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THEÂTRE DU REMPART : les polémiques minables de la vie culturelle avignonnaise

19 Mai

On en a hélas l’habitude. La vie culturelle locale est souvent polluée par d’inutiles controverses et de ridicules polémiques. Mais il semble ces derniers jours que nous atteignons le summum de la vulgarité et de la médiocrité.

Résumons : relayé par la presse locale depuis quelques semaines (encore Vaucluse-Matin aujourd’hui 19 mai), un « directeur » (pardon, le quidam a un nom : Sylvain Cano-Clémente) d’un soi-disant théâtre local – « du Rempart »- se répand en invectives et récriminations, au prétexte qu’il ne serait pas, selon lui, suffisamment subventionné par la ville d’Avignon !

On rêve ! Faisons observer à ce monsieur qui sort de nulle part quelques petits points que nous l’engageons à méditer. Tout d’abord, la salle qu’il appelle théâtre, tout au plus un garage vaguement retapé (pardon : une « grange à foins ») ouvert voici quelques années seulement, que personne ne connaît, n’est PAS un théâtre. Un vrai, j’entends. Quoi ? une jauge minable, un plateau ridicule d’une quinzaine de m2 et une poignée de mauvais projecteurs bons pour la réforme suffiraient à qualifier ainsi ce trou-à-rats de théâtre ? Soyons sérieux…

Quant à la « programmation » de ce lieu soi-disant « permanent », elle se réduit à quelques représentations publiques et payantes de l’atelier théâtral qu’il abrite (dirigé par l’ex prof des ateliers du Chêne Noir Michel Grisoni), spectacles que ce commerçant consent à ses « élèves » contre location du lieu et des équipements, jusqu’à la facture EDF qu’il répercute à ses « invités »… et, j’allais oublier, le « must » de sa saison, à savoir le pauvre Arthur, 3 jours dans cette salle liliputienne (Beau coup de com !)… Que l’on juge de la pertinence de sa programmation « désintéressée »…

En revanche, ce « théâtre » purement privé n’oublie pas le festival Off d’Avignon, pendant lequel il accueille à prix prohibitifs -au regard du service rendu- de jeunes compagnies naïves et désargentées, qui se font ainsi gruger et maltraiter par ce taulier peu scrupuleux : absence de loges véritables, conditions d’accueil et de technique déplorables, communication inexistante…

A ces conditions pourquoi faudrait-il que la ville -ou quiconque d’ailleurs- subventionne avec l’argent public une si mauvaise pratique ? Et qui est ce monsieur pour se prétendre l’égal de créateurs -Timar, Gelas…- qui effectivement, dirigent de vrais théâtres avec une programmation à l’année, et de surcroît, sont eux-mêmes à la tête d’une compagnie ? Comment peut-il oser comparer son taudis à une véritable salle de spectacle ? Lui qui n’est même pas de la profession, encore moins artiste, et a débarqué un jour à Avignon croyant flairer la bonne affaire ?

Ce pitoyable personnage, au lieu d’entretenir de fausses polémiques dans le seul but de faire parler de lui, ferait mieux de retourner au rôle dans lequel il doit exceller, à l’avant-scène du castelet qu’il n’aurait jamais dû quitter…

Angelina Vivaldi

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