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LIGUE DU SUD : Bons pains comme les Bompard

17 Déc

LE BILLET D’ANGELINA

Faîtes ce que je dis, ne dites pas ce que je fais. Ce pourrait être la devise des Bompard, ce couple d’ex-frontistes toujours prompts à dégainer le fameux « tous pourris » de leur ancienne et fort usée icône Le Pen dont ils se sont depuis furieusement (et opportunément) dépris.

Ces deux-là en tout cas ont compris depuis longtemps le coup biblique de la multiplication des pains, et se le sont appliqué à leur usage, consciencieusement, sans état d’âme. Les faits : la justice, sur dénonciation de plusieurs des conseillers du Bompard maire d’Orange (ces gens-là finissent toujours par se dénoncer, c’est dans leurs gènes), la justice donc, les soupçonne gravement de s’en être mis plein les poches en spéculant sur des biens immobiliers acquis à prix cassé sur le dos de la municipalité puis revendus dans la foulée avec de gras bénéfices. Cela s’appelle « prise illégale d’intérêts » et Jacques « mains propres » Bompard qui n’ignore pas la loi (il est avocat, faut-il le rappeler), va pouvoir méditer sur la fameuse devise lepeniste qu’il aimait tant. Mieux, sa petite famille en a largement profité, gendre et fille ayant également été mis en examen pour « recel ».

Une bien touchante famille provençale (bien de chez nous quoi), qui, toujours prête à se rouler dans la fange néo-frontiste et à professer de furieux anathèmes à l’endroit de toute la classe politique, n’en oublie pas moins de se préparer une retraite dorée, en cette bonne ville d’Orange où, il est vrai, plus de la moitié des électeurs soutenant leurs thèses racistes et nationalistes, ils sont assurés de couler des jours heureux, entourés de leurs semblables et garnis d’abondance, en pondant beaucoup de petits fachos. Amen.

Angelina Vivaldi

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BILLET DOUX : Comment Marie-José Roig drague Hortefeux

7 Déc

LE BILLET D’ANGELINA

Notre mairesse presciente se serait fendue d’une lettre mignonne à l’attention de notre Auvergnat préféré, Brice Hortefeux, le suppliant de lui livrer un rab de « bleus » afin de défendre la sécurité défaillante de notre bonne ville. C’est que Marie-jo a peur : « sa » cité, désormais classée 6e au plamarès de la délinquance (Le Nouvel Obs), file du mauvais coton. Rien de tel qu’un petit contingent de « spécialistes » de l’ordre et de la sécurité pour rassurer son électorat de vieilles au chignon et de commerçants de la rue des Marchands.

Selon Avignews, qui a récupéré le fac-simile de sa missive énamourée du 29 novembre dernier, notre première magistrate demande au ministre de l’intérieur de lui procurer quelques agents supplémentaires, peut-être pour endiguer la férocité des manifestants CGT qui ont bien failli lui gâcher son « Forum » le mois dernier ? A moins que ce ne soit pour lutter contre les « hordes de délinquants » qui peuplent, comme chacun le sait, les quartiers sud de la préfecture vauclusienne ?

Car, selon elle, et usant de la réthorique usuelle de ses amis du gouvernement central, Avignon serait au bord de « l’anarchie » et de débordements inévitables. « Avignon compte aujourd’hui des quartiers qui sont livrés aux bandes et aux trafics en tout genre (…) si l’État ne s’engage pas massivement, j’ai la certitude qu’Avignon connaîtra des événements dramatiques ». Ouah ! C’est la guerre ! Et en effet, rien de tel qu’une horde de CRS casqués et autres mercenaires de la République pour ramener le calme et la quiétude chez ses administrés…

Bon, on savait la maire Roig plutôt fleur-bleue et portée sur les séries qui défrisent l’Audimat, mais de là à s’inventer un western permanent digne de « Plus Belle La Vie » pour attendrir notre romantique ministre, il y avait un pas que Marie-José Roig n’a pas hésité à franchir avec cette supplique alarmiste mais attendrissante… Notre Brice national ne pourra qu’être bouleversé par un tel déploiement de charmes, venant d’une élue pauvrette complètement laissée à elle-même dans l’enfer de sa province. Une requête touchante, prompte à ranimer la flamme machiste de notre premier flic de France, mais surtout complètement déconnectée de la réalité avignonaise. A moins que notre édile bouleversée ne craigne une attaque de son petit train par une « horde » de Maghrébins survoltés de la Croix des Oiseaux en plein Marché de Noël ?

Angelina Vivaldi

UN CONTE DE NOËL : la fabuleuse histoire de Mansour, roi de l’arnaque

30 Nov

LE BILLET D’ANGELINA

Voici un joli conte de Noël, comme l’actu sait nous en concocter. Une histoire édifiante en forme de parabole, telle que se doit d’être un vrai conte de Noël. Vous connaissez Mansour ? Non, pas notre hélas fameux Mansour de la place de l’Horloge, mais bien ce mollah afghan, taliban pur jus et accessoirement second dans la hiérarchie Benladeniste de la nébuleuse terroriste, chargé entre autres du… financement de l’organisation. Figurez-vous qu’un zèbre anonyme -qui selon certains n’est qu’un petit épicier d’Islamabab, plus vraissemblablement un agent pakistanais du renseignement- n’a trouvé rien de mieux qu’usurper l’identité du terrible mollah pour arnaquer les services secrets de la planète entière ainsi que les très sérieux experts de l’Otan. Ce type « ordinaire » et débonnaire, aux faux airs de bon père de famille, a soutiré aux « spécialistes » beaucoup de pognon pendant de longs mois, au motif d’un hypothétique rapprochement avec l’organisation terroriste… Le tout avec la bénédiction du président afghan lui-même. Bref un énorme coup de bluff qui a permis à ce joyeux drille de se prévaloir d’une « autorité » incontestable pour accroître ses propres richesses. La suite, croustillante, est à lire dans l’article de RFI.

Voilà une histoire qui ne manque pas de sel. Certes le rapprochement entre cet expert du coup de bluff d’avec notre mollahson avignonnais n’est que pur jeu rhétorique et plaisir de circonstance. N’empêche : entre le pseudo-épicier pakistanais et notre « brasseur » avignonnais, n’existe t-il vraiment qu’une homonymie de circonstance ? Les dupes, eux, sont toujours pareils : ceux-là mêmes qui se pensent en toutes circonstances à l’abri de telles indélicatesses, et qui plebiscitent sans sourciller le premier venu qui les fera rêver.

Angelina Vivaldi

LE BILLET D’ANGELINA : ça sent mauvais !

24 Nov

Exactement ce que disait ce matin sur France-info un Irlandais désabusé, après que son gouvernement ait annoncé son fameux plan de rigueur, qui va mettre par terre les plus pauvres des pauvres, coupant dans les prestations sociales, augmentant les impôts, tout ça au nom du renflouement de banques irresponsables. bref, le jeu habituel du néo-libéralisme tellement en vogue chez nos « élites » européennes. Après la Grèce, voici donc le club des nouveaux pauvres : Portugal, Irlande, Espagne et bientôt l’Italie berlusconienne et la France sarkozyste. Oui, ça sent mauvais : les Irlandais émigrent de plus en plus, les Portugais n’arrivent plus à se nourrir, les Italiens à se payer leurs études… et les Espagnols vendent leurs bijoux de famille chez ma Tante. Chez nous, un président omnipotent fait comme si de rien n’était, et continue d’enfumer le bon peuple avec ses promesses non-tenues, pendant que les entreprises du CAC 40, déjà bénéficiaires d’un somptueux cadeau fiscal de 172 milliards ont doublé leurs bénéfices nets, soit plus de 80 milliards ! pendant ce temps, 2 millions d’enfants pauvres, 100 000 sdf, 5 millions de chômeurs, près de 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté… attendent que la conjoncture tourne, que ce gouvernement qui fait mal à la France et particulièrement aux plus fragiles, s’évanouisse enfin avec les restes du sarkozysme piteux dans les brumes d’une hypothétique table-rase de cette parenthèse politique qui décidément sent de plus en plus mauvais.

Angelina Vivaldi

Mon patron est un connard !

19 Nov

Le Billet d’Angelina

Mon patron est un connard. Tu crois qu’il va me virer ? Sûr que si je continue à m’épancher sur Facebook et autre Twitter de cette façon, il se trouvera bien une âme charitable, un « ami », pour me dénoncer, non ? Hé oui, ceci est une histoire vraie, et visiblement nous n’en sommes qu’au prologue…

L’ère sarkosyste a ceci de remarquable qu’elle aura ainsi initié ce mépris total pour la vie privée des personnes, multipliant les coups bas et les atteintes au droit élémentaire de penser librement : on ne compte plus les mauvais procès intentés à de « petites » gens pour avoir, qui arboré un t-shirt frappé de la fameuse formule présidentielle « casse-toi pauv’ con », qui osé exprimer en public un quelconque désaccord avec la politique conduite par le prince. Sans parler des rappels à l’ordre incessants aux journalistes et autres mauvais esprits. L’ère sarkosiste nous place tous les jours devant le spectacle affligeant d’une démocratie en déliquescence, spectacle devant lequel le citoyen ordinaire pense -à tort- qu’il ne peut que se retirer… et s’écraser. Le patronat qui l’a bien compris, fort du soutien d’un Etat ultra-libéral à ses petits soins, n’a décidément plus aucune raison de se gêner. Et il s’autorise toutes les forfaitures, toutes les immixtions, tous les passe-droits.

Que pense d’ailleurs un Devadjian de son patron aujourd’hui qu’il fut éjecté de sa présidence au bénéfice de la priorité familiale ? Ou un Borloo fort déconfit devant un congé qui, si il était prévisible, n’en demeure pas moins humiliant ? On ne se méfie jamais assez de son patron…

Angelina Vivaldi

MARIE-JOSE ROIG : Une monarque égotique ?

17 Nov

LE BILLET D’ANGELINA

Selon son allié politique mais néanmoins peu ami Alain Dufaut, sénateur et conseiller général UMP, notre (très) chère mairesse ne serait qu’une égocentrique aux moeurs directement inspirées de l’autocratie monarchique (La Provence d’aujourd’hui). Pire, son équipe « néfaste » et ses méthodes autoritaires et peu concertantes conduiraient tout droit notre bonne ville dans le mur. Ce n’est certes pas nous qui allons reprocher au sénateur ce jugement expéditif et pas très aimable. Le sénateur Dufaut touche évidemment là à ce que tout Avignonnais sait depuis longtemps de la gestion pour le moins critiquable et très peu démocratique de notre première magistrate : projets délirants pris sans aucune concertation (comme ce tramway à 250 millions d’euros), équipe d’adjoints pour le moins disparates et parfaitements incompétents (il suffit de penser aux délégations à la culture, multiples et éclatées parmi une théorie d’adjoints aux attributions à cent lieux du sujet), son peu de goût pour la vie démocratique « normale », s’agissant des trop rares conseils municipaux expédiés autoritairement, à ses amitiés douteuses avec certains personnages tout aussi douteux comme son ex-adjoint aux finances Mansour dont l’intérêt personnel (à se payer tous les bistrots de la place de l’Horloge au black et en dessous-de-tables) prévalait largement sur l’intérêt général… etc. etc.

Bref, pas une « réalisation » de notre élue pour satisfaire notre sénateur remonté : la « Fabrique » ? une erreur manifeste à Monclar, dont les habitants ne profiteront jamais (ce en quoi nous sommes d’accord). La prison vendue à un groupe hôtelier ? une absurdité. Idem pour le mur des halles et autres joyeusetés dispendieuses, contre quoi d’ailleurs l’ESPRIT trouve régulièrement matière à redire.

Ce qui est rigolo -et relativement nouveau- c’est cette fronde généralisée contre une maire, venant « d’amis » politiques et autres alliés, qui n’est pas sans rappeler la jacquerie des élus UMP à l’encontre de leur mentor et désormais président, qui, prêts à renier ce qu’ils ont passionnément aimé, le poussent désormais dans le ravin. Pour le bien de tous ? Mais chut ! on s’en voudrait de rêver si fort…

Angelina Vivaldi

AVIGNON : Pendant que le Forum festoie, les manifestants dégustent…

7 Nov

Liberté, Egalité, Fraternité… version république UMP : Hier soir vers 16.30 h., alors que 400 « personnalités » du monde de la « Culture » s’ébrouaient à l’aise dans les ors ternis du Palais, annexé pour l’occasion par madame Roig et ses 7 chefs étoilés pour leur servir la soupe (et celle de la bonne parole sarkosyste), tout cela aux frais (ahurissants) du contribuable, près de 700 concitoyens avignonnais se voyaient refoulés de la (leur) place du Palais à coups de grenades lacrymo. Bilan : plusieurs blessés, quelques interpellations et surtout, une fois de plus, l’image déplorable d’une police « républicaine » fidèlement dévouée à la force de l’Ordre. Un Ordre vigoureux, droit dans ses bottes, décidément de plus en plus évocateur des pires pratiques en usage dans certaines régions du Monde… Mais il est vrai que l’exemple Chinois, devant lequel on s’agenouille au nom de contrats militaires et nucléaires, était dans tous les esprits ce week-end.

Angelina Vivaldi
(photo DR/Vaucluse-Matin)

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