Il faut en outre « redonner confiance en l’Europe en fixant trois priorités : la gouvernance économique et la libre circulation des hommes et des biens tout en maintenant un contrôle extérieur rigoureux aux frontières ».

La Droite populaire reprend notamment la taxe Tobin,  qui vise à taxer les flux financiers, mais le Front national apparaît d’une manière générale comme plus interventionniste économiquement. La Droite populaire défend notamment l’idée d’un CDI plus flexible et la disparition des CDD.

PATRIOTISME ÉCONOMIQUE

Sur le soutien aux PME et TPE ou la lutte contre la grande distribution, les propositions de la Droite populaire et du FN se font écho.

Comme le FN, la Droite populaire envisage des « barrières douanières modulables pour les importations en provenance des pays qui ne respectent pas les normes sociales et environnementales » dans le cadre de ce qui est nommé une « TVA protection de l’emploi ».

Une proposition qui n’est pas sans rrappeler le protectionnisme « raisonné » du FN, qui préconise des « écluses douanières » non pas aux portes de l’Europe mais aux frontières françaises. Des droits de douanes qui ne frapperaient pas « de manière uniforme tous les produits importés, mais seraient ciblés selon des critères intelligents et utiles », comme les normes sociales, environnementales et sanitaires.

De la même manière, Droite populaire et Front national défendent un « patriotisme économique ».

PARTICIPATION SALARIALE

Autre point de rapprochement, la participation salariale. Pour la Droite populaire, il faut la favoriser en « incluant une part de cogestion (présence systématique dans les Conseils d’administration) ».

Le FN va un peu plus loin en lançant l’idée d’un « capitalisme populaire ». Dans les entreprises de plus de 50 salariés, serait  instaurée une « réserve légale de titres » : les salariés « dans leur globalité »,  pourraient ainsi devenir collectivement « propriétaires » de 10 % de l’entreprise. Cependant, ils n’auraient pas le droit de vote.

SÉCURITÉ ET IMMIGRATION

Évidemment, ce sont sur les thèmes de la sécurité, de la lutte contre l’immigration, de la lutte contre la fraude sociale, de la « laïcité », ou encore sur « le refus du communautarisme » que les points communs sont les plus nombreux.

Il en va ainsi de la limitation « au strict minimum vital » de l’Aide médicale d’Etat (AME) pour les sans-papiers, de l’opposition au droit de vote pour les étrangers, ou des conditions renforcées d’acquisition de la nationalité française.

Ainsi, Marine Le Pen veut supprimer « l’acquisition automatique de la nationalité. Il faudra  faire preuve d’un talent, d’une ambition, d’une envie particulière pour  devenir français ». La Droite populaire aussi, en mettant en place « un droit de la volonté » pour « l’acquisition de la nationalité française à 18 ans ».

FN et Droite populaire mettent également en avant une politique de codéveloppement pour inciter les populations candidates à l’immigration à rester dans leur pays d’origine. Côté  UMP, on parle d’un « plan Marshall du codéveloppement en jumelant chaque nation européenne à tous les pays de bonne gouvernance ».

Côté FN, on veut « prendre l’initiative d’organiser régulièrement une conférence euro-africaine réunissant les pays concernés afin de déterminer les besoins et de mettre en œuvre les moyens destinés à fixer les populations (…) dans leurs pays d’origine », comme le décrit le site du parti d’extrême droite.

Sur plusieurs sujets, le FN va plus loin que la Droite populaire. Ainsi, la Droite populaire veut « restreindre » le regroupement familial « en supprimant son automaticité ». Le FN veut, lui, le « supprimer ».

Le parti d’extrême droite parle de « rétablir  l’expulsion des délinquants multirécidivistes étrangers » quand la Droite populaire veut « rendre possible le non renouvellement du titre de séjour à tout étranger condamné à une peine d’au moins un an de prison ».

Ou encore, quand l’aile droite de l’UMP parle « d’instaurer des sanctions renforcées pour les trafiquants », Marine Le Pen, elle, s’est prononcée à plusieurs reprises pour le rétablissement de la peine capitale pour « les gros trafiquants ».

LES AIDES SOCIALES

A première vue, le Front national peut paraitre plus « social » que la Droite populaire concernant les aides. Sur le RSA notamment, Marine Le Pen déclare que « le RSA est un minimum auquel ont légitimement droit de nombreux Français  particulièrement démunis, et il apparaît totalement stupide de vouloir réduire les revenus de ceux qui ne font aujourd’hui que survivre ».

De leur côté, les députés de la Droite populaire veulent « limiter la perception du RSA dans le temps et instaurer une compensation au versement », c’est-à-dire un temps de travail obligatoire. Si la position du FN semble plus « généreuse », il ne faut pas oublier que, concernant les aides sociales ou le logement social, tout passe, au Front national, par le tamis de la « préférence nationale » – véritable pierre angulaire du programme – qui entend réserver les aides aux seuls Français, ce qui n’est pas le cas de l’aile droite de l’UMP.

LUTTE CONTRE LA FRAUDE SOCIALE ET DÉMOCRATIE DIRECTE

La fraude sociale est aussi un des thèmes majeurs que FN et Droite populaire se partagent. Ils tombent d’accord sur la création d’une carte vitale sécurisée ainsi que sur la volonté de renforcer les fichiers existants. Pour le FN, en autorisant le croisement de fichiers, pour la Droite populaire, en créant un registre national centralisé et coordonné.

Au chapitre des institutions, Droite populaire et Front national tombent d’accord sur l’instauration d’un référendum d’initiative populaire, sur le modèle suisse.

Abel Mestre / pour Le Monde.fr | 28.09.11

LIRE AUSSI : ce cher cousin François Mariani

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FRANCOIS MARIANI : Après les Agassins, l’Ecole Hôtelière… A quand la démission ?

16 Juin

LA REPUBLIQUE DES COPAINS

Après l’affaire de son Hôtel des Agassins, qui le voit poursuivi par la justice pour une accumulation de fraudes diverses à l’endroit du fisc, de l’Ursaaf ou du code du travail, le décidément droit-dans-ses-bottes (!) François Mariani revient sur le devant de la scène, après la perquisition hier 15 juin de la CCI, dont il est le président, ainsi que de son domicile privé. Cette fois-ci, il semblerait que la justice recherche, entre autres malversations, des traces d’utilisation abusive d’étudiants de l’Ecole Hôtelière à des fins privées…

A quand la démission ? Dans une démocratie « complète », lorsqu’un responsable d’une institution comme la CCI est suspecté d’une telle cascade de fraudes, la moindre des choses est de se démettre. Mais la morale et monsieur Mariani, à l’instar de ses amis UMP, semblent ne pas former un couple fidèle. Une conception plutôt libérale -pour ne pas dire plus- de l’éthique consulaire…

Ci-dessous, pour mémoire, le papier que nous avions donné lors de la première affaire :

TROP BON LA CONFITURE
Pris les doigts dans le pot, notre coruscant François Mariani, patron de la Chambre de commerce de Vaucluse, mis en examen pour fraudes multiples à l’URSAAF et au Fisc, reste droit dans ses Church’s. Ce matin encore, La Provence, organe de presse « indépendant », fidèle à son éthique journalistique bien connue, lui sert la soupe sans état d’âme dans une « interview » en forme de tribune d’auto-justification, intitulée « François Mariani s’explique ».

Et qu’apprend-on de ce pétulant « présumé coupable » qui ne regrette rien, ou presque ? En l’occurrence, il commence par charger son fils de ses propres turpitudes, révélant là un bel esprit de famille et un courage digne du meilleur des géniteurs. La famille, cela dit, il connaît, puisque son très droitier de cousin, le plus que sarkosyste Thierry Mariani (inventeur d’un projet de loi restreignant le droit aux soins pour les « étrangers »), est lui aussi aux « affaires » UMP, en tant que ministre des transports. On a d’ailleurs constaté cet hiver combien il était efficace, et surtout responsable, se déchargeant de ses insuffisances sur le dos des employés de la DDTE. Ne lui en voulons pas, c’est génétique, cette caractéristique bien familiale de se défausser sur les lampistes…

Pour en revenir à notre François Mariani local, ce pauvre « self-made man » n’en démord pas : tout ceci n’est que médisances et complot, « battage médiatique » et autres malveillances. La défense habituelle des margoulins choppés en flag, quoi. Ce qu’il oublie, ce cher patron UMP (et ex-président MEDEF du Vaucluse), c’est que ce que lui reproche la justice n’est pas rien : faux bilans, abus de biens sociaux, travail dissimulé, fausses factures, j’en passe et des meilleures… Charmant, pour un président de Chambre de Commerce !

Lui n’y voit rien à redire. Pour 60 000 euros la justice bien intentionnée l’a laissé sortir libre du bureau du juge-enquêteur. Une bonne manière faite à un petit notable arrogant qui malgré cette faveur, trouve encore à la ramener…

Sans pudeur, sans morale, ce bon père estime être irréprochable : c’est vrai que c’est son fils, et « lui seul », qui dirigeait l’hôtel dont il est le proprio et le gérant en titre, hein ? Faudrait pas tout mélanger…

Certes, on sait la main de la maire Roig derrière ce soudain étalage de ces lamentables carambouilles sur la scène publique. Certes, des François Mariani à la petite semaine, il en existe des milliers, tout aussi pathétiques, dans les belles provinces de notre belle république. Et ils ont des amis, qui plus est : ce Christian Etienne, par exemple, autre version de la vertu UMP façon roi de la truffe….

Le gamin de Monclar qui a piqué un scooter et s’est pris deux ans de tôle appréciera. Je sais c’est démago de dire cela. Mais la triste vérité cependant, c’est que ces gens-là, ces François Mariani ou bien plus haut, ces ministres de la Sarkosie, se croient tout permis et se placent au dessus des lois. Mais, pour eux, pas de danger, on ne les enfermera jamais : ils ont de quoi payer leur caution (avec l’argent volé au fisc et à l’URSSAF), ils ont des « relations ». Mieux, ils ne démissionneront pas, sûrs de leur impunité, confits d’arrogance, soutenus par les cercles « d’amis » influents et relayés complaisamment par une presse locale aux ordres.

Ne nous étonnons pas après que des Marine Le Pen surfent sur ces boulevards. La bêtise de l’UMP et de ses délinquants serviteurs est sans limite…

Angelina Vivaldi

Photo : François Mariani aux côtés de Therry Mariani, secrétaire d’Etat aux transports

DEMISSION : Mais où en est notre pétulant François Mariani ?

20 Mar

Un clou chasse l’autre. Il est vrai qu’en ces temps d’abondance pour nos medias surbookés, les déboires du (pour l’instant encore) président de la CCI de Vaucluse passent un peu à l’arrière-plan…

Dure règle de l’actu. Et pourtant… Selon des « sources bien informées », comme on le dit d’usage, le patron François Mariani a du souci à se faire. Ursaaf et Fisc ont ouvert la chasse et alimentent le dossier déjà bien épais du notable local. Il faut dire que le « client » est appétissant : grande gueule, volontiers donneur de leçons, ex-président vauclusien du MEDEF, ce louangeur du libéralisme local est une figure du capitalisme d’entreprise version UMP et du self-made-man « épopée » provinciale. Certes, ce Mariani-là pour le moment se fait plutôt discret. En tout cas, point d’intervention intempestive dans les colonnes, ni même d’apparition publique trop ostentatoire. C’est que le bientôt ex-président de la Chambre de Commerce et d’industrie a intérêt à la jouer humble. Ce qui, chacun en conviendra, n’était pas vraiment dans ses habitudes…

Il faut croire que l’humilité, denrée rare au naturel chez nos notables provinciaux, devient du coup une vertu pour tout mis en cause dans les affaires de justice. Après s’être fort élégamment défaussé de ses « erreurs » et « errements » de gestion de sa propre entreprise sur son salarié de fils (Cf notre article), François Marani a visiblement appris à courber le dos… en attendant que l’orage passe.

Une stratégie de couard qui n’empêchera visiblement pas les administrations compétentes de fouiller un peu plus avant ses manquements et arrangements avec « l’éthique » entreprenariale, dont il s’était fait le chantre autoproclamé, et le fervent vrp en tant que président de CCI.

Un clou chasse l’autre, comme on vous le disait…

Angelina Vivaldi

TROP BON LA CONFITURE : Pour François Mariani comme pour MAM, la démission, vous n’y pensez pas !

25 Fév

LA REPUBLIQUE DES COPAINS

Pris les doigts dans le pot, notre coruscant François Mariani, patron de la Chambre de commerce de Vaucluse, mis en examen pour fraudes multiples à l’URSSAF et au Fisc, reste droit dans ses Church’s. Ce matin encore, La Provence, organe de presse « indépendant », fidèle à son éthique journalistique bien connue, lui sert la soupe sans état d’âme dans une « interview » en forme de tribune d’auto-justification, intitulée « François Mariani s’explique ».

Et qu’apprend-on de ce pétulant « présumé coupable » qui ne regrette rien, ou presque ? En l’occurrence, il commence par charger son fils de ses propres turpitudes, révélant là un bel esprit de famille et un courage digne du meilleur des géniteurs. La famille, cela dit, il connaît, puisque son très droitier de cousin, le plus que sarkosyste Thierry Mariani (inventeur d’un projet de loi restreignant le droit aux soins pour les « étrangers »), est lui aussi aux « affaires » UMP, en tant que ministre des transports. On a d’ailleurs constaté cet hiver combien il était efficace, et surtout responsable, se déchargeant de ses insuffisances sur le dos des employés de la DDTE. Ne lui en voulons pas, c’est génétique, cette caractéristique bien familiale de se défausser sur les lampistes…

Pour en revenir à notre François Mariani local, ce pauvre « self-made man » n’en démord pas : tout ceci n’est que médisances et complot, « battage médiatique » et autres malveillances. La défense habituelle des margoulins choppés en flag, quoi. Ce qu’il oublie, ce cher patron UMP (et ex-président MEDEF du Vaucluse), c’est que ce que lui reproche la justice n’est pas rien : faux bilans, abus de biens sociaux, travail dissimulé, fausses factures, j’en passe et des meilleures… Charmant, pour un président de Chambre de Commerce !

Lui n’y voit rien à redire. Pour 60 000 euros la justice bien intentionnée l’a laissé sortir libre du bureau du juge-enquêteur. Une bonne manière faite à un petit notable arrogant qui malgré cette faveur, trouve encore à la ramener…

Sans pudeur, sans morale, ce bon père estime être irréprochable : c’est vrai que c’est son fils, et « lui seul », qui dirigeait l’hôtel dont il est le proprio et le gérant en titre, hein ? Faudrait pas tout mélanger…

Certes, on sait la main de la maire Roig derrière ce soudain étalage de ces lamentables carambouilles sur la scène publique. Certes, des François Mariani à la petite semaine, il en existe des milliers, tout aussi pathétiques, dans les belles provinces de notre belle république. Et ils ont des amis, qui plus est : ce Christian Etienne, par exemple, autre version de la vertu UMP façon roi de la truffe….

Le gamin de Monclar qui a piqué un scooter et s’est pris deux ans de tôle appréciera. Je sais c’est démago de dire cela. Mais la triste vérité cependant, c’est que ces gens-là, ces François Mariani ou bien plus haut, ces ministres de la Sarkosie, se croient tout permis et se placent au dessus des lois. Mais, pour eux, pas de danger, on ne les enfermera jamais : ils ont de quoi payer leur caution (avec l’argent volé au fisc et à l’URSSAF), ils ont des « relations ». Mieux, ils ne démissionneront pas, sûrs de leur impunité, confits d’arrogance, soutenus par les cercles « d’amis » influents et relayés complaisamment par une presse locale aux ordres.

Ne nous étonnons pas après que des Marine Le Pen surfent sur ces boulevards. La bêtise de l’UMP et de ses délinquants serviteurs est sans limite…

Angelina Vivaldi

NB : Pendant ce temps, son cher cousin Thierry Mariani s’illustre une fois encore en prenant défense de l’insane Eric Zemmour, récemment condamné pour injures racistes : Cf article sur le blog de Bertrand Colin

Photo : François Mariani, derrière sa « copine » Marie-José Roig

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