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GASTRONOMIE : Le Top des pires tables d’Avignon

22 Sep

Ce n’est rien de dire qu’Avignon est une mauvaise étape gastronomique…Sa calamiteuse réputation en la matière s’est répercutée jusqu’outre-Atlantique, et au-delà. Bref, on mange très mal et très cher dans ce village prétentieux qui se la joue « ville d’étape » grâce à l’entregent de son ambassadeur gastronomique, le désolant et fat Christian Etienne, adjoint au Tourisme, qui se trouve être également le « chef » le mieux couvert par la presse locale…

Dans ce marécage attristant que constitue la restauration avignonnaise, quelques tables surnagent néanmoins, même si les mauvaises habitudes prises pendant le Festival l’été se retrouvent un peu le reste de l’année… En gros, une petite dizaine de lieux honorables -ou même vraiment fréquentables- parmi lesquels je citerais en vrac Le Bain-Marie, le Zinzolin, La Fourchette, L’Epicerie, La Vache à Carreaux, Merci Tonton (même si l’été dernier, ça c’est relâché), l’Hôtel d’Europe (très cher mais 1000 fois mieux que Christian Etienne ou même La Mirande), Le Moutardier…

Mais aujourd’hui, ce n’est pas notre propos, et nous avons plutôt décidé de faire un petit tour de ces tables qu’il faut absolument éviter… Choix cornélien, tant les prétendants au titre sont nombreux !

Passons sur les incompétents qui peuplent la rue de la Ré et la Place de l’Horloge. Ceux-là affichent directement leur programme « gastronomique » avec leurs terrasses prétentieuses et leurs cartes rigoureusement identiques où le même « gigot à la crème d’ail », surgelé et trop cuit, vous sera servi en plat du jour à 9,50 euros. Une aubaine pour les gastro-entérologues.

Allons directement vers ces quelques « joyaux » de la restauration locale, comme on peut en trouver, par exemple, Place des Carmes :

Pace e Salute : une enseigne qui propose des « tapas » corses (!!!) cent fois cuits et recuits, baignant dans une huile renouvelée tous les trois mois. Bref, vous l’aurez compris, un attentat à votre intégrité physique, le plus servi par une patronne qui se la joue couleur locale et qui accueille ses clients (des gamins pour la plupart) en affichant sans vergogne son goût pour les teintures oxygénées et les atours de poissonnière du Vieux-port. Avé l’assent, s’il vous plaît.

Le Pichet : Là on frise l’apothéose. L’acmé de la malbouffe. Une horreur, où l’on trouve des cheveux dans la salade (authentique !), où la nourriture est vraiment dégueu et servie froide, et où le patron vous accueille comme un chien errant. Une honte que la profession devrait éradiquer sans hésiter.

Plus loin, rue du Chapeau Rouge, Le Bazoo est pas mal non plus :
Du réchauffé, du réchauffé et du réchauffé. Avec son sens de la « formule » (un truc soi-disant « économique », en fait atrappe-couillons), le Bazoo s’était forgé naguère une petite clientèle néo-bobo qui aimait son ambiance feutrée (entendez où l’on ne voit rien) garnie de mobilier brocante et autres gadgets à l’usage de ces gogos… Mais la médiocrité de la cuisine et la désertion de la clientèle ont transformé le Bazoo en une bombe sanitaire à retardement. A fuir, donc.

Remontons un peu et atterrissons sur la place Jerusalem. Ici, pas de miracles, mais un « spot » qu’affectionne visiblement la jeunesse aisée d’Avignon : l’AOC. Un de nos préférés dans le top des mauvaises tables de la ville : un personnel inefficace, un patron hautain et prétentieux, des prix surévalués pour des assiettes en déshérence… Ainsi de leurs « planches » anémiques où voisinent deux tranches de salami et un mauvais bout de Brie pour 10 euros. Et avec lesquelles il ne serait même pas convenable de faire l’apéro entre amis. Ne parlons pas de la sardine en boîte servie je-me-la-joue Gault&Millau à 13 euros ou le vin qui à lui seul double la note. l’AOC a changé il y a peu de patrons puis a déménagé, mais franchement il aurait mieux fait de fermer tout court. Une arnaque branchouille et détestable, tout comme son homologue et homonyme de Villeneuve. A éliminer.

Passons à la Place de la Principale où le Arts & Gourmets officie : la table la plus détestablement branchée « parisienne » où la médiocrité des mets n’a d’égale que l’astronomique addition que l’on vous sert sans un sourire. Un must dans l’arnaque à la « branchitude ».

Pas loin, vers les Halles (entre parenthèses, haut lieu elles aussi de l’arnaque patentée), voici la Table du Blond… Monsieur a un jour eu une révélation : il était un grand cuisinier. Depuis Monsieur a ouvert sa mauvaise gargote, dont la prétention de la carte justifie, croit-il, la note de plomb qui vous tombe sur la nappe en fin de parcours. Bref, Monsieur est un très mauvais chef doublé d’un exécrable commerçant : accueil détestable, professionnalisme inexistant, gastronomie en berne. Une erreur.

Un petit détour par la rue Bancasse où un « Tapalocas » propose un éventail de soi-disant tapas gras et insipides, tous plus indigestes les uns que les autres. Un truc de mômes à fuir en toutes circonstances, si vous tenez à votre santé.

Poussons un peu et direction la Place des Corps-Saints. Là officient un tas de snacks vaguement rebaptisés « restaurants », que le baisage de touristes et autres habitués bobos n’effraie pas, sous le prétexte d’une façade « bio » et autres fariboles destinées à niquer le gogo plus profond encore. En gros toute la place est à éviter, mais une mention particulière pour ce machin ouvert par deux parisiens qui vous vendent le Côte-du-Rhône au prix du St-Emilion grand cru, tout en vous servant dans des boîtes en bois de mauvaises salades bios pleines de graines. Autre erreur, doit disparaître au plus vite.

Passons par la Maison des Fondues, hérétique bubon marronnasse de la rue de la Bonneterie, qu’une blondasse acariâtre dirige d’une main d’enfer. En revanche, pour ce qui est de sa « cuisine », faudra repasser. Fondues « savoyardes » comme moi je suis Tibétaine, grasses et collantes, à prix fort. Si vous aimez ressortir d’un resto l’estomac plombé jusqu’aux chevilles et le portefeuille allégé…

Terminons par ce détestable Offset, jadis déjà déplorable Walamoulou (approximativement, car je ne suis jamais arrivée à le prononcer). C’est rue des Teinturiers, et c’est franchement une escroquerie. Service nul -quand il n’est pas exécuté par une cagole- qualité des plats médiocre, addition stratosphérique. Sans parler de l’accueil des kékés de patrons dont le « métier » leur est parfaitement indifférent, pourvu qu’ils boivent des coups avec leurs potes de boite de nuit, sans un seul regard à qui ose les interrompre dans leur conversation -genre juste pour leur commander quelque chose. A dératiser.

Voilà. Ce n’est qu’une modeste sélection parmi une cinquantaine d’escrocs, d’arnaqueurs et autres incompétents malhonnêtes qui s’intitulent Restaurant sans jamais avoir su distinguer un fouet d’un épluche-légumes. Mais bon, il y aurait tant à dire sur le niveau général de la restauration dans cette ville qu’il y faudrait un site internet entier. En fait, c’est Avignon, voilà tout, et ses restos sont à l’image exacte de la ville.

Un dernier conseil. Si vous voulez vous payer une sortie gastro, allez ailleurs, tout simplement : Arles, Nîmes, Lourmarin, Marseille ou Montpellier, par exemple. Partout ailleurs qu’Avignon en fait, si vous ne tenez pas spécialement à ce qu’on se foute de votre gueule tout en vous siphonnant le compte en banque.

A bientôt pour la suite ! 😉

La Mie de l’Art

GASTRO : La malbouffe avignonnaise, un état des lieux

28 Jan

LA DESOLANTE TRISTESSE DES TABLES AVIGNONNAISES…

Tout le monde le sait, on mange très mal à Avignon… et fort cher. Les raisons, historiques, en tout cas factuelles, en sont multiples, la principale étant que nos chers restaurateurs font l’essentiel de leur chiffre d’affaire pendant le festival…Pour certains, cela peut même atteindre 80 % de leur bilan de l’année ! Pas étonnant après qu’ils délaissent leur clientèle « naturelle » locale, certains fermant même leur boutique six mois durant. C’est le cas, par exemple, de l’Epicerie, Place St-Pierre, pourtant l’un des plus acceptables du secteur. D’une manière générale, Avignon est un véritable temple de la malbouffe, qui plus est souvent à des prix défiant toute imagination. Une très mauvaise habitude, prise très tôt depuis que le Festival attire un nombre incroyable de visiteurs.

Même si c’est d’actualité, nous ne parlerons pas ici de ce Quick meurtrier, qui empoisonne allègrement ses clients dans la zone commerciale. Son gérant mérite la correctionnelle, point, et ce ne sont pas les dénégations de sa société mère qui y changeront quoi que ce soit : de toutes façons, Quick, Mc-Do, Flunch, même combat. Tous des empoisonneurs.

Au-delà de cet épiphénomène (malheureusement généralisé dans nos belles provinces et emblématique de la colonisation des gras et des sucres dans l’industrie gastronomique française), il y a, à Avignon, une réalité des (mauvaises) tables spécifique, hélas peu à son honneur. Petit tour du propriétaire :

Place de l’Horloge et Place du Palais : Là, on atteint les sommets de la restauration « touristique » : Steacks surgelés et mal cuits, pizzas réchauffées à peine décongelées, soi-disant « spécialités locales » comme au Mistrau, servies froides et mal-préparées, à 23 euros l’assiette ! La Couscousserie de l’Horloge, elle, continue de faire le plein de comédiens de passage. On se demande bien pourquoi ! Ne parlons pas du Forum de notre ami Mansour (un vrai professionnel !!!), dont l’addition pour une bouffe dégueulasse, est corrélative aux charges de son nouveau dada électoral. Il est vrai qu’une campagne aux Cantonales peut coûter cher… Reste La Civette, jadis haut-lieu du tout-Avignon « intellectuel » et artistique, qui a su, grâce à ses nouveaux propriétaires, renouer avec une cuisine basique certes, mais fort acceptable et abordable (le midi). La Fourchette (derrière la mairie) est pas mal encore, même si pas donnée, mais bon, pas de quoi casser trois pattes à un canard. De même que Le Moutardier, Place du Palais, dont la terrasse est effectivement assez agréable l’été (avec vue sur l’éléphant) et le menu sérieux (mais cher). A la Balance, l’incontournable Brunel fait encore les beaux jours des Avignonnais… Bof. Derrière le Palais, autre « institution », La Mirande. Franchement, ses cinq étoiles d’hôtel ne doivent pas être mises en relation avec la gastronomie de son restau : totalement hors-sujet, juste snob…

Et puis, et puis, « le meilleur » pour la fin de notre tour du quartier : Notre cher Christian Etienne, dont les deux « spécialités » (la tomate -l’été- et la truffe -l’hiver-) prêteraient à sourire, s’il ne les facturaient pas à un prix délirant (150 euros le menu truffe). Et voilà maintenant qu’il s’est découvert une vocation de « grand chef ouvert à la modernité » (!), en nous gratifiant de ses essais désastreux de cuisine moléculaire, à la suite de l’engouement des bourgeoises de sa clientèle pour l’invention du Chef barcelonais. Résultat : il vient en personne te servir ses billes de couleur (mais sans saveur) avec force démonstration, tout fier de te montrer combien il « maîtrise » l’azote liquide… Sait-il simplement ce qu’est chimiquement une molécule d’ailleurs, ce « chef » surmédiatisé (par ses soins) ? On en doute… Mais il est vrai que sa charge d’adjoint « éclairé » (fort commode pour les affaires) au tourisme (gastronomique), le dispense, pense t-il, de toute remise de l’ouvrage sur le métier.

Rue de la Ré et Rue Joseph Vernet :Rue de la République, autant le dire tout de suite, c’est partout l’arnaque. Du désolant Maître Kanter jusqu’à Hiely-lucullus, qui jadis (bien jadis) bénéficiait d’une bonne réputation, mais dont la qualité actuelle est indigne de ses récompenses usurpées… Un peu plus loin, Joseph Vernet, le Petit Bedon, un peu cher encore pour la pertinence de sa carte (même si il y a une quinzaine d’années, c’était pas trop mal). Demeure Le Cloître St Louis, très snob et hors de prix, mais efficace.

Place des Carmes et alentours : hélas, c’est devenu un haut-lieu de la restauration estivale. Autant dire que question foutage de gueule, c’est pas mal non plus. A sauver : Merci Tonton, qui a néanmoins tendance à se relâcher. L’Entrée des artistes se la pète grave pour une carte décevante et surrévaluée. A éviter absolument : le Pace et Salute, « tapas » corse, un haut-lieu de la malbouffe servi par une blondasse incompétente et prétentieuse… Quant au reste des Carmes, nous n’en parlerons pas par esprit de charité… Rue du Chapeau Rouge : Il y a quelques années, le Bazoo était pas mal, rapport qualité-prix, mais ça a beaucoup baissé. Reste Mimo, le pizzaïole qui n’a jamais fait l’effort de perdre son accent (mais dont la cuisine est excellente) et un bon Corse, un peu cher, mais authentique (Place Pignotte). Un peu plus loin, place des Chataîgnes, une jolie calade accueille une crêperie limite et un chinois dégueu. En poussant vers le Palais, une bonne surprise : La Vache à Carreaux, bon rapport qualité prix, accueil sympa et surtout ouvert très tard dans la nuit, contrairement à tous les autres… Enfin, juste devant le sublime portail de l’église St-Pierre, l’Epicerie, elle, reste à la hauteur de ses ambitions (bon foie poellé et excellente et abordable carte des vins).

Place Crillon : Je sais personne n’y va, trop loin, trop excentré. Honnêtement, à part l’excellent restau de l’Hôtel d’Europe, certes pas à portée de toutes les bourses, il n’y a pas grand chose : La Scène se la joue resto de commerçants avignonnais parvenus avec « cabaret » grivois, tout ça à un prix… adapté à sa clientèle de nouveaux enrichis. Quant aux autres, peut-être plaisent-ils aux touristes allemands ou japonais en mal d’exotisme local, mais ni la qualité de leur carte ni le service ne justifient leur « cote » usurpée.

Autour des Halles : A l’exception notable du Bain Marie, bon rapport qualité-prix pour une carte fort honorable, je ne vois rien qui vaille le déplacement : La Table du Blond est à l’image de ce qu’on pense des blonds… et en plus, excessivement surrévaluée. Chez Ripert, parce qu’il a un cadre agréable et quelques jazzeux en week-end, se la pète bistrot parisien, prix y compris. L’AOC n’est plus ce qu’il était… avec ses « planches » ridicules et sa sardine en boîte au prix du homard (et en plus, dorénavant il n’a plus de terrasse : bonjour le festival !). Quant à la rue de la Bonneterie, c’est la bérézina, avec cette Maison des fondues où seule la propriétaire l’est, fondue, car ses prix eux… Enfin, sur la Place Pie, ce ne sont que bistrots améliorés dont la « cuisine » est à la hauteur de leur accueil : Nulle.

Autour de St Didier et de la Place des Corps Saints : Autour de l’église, Nani, institution avignonnaise sur-cotée, demeure néanmoins une bonne adresse. Juste à côté, derrière la médiathèque,une librairie-restau dont j’ai oublié le nom, est un lieu sympa et convivial (bon choix d’ouvrages rares). En remontant Place de la Principale : autant vous le dire, le Basilic Citron ou le Arts & gourmets sont deux adresses sans intérêt et prétentieuses. Tout comme le Caveau du Théâtre, un peu plus bas. Enfin, Place des Corps-Saints, c’est le spot bobo par excellence, avec ses mauvais restos qui se la jouent branchouille « cuisine de la maison » et autres snacks déguisés en gastro. A éviter.

Rue des Teinturiers : là, c’est le haut-lieu de l’arnaque estivale pendant le festival, et forcément ça se ressent le reste de l’année. Un couscous ou deux pas bons, un Couloir en corridor désert, l’Offset, spot à kékés qui a gardé le mauvais goût de son prédécesseur, plus les prix majorés, et voilà à peu près tout. Heureusement Le Zinzolin sauve la réputation de la rue (pour l’instant) : carte abordable et assez imaginative, accueil sympa et jazz le week-end. Enfin, au bout de la rue, l’inénarrable et snob numéro 75, dont la carte prétentieuse doit justifier les prix tout aussi ambitieux.

Voici en résumé le topo gastronomique de la ville, pas brillant brillant. Un inventaire certes non exhaustif, tout à fait partial, mais dont il faut retenir l’extrême pauvreté de l’offre et la cherté déplacée. Professionnels gâtés-pourris par un festival qui les a enrichis malgré leur pauvre talent, les restaurateurs avignonnais ont pris de sales habitudes, notamment celle de mépriser complètement le client et de ne pas respecter les plus élémentaires fondamentaux de leur « métier ». D’où ce constat déplorable, qui n’ajoute rien au peu d’attractivité de la ville hors-saison. Chefs, il va vous falloir un sacré effort avant de prétendre à la reconquête de la clientèle locale, et gagner l’approbation repue des quelques pauvres touristes égarés ici hors festival !

La Mie de l’Art

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