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TAUROMACHIE : La banderille catalane atteindra t-elle le Sud ?

17 Nov

Plusieurs dizaines de milliers d’aficionados dans les arènes, un million de personnes dans les rues. Que resterait-il de Nîmes sans ses spectacles tauromachiques ? photo archives FRTauromachie. L’interdiction des corridas, votée par le Parlement catalan, reste incomprise dans notre région. Un cartel de personnalités du mundillo taurin a subitement réagi.

La Catalogne piquée à vif. Mercredi (27 juillet), son Parlement régional a voté à 68 voix pour, 55 suffrages contre et 9 abstentions l’interdiction des corridas. Une seconde banderille dans la péninsule après une mesure similaire dans l’archipel des Canaries en 1991.
De l’autre côté des Pyrénées, sur le pourtour méditerranéen, à Béziers, à Nîmes ou en Arles, trois des plazas les plus populaires de l’hexagone, l’actualité suscite bien des réactions.

Dans le Gard où l’on dénombre 33 clubs taurins, dont 18 rien qu’à Nîmes, on relativise. Car l’hypothétique retrait de cette culture revient depuis des lustres sur le devant de la scène : « Avant la guerre 14-18, il s’écrivait déjà les mêmes lignes dans la presse. Il faut respecter la liberté d’opinion. Si l’aficion veut aller aux arènes c’est son droit. Il s’agit d’un spectacle très dur et très tolérant qui engendre des réactions passionnelles. De là à l’interdire… Le seul aspect qui pourrait apporter de l’eau au moulin des antis, c’est de tomber dans la médiocrité des spectacles, comme ce fut le cas ces dernières années » pense Alberto Garcia, président du club taurin A las cinco de la tarde et cofondateur de la coordination des clubs taurins. Ville de culture et de tradition, la préfecture gardoise ne peut imaginer ce scénario.

Daniel-Jean Valade, adjoint au maire UMP délégué à la tauromachie n’y va pas avec le dos de la cuillère. « L’interdiction de la corrida en Catalogne est un déni d’intelligence, une insupportable censure intellectuelle puisqu’elle vise le domaine culturel. Une telle chose est impossible en France. On ne parviendra jamais, ni d’en haut, ni d’en bas à museler nos racines. Il faut résister à la bêtise et aux choses ineptes. Avignon a le théâtre, Aix l’opéra, à Nîmes les deux festivals sont les ferias. La tauromachie est si vaste culturellement. Tous les arts y sont représentés ».

Economiquement, ce serait un fardeau pour Nîmes ou Béziers où plus d’un million de festaïres cohabitent, mangent, dorment, boivent, achètent des souvenirs, visitent les expos,…
En Arles également. Hervé Schiavetti, maire communiste, président de l’Union des villes taurines de France, avait lui aussi rappelé, au printemps lors d’un déplacement au Parlement de Catalogne, toute « l’importance économique induite par ces traditions qui s’intègrent aux fêtes populaires dans le Sud de la France ». Son empresa, Luc Jalabert, rappelant même chez notre confrère du Monde que « la tauromachie est un phénomène identitaire très fort, rappelant aussi que la pratique a compté de nombreux adeptes comme Ernest Hémingway ou Pablo Picasso ».

Pour autant, l’Alliance anticorrida, présidée par Claire Starozinski, veut se saisir de cette nouvelle faille pour inscrire à l’ordre du jour du parlement la proposition de loi « Marland-Gaillard », déjà cosignée par 58 députés de toutes sensibilités politiques. « La tendance s’inverse de manière perceptible depuis 3 ans en France et cette interdiction en Catalogne n’est donc une surprise pour personne. Il faut prolonger notre action à commencer par un grand rendez-vous le 11 septembre prochain à Nîmes où un millier de personnes est attendu. Quand les premières cartes du château tombent, le reste suit. J’ai bon espoir qu’on en finisse également en France avec les corridas dans les dix prochaines années ».
C’est certainement aller vite en besogne…

Fabrice Rougier – publié par LA MARSEILLAISE – 30 juillet 2010

Robert Margé : « Au contraire, ça va renforcer la corrida »
Robert Margé est directeur des arènes de Béziers et éleveur de toros bravos aux confins de l’Aude et de l’Hérault. Entretien.

Quelles conséquences va avoir selon vous en France le vote catalan qui interdit les corridas ?
Aucune. C’est un vote orchestré par les autonomistes catalans qui veulent se démarquer du reste de l’Espagne et faire parler d’eux. La corrida n’est pas leur souci. S’ils s’intéressaient vraiment à la cause animale, ils dénonceraient les toros à la corde, les toros de fuego… Ce n’est qu’une manigance de basse politique contre cette fête nationale qu’est la corrida en Espagne.
Vous ne pensez pas que ça peut influencer par exemple le parlement européen ?
Certes les anti-corridas et notamment les Français jubilent, mais les quatre régions concernées en France par les corridas et l’élevage de toros se portent bien et sont protégées au niveau national comme au niveau européen par l’exception culturelle. Les deux députés, un UMP et un PS qui se bougent contre les corridas font du clientélisme. Ils sont même prêts à faire passer des lois qui mettent l’animal à égalité avec l’humain. C’est dire. Et puis au niveau européen, il y a quelques années, il y a eu un vote à Bruxelles où 70% ont été d’accord pour maintenir la corrida.
Vous n’avez donc aucune inquiétude pour la Feria de Béziers qui s’annonce ?
Ni pour la Feria de Béziers, ni pour les vingt ans à venir. Les Ferias sont devenues des forces économiques. Sans celle de Béziers entre vingt et trente petites entreprises déposeraient leur bilan. La corrida est créatrice de richesses et d’emplois. Ici nous avons un cœur, une intelligence, une culture. Je suis très confiant pour l’avenir à condition que nous restions vigilants. Mais pour le moment, je pense même qu’en croyant faire du mal à la tauromachie, les Catalans vont finalement lui faire du bien car l’Espagne entière s’indigne de ce qui vient de se passer. Et ça renforcera la corrida en Espagne, en France et au Portugal.

PROPOS RECUEILLIS PAR ANNIE MENRAS

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L’arène détrônée en Catalogne

23 Sep

LE COUTEAU DANS L’OS une chronique d’Antonio Sanz


(le torero Juan Bautista)

JACQUES DURAND publié sur Libération.fr Monde 29/07/2010 à 00h00

La région autonome affiche un désintérêt croissant pour la tauromachie depuis 1960.

En interdisant la corrida, le Parlement catalan a frappé un grand coup symbolique et donné le coup de grâce à une pratique en déshérence en Catalogne. Depuis plusieurs années, il n’y avait plus de corridas à Lleida, Tarragone, Figueras, Gérone, Sant Feliu de Guixols ou Olot, une des plus vieilles arènes de la Péninsule. Seule la Monumental de Barcelone continuait à en programmer : une quinzaine dans l’année. Elle voyait sa capacité, 19 582 places, faire le plein uniquement lorsque José Tomas y toréait : 2 fois l’an. Pour le reste, elle ne se remplissait qu’à 40% en moyenne. Dimanche, il y avait seulement 6 000 spectateurs pour voir toréer El Cid, El Fandi et Alejandro Talavante. Les aficionados, qui ont, en début de course, manifesté avec des drapeaux catalans au son de l’hymne de la province Els Segadors, menaient un combat désespéré.

A sa grande époque taurine, les années 40, 50, 60, deux plazas de toros y fonctionnaient en même temps et Barcelone proposait souvent plus de corridas que Madrid. Une programmation longtemps médiocre et tournée vers le tourisme, ainsi que la concurrence du football, l’essor dans les années 60 de la voiture Seat 600 conjugué à la proximité des plages, un prix élevé des places, le peu d’intérêt des nouvelles générations, la propagande catalaniste voyant dans la corrida un apport de l’Espagne honnie peuvent éclairer le lent détachement de Barcelone pour la Fiesta Brava. Malgré un léger renouveau ces quatre dernières années.

L’assaut animaliste imbriqué à des arrière-pensées nationalistes qui vient de poignarder la tauromachie n’est que le dernier avatar, local, d’une opposition séculaire. Au XVe siècle, Isabelle la Catholique voulait supprimer les jeux taurins. Ils tuaient trop de ses sujets. Un siècle plus tard Pie V les a proscrits : c’est péché pour un chrétien de mettre sa vie en jeu. En 1898, des intellectuels espagnols condamnent la corrida : les passions qu’elle déchaîne détournent le peuple de ses devoirs civiques à un moment où l’Espagne est en guerre contre les Etats-Unis. L’histoire est fameuse de cet écrivain qui se réjouit d’entendre sous ses fenêtres ses concitoyens crier «Guerra ! Guerra !» En fait, ils ovationnent le torero cordouan, Rafael Guerra.

L’Initiative législative populaire pour la suppression de la corrida qui est à l’origine du vote de mercredi fait des petits. A Madrid, les animalistes d’El Refugio ont recueilli les 50 000 signatures nécessaires pour imposer un débat au Parlement de la Comunidad madrilène. Les prohibitionnistes bougent aussi en Andalousie, dans la Comunidad de Valence. Des mouvements comme le Comité radicalement anti-corrida ou l’Alliance anti-corrida agissent aussi en France et se manifestent souvent devant les arènes comme à Céret (Pyrénées-orientales) le 10 juillet. Des initiatives politiques sont engagées au Parlement où existe aussi un groupe d’élus pro corrida. Le 9 juin, une proposition de loi visant à interdire les corridas et les combats de coqs a été déposée à l’Assemblée par les députées Muriel Marland Militello (UMP) et Geneviève Gaillard (PS). Elle n’est pas la première…

Interdiction de la corrida: entre protection animale, régionalisme et rejet du franquisme

23 Sep


Sylvain Mouillard / Liberation.fr /Monde 29/07/2010 à 10h39
José Tomas, en 2009 dans l’arène de Barcelone (AFP PHOTO/LLUIS GENE)

Frédéric Saumade est professeur d’anthropologie sociale à l’université de Provence. Spécialiste des cultures tauromachiques (1), il revient sur la décision des députés du parlement régional de Catalogne d’interdire les corridas à partir du 1er janvier 2012.

Quelle est la tradition catalane de la corrida?

Elle est ancrée dans le sud de la Catalogne, dans le delta de l’Ebre, et s’est formalisée sous la forme des correbous. Ce sont des courses de taureaux dans les rues, qu’on peut lâcher de nuit, avec des torches fixées aux cornes. Il n’y a pas de mise à mort. Quant aux jeux d’arène, ils sont faits de sauts, de feintes, d’esquives. C’est la même classe de jeux taurins que ceux de Camargue et des Landes.

Existe-t-il différentes traditions tauromachiques en Espagne?

Oui, cela s’est formalisé au XVIIIe siècle, autour de différentes régions. Il y avait une concurrence entre la tauromachie de Séville et celle du Nord de l’Espagne, notamment la Navarre et l’Aragon. Le style andalou, très centré autour de la dramaturgie de la mise à mort, était empreint d’une certaine gravité et d’un esthétisme. Le style navarrais, lui, était plus athlétique, virevoltant, fait de corps à corps. Cette tauromachie, popularisée par certaines gravures de Goya, était beaucoup plus burlesque et populaire. Au final, c’est la tradition andalouse qui s’est imposée au XIXe siècle.

Quels marqueurs politiques sont associés à la corrida andalouse?

Elle a été exploitée par le régime franquiste. La propagande du régime s’est notamment appuyée sur l’image de grands toreros, comme Manolete. Par ailleurs, les principaux éleveurs de taureaux, des grands propriétaires terriens, étaient franquistes. Pour les catalans, la corrida est associée à Franco. La course de rue (dont le correbous catalan) a été marginalisée et même interdite sous Franco. Après la chute du Caudillo, il y a eu un regain de ces traditions et des revendications régionalistes.

Ce sentiment a-t-il eu une influence dans le vote de mercredi?

Il y avait deux types d’opposants à la corrida: les animalistes purs et durs, qui voudraient interdire tout sorte de jeu taurin, et les régionalistes catalans, dont la motivation première est avant tout anti-espagnole. Pour cela même, ils ont défendu les correbous contre la corrida. C’est le point de vue des régionalistes qui a prévalu, puisque les correbous ne sont pas concernés par l’interdiction, alors qu’on pourrait aussi juger que ces jeux, bien que sans mise à mort, sont également cruels pour les taureaux. En revanche, le Parti populaire (droite) s’est prononcé pour le maintien de la corrida, au nom de défense de l’Espagne et de ses traditions.

Comment la corrida a-t-elle évolué ces dernières années en Espagne?

L’argument animaliste a largement pénétré les sphères aficionada. La corrida s’est beaucoup adoucie. Le spectacle d’avant les années 30 serait insupportable aux spectateurs d’aujourd’hui. A l’époque, les chevaux des picadors n’étaient pas protégés par un caparaçon, ils finissaient souvent étripés dans des arènes.

L’importance de la mise à mort s’est amoindrie. Au XIXe siècle, l’acte central c’était la pique et le coup d’épée mortel. Mais progressivement, on a assisté à une esthétisation de la corrida. Sa dramaturgie est mise en valeur par la capacité du matador protagoniste à faire des passes avec sa cape et sa muleta, à entrer dans une chorégraphie avec l’animal.

C’est cela qui fait le clou du spectacle, et non la mise à mort. D’ailleurs, il est de moins en moins exceptionnel que le taureau soit gracié quand il a été très brave et que les toreros l’ont travaillé à la perfection aux yeux des spectateurs. Du taureau gracié, on espère le voir devenir un bon reproducteur sur ses prés d’origine.

Y-a-t-il un désintérêt du public?

Les derniers sondages affirment que la majorité des Espagnols sont opposés à la corrida. Ce mouvement est prégnant en Catalogne, qui s’affiche à la pointe de la modernité espagnole. Cela est dû à la conjonction des arguments animalistes, qui progressent dans tout le monde occidental, et des arguments régionalistes catalans.

Cela étant, à Barcelone, il y a des corridas tous les dimanches pendant la saison, d’avril à octobre. Celles-ci restent très touristiques. Il existe également des corridas pour connaisseurs au sein de l’arène barcelonaise, la Monumental. Ces dernières années, la plus grande vedette actuelle, José Tomas, y a triomphé devant les arènes combles.

L’interdiction des corridas va avoir un impact économique négatif pour la région. Il y a en effet une fiscalité intéressante autour de la corrida. Les férias organisées autour de ces événements brassent aussi beaucoup d’argent.

Ce qui s’est passé en Catalogne peut-il toucher d’autres régions?

Ce vote est loin d’être anecdotique, et l’on comprend bien que le contexte actuel de progression de la passion pour les animaux au sein des populations occidentales menace fortement une tradition telle que la corrida. Une demande d’interdiction a d’ailleurs été déposée auprès de la communauté de Madrid. Je pense néanmoins que cela a très peu de chances d’aboutir; pour la contrer, un groupe de députés du PP a demandé la reconnaissance officielle de la corrida comme «patrimoine national».

Barcelone, par rapport à la capitale, n’est pas une grande ville de tradition tauromachique. A Madrid, la passion collective est très forte et réunit à peu près toutes les classes sociales, puisque aux guichets des arènes de Las Ventas, on peut trouver des places coûtant moins de dix euros. Même si la tauromachie ne suscite plus l’admiration que d’une minorité d’Espagnols, c’est une forte minorité dans ses bases régionales (Andalousie, Castille, Valencia, Navarre et Pays Basque). Une interdiction généralisée aurait alors le relent autoritaire que les détracteurs catalanistes prétendaient justement stigmatiser en associant corrida et franquisme.

Quelles sont les origines de la corrida espagnole?

La corrida moderne est une tradition d’origine andalouse qui remonte au XVIIIe siècle. On trouve la trace de corridas populaires ou aristocratiques à partir du haut Moyen-Age, mais elles n’avaient pas la forme des spectacles tauromachiques, caractéristiques des sociétés modernes. Par exemple, lors des fêtes officielles, la noblesse organisait des courses de taureaux au cours desquelles les jeunes chevaliers devaient faire la preuve de leur bravoure devant le peuple.

On assiste à un glissement à la fin du XVIIe siècle – début du XVIIIe. Notamment en raison de la décadence des mœurs de la noblesse guerrière, liée à la régression de l’empire hispanique. Le roi Philippe V, qui déteste les corridas, encourage à ce qu’elles ne soient plus pratiquées par la noblesse, mais seulement organisées par elle. C’est à partir de ce moment que des hommes issus des classes populaires en deviennent les protagonistes.

Aujourd’hui, on a donc d’un côté une tradition andalouse «nationale», basée sur la mise à mort de l’animal, et de l’autre des traditions locales régionales…

En effet. La tradition andalouse nationale a cours dans toutes les régions d’Espagne, sauf dans le nord de la Catalogne et dans une partie de la Galice. Cette tradition est impérialiste, c’est-à-dire qu’elle s’est développée au-delà de ses frontières originelles dans le sud de la France et en Amérique latine. A cet égard, dans le processus de démantèlement de l’empire espagnol, si certains pays latino-américains – tels le Mexique ou le Pérou – ont adopté la corrida comme un emblème national, d’autres – tels l’Argentine ou le Chili – l’ont rejetée, à cause de son identité hispanique trop marquée, dès qu’ils ont acquis l’indépendance.

En quelles occasions la corrida a-t-elle été contestée?

La première interdiction fut édictée par une bulle du pape Pie V, en 1567. Il s’agissait alors de défendre à tout croyant de mettre son âme en danger pour des raisons non-chrétiennes. Trente années plus tard, en 1596, Philippe II obtient de Rome la levée de cette interdiction, en arguant de la passion du peuple pour les jeux taurins.

Puis, au XVIIIe siècle, la polémique suit les raisons économiques de l’époque. Charles III, le «despote éclairé», prônait la modernisation de l’Espagne. Certains de ses ministres, des économistes, étaient contre les courses de taureaux. Pour eux, c’était une perte de temps et de richesse.

L’argument animaliste – fustigeant la barbarie et la cruauté de la corrida – est venu plus tard, au XIXe siècle. Ce mouvement prend sa source en Angleterre, où naît la conscience naturaliste et une certaine compassion envers l’animal. En France, la loi de Grammont, qui interdit les mauvais traitements sur les animaux, est invoquée par la Société Protectrice des Animaux pour interdire les corridas qui ont été importées d’Espagne dès le début du second Empire.

A la fin du XIXe siècle, on assiste dans l’Hexagone à un repliement des corridas sur les régions méridionales où la passion collective pour ce spectacle est la plus forte, les pays landais et camarguais notamment. Le législateur reconnaîtra au XXe siècle une «tradition taurine interrompue» dans ces régions.

(1) Frédéric Saumade est auteur, notamment, de:

1998. Les tauromachies européennes. La forme et l’histoire, une approche anthropologique, Paris, Comité des Travaux Historiques et Scientifiques.

2008. Maçatl. Les transformations des jeux taurins au Mexique, Bordeaux, Presses Universitaires de Bordeaux.

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