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QU’ILS NOUS LÂCHENT ! Ultras-cathos, islamistes, colons juifs, partout des fouteurs de guerre

21 Avr

Les religieux sont définitivement des semeurs de guerre. Non contents de nous pourrir la vie au quotidien depuis 2000 ans, ces arriérés obscurantistes incultes et irrationnels allument les haines entre -et souvent même parmi- les peuples. Jusqu’à quand devrons-nous, citoyens éduqués, civilisés, en un seul mot humains, supporter leur fanatisme liberticide, meurtrier, souvent génocidaire ? Armons-nous de ce qui nous reste de pensée rationnelle, de civilisation, pour nous opposer à ces fascistes démagogues qui entendent régir notre liberté de conscience et d’action.

Avignon : les nazillons de l’Agrif et de Civitas, relayés par l’archevêque intégriste, proche de l’extrême-droite, et, soyons clair, anti-sémite et islamophobe Cattenoz, viennent de perdre leur procès intenté au Piss-Christ de Serrano et à la Collection Lambert qui l’expose. Non sans avoir au préalable vandalisé l’oeuvre, au mépris total de l’art et de la liberté d’expression, un crime qui ne doit pas rester impuni, comme le soulignait Antonio sur ce blog. Résultat : déboutés hier de leur action en justice, ces illuminés ont été condamnés à 5000 euros d’amende pour procédure intempestive, infligée par la justice laïque de notre pays à ces barbares dont rien ne peut justifier les actes terroristes. Une condamnation qui fera désormais jurisprudence. Jusqu’où devons-nous tolérer les agissements de ces ultra-« chrétiens » que tout éloigne de la « pensée » de Jésus et des évangélistes dont ils se réclament ? Face à ces animaux-là, la tolérance ne saurait être de mise.

Nigeria : Le Nord musulman et le Sud chrétien s’opposent sur l’élection du nouveau président de la république, un Chrétien du Sud élu démocratiquement ou à peu près par le peuple nigerian. Résultat : les intégristes musulmans s’enflamment, et commettent de véritables pogroms de chrétiens : viols, assassinats, incendies de villages, pillages… etc. jusqu’aux pneus enflammés que l’on passe au cou des chrétiennes en pleine nuit…

Tunisie : La soi-disant « révolution » démocratique conduit à la résurgence des pires islamistes qui, non contents de parasiter la télévision et généralement toutes les tribunes d’expression de la toute jeune « démocratie », désormais ouverte à leur prosélytisme, descendent dans la rue et intiment aux femmes l’injonction de revêtir le voile et surtout… de se taire. A ce sujet, lire l’excellent papier paru dans la Marseillaise de ce mercredi 20 avril…

Israël : Le conflit soi-disant territorial entre Palestiniens et Israéliens est bien une guerre de religion : les fanatiques juifs de Jérusalem, par exemple, ou les colons extrémistes de Cisjordanie, appuyés par le gouvernement d’extrême-droite d’Israël, continuent de massacrer, emprisonner, spolier les populations palestiniennes depuis plus de soixante ans, sans respecter aucune des résolutions internationales, ni les frontières de l’Etat israélien pourtant approuvées unanimement par la communauté internationale en 1948. Massacres, exactions, expropriations… Au nom de « dieu ».

Bref. La liste serait trop longue de ces combats d’arrière-garde menés par ces nouveaux croisés, qui nous dressent les uns contre les autres, nous déciment et nous génocident, après avoir essayé sans succès depuis deux millénaires de nous rallier à leurs obscurantismes. Pas un morceau de la planète qui n’échappe aux guerres de religions, entretenues par calcul par les pires des dictateurs. Des confins du Tibet (dont on oublie trop souvent le caractère féodal des théocrates qui régissaient l’ancien Tibet) et de l’Inde, jusqu’aux tréfonds de notre vieille Europe, ce ne sont que meurtres, viols, exactions en tout genre menées au nom de dieu. Un état de guerre permanent, que rien ne saurait justifier.

Face à ces idéologies d’un autre temps, ces croyances débiles et leurs fanatisés, une seule solution : l’intolérance. Repoussons-les où qu’ils soient, où qu’ils se terrent. Pas de quartier pour les ennemis de la pensée et de la liberté. Pas de pitié pour les ennemis de l’humanité.


Angelina Vivaldi

Photo : Andres Serrano

LAPSUS : La « Page blanche » de Ouattara et autres bonnes affaires de l’Occident

13 Avr

Le 12 avril dernier, le nouveau président adoubé par l’Occident inaugurait son mandat en un curieux lapsus, ô combien signifiant : parlant de « page blanche » qui s’ouvrait désormais pour la Côte d’ivoire, le Président Ouattara s’est vite empressé, dans la même phrase et se rendant-compte du symbole, de préciser qu’il s’agissait du blanc du drapeau ivoirien…

Cette fourche langagière est en fait bien révélatrice de la réalité ivoirienne : une pseudo-démocratie téléguidée par la France et ses alliés occidentaux a assis un homme tout droit sorti du sérail FMI, lui-même peu blanchi de dérives totalitaires lorsqu’il était le premier ministre du pays, ni des exactions de ses propres « forces révolutionnaires ». Démocratie africaine à la Française, donc, c’est à dire peu susceptible de déranger les business de Bolloré et autres amis de notre président français en Ivoirie…

De même la Libye, soumise aux bombardements onusiens, ouvrira t-elle de juteux territoires indexés à l’Occident, lorsque le Conseil de Transition libyen, lui-même coopté par la France et son officieux émissaire BHL, aura réussi à s’asseoir sur les milliers de barils de la tribu Kadhafi… En n’omettant pas d’importer, comme cela s’est fait en Tunisie ces dernières semaines, toute une armada de technocrates libyens certes, mais formés en règle dans les hautes-écoles occidentales.

La Tunisie justement, qui s’est empressée de composer son gouvernement « révolutionnaire » avec un bataillon de l’élite universitaire et du business français. La Tunisie qui ces derniers jours, tout comme Le Caire d’ailleurs, subit dans la rue la prévisible pression des Islamistes, comme le rapporte le journaliste Salvatore Lombardo sur sa page Facebook :
 » En guise de prétendu retour à la Démocratie, la Tunisie s’enfonce dans l’islamisme et l’irrationnel. Les islamistes sont vraiment partout. Notamment à la télévision où ils présentent régulièrement leur 4 partis « légaux ». Mais aussi dans la rue où les femmes sont particulièrement visées par les néo-barbus qui prétendent, menaces à l’appui, leur imposer le port du voile… »

Bref, le monde, grâce à la France et à l’Occident entrés en guerre « pour la démocratie », se porte de mieux en mieux…

Angelina Vivaldi

JASMIN PUANT : Al Jazeera, média préféré de la Tunisie de l’info « libérée » ?

22 Jan

Taoufik Ben Brik, lui aussi candidat à la Présidentielle tunisienne, nous fait part de son constat inquiet de l’état de l’information au sein de la toute nouvelle Tunisie « libre ». Les Tunisiens ont déjà délaissé Internet et ses réseaux sociaux. La chaîne de télévision Al Jazeera, qui promeut ouvertement l’islamisme, domine l’information

«Quand ce président autoproclamé d’un demi-jour [Mohamed Gannouchi] s’est mis à implorer Al Jazeera pour qu’elle intervienne auprès du peuple tunisien et qu’elle rétablisse le calme, j’ai compris qu’il n’y avait plus de place pour les clowns de mon acabit…», déplore Slim Boukhdhir, un plumitif opposant historique des Trabelsi, la famille de la femme de l’ex-président Ben Ali.

S’informer, oui mais où?
Depuis la chute de Ben Ali, les téléspectateurs n’ont d’yeux que pour Al Jazeera. Tunis 7, Tunis 21, Hannibal, Nessma TV; les télévisons locales sont zappées. L’audience des autres chaînes étrangères, arabes et occidentales, touche… le zéro et quelques poussières. Mais, ce sont surtout les relais traditionnels de la rue survoltée —Internet, Facebook, Twitter, YouTube— qui ont sombré dans l’oubli. «Depuis la fuite de Ben Ali, l’activité des Facebookiens a chuté dangereusement. Les blogueurs ont déserté le Net.» commente Ammar Tanazefti, un internaute. Nos Julian Assange locaux —Slim Bagga, Mohieddine Cherbib, Zouheir Makhlouf, Oum Zied— chôment… Takriz , Tunisnews, Nawaat, Kalima… désespèrent. Répudiés, les WikiLeaks nationaux. La presse française considérée auparavant comme le bouclier médiatique traditionnel des Tunisiens a été littéralement évincée. Kaput. «Sauvez-nous du tank Al Jazeera… Revenez en force pour rétablir l’équilibre…», s’indigne une ancienne gloire boudée par la chaîne qatari.

L’empire Al Jazeera
C’est le temps d’Al Jazeera. Sur l’empire d’Al Jazeera, le soleil ne se couche jamais. Rien n’échappe à l’œil du Big Brother qatari. Sauf peut-être, derrière un tout petit pli, ceci: ce que nous voyons, ce que n’importe qui voit à Tunis est loin, très loin, de ce qu’Al Jazeera montre. Le journalisme instantané d’Al Jazeera fera son instant à Tunis… Et trépassera. Notre journalisme qui a tenu tête à Ben Ali un quart de siècle est gorgé de sang, de larmes, de fièvre. Des textes incisifs, rigoureux qui tissent une chronique passionnante, et parfois douloureuse. A petites touches, ils restituent la vie dans une dictature féroce, prête à tous les travestissements. On y décrit les frasques de la famiglia, les élections truquées, le quadrillage de la population par des dizaines de milliers de policiers; ou encore les pièges de la vie à crédit, les émeutes contre la hausse du prix du pain, l’imaginaire des «brûleurs», ces jeunes prêts à tout pour fuir le paradis de Ben Ali dans des embarcations précaires. De tout cela, du bruit et de la fureur, Al Jazeera fait table rase. A quoi pouvait bien ressembler la Tunisie avant Al Jazeera? A du néant. Du rien. L’histoire a commencé lorsqu’Al Jazeera t’a regardée, Tunisie, mon amour. Alors seulement, l’histoire surgît. The story is. Al Jazeera fait l’évènement. Au prétexte du mythe de la vitesse et du raccourci, Al Jazeera bouche le paysage. Silence, on désinforme…

Un porte-drapeau de l’islamisme
Certains lui reprochent son discours religieux et un parti pris islamiste. Lors des derniers évènements, la chaîne a organisé une véritable manœuvre de parachutage, qui a laissé plus d’un téléspectateur pantois. On y voyait passer tout au long des émissions et des journaux télévisés des militants islamistes ou d’obédience islamite. Dans l’émission Sans frontières, la part du lion a été réservée à Rached Ghannouchi, le leader islamiste du mouvement Ennahdha. «Cette émission a été spécialement confectionnée pour habiller le retour tant attendu du Cheikh sur le devant de la scène. Les autres intervenants, Sihem Ben Sedrine (journaliste et militante des droits de l’homme) ou Abdelbari Atwan, font figure de garniture. Une mise en valeur de la pièce maîtresse», dit Jalel Zoghlami, l’unique avocat du barreau, interdit d’exercer par Ben Ali. En prime, des intervenants islamistes au téléphone.

«Les démocrates sont carrément rejetés, surtout les laïcs. Pourtant, depuis le démantèlement du mouvement intégriste en 1991-1992, ils tiennent la dragée haute au système. Inviter surtout la sensibilité islamiste ou des personnalités inconnues au bataillon mais fervents défenseurs du consensu, dénote d’une manipulation de mauvais goût», commente Slah Hnid, un téléspectateur qui accuse Al Jazeera de nier les courants d’opposition non-islamistes. «Al Jazeera est une chaîne islamiste. Pourquoi s’en offusquer? Elle ne l’a jamais caché», rectifie Mokhtar Yahyaoui, le célèbre juge rebelle. On reproche à la chaîne de ne pas traiter certains sujets comme la polygamie, l’adoption ou l’héritage. On l’accuse aussi de ne pas parler de certains pays, dits «intouchables», comme le Qatar où est née la chaîne et qui a acquis grâce à elle un grand poids politique. «C’est une démocratie de droite, une sorte de démocratie musulmane, sur le modèle de la démocratie “chrétienne” qu’Al Jazeera prône», dit Am Ali Ben Salem, l’aîné de tous les résistants, et l’oublié d’Al Jazeera.

En direct d’Al Jazeera: la révolution du jasmin. Juste à temps. Il me faut du temps pour écrire Il était une fois la révolution. Hors du temps qu’il faut à un homme pour tout simplement s’informer, comprendre, sentir, méditer, débattre. Transporter hors de notre présent. Hors-sol. Hors Al Jazeera.

Taoufik Ben Brik / Slate.fr Titre original : « En Tunisie, le règne sans partage d’Al Jazeera »

TUNISIE : Gaffe à la gueule de bois !

19 Jan

LE COUTEAU DANS L’OS

Moi, perso, j’adore les révolutions. Celle que nos amis Tunisiens ont actée et vécue ces derniers jours peut paraître en tous points exemplaire, à plus d’un titre : pour le monde arabe, un minuscule pays (en taille) comme la Tunisie, qui se débarrasse de son autocrate de cette manière-là, en « douceur » et sous l’odeur du Jasmin (quelle stupide idée de communicant que d’affubler cette révolution-là de ce vocable…), est effectivement appelé à devenir un modèle pour tous. Bouteflika, Kadhafi, Moubarak et autres sanguinaires, serrez les fesses ! Tel est le message que ce peuple courageux fait passer dans le Maghreb et au-delà, au sein de toute la « rue » arabe.

Certes, certes. A y regarder de plus près, cependant -et au risque de nous faire une fois de plus quelques ennemis- je ne serais pas si euphorique. C’est que quelques faits têtus me dérangent. D’abord, cette soi-disant fuite du dictateur, on ne peut plus surprenante. En réalité une « exfiltration » due à la « bienveillance » intéressée de ses forces armées, sous l’égide une fois de plus « altruiste » de leurs amis américains, formateurs en titre de l’armée tunisienne. Un couloir aérien libéré quelques heures fort opportunément pour permettre à notre dictateur de s’échapper sans trop de dommages collatéraux. Et sans démissionner officiellement…

Ensuite, cette reprise en main suspecte du RCD, parti présidentiel jusqu’à hier membre de l’Internationale Socialiste, dont les membres les plus influents -et ayant du sang sur les mains comme ce Abdallah Kallal, ex-ministre de l’intérieur de Ben Ali, tortionnaire avéré, dorénavant président de la Chambre des Conseillers- n’ont pas l’heur de vouloir quitter leurs si confortables fonctions, ni les avantages qui y sont liés. Là encore, la rue parle, et demande aujourd’hui leur éviction. Tant mieux mais…

La Tunisie s’est effectivement débarrassée de Ben Ali. Mais quid de son parti (2 millions de membres), de sa police, de ses fonctionnaires ? Et de ses innombrables obligés : Hommes d’affaires, membres d’une famille hyperboliquement ramifiée, ou simples quidams du peuple devant au dictateur, qui un logement, qui une bourse ou un travail ? 23 ans de gouvernance maffieuse basée sur la corruption, les avantages concédés et les petits arrangements laissent des traces. En réalité, chaque famille tunisienne est mouillée. Chacune doit quelque chose au système Ben Ali, d’une manière ou d’une autre. On ne se déprend pas aussi facilement d’un système corruptif et corrompu qui a su prospérer grâce à -ou à cause de- l’omerta, et de l’accord tacite de toute une partie de la population. Oui, je sais, c’est très désagréable à entendre.

Cependant, les Tunisiens nous ont montré -avec cette fulgurance poétique- combien ils avaient su avec courage se défaire soudainement de cette dictature déguisée, un étouffoir qui depuis un quart de siècle, avec la complicité des nations, les laissait sans voix, sans représentants politiques ou syndicaux, sans presse, sans liberté en un mot. Belle épopée, qui entrera dans la mythologie et l’inconscient collectif arabe, aux côtés de ses hérauts du nationalisme pan-arabe, des luttes pour la décolonisation, du combat palestinien, et autres grands moments de la geste héroïque de ces peuples trop souvent étouffés, opprimés, spoliés de leurs terres… et sacrifiés à d’obscures tractations avec le monde occidental.

Grâce soit donc rendue à la rue tunisienne et à ses martyrs. Pour autant, ne nous méprenons pas sur le sens véritable de cette révolution, et de ce qu’elle implique pour tous. De ce qu’elle nous oblige, en tant que citoyens du Monde. Surtout, ici ou ailleurs, Arabes ou pas, Tunisiens ou pas, soyons vigilants à ce qu’il va advenir de ce souffle de liberté sans précédent. Ne le laissons pas retomber comme un soufflet, une fois l’émotion passée.

Quelques signes désagréables n’augurent rien de bon, comme cette désertion des Tunisiens de la toile, au profit de la chaîne d’info pro-islamique Al-jazeera (Cf article sur Slate.fr). Ou l’empressement de certains partis ou personnages « investis » de la stature d’opposants à trop vite revendiquer le processus de « démocratisation », pour mieux s’installer dans les oripeaux du pouvoir. Toutes choses et tant d’autres qui devraient inciter chacun à tempérer son enthousiasme. Nous, pauvres Occidentaux donneurs de leçons, toujours prompts à nous enflammer pour une cause ou une autre, y compris.

Gare au réveil. Qu’il soit exempt, je l’espère de tout coeur, de gueule de bois et d’amertume. Ce que nous pouvons souhaiter de mieux, de plus beau à nos amis, je m’y associe ardemment : Longue vie à la Révolution Tunisienne !

Antonio Sanz

Plus d’info : lire l’article de l’écrivain et journaliste Taoufik Ben Brik : La révolution trahie.

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