Tag Archives: la vie culturelle

BASSE-TENSION : Bruxelles prend les néons de Dan Flavin pour des lampes !

27 Jan

C’est un joli lièvre qu’a levé notre consœur Georgina Adams, dans The Artnewspaper : la Commission européenne, contre l’avis d’un tribunal britannique, considère que des œuvres de Dan Flavin (1933-1996) et Bill Viola (né en 1951), même si elles sont collectionnées par les plus grands musées du monde, ne sont pas de l’art. Au motif que les premières, composées de tubes fluorescents, et les secondes, des vidéos, donc projetées grâce à un lecteur adéquat et un écran de télévision, ne peuvent être assimilées par la nature des matériaux employés à de la sculpture. Elles doivent donc être taxées au taux plein de la TVA, soit en Grande Bretagne 20 %, et non au taux réduit (5 %) dont bénéficient les oeuvres d’art.

A l’origine de cette décision, l’importation en 2006, des Etats-Unis vers Londres par la galerie Haunch of Venison, de Hall of Whispers, réalisé en 1995 par Bill Viola, et d’une oeuvre de Dan Flavin, Six Alternating Cool White/Warm White Fluorescent Lights Vertical and Centred (1973). Les douanes britanniques contestent alors leur appellation déclarée de sculpture et leur appliquent un taux plein.

La galerie porte donc l’affaire en justice et un tribunal lui donne raison en 2008. Or la Commission européenne considère que, dans le travail de Viola, « les composants ont été légèrement modifiés par l’artiste, ce qui ne modifie pas leur fonction originale de lecteurs vidéo et de haut-parleurs ». Quant aux néons de Flavin, ils « ont les caractéristiques des appareils d’éclairage et doivent donc être classés comme appareils d’éclairage mural. Ce n’est pas l’installation qui constitue une oeuvre d’art mais l’effet de lumière qu’elle projette ».

Ce qui fait dire à l’ancien avocat de la galerie Haunch of Venison, Pierre Valentin, que ces oeuvres qui n’en sont pas quand elles sont éteintes le deviennent lorsqu’on les allume. Il se demande aussi quel collectionneur penserait à regarder Autant en emporte le vent sur l’écran de son Bill Viola. Dans une tribune publiée également dans The Artnewspaper, il qualifie cette définition d’absurde. Et, rappelle-t-il, contradictoire : durant le procès contre les douanes anglaises, celles-ci, tout en déniant au Viola et au Flavin la qualité d’œuvre d’art, entendaient cependant les taxer non sur la valeur du matériel (d’occasion) qui les compose, mais sur le prix des pièces en galerie.

Harry Bellet | Le Monde.fr 26.01.11 | 17h15

SOUFFLE : IBRAHIM MAALOUF à Nîmes ce week-end

26 Jan

Le génial trompettiste Ibrahim Maalouf sera à Nîmes ce week-end. Ne pas rater !

Il sera l’invité samedi et dimanche du théâtre Christian-Liger. La venue d’Ibrahim Maalouf constitue sans doute l’une des dates musicales importantes de l’hiver nîmois. Trompettiste de carrure internationale, compositeur attiré par la fusion des sources sonores les plus diverses, le musicien, issu d’une famille d’intellectuels et de créateurs libanais, après avoir participé à de nombreux festivals et gravé deux albums conçus à la croisée des tonalités jazz et des inspirations orientales traditionnelles, a rapidement assis sa réputation. Auréolé par la Victoire du jazz dans la catégorie ‘Révélation’ l’an dernier, Ibrahim Maalouf a déjà construit une œuvre dont la personnalité et l’originalité l’ont conduit à s’affirmer parmi les musiciens les plus étonnants de l’actualité.

Après Disoriental, enregistrement axé sur des mélopées à caractère mystique et mêlées de rythmes très soutenus, l’album Diachronism, qui marie les délicates plaintes de sa trompette avec des onomatopées inattendues, a confirmé, par la suite, le langage unique du musicien. Et son goût à faire partager les aventures sonores les plus singulières et métissées.

A la fois puissant et élégant, arabisant et suave, entraînant et méditatif, son jeu, qui s’appuie sur une formation classique particulièrement solide (son père lui enseigna le répertoire baroque et contemporain), illustre parfaitement toutes les ouvertures musicales proposées par son instrument. Avec Ibrahim Maalouf, le cuivre prend résonance et ampleur, subtilité et grandeur. Avec un brio sans cesse évident.

R. M. / Midi-Libre

LIBERTE, EGALITE, TSIGANES : Rencontre avec Tony Gatlif

24 Jan

FESTIVAL DE NÎMES : Le subtil flamenco de Belen Maya éclaire le final

23 Jan

Vendredi soir, le théâtre proposait de partir aux sources du flamenco avec les voix des Mujerez. Et l’on pensait bien ne jamais pouvoir en revenir. Hier soir (samedi 22), pour le clap de fin, le festival s’est aventuré vers un flamenco plus moderne avec la nouvelle création de la danseuse Belen Maya, et l’on voudrait bien y retourner.

Tres est un spectacle de danse qui met en avant presqu’autant le chant et la musique. Et en choisissant l’icône de la nouvelle génération Jesus Mendez au chant mais aussi (et surtout ?) à la musique Rafael Rodriguez, qui joue en mettant tout son cœur dans sa guitare, la danseuse pouvait difficilement passer à côté de son défi : présenter son flamenco épuré, à la fois sobre et raffiné, dans un décor qui se passe justement de décor. Trois chaises, un châle suspendu et le tour est joué. Les tableaux s’enchaînent. D’abord invisible, laissant le cantaor ouvrir le bal, Belen Lopez apparaît pour emporter dans sa danse une longue robe bata de cola, à traîne blanche. Scène dominée par l’épure et la grâce, qui caractérisent une grande partie du spectacle, loin du flamenco académique ou de compétition. La danseuse s’en va, Jesus prend la relève.

Puis il disparaît et Rafael Rodriguez continue et continue encore, avec son poignet magique, de jouer. Belen Maya n’est pas dans la démonstration de force et de technique, elle est au-dessus. Jouant telle une pile inusable de son jeu de bras mécanique moulinant quasiment sans cesse, s’inspirant de la danse classique, orientale et africaine, Belen Maya explore de nouveaux territoires tout en restant fidèle au flamenco, ou du moins à sa générosité, cette envie, cette nécessité de toujours vouloir donner sans rien attendre en retour.

Agathe BEAUDOUIN / MIDI LIBRE / 23/01/11

EXIT(s) : Les fêtes cul selon la Mie de l’Art

17 Déc

Cul comme culture, voyons ! N’allez pas vous imaginer des trucs. En attendant, je crois qu’hélas, chez nous à Avignon en tout cas, ça ne sera pas si bandant que ça. Voyons-voir en détail ces sorties culturelles pour nos « fêtes »:

Théâtre : La quasi totalité des bons théâtres relâchent en fin d’année, c’est bien connu. Donc pas ou peu de choses en vue. Si vous aimez les distractions de bof, rabattez-vous sur Le Paris et autres salles similaires de la région qui ont toutes un « programme festif » à vous proposer, c’est à dire le répertoire habituel de niaiseries qu’ils aiment à promouvoir. A Avignon, il reste aussi l’Opera le mal-nommé qui aura bien une petite cochonnerie d’opérette à vous proposer… et à Marseille, une ribambelle de « pastorales » à vomir qui depuis un siècle enchantent les mélomanes.

Musiques : Ce soir 17 décembre, c’est le retour des Raoul Petite (photo) et ça c’est vraiment bon. C’est au Cargo d’Arles à 21.30 h. Le 18, c’est Pony Pony Run Run qui y sera. Pas mal non plus. A l’Usine à Istres, c’est Papet J. qui s’y colle avec Poum tchack en première partie. C’est à 21 h, toujours ce vendredi 17, oy ! Autre très bon truc à Nîmes cette fois, encore le 17 à 20.30 h. au Théâtre Liger, Montse Cortes : elle a bossé avec Paco de Lucia, Vicente Amigo, Joaquín Cortés, Antonio Canales ou Farruquito, est tête d’affiche du dernier film de Carlos Saura : «Flamenco Flamenco», et son dernier disque est nominé aux Latin Grammy Awards, rien que ça ! De l’excellent Flamenco en attendant le Festival le 10 janvier prochain, qui entre autres grands de la discipline, invite cette année Moraito ou encore Andrés Marin (cf article).

Expos : Une fois ces orgies de décibels passées, vous restera plus qu’à vous rabattre sur les expos : c’est plus tranquille et tout aussi enrichissant. Bien sûr, l’expo de la Collection Lambert à Avignon, qui propose 400 oeuvres du fonds Lambert. « Je crois aux miracles », ouvert du mardi au dimanche jusqu’à 18 h. A Avignon toujours, profitez de vos vacances pour aller au Musée du Petit Palais, qui possède un des fonds les plus riches d’Europe de Primitifs Italiens (Xe au XVe siècle). Une merveille, à découvrir ou redécouvrir dans votre ville. Dans le coin également, les belles photos de Sarah Moon à l’Hôtel de Campredon à l’Isle sur Sorgue. A voir, même si c’est souvent trop esthétisant. Au Carré d’Art, Musée de Nîmes, Pedro Cabrita Reis, pour une expo « L’un après l’autre, quelques pas silencieux » jusqu’au 23 janvier 2011. L’Âge d’or de la peinture hollandaise et flamande du Städel Museum, c’est au Musée Guggenheim Bilbao qui accueille donc une exposition très complète des fonds du Städel Museum de Francfort-sur-le-Main. Fondé en 1816, le Städel Museum possède une des collections d’art du XVIIe siècle parmi les plus importantes d’Europe. Enfin, si vous allez à Paris, allez mater Fresh Hell au Palais de Tokyo, un bon truc. Surtout, une belle rétro Basquiat au Musée d’art moderne de la Ville de Paris (XVIe), à ne pas rater. Et ne loupez pas non plus l’expo Mondrian au Musée d’Art Moderne-Centre Pompidou…. Un must !

Joyeuses fêtes donc, et vous gavez pas de foie gras : c’est pas flamenco !

La Mie de l’Art

THEATRE : Claude Régy dompte la Brume de Dieu

16 Déc

Brume de dieu par Claude Régy : une hypnose de la simplicité

Le silence se fait parmi les spectateurs avant même que la lumière ne les plonge dans le noir. Ont-ils déjà vu un spectacle de Claude Régy ? Possiblement. Mais pas forcément. Qu’importe.

Un espace vide au plafond bas
C’est l’espace qu’ils regardent qui fait silence en eux. Un espace vide, un espace perdu (le premier livre de Régy avait pour titre « Espace perdus », réédité par Solitaires intempestifs), un espace qui en impose par sa nudité.

Au fond de cet espace encore inhabité, dans une miroitante pénombre, chatoient les reflets de la salle, les mouvements flous des derniers spectateurs qui prennent place sur les gradins. Un espace vide et profond donc, au plafond bas.

Ceux qui connaissent le lieu songent immanquablement à l’architecture de la Ménagerie de verre où le spectacle va se donner à Paris de décembre à janvier.

Maître en scène

Mais nous sommes dans un quartier excentré de Rennes, au Festival Mettre en scène, dans une salle qui porte le beau nom de Didier Georges Gabily.

Un lieu juste. S’il y a un homme en France qui porte haut l’expression « mettre en scène », c’est bien Claude Régy, ce maître en scène.

Une expression étrange au demeurant que celle de « mettre en scène ». Comme on dit « mettre bas » ? Pourquoi pas. La naissance (d’une phrase, d’un geste, d’une lumière, d’une écriture) est au cœur de l’art de ce maître sans pareil.

Au fil des années, son théâtre monte, chaque fois, plus haut encore, vers la raréfaction, le condensé d’une sorte d’hypnose de la simplicité.

L’acteur porteur d’ailleurs

Et donc, d’abord le silence devant l’espace nu. Puis, un noir lent et le silence encore, laissant au corps (oreilles, yeux, muscles et nerfs) le temps de se débarrasser des scories du dehors, se s’apaiser, de s’ouvrir. Le théâtre de Régy est un filtre.

Alors la lumière se renverse sans se presser, semblable à une profonde respiration nocturne. Et cela apparaît. Qui ? Quoi ? L’être-là du théâtre : l’acteur porteur d’ailleurs et tendu vers cet ailleurs.

Hallucination première, ce soir-là, à Rennes, j’ai d’abord cru voir non un corps de chair mais une petite marionnette. Et puis, très vite, et bien vivant celui-là, un corps d’enfant, pieds nus, marchant de droite à gauche sur un sol d’encre comme on le dit d’une étendue d’eau par temps de nuit.

Et le voici qui, soudain, suspend sa marche, pied droit comme à l’affût. Ainsi que l’on s’arrête dans une forêt quand bruisse un froissement d’ailes, de feuilles.

Puis, il reprend sa marche, revenant de gauche à droite, dans le sens du temps. Près de nous enfin, ce n’est plus un enfant qui marche mais désormais un jeune homme, bras le long du corps.

Au milieu du gué, il se tourne vers nous.

Le langage des oiseaux

Ses premiers mots sont incompréhensibles, non que l’acteur les articule mal, mais ils viennent de loin, d’une langue encore dans sa gangue. Ils naissent aux lèvres ou plutôt y émergent, viennent y clapoter.

Plus tard, on se dit que c’est un noyé qui nous parle. Les morts aiment venir parler dans les théâtres de Régy.

Mattis disparaîtra au fond du lac à la fin du roman de Tarjei Vesaas « Les Oiseaux “ (écrit en néo-norvégien et traduit par Régis Boyer, éd. Plein Chant), mais nous n’en sommes là.

‘ Brume de dieu ’, titre du spectacle, englobe en amont les (courts) chapitres XVIII et XIX qui ouvrent la seconde partie du roman, pages 113-125.

C’est cet extrait que l’acteur Laurent Cazanave, encore élève à l’école du Théâtre national de Bretagne, avait choisi parmi ceux que Régy proposait aux élèves. Le spectacle est né de cette double rencontre.

Le roman raconte l’histoire de Mattis surnommé ‘La Houppette’, un jeune paysan norvégien que l’on dit demeuré mais qui sait parler aux oiseaux et comprendre leur langage.

Il vit avec sa sœur Hege. Quand il voit une passée de bécasses filer au dessus de leur maison, il ne comprend pas qu’elle ne se lève pas de son lit pour aller voir ça.

Du côté de Mattis

Régy n’a pas adapté le roman, il a puisé un extrait comme un seau sonde l’eau du puits, procédant seulement à quelques coupes légères pour recentrer le récit sur Mattis. Vesaas écrit au discours indirect mais sa parole penche du côté de Mattis.

Il va être question d’une bécasse, d’une barque, d’une conversation avec Hege à laquelle il pense quand il est sur le lac, Mattis pense encore ‘ aux jours d’autrefois ’ quand ses parents vivaient encore tandis qu’un trou dans la barque laisse entre l’eau.

Il écope, il pense.

Il pense maintenant à la dernière nuit, à la conversation qu’il aurait voulu nouer avec sa sœur, ‘ toujours tournée vers le mur ’, pas heureuse. Et l’eau monte de plus en plus dans la barque.

Mattis crie ‘ sauvagement ’ le nom de sa sœur, puis rame tant et plus et accoste à un îlot. Il attache la corde de la barque à son pied :

‘ Je fais attention à toi, tu fais attention à moi’, dit-il à la barque. Aussitôt après, il sombra dans la torpeur. ”

Fin du chapitre XIX, fin du spectacle.

Ecoper le trop plein

Cette séquence du roman est comme l’écho prémonitoire du dernier chapitre ; elle annonce tout autant en creux le grand moment de bonheur des chapitres suivants -et de la vie de Mattis- celui où le jeune homme rencontre deux inconnues, qui ne le considèrent pas comme un demeuré, comme La Houppette mais comme un gars, un beau gars et d’ailleurs il se donne à lui-même un autre prénom.

Il ne se passe rien d’autre que cette rencontre fraternelle, mais pour Mattis, c’est considérable.

Tout se passe comme si, dans le condensé de deux chapitres, l’acteur avait sous sa rétine tout le roman en flux tendu. Ses lèvres qui s’arrondissent comme celle des batraciens du lac prononcent des mots qui semblent dictés par ce que capte son regard changeant. La vision étant première, la parole la déchiffre. L’écoute n’en est que plus sensible.

Sur cela, vient se greffer un phénoménal travail de modulation quasi constante de la lumière, d’autant plus phénoménal qu’il est souvent imperceptible. Lumière de brume, brume de lumière, le regard vacille, oscille et l’écoute des mots engendre à son tour ses propres visions.

Le regard du spectateur tremble. En sortant de la salle, submergé, il lui faudra écoper son trop plein.

Jean-Pierre Thibaudat | Journaliste | Blog Theatre et Balagan / 09/12/2010

► Brume de dieu par Claude Régy – Ménagerie du verre, Festival d’automne – 20h30 du 13 déc. au 29 janv., sauf dim ; les 24, 25, 31 déc. et 1er janv. – Rens. : 01 53 45 17 17, 01 43 38 33 4.
Photos : Laurent Cazanave dans “Brume de dieu” (Brigitte Enguerand).

EXIT(s) : Il caille mais La Mie est de sortie…

10 Déc

Le week-end culturel selon La Mie de L’Art

Assez garni, ma foi, avec quelques pépites comme Le Livre d’or de Jan d’Hubert Colas à Marseille (photo), Brigitte Fontaine à Istres, ou encore l’expo Lambert à Avignon…

Théâtre : Aux Halles, un melting-pot de textes de Valetti, Mythomane, monté par Mazzuchini… Faut voir (20.30h). Au Toursky à Marseille, le très bon Sacco et Vanzetti de Dau et Catella, à voir ce vendredi 10 à 21h. Toujours à Marseille, c’est la dernière d’Hubert Colas /Cie Diphtong : Le Livre d’or de Jan, c’est au Gymnase à 20.30h. ce soir vendredi 10 et c’est très bien !

Musiques : Bon, plein de choses pas mal dont Rozoff au Cargo d’Arles : funky funky… (vendredi 10 à 20 h.). Autre truc intéressant samedi 11 aux Passagers du Zinc : La Caravane passe, rock électro bien bidouille… (le 11 à 21h.). L’AJMI, lui, continue ses vendredis jazzeux, comme d’hab. Et surtout demain samedi 11 l’excellente Brigitte Fontaine à l’Usine à Istres, à ne pas manquer (21h.).

Art contemporain : malgré tout les bruits qui courent en ville sur un éventuel départ (nous y reviendrons), la Collection Lambert inaugure ce dimanche 12 son group-show de saison, plus de 400 pièces des étalons de Lambert donc, de Sol Lewitt à Douglas Gordon, de Nan Goldin à Roni Horn, soit un mégamix des oeuvres du fonds de la Collection, intitulé fort à propos « Je crois aux miracles »… Y a intérêt. Peut-être pour une des dernières fois ? En tout cas, nous on y va.

Ay !

La Mie de l’Art

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