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COMMERCES AVIGNONNAIS : Pourquoi les épiciers locaux adorent l’UMP…

19 Sep

AVIGNON : Le joli coup du « Marché U » des Halles.

Le quinquennat Sarkosy a été une véritable bénédiction pour tous les commerçants, notamment les épiciers et autres « métiers de bouche ». Comme nous le savons tous, ces usuriers de la tomate et du cornichon ont été particulièrement choyés, tout comme leurs homologues de la « restauration » ardemment défendus et gentiment représentés dans notre ville par l’adjoint au tourisme et « chef » Christian Etienne…

Tous ces braves gens, exploiteurs patentés de la classe des « travailleurs pauvres » (c’est à dire gagnant moins de 970 euros net/mois), qui ne font rien d’autre que revendre avec des marges prohibitives ce que d’autres ont produit péniblement (paysans, ouvriers de l’agro-alimentaire), tout en paupérisant leurs employés à coup de temps partiels forcés, ont particulièrement été servis par le pouvoir UMP : exonérations de toute nature, contrats « d’apprentissage », TVA réduite, etc. A Avignon, fief de l’UMP Marie-José Roig, certains commerçants « malins » ont particulièrement profité du système généreux qui leur était proposé :

Les premiers gratteurs furent donc ces commerçants « avisés » que sont les épiciers. Prenons pour exemple le « Marché U » rue de La Meuse, face aux Halles.

Intrigué par le turn-over hallucinant des caissières de ce magasin, l’Esprit a très vite compris le manège : ce « Marché U »-là (ex-Coccinelle), qui vient d’être réaménagé entièrement et à grands frais au mois de juin dernier, pratique à tour de bras le « contrat d’apprentissage« . Soit une aide bénie des dieux, offerte par le pouvoir aux commerçants, leur permettant sous prétexte « pédagogique » d’employer des gens gratos (enfn pas tout à fait, puisque payés par nos impôts)… Entre autres détaxes du travail salarié, légales il est vrai, mises en place par le gouvernement Sarkosy afin d’aider ces pauvres épiciers dans le besoin.

Soit une exploitation éhontée de ce gibier à commerce, corvéable à merci, que constitue la « clientèle » des lycées professionnels, pauvres jeunes filles désargentées, bien obligées d’effectuer ces stages en entreprise. Moyennant quoi, leurs patrons comme celui-ci (mais il n’est pas le seul à Avignon, le « Spar » rue de la Bonneterie n’est pas mal non plus), bénéficient d’une main d’oeuvre -non « qualifiée » certes- à coût zéro ou presque. Joli coup !

D’autant que ce même patron – un malin qui a bien pigé le système et l’aubaine que cela constitue pour son petit esprit d’épicier- pratique exactement la même chose pour les autres enseignes dont il est devenu propriétaire, grâce à ces largesses de l’Etat UMP, à commencer par la boulangerie Bannette voisine de son épicerie à 6,80 euros le kg de cerises en pleine saison… Une très belle affaire pour ce monsieur et son épouse qui, en à peine cinq ans, ont multiplié leur patrimoine par trois ou quatre. Merci monsieur Sarkosy.

Taïeb El Baradeï

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SNACKS : LA JUNK FOOD DES TROTTOIRS D’AVIGNON

9 Mar


LE MOT DE TAÏEB

Tout le monde est au courant. Notre première magistrate Marie-José Roig a décidé de taxer les sandwicheries et autres fast-foods d’une contribution mensuelle de 130 euros par mètre linéaire, pour occupation de la voie publique. On sait bien que derrière cette opération de com, se cache aussi un message clair adressé à ses électeurs : chassons les snacks et leurs tenanciers du centre-ville, qui, ça ne vous aura pas échappé, ont pour clientèle habituelle une forte proportion d’Avignonnais des quartiers Sud, soit, pour le dire cruement Maghrébins et autres basanés.

Cette volonté d’éradiquer toute présence un peu trop visible de ces citoyens de « seconde zone » se situe finalement dans le droit fil idéologique de l’UMP. C’est tellement évident que notre mairesse s’est hâtée d’associer à cette taxe les DAB des banques, histoire de « maquiller » son délit de faciès en contribution équitablement répartie entre pauvres et « riches »… Au-delà de cette stigmatisation qui n’ose pas dire son nom, le phénomène de cette prolifération de snacks et autres hauts lieux de la junk food (en Français bouffe pourrie) est révélateur d’une paupérisation galopante de la population de ces quartiers laissés pour compte, et de pratiques « alimentaires » déplorables qui sont un réel problème de santé publique.

Au risque de vous surprendre, et toutes considérations précédentes par parenthèse, je suis plutôt pour une telle taxe à l’endroit de ces empoisonneurs publics que sont ces snacks, qui, au même titre que les fast-foods franchisés de type « américain » contribuent à décimer leurs clients chaque jour : mauvaises graisses cent fois recuites, non respect de la chaîne du froid, hygiène déplorable, ces gens-là participent à un génocide alimentaire dont ils ne sont peut-être même pas conscients. Personnellement, je pense qu’il faudrait leur interdire d’exercer, purement et simplement. La santé des citoyens est une affaire trop grave pour l’abandonner ainsi entre les mains d’opérateurs négligeants dont le seul et unique but est d’alimenter leur compte en banque, après avoir liquidé leurs clients d’une avalanche de graisses et de produits périmés.

Evidemment, les propriétaires de ces gargottes malsaines n’ont pas manqué de crier au scandale, allant même jusqu’à demander que l’on taxe les théâtres également, comme si la comparaison entre ces mauvais « restaurateurs » et l’activité culturelle qui, rappelons-le, fait la fortune des Avignonnais, avait un quelconque sens ! Mais qu’ils se « révoltent » donc : leur colère ne vaudra jamais celle de ces milliers de leurs clients qui, un jour ou l’autre, payeront le prix fort en matière de santé pour leur addiction à cette dangereuse « gastronomie ». Et leur demanderont des comptes. La Junk Food doit disparaître, et pas seulement de nos centre-villes.

Taëb el Baradeï

LE MONDE SELON ROIG…

9 Fév

Il est triste. Et méchant, le monde selon Marie-José Roig… D’ailleurs, ces derniers temps, il paraît qu’elle est de fort méchante humeur, notre mairesse. Il faut dire qu’à sa décharge, il y a peu de chances qu’elle s’offre ces prochaines semaines un petit voyage en Tunisie pour se détendre, comme ses copines… Pas opportun, dirait-on, alors que sa ville, paraît-il, subit tous les outrages…

Méchant, oui. Plein de bruit et de fureur. Un monde qui la dépasse, l’angoisse, la prive de sommeil. Du coup, songez : obligée d’investir 3,7 millions d’euros dans son bazar techno pour assurer la « sécurité » de ses administrés, notre mairesse préférée peut se targuer d’avoir arraché le consentement de tous pour cette dépense ahurissante, y compris de son opposition : eux aussi sont en année électorale, après tout. Et puis, il est vrai que le système de vidéo-surveillance avignonnais a fait ses preuves, n’est-ce pas ? Comme au parking des Italiens fort récemment…

Mais peu lui chaut puisqu’au fond, « 71% des Avignonnais » plébiscitent un accroîssement de la télésurveillance. En tout cas c’est ce qu’elle dit, même si ses chiffres datent d’un sondage de 1999… Le monde selon Roig est peuplé de voyous basanés, de violeurs et autres malfrats (basanés eux aussi) dont il faut s’assurer qu’on les surveille. C’est qu’elle les a à l’oeil, ces cailras, la Marie-Jo : désormais, on pourra compter sur son gant de fer dans une main de velours, à moins que ce ne soit le contraire. C’est qu’on est en année électorale, et qu’il ne faudrait pas se laisser aller. Surtout avec ces « jeunes » loups comme ce Bissière qui vous lorgnent le trône d’un oeil gourmand. S’agirait pas de se faire déborder…

D’autant que le renard liguiste est déjà dans la bergerie : un Guillaume de sang Bompard viendrait chasser sur ses terres ? Impensable ! Madame Roig a déjà fort à faire avec ses ennemis de l’intérieur (et ils sont nombreux, visiblement, ce qui n’arrange pas son humeur) : faudrait pas lui en rajouter une couche…

Heureusement, La Provence-Bolloré est venue opportunément cette semaine à sa rescousse. A nous la bonne parole UMP gracieusement dispensée dans ce gratuit « Direct Avignon » qui, sans cette mission d’utilité publique, n’aurait aucune raison d’être. C’est que ça lui réchauffe l’âme, à notre Marie-Jo, ce renfort inespéré des bons soldats de la sarkosie. De quoi appréhender 2011 et 2012, puis, peut-être encore, 2014, avec sérénité. Celle que peut apporter le chaud réconfort d’amis sur lesquels on peut compter.

Taïeb El Baradeï

AVIGNON, une ville en déshérence ?

25 Jan

LE MOT DE TAÏEB

Vous avez dit déshérence ? Et bien, oui, hélas… Le Centre Américain vient de fermer ses portes. C’est plié. Soi-disant pour cause de « crise » aux USA, qui enverraient donc moins leurs étudiants dans notre belle ville. Foutaises : pourquoi alors dans ce cas se replier sur Aix pour y ouvrir une extension, l’Institut Américain y étant déjà installé depuis 1957 ? Si ce n’est tout simplement parce que nos verts yankees préfèrent de loin l’animation d’une véritable ville universitaire (même si concernant Aix, avis perso, ça pue) au désert avignonnais…

Faut pas rigoler : vous vous êtes déjà baladés un vendredi soir après huit heures en hiver, par exemple rue des Teinturiers ? C’est la Sibérie, mes agneaux, on se croirait au fin fond de la steppe, et il n’y a même pas une yourte accueillante pour vous réchauffer avec une belle ambiance musicale et alcoolisée. Les restos sont vides ou quasi, et les deux ou trois bistrots acceptables de la ville (et encore, je suis gentil) sont désertés à 21 h. Le paradis quoi… Franchement, que voulez-vous que fassent nos bébés ricains, dans ce village replié sur lui-même où on ne s’amuse pas ?

Non, ce qui marche à Avignon, c’est la zone commerciale ! Paraît-il devenue la première d’Europe, devant Plan de Campagne. Belle performance ! Madame Roig a réussi a nous défigurer un peu plus le paysage avec ses saloperies de Quick tueurs et autres atteintes aux lois élémentaires de l’esthétique. Sûr que ça lui remplit ses belles caisses municipales (Quoique… la taxe professionnelle étant supprimée par ses amis sarkosystes), mais bon, vous vous voyez, vous, le soir, sortir dans la zone d’activité pour vous taper une toile ou avaler un Mc Do ? Le rêve avignonnais…

La vérité c’est que cette foutue ville n’attire plus personne. Voir d’ailleurs le papier du Ravi au sujet de la 42e ville de France… Trop morte, trop frileuse, gérée n’importe comment, et surtout, constat gravissime, pas du tout culturelle pour un rond. Impossible de se taper un concert intéressant (pour ça faut aller à Istres, Arles ou Nîmes) ; une offre théâtrale limitée, les directeurs de salles focalisant sur leur « saison » du Off ; un Opéra-théâtre qui, s’il se régale d’Audrey Toutou en pimbèche de Cours Florent ou de mauvais récitals de ringards en manque de tournées en « province », porte vraiment très mal son nom, ne proposant quasiment jamais d’Opéra, de vrai ; les librairies sont une plaisanterie (Allez donc chercher un Pierre Guyotat ! Personne ne sait qui c’est… à l’exception notable de Mémoires du Monde) ; quant à l’Art contemporain, il n’y a que trop rarement d’expos dignes de ce nom, et la collection Lambert ayant foutrement envie de mettre la clef sous la porte, il ne nous restera alors plus que les yeux pour pleurer…

Le pire étant cette « vie » nocturne inexistante, où seules tirent leur épingle du jeu les discos à kékés abreuvés au whisky-coca. Pas de quoi se taper le cul contre une bassine… Bon, il nous reste toujours Utop pour nos après-midis dominicales pluvieuses, et les parties de coinche entre potes, bien au chaud chez nous. Le rêve avignonnais, vous disais-je…

Taïeb El Baradeï

OPPOSITION : Une gauche molle, ou la défaite annoncée

12 Jan

LE MOT DE TAÏEB


Au risque d’aggraver notre cas -mais ça n’est pas un souci, l’Esprit ces derniers temps est une cible commode- un petit bilan de « l’opposition » avignonnaise (de gauche donc), à l’heure où notre inestimable François Hollande vient courageusement (!) en défendre les supporters… Une opposition en forme de tableau à la Dali : molle, désespérément molle.

Soyons clair : En face, c’est à dire à droite, qu’avons-nous ? Un club de notables plus ou moins installés, plus ou moins parvenus, plus ou moins cathos, bref la clique bien-pensante et libérale, habituelle des petites villes de province : commerçants, « entrepreneurs », et autres professions « respectables », toutes ancrées dans la glaise et le terroir, amateurs de bons vins, de prébendes et de notoriété. Un vrai Chabrol en plus criant de vérité. L’exemple le plus parlant étant ce délégué au tourisme, dont l’entreprise fleurit au gré (et aux flux) de la communication municipale, toujours prompte à relayer ce parfait parangon de « réussite » professionnelle.

Ces gens-là ont plus d’un atout, néanmoins : forts en gueule, sans scrupules (cf Mansour), prêts à toutes les compromissions, y compris avec leurs cousins de la droite extrême (cf Mariani), ils bénéficient de surcroît du soutien indéfectible des cadors de l’UMP, voient leurs propos et actions gentiment relayés au quotidien -avec complaisance- par les médias locaux, et de plus disposent d’une sympathie certaine au sein de la bourgeoisie locale (et bien sûr du milieu des « affaires »).

De l’autre côté, qu’avons-nous pour nous soutenir dans nos « indignations » ? Hélas, mille fois hélas, un « club » de gauche archaïque, particulièrement aphone, incapable de susciter la moindre des oppositions (ne parlons pas de combat ou de virulence) parmi ses concitoyens. Une gauche locale endormie depuis semble t-il des siècles, (en réalité depuis 1976), juste bonne à se déchirer sur de petits chipotages de pouvoir. Vrai miroir, finalement, de la Gauche française, et de ses appareils nationaux.

Dans le détail : Le PS ? A l’image de ses représentantes, gentil. Gentil PS inexistant et singulièrement absent de tous les combats d’importance, comme on a pu le constater pour les retraites l’an passé. Le PC ? Castelli est un homme sympathique, mais son problème est le même qu’au PS : un manque cruel d’acuité et de mordant. Sans compter sa position fort peu commode de Conseiller Général, difficilement compatible avec la critique radicale du système, et ses rivalités avouées ou non avec l’autre gauche. Celle de Max Rieux, par exemple : un blog mal-foutu, des indignations tout de même mesurées et une totale absence de charisme font que le compagnon de Mélenchon est bien loin d’espérer un jour obtenir localement, l’équivalent de l’audience de son maître à penser. Reste un NPA en déroute, depuis son coup de foulard plus que déplacé, et des Verts exangues…

Soit une suite de personnes fort estimables au demeurant, mais bien mal armées pour prétendre à une quelconque succession du système UMP redoutablement efficace, mis en place par la bonne maire d’Avignon et ses amis beaucoup moins regardants.

Marie-Jo et ses affidés n’ont guère de souci à se faire. Face à une telle absence de figures -et de combativité- soyons quasi-certains de la réélection de ses amis. Et de la défaite de tous les Avignonnais.

Taïeb El Baradeï.
Photo : S. Dali, « Persistance de la mémoire »

« LARVE GAUCHISTE » : Insultes, mensonges, arbitraire : l’ordinaire de la sarkosie décomplexée

10 Déc

LE MOT DE TAÏEB

Marine Le Pen n’a qu’à bien se tenir : ses contrefacteurs font surface. Dorénavant, un Préfet de la République, dûment assermenté et aux ordres, peut se permettre d’insulter publiquement (sur France-Info ce matin) un syndicaliste Sud qui a eu le malheur d’habiter la même zone où le prince Sarko devait se produire. Résultat : on embastille le quidam dans une gendarmerie « nationale » cinq heures durant, le temps que le sous-monarque puisse exprimer la plénitude de sa pensée devant le peuple.

Cette mésaventure digne des méthodes des meilleures dictatures est arrivée à un de nos concitoyens pas plus tard que fin novembre, au prétexte qu’il « pourrait » gêner le bon déroulement de la visite du président dans le bourg du Mayet-en-Montagne (Allier). Sur ordre du préfet de l’Allier (préfecture : Vichy, ça ne s’invente pas !) Pierre Manzoni, on l’enferme donc. Au sortir de sa geôle, Frédéric Le Marrec, éducateur spécialisé et « activiste » du syndicat Sud, a le tort de se plaindre publiquement d’une telle atteinte à ses libertés civiques : Le préfet, se réclamant d’un « gaullisme » de bon aloi, n’hésite pas et rétorque en portant plainte pour « diffamation ». Ce matin ce bon soldat de la « république » à la mode sarkosyste, ancien collaborateur de Pasqua (autre grand « gaulliste » respectueux des libertés publiques et parfaitement irréprochable) se répand sur les ondes de France-Info, en traitant notre syndicaliste de « larve gauchiste » !

Pour info, rappelons que ce préfet musclé a été secrétaire général adjoint au Parlement européen du groupe Union pour l’Europe des Nations (1999-2001), dont les membres distingués comptent, entre autres, l’Alliance Nationale et la Ligue du Nord, deux partis néo-fascistes italiens, ou encore le Parti Populaire Danois, autre club humaniste à la mode frontiste.

Voici un bon exemple du fonctionnement démocratique de notre république version Sarko : on muselle les opposants supposés, on ment sans vergogne sur leurs prétendues exactions, on les insulte et discrédite publiquement. Le tout au nom d’une conception du bien-penser républicain défendue par un soi-disant préfet « gaulliste », dont la conduite est tout simplement intolérable. Osons espérer qu’à son tour, notre dangereux activiste de Sud-Santé portera plainte contre cet outrage public et ce qui l’a précédé, une incarcération abusive pour raison d’Etat.

Taïeb El Baradeï

Photo DR : à gauche, Pierre Manzoni et son patron Hortefeux

GRANDES OREILLES : Wikileaks l’emmerdeur de la planète web

29 Nov

LE MOT DE TAÏEB

Vous connaissez Wikileaks ? Ces délurés de la transparence du net organisent depuis quelques temps le plus gros déballage de la toile : ou comment réactualiser la séculaire histoire de l’arroseur arrosé. En gros, ces joyeux lurons ont saisi un créneau jusqu’alors occupé par les sinistres officines d’espionnage en vogue dans tous les « grands » états de la planète. Big brother retourné contre les envoyeurs, en quelque sorte. Wikileaks espionne et récupère pour le compte des citoyens de la planète les perles du flux courriétal de nos chers puissants : dépèches diplomatiques, rapports secret-défense, bref tout y passe. Cette moulinette web soutire le meilleur de la confidentialité et du secret des états-nations. Chine et USA sont évidemment les mieux servis : Qui d’autres parmi les puissants actionnent-ils le mieux tout l’arsenal de l’espionnite généralisée de leurs citoyens et « concurrents » ?

Wikileaks est malin : forts de contrats d’exclusivité avec les plus grands titres de la planète -Le Monde, New York Times…- nos déglingueurs de la toile dézinguent à tout va et nous offrent le meilleur de leurs « écoutes » sensibles, immédiatement relayées par le gratin de la presse mondiale. Un beau coup de bluff qui inquiète gravement nos chers puissants.

Jolie parabole que cet accouchement dissident de la face obscure de la planète, retourné contre ceux qui font credo et profession de foi d’espionnite généralisée, à l’heure cyber de la mondialisation des échanges. Un contre-pouvoir à surveiller de près, tant les contre-pouvoirs ont cette adaptabilité facile à rapidement muter en de redoutables pouvoirs tout court.

Taïeb El Baradeï

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