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« DIRECT AVIGNON PLUS » : Le quotidien La Provence complice du dictateur Gbagbo ?

26 Fév

LE COUTEAU DANS L’OS

L’alliance contre-nature du quotidien régional la Provence avec les gratuits du groupe Bolloré pose question. A Avignon, un petit nouveau La Provence/Bolloré est né récemment : Avignon Direct Plus. Comment le quotidien La Provence peut-il s’accomoder des accointances du groupe Bolloré avec le dictateur Laurent Gbagbo, dont Bolloré et son quotidien Direct Matin soutiennent sans ambiguïté la « présidence » usurpée ? En illustration, l’article suivant paru sur le site Afrik.com le 11 février dernier :
(Antonio Sanz)

Vincent Bolloré et Laurent Gbagbo : je t’aime, moi non plus

Le journal gratuit Direct Matin du groupe Bolloré s’est illustré dans la crise ivoirienne par son soutien discret à Laurent Gbagbo, dont la réélection est contestée par la communauté internationale. Le conglomérat de Vincent Bolloré s’était déjà investi bien au-delà dans la campagne du candidat à la présidentielle ivoirienne, mais se défend aujourd’hui de façon équivoque de l’avoir soutenu sans réserve.

On ne trouve qu’un seul média français pour soutenir, discrètement, Laurent Gbagbo. A la faveur de la crise ivoirienne, on retrouve en effet, dans les pages de Direct Matin (ex-Matin Plus), l’influence du Vincent Bolloré qui se vantait fin 2007 dans Télérama d’avoir « le contrôle de l’éditorial » sur les médias de son groupe. On pensait l’homme d’affaire rangé depuis quelques années de la trop voyante communication pour les intérêts africains de son conglomérat, converti à une plus discrète « diplomatie d’influence ». Il était même devenu difficile de trouver la moindre brève sur l’Afrique dans son gratuit Direct Matin (1,3 million d’exemplaires) ou la moindre évocation du continent sur sa chaîne Direct8 (2,4% de parts de marché). Puis la réélection de Laurent Gbagbo a été remise en cause par la communauté internationale, et la main du grand patron s’est de nouveau fait sentir…

Publi-rédactionnel
La fausse neutralité de la ligne éditoriale de Direct matin ne saurait tromper le lecteur attentif : le titre défend les intérêts du groupe et les idées du grand chef. Quand l’association Acrimed constate que le gratuit sert le couvert d’un dirigeant ivoirien en mal de rééelection, on est donc presque dans la normalité. Avec l’air de ne pas y toucher et sans non plus y consacrer trop de place, le quotidien gratuit positionne de fait Laurent Gbagbo et Alassane Outtara sur un pied d’égalité, « oublie » certaines informations défavorables à Gbagbo, quand il ne met pas directement son rival en accusation : « La main tendue de Gbagbo rejetée par Ouattara », peut-on ainsi lire en une de l’édition du 5 janvier.

Gbagbo n’est pas pour autant le premier à profiter d’une couverture médiatique en sa faveur de la part du groupe Bolloré. Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Paul Biya (Cameroun) ou Nelson Mandela [1] (Afrique du Sud) l’avaient précédé, avec rien de moins à l’époque que la une de Direct Matin, accompagnée à chaque fois d’un article dithyrambique tablant sur l’ignorance du lectorat quant à la réalité de la situation sur place.

Nous sommes en 2007 et Vincent Bolloré n’hésite pas alors à utiliser ses médias pour flatter l’ego des chefs d’Etat africains avec qui il souhaite commercer. Sur Direct 8, Abdoulaye Wade se voit ainsi offrir une seconde tribune, dans l’émission « Paroles d’Afrique » animée par un ancien ministre de la Coopération, alors vice-président du groupe Bolloré, Michel Roussin. Au même moment ont lieu d’intenses négociations pour le contrôle du port de Dakar, un marché sénégalais finalement emporté par Dubai Ports malgré les efforts déployés. Parmi les invités de la chaîne, se trouvent également Denis Sassou Nguesso (Congo) et feu Omar Bongo (Gabon).

Presse Bolloré : l’éloge des présidents africains
Communication clé en main. Pourtant, le retour de Direct Matin à la propagande africaine de Vincent Bolloré détonne. Bien sûr, le port d’Abidjan (Côte d’Ivoire) est le plus important exploité par le groupe sur le continent. Mais on avait pu constater depuis trois ans une « accalmie ». Les bonnes relations tendaient à être entretenues par des voies plus discrètes. Parmi ces dispositions moins visibles, Laurent Gbagbo a ainsi pu profiter, durant sa campagne, des conseils de Stéphane Fouks, a tête de l’agence de communication Euro RSCG (groupe Havas, contrôlé par Bolloré), et peut-être même d’un peu plus encore. Selon Le Parisien du 4 janvier, Nicolas Sarkozy lui-même se serait ému d’une série de sondages aux résultats très favorables à Gbagbo, commandés par Euro RSCG à l’institut TNS Sofrès. Patricia Balme (PB International), conseillère d’Alassane Ouattara, accuse alors directement, dans les pages du quotidien : « Les conseillers de Stéphane Fouks ont juré à Gbagbo qu’il gagnerait facilement l’élection. Ils l’ont mis dans une disposition d’esprit telle qu’il ne s’attendait pas à perdre. C’est une des raisons pour lesquelles il s’accroche à son poste. »

Pourquoi ce soutien au candidat Gbagbo ? « Parce que Vincent Bolloré a des intérêts dans toute l’Afrique », répond sans détour Jacques Séguéla, vice-président d’Havas, interrogé en décembre dans l’émission « Question d’info » (LCP/AFP/France Info). « Il a conseillé Gbagbo de longue date », ajoute-t-il, même si « toute collaboration a été instantanément stoppée dès les premiers incidents [2] ». Un revirement expliqué par une exigence « démocratique » d’Havas, explique-t-il.

Mais on ne saurait penser qu’il s’agit là d’un simple service d’une entreprise à son client. « Ca ne rapporte rien », concède Séguéla. Du moins rien de direct, mais assez pour que la « diplomatie d’influence » continue dans Direct Matin. De plus, Stéphane Fouks est également conseiller pour Paul Biya (Cameroun) et Ali Bongo (Gabon) selon La Lettre du continent, des présidents peu soupçonnés d’être de grands démocrates.

Cette opération de séduction ne se limite pas non plus à la simple aide à la communication, puisque Bolloré finance par exemple – pour un montant officiellement modique – la fondation de l’épouse du président camerounais, Chantal Biya. Un engagement intéressé ? Non, selon le directeur général de Bolloré Africa Logistics (BAL), Dominique Lafont (interrogé par Rue89 en décembre 2009), uniquement parce qu’elle « œuvre très sincèrement contre certaines pandémies et pour l’enfance », avec « des résultats positifs ». Le fait que BAL soit entre autres concessionnaire au Cameroun du port de Douala n’a probablement rien à voir.

11 février 2011 / Denis Carlier / Afrik.com

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KADHAFI : Chavez, Sarko, les seuls amis qui lui restent

23 Fév

Dans la bouche de Kadhafi, l’autre soir sous les parapluies, ce démenti cinglant : « Non, non, je ne suis parti ni au Vénézuela, ni en France »… Dans la tête du dictateur génocidaire de son peuple, l’aveu inavouable de ses excellentes relations avec les chefs d’état sus-nommés, en tout cas ses seuls amis, auxquels il pense prioritairement pour s’abriter dans les pays susceptibles encore de l’accueillir. Sarkosy, Chavez, deux grands démocrates plutôt bienveillants à l’égard du colonel et pas très regardants quant à ses crimes contre l’humanité, cent fois réitérés et réaffirmés hier soir avec force devant les caméras. Sarko, toi, ton ambassadeur en string et ta MAM négociatrice immobilière : Dégagez !

MILAN : Le doigt d’honneur de la Bourse exaspère grave

19 Fév


LE COUTEAU DANS L’OS, une chronique d’Antonio Sanz

Un doigt d’honneur dressé face à la Bourse de Milan. L’oeuvre du sculpteur Maurizio Cattelan (1960) provoque encore une fois des aigreurs. La sculpture en marbre de onze mètres de haut, intitulée L.O.V.E., représente une main aux doigts coupés, à l’exception du majeur. Et elle siège sur la Piazza Affari, face au Palais de la Bourse – depuis le 24 septembre 2010 – à l’occasion de l’exposition personnelle de Cattelan au Palazzo Reale.

Artiste sans limites, Maurizio Cattelan avait déjà choqué l’Italie avec la statue du pape pape Jean Paul II renversé par une météorite (La nona ora) ou celle d’Hitler en train de prier à genoux. Celle-ci a plutôt provoqué un certain enthousiasme chez les Milanais, qui n’hésitent pas à se faire photographier devant. Fort de ce succès, la mairie a décidé qu’elle trônera encore jusqu’au 30 septembre, alors qu’elle devait être retirée le 4 janvier.

Mais cette prolongation n’est pas du goût, du tout, de Giu­seppe Vegas, le nouveau président de la ­Consob – l’autorité boursière. Contrairement à l’artiste, il n’y voit pas chez elle un «acte d’amour». D’ailleurs, il a menacé jeudi d’organiser dans une autre ville d’Italie la grand messe annuelle de l’institution – la première de sa présidence – si le «doigt» n’était pas retiré. En revanche, Cattelan a proposé de l’offrir à la ville si elle restait en place.

Dominique Poiret

Plus : Cf aussi notre article sur l’Art contemporain en Berlusconie

TUNISIE : Gaffe à la gueule de bois !

19 Jan

LE COUTEAU DANS L’OS

Moi, perso, j’adore les révolutions. Celle que nos amis Tunisiens ont actée et vécue ces derniers jours peut paraître en tous points exemplaire, à plus d’un titre : pour le monde arabe, un minuscule pays (en taille) comme la Tunisie, qui se débarrasse de son autocrate de cette manière-là, en « douceur » et sous l’odeur du Jasmin (quelle stupide idée de communicant que d’affubler cette révolution-là de ce vocable…), est effectivement appelé à devenir un modèle pour tous. Bouteflika, Kadhafi, Moubarak et autres sanguinaires, serrez les fesses ! Tel est le message que ce peuple courageux fait passer dans le Maghreb et au-delà, au sein de toute la « rue » arabe.

Certes, certes. A y regarder de plus près, cependant -et au risque de nous faire une fois de plus quelques ennemis- je ne serais pas si euphorique. C’est que quelques faits têtus me dérangent. D’abord, cette soi-disant fuite du dictateur, on ne peut plus surprenante. En réalité une « exfiltration » due à la « bienveillance » intéressée de ses forces armées, sous l’égide une fois de plus « altruiste » de leurs amis américains, formateurs en titre de l’armée tunisienne. Un couloir aérien libéré quelques heures fort opportunément pour permettre à notre dictateur de s’échapper sans trop de dommages collatéraux. Et sans démissionner officiellement…

Ensuite, cette reprise en main suspecte du RCD, parti présidentiel jusqu’à hier membre de l’Internationale Socialiste, dont les membres les plus influents -et ayant du sang sur les mains comme ce Abdallah Kallal, ex-ministre de l’intérieur de Ben Ali, tortionnaire avéré, dorénavant président de la Chambre des Conseillers- n’ont pas l’heur de vouloir quitter leurs si confortables fonctions, ni les avantages qui y sont liés. Là encore, la rue parle, et demande aujourd’hui leur éviction. Tant mieux mais…

La Tunisie s’est effectivement débarrassée de Ben Ali. Mais quid de son parti (2 millions de membres), de sa police, de ses fonctionnaires ? Et de ses innombrables obligés : Hommes d’affaires, membres d’une famille hyperboliquement ramifiée, ou simples quidams du peuple devant au dictateur, qui un logement, qui une bourse ou un travail ? 23 ans de gouvernance maffieuse basée sur la corruption, les avantages concédés et les petits arrangements laissent des traces. En réalité, chaque famille tunisienne est mouillée. Chacune doit quelque chose au système Ben Ali, d’une manière ou d’une autre. On ne se déprend pas aussi facilement d’un système corruptif et corrompu qui a su prospérer grâce à -ou à cause de- l’omerta, et de l’accord tacite de toute une partie de la population. Oui, je sais, c’est très désagréable à entendre.

Cependant, les Tunisiens nous ont montré -avec cette fulgurance poétique- combien ils avaient su avec courage se défaire soudainement de cette dictature déguisée, un étouffoir qui depuis un quart de siècle, avec la complicité des nations, les laissait sans voix, sans représentants politiques ou syndicaux, sans presse, sans liberté en un mot. Belle épopée, qui entrera dans la mythologie et l’inconscient collectif arabe, aux côtés de ses hérauts du nationalisme pan-arabe, des luttes pour la décolonisation, du combat palestinien, et autres grands moments de la geste héroïque de ces peuples trop souvent étouffés, opprimés, spoliés de leurs terres… et sacrifiés à d’obscures tractations avec le monde occidental.

Grâce soit donc rendue à la rue tunisienne et à ses martyrs. Pour autant, ne nous méprenons pas sur le sens véritable de cette révolution, et de ce qu’elle implique pour tous. De ce qu’elle nous oblige, en tant que citoyens du Monde. Surtout, ici ou ailleurs, Arabes ou pas, Tunisiens ou pas, soyons vigilants à ce qu’il va advenir de ce souffle de liberté sans précédent. Ne le laissons pas retomber comme un soufflet, une fois l’émotion passée.

Quelques signes désagréables n’augurent rien de bon, comme cette désertion des Tunisiens de la toile, au profit de la chaîne d’info pro-islamique Al-jazeera (Cf article sur Slate.fr). Ou l’empressement de certains partis ou personnages « investis » de la stature d’opposants à trop vite revendiquer le processus de « démocratisation », pour mieux s’installer dans les oripeaux du pouvoir. Toutes choses et tant d’autres qui devraient inciter chacun à tempérer son enthousiasme. Nous, pauvres Occidentaux donneurs de leçons, toujours prompts à nous enflammer pour une cause ou une autre, y compris.

Gare au réveil. Qu’il soit exempt, je l’espère de tout coeur, de gueule de bois et d’amertume. Ce que nous pouvons souhaiter de mieux, de plus beau à nos amis, je m’y associe ardemment : Longue vie à la Révolution Tunisienne !

Antonio Sanz

Plus d’info : lire l’article de l’écrivain et journaliste Taoufik Ben Brik : La révolution trahie.

LE COUTEAU DANS L’OS : Vaucluse terre brûlée ?

13 Jan

43% des électeurs de l’UMP prêts à une alliance avec le FN ! C’est le résultat d’un sondage auprès des sympathisants de droite, et c’est déjà du lourd. Mais chez nous, qu’en est-il ?

Bon, je sais que nous sommes « en » Vaucluse, cette vallée fermée où ont prospéré toutes les ignominies du catholicisme sanglant, les coup-bas contre la République et l’allégeance courtoise au pétainisme et autres saloperies. Sans compter Carpentras de sinistre mémoire, l’enracinement de maires néo-fascistes comme à Orange (terre il est vrai de la tristement célèbre Légion « étrangère », spécialiste des coups d’Etat et autres mercenariats en Afrique francophone), et encore les compromissions quotidiennes avec « l’autre » droite, telles que le député et désormais ministre Mariani (des transports : ce qui ne manque pas de sel pour un dont les « transports » doivent se circonscrire à ceux qu’il kiffe lors des cérémonies intégristes du Barroux) a su les pratiquer, ou enfin les scores africains du FN à Carpentras et autres poches de « résistance » fasciste, menées par des trufficulteurs et vignerons bien de chez nous, dont la prospérité est corrélative au nombre d’esclaves maghrébins et roumains payés au noir et sans protection sociale, qu’ils utilisent éhontément sur « leurs » terres…

Pour en revenir à ce chiffre ahurissant mais qui ne m’étonne qu’à moitié : complétons-le par celui tout aussi bavard de celui des Français « proches » ou « assez proches » des thèses du Front National concernant l’Islam et les « immigrés ». Et bien, ce n’est pas moins de 23% de la population française qui se dit bienveillante et plutôt en accord avec les délires xénophobes de la fille de son père ! Gageons (nul sondage pour l’étayer), qu’en terres vauclusiennes, ce score doit faire pâle figure : A mon avis, au vu de l’épais brouillard qui enfume le cerveau (ou ce qui tient lieu de) de nos paysans vauclusiens ignominieusement enrichis sur le dos des « étrangers », et à l’écoute des conversations largement éthylisées en vogue dans nos bars-tabac-PMU (un grand repaire de Frontistes), ce chiffre doit littéralement exploser !

Tout cela pour dire combien notre pauvre gauche locale est désarmée et scandaleusement inopérante devant ce phénomène politique, ayant depuis longtemps déserté le champ du social -et l’esprit de combat- au profit de quelques querelles internes dérisoires. Comme le soulignait hier Taïeb dans son papier, cette gauche mollassonne n’est absolument pas prête à nous sauver de la lepénisation d’Avignon et du Vaucluse tout entier : trop occupée à régler ses « épurations » internes au détriment des citoyens, trop nulle intellectuellement, vide d’idées et de combativité.

C’est un constat. Douloureux, mais espérons-le, salutaire. Que cette gauche-là se réveille, sorte de sa léthargie et parte au front unie, mordante et efficace, voici ce que l’on peut lui souhaiter de pire pour cette nouvelle année et celle, décisive, qui suivra !

Antonio Sanz

MARIE-JOSE ROIG une fois encore à côté de la plaque

17 Déc

LE COUTEAU DANS L’OS d’Antonio Sanz

Vous avez vu la dernière ? Notre (très) chère maire Noël a décidé de sous-titrer chacune de nos voies publiques en Occitan. Pardon, Provençal. Bref en une pauvre langue morte depuis très longtemps (depuis que Dante l’a utilisée par mégarde dans sa « Divine Comédie » pour être précis), totalement inusitée par nos concitoyens maintenant que les poilus de 14 sont morts et enterrés, et tout juste otage de quelques associations nostalgiques de « purs » Provençaux qui fleurent bon le nationalisme pétainiste.

Une belle revanche pour ce ringard d’Aubanel, un enfant du pays, ou pour ses copains « felibres », tous idôlatrés par les trop fameux collabos de l’Action Française et autres Maurassiens de bon teint.

Bref, pour faire plaisir à ces papys mistraliens et autres aficionados du « parler » provençal, dialecte qui au passage ne doit plus guère compter plus de 5 000 locuteurs, notre mairesse bienfaitrice de l’ethnologie et des langues rares va se fendre de plus de 80 000 euros (au bas mot, si l’on comptabilise toutes les voies et places « reliftées ») sur notre dos de contribuable, pour pavoiser nos rues de cet idiome rétrogade et surtout illisible pour le commun des Avignonnais !

Sauf que Avignon n’est pas Barcelone. Et d’ailleurs, cette grande métropole espagnole -oui, espagnole, ne vous en déplaise- peut au moins se targuer d’utiliser au quotidien sa langue « indépendantiste », puisque le Catalan compte quand même 7 millions de locuteurs. Et que ceux-ci ne sont pas tous des fachos, même si parfois ils sont limites, en témoigne cette interdiction absurde de la Corrida -un art que nous défendons et soutenons- sous le prétexte d’indépendantisme et dieu sait quelle connerie de revendication hors-sujet.

Voilà. 80 euros environ par plaque apposée, tout ça pour donner à Avignon un air de je ne sais quoi de plus « Provençal », de plus régionaliste, bref en deux mots : de plus ringard et nationaliste. Un truc très coûteux pour nos concitoyens, au prétexte d’affirmer une « provençalitude » qui n’existe plus que dans l’esprit embrumé de Madame Roig et de quelques attardés cacochymes, nostalgiques du Vichysme, et certainement fervents pélerins de la plaque apposée à Maillanne par Pétain lui-même à la gloire de « l’immense » Frédéric Mistral, mauvais écrivain et frontiste avant l’heure. Merci et Amen, pour reprendre Angelina tantôt.

Antonio Sanz

BANQUES : les Etats européens leur ont filé 1.100 milliards pendant la « crise » !

7 Déc

LE COUTEAU DANS L’OS

Oui, citoyens européens, vos Etats ont grassement abondé nos chers banquiers en pleine « crise » de 2009 ! Un coup de pouce magistral que nous saurons ce matin apprécier à sa juste valeur lorsque nous retirerons notre fric de leurs sales pattes, alors que ces mêmes citoyens perdent chaque année en peu plus de 2% de leur pouvoir d’achat. La « crise financière », qui n’est rien d’autre qu’un symptôme de la dérive de la spéculation capitaliste, si elle a appauvri encore plus le citoyen européen et servi de prétexte aux Etats pour mettre en place le pire des plans de rigueur et des régressions sociales, la « crise » aura au moins permis aux banquiers et à leurs actionnaires de s’engraisser un peu plus. Et surtout leur a filé des billes pour planter les mêmes Etats en spéculant honteusement sur leur dette. Un coup de Jarnac en guise de remerciements, pour des banquiers et leurs traders qui n’ont surtout pas la reconnaissance du ventre. Trop facile…

Selon Médiapart, ce sont même 4.589 milliards d’aides publiques qui leur ont été concédés entre 2008 et octobre 2010 ! Un beau pactole dont elles ont sû tirer tout le parti pour couler les « pauvres » de l’Europe -Grèce, Portugal, Espagne- en leur imposant via le FMI (et ce cher « socialiste » DSK) des restrictions sans précédent.

Haro donc sur l’industrie de la Banque et de la Finance ! Si l’effet « Cantona » a effectivement peu de chances de renverser la situation, au moins aura t-il pour vertu de montrer à ces cyniques à quel point les citoyens ont les moyens de les punir -peut-être dans un avenir très proche…

Antonio Sanz
Photo DR : DSK et J.C. Trichet le bien-nommé

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