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AVIGNON : La grande raclée des cantonales pour Marie-José Roig

22 Mar

Avec les deux candidats qu’elle soutenait et qui ne seront même pas présents au second tour, la maire d’Avignon subit le désaveu cinglant de ses administrés pour sa politique de gribouille, et son adhésion forte aux « valeurs » de l’UMP qu’elle incarne merveilleusement comme première magistrate, et chef de file du parti en « ses terres ».

Wagner à un peu plus de 10%, son second adjoint (!) Bissière à 18,64 % : on ne peut pas dire que les protégés de Marie-José Roig ait bénéficié de sa supposée cote de popularité. C’est qu’à vouloir défendre l’indéfendable, cette politique sarkosyste qui abime tant notre pays et ses citoyens, notre mairesse se prend les pieds dans le tapis UMP et un retour de boomerang en pleine figure.

D’autant que du point de vue local, elle ne fait rien pour arranger son image : autoritarisme débridé, projets mégalomaniaques, politique culturelle désertique, voire destructrice (comme avec l’Olrap), acharnement contre les plus démunis à travers la coupe claire des subventions aux associations sociales… la liste est longue de ce que la population peut lui reprocher. Sans compter ces derniers jours une irritabilité qui va croissant, à l’égard de ses opposants, des acteurs culturels, ou même des présidents de CIQ.

Pour finir, la voici qui se défile lorsqu’il s’agit de donner des consignes claires pour dimanche prochain, face à un FN forcément au top dans notre belle cité laissée en jachère de contrat social. Une ville coupée en deux avec ses pauvres d’un côté, abandonnés dans leur jus, et un intra-muros peuplé de bobos, de CSP-plus et de rentiers qui n’ont aucune idée des problèmes que traversent leurs concitoyens « de base ».

La population qui compte aux yeux de Marie-Jo habite l’intérieur des remparts : avec ses 15000 habitants à tout casser, l’intra-muros demeure hélas la seule préoccupation de notre mairesse, pour laquelle les 77000 habitants restant, ceux de « l’extérieur », n’existent simplement pas.

Angelina Vivaldi

DEMISSION : Mais où en est notre pétulant François Mariani ?

20 Mar

Un clou chasse l’autre. Il est vrai qu’en ces temps d’abondance pour nos medias surbookés, les déboires du (pour l’instant encore) président de la CCI de Vaucluse passent un peu à l’arrière-plan…

Dure règle de l’actu. Et pourtant… Selon des « sources bien informées », comme on le dit d’usage, le patron François Mariani a du souci à se faire. Ursaaf et Fisc ont ouvert la chasse et alimentent le dossier déjà bien épais du notable local. Il faut dire que le « client » est appétissant : grande gueule, volontiers donneur de leçons, ex-président vauclusien du MEDEF, ce louangeur du libéralisme local est une figure du capitalisme d’entreprise version UMP et du self-made-man « épopée » provinciale. Certes, ce Mariani-là pour le moment se fait plutôt discret. En tout cas, point d’intervention intempestive dans les colonnes, ni même d’apparition publique trop ostentatoire. C’est que le bientôt ex-président de la Chambre de Commerce et d’industrie a intérêt à la jouer humble. Ce qui, chacun en conviendra, n’était pas vraiment dans ses habitudes…

Il faut croire que l’humilité, denrée rare au naturel chez nos notables provinciaux, devient du coup une vertu pour tout mis en cause dans les affaires de justice. Après s’être fort élégamment défaussé de ses « erreurs » et « errements » de gestion de sa propre entreprise sur son salarié de fils (Cf notre article), François Marani a visiblement appris à courber le dos… en attendant que l’orage passe.

Une stratégie de couard qui n’empêchera visiblement pas les administrations compétentes de fouiller un peu plus avant ses manquements et arrangements avec « l’éthique » entreprenariale, dont il s’était fait le chantre autoproclamé, et le fervent vrp en tant que président de CCI.

Un clou chasse l’autre, comme on vous le disait…

Angelina Vivaldi

NUCLEAIRE : Devant le déni du lobby électrique, sommes-nous si impuissants ?

17 Mar

Bien sûr que non. 2012 va offrir aux citoyens français la chance unique d’un référendum à taille réelle sur le sujet. Car enfin, devant le cataclysme nucléaire que vit hélas le Japon depuis vendredi, comment rester impassible, sachant que chaque Français habite à moins de 300 km d’une installation atomique, comme ici chez nous entre Tricastin, Marcoule et Cadarache ?

Ou pour résumer, aux côtés quotidiennement d’une bombe Hiroshima puissance mille -appelons les choses par leur nom- que nos « experts » apprentis sorciers seront incapables d’éteindre en cas d’accident majeur. Surtout, comment croire aux propos lénifiants de ces mêmes « experts indépendants », en réalité tous achetés par le lobby, fourvoyés dans les intérêts d’EDF et Areva ?

Une fois de plus, notre clairvoyant président s’est illustré par sa réaffirmation péremptoire de perpétuer malgré tout, et coûte que coûte, le modèle énergétique français (et ce absolument contrairement au principe élémentaire de précaution qui devrait animer tout chef d’Etat). Un modèle qui nous fait côtoyer la mort nucléaire à chaque instant. Sans jamais une seconde se poser la question de la pertinence de nos choix qui, rappelons-le, ont été actés par « l’extra-lucide » (et surtout quasi-gâteux) général De Gaulle lorsqu’il a fallu opter pour une « indépendance » énergétique voici presque 60 ans.

Cette cécité est non seulement ahurissante, au regard de la situation dramatique que subit tout un peuple, conséquence directe de l’aveuglement idéologique de ses dirigeants à l’égard d’une technologie génocidaire, mais elle est de surcroît parfaitement immorale.

Pour notre « clown » VRP et lobbyiste-en-chef d’EDF et d’AREVA, le nucléaire en France ne tue pas ! Selon notre omniscient président, nous avons « les meilleurs spécialistes » et disposons de la « technologie la plus fiable du monde ». Rien que ça ! Pour le dire autrement, les ingénieurs nippons sont des imbéciles et des incapables, alors que les nôtres, hein ? (clin d’oeil et roulement d’épaules…).

Ce qui pourrait prêter à sourire dans d’autres circonstances nous laisse pétrifiés. Que madame Lauvargeon, patronne d’AREVA, aille expliquer in situ et droit dans les yeux à la cinquantaine de liquidateurs de Fukushima, promis à une mort certaine, « qu’il ne s’agit pas ici d’une catastrophe nucléaire » sans précédent, comme elle a osé le dire sur les plateaux télé !

Que notre clairvoyant président aille donc lui aussi constater de visu « l’innocuité » des réacteurs nucléaires, lorsqu’ainsi ils entrent en fusion, promettant d’irradier à plusieurs milliers de km à la ronde des populations entières ! Populations, rappelons-le, qui n’ont absolument pas choisi librement de s’exposer à ces rayonnements mortels. Même la Chine, pourtant peu versée dans le catastrophisme, a aujourd’hui décidé d’interrompre ses programmes en la matière !

Têtus, droits dans leurs bottes, comme seuls les imbéciles ou les fous peuvent l’être en pareilles circonstances, notre cher président et toute sa clique d’incapables de l’UMP  (la ministre kosciusko détenant la palme de l’incompétence) ne remettront pas en cause d’une once la « politique énergétique » de la France, même si cela doit contribuer à décimer la moitié de notre population en cas d’accident radiologique. 58 réacteurs sur le territoire ne devraient pas nous empêcher de dormir ! Sûr que lorsqu’on voit comment le Japon, pays au monde le plus avancé technologiquement, arrive à « maîtriser » ses « incidents », on a de quoi être rassurés…

Devant ce déni constant de la réalité, devant l’arrogance complice de nos politiques et leur consanguinité incestestueuse avec le lobby de l’électricité nucléaire, nous ne sommes cependant pas si impuissants. A défaut du feu nucléaire, nous détenons l’arme électorale, tout aussi « atomique »…

En 2012, il est impératif que les citoyens posent comme préalable à leur vote l’abandon définitif de nos centrales. Tous les candidats, à droite comme à gauche, vont devoir y répondre clairement. Sans engagement précis de leur part, nous les boycotterons.

Taïeb El Baradeï

SNACKS : LA JUNK FOOD DES TROTTOIRS D’AVIGNON

9 Mar


LE MOT DE TAÏEB

Tout le monde est au courant. Notre première magistrate Marie-José Roig a décidé de taxer les sandwicheries et autres fast-foods d’une contribution mensuelle de 130 euros par mètre linéaire, pour occupation de la voie publique. On sait bien que derrière cette opération de com, se cache aussi un message clair adressé à ses électeurs : chassons les snacks et leurs tenanciers du centre-ville, qui, ça ne vous aura pas échappé, ont pour clientèle habituelle une forte proportion d’Avignonnais des quartiers Sud, soit, pour le dire cruement Maghrébins et autres basanés.

Cette volonté d’éradiquer toute présence un peu trop visible de ces citoyens de « seconde zone » se situe finalement dans le droit fil idéologique de l’UMP. C’est tellement évident que notre mairesse s’est hâtée d’associer à cette taxe les DAB des banques, histoire de « maquiller » son délit de faciès en contribution équitablement répartie entre pauvres et « riches »… Au-delà de cette stigmatisation qui n’ose pas dire son nom, le phénomène de cette prolifération de snacks et autres hauts lieux de la junk food (en Français bouffe pourrie) est révélateur d’une paupérisation galopante de la population de ces quartiers laissés pour compte, et de pratiques « alimentaires » déplorables qui sont un réel problème de santé publique.

Au risque de vous surprendre, et toutes considérations précédentes par parenthèse, je suis plutôt pour une telle taxe à l’endroit de ces empoisonneurs publics que sont ces snacks, qui, au même titre que les fast-foods franchisés de type « américain » contribuent à décimer leurs clients chaque jour : mauvaises graisses cent fois recuites, non respect de la chaîne du froid, hygiène déplorable, ces gens-là participent à un génocide alimentaire dont ils ne sont peut-être même pas conscients. Personnellement, je pense qu’il faudrait leur interdire d’exercer, purement et simplement. La santé des citoyens est une affaire trop grave pour l’abandonner ainsi entre les mains d’opérateurs négligeants dont le seul et unique but est d’alimenter leur compte en banque, après avoir liquidé leurs clients d’une avalanche de graisses et de produits périmés.

Evidemment, les propriétaires de ces gargottes malsaines n’ont pas manqué de crier au scandale, allant même jusqu’à demander que l’on taxe les théâtres également, comme si la comparaison entre ces mauvais « restaurateurs » et l’activité culturelle qui, rappelons-le, fait la fortune des Avignonnais, avait un quelconque sens ! Mais qu’ils se « révoltent » donc : leur colère ne vaudra jamais celle de ces milliers de leurs clients qui, un jour ou l’autre, payeront le prix fort en matière de santé pour leur addiction à cette dangereuse « gastronomie ». Et leur demanderont des comptes. La Junk Food doit disparaître, et pas seulement de nos centre-villes.

Taëb el Baradeï

STRATEGIE DE CANIVEAU : Sarko essaie t-il le « coup » de 2002 ?

6 Mar

Notre multi-détesté président, entouré de sa théorie de conseillers toujours plus inspirés, est t-il en train de tenter un bluff magistral, qui consisterait, en désespoir de cause, à faire monter très haut son adversaire FN pour se présenter comme le dernier recours « démocratique » en 2012 ? Une « stratégie » indécente à la Chirac qui lui permettrait de regagner son élection aux forceps avec un score africain… A le voir s’agiter ainsi dans le bocal glauque des « débats » identitaires, notre populiste -à défaut de populaire- président nous mitonne à n’en pas douter un tour de cochon.

C’est en tout cas ce qui fit tilt avec une lumineuse évidence dans mon esprit certes tordu, en cette journée d’hier où le dernier sondage en vogue présentait l’intention à 23% pour la Le Pen, et donc la quasi-certitude d’une « triangulaire » obscène entre deux républicains à égalité et cette abjection incarnée pour laquelle quand même le bon peuple de France, semble t-il, éprouve une attirance chaque jour plus incestueuse.

C’est qu’à vouloir coller toujours mieux à la rubiconde éructive, le président paraît filer le train létal du kamikaze, liquidant un à un tous ses principes et ceux d’une république qui n’en a bientôt plus que le nom, jusqu’à ce point de non-retour où il nous faudrait bien choisir entre deux maux, l’abomination sarkosyste du coup paraîssant bien douce en comparaison de l’extrême indécence brune déguisée en accorte walkyrie.

Certes, en 2002, ce coup de Jarnac a conduit Chirac à s’ennorgueillir d’un score « républicain » de 84% au second tour, nous laissant tous exangues, et fort dégoûtés d’avoir dû glisser dans l’urne un tel bulletin de la honte. Il ne m’étonnerait pas qu’en l’Elysée on n’y ait songé aussi, sachant la pathologique rouerie des « cerveaux » du président, dont ce Guaino fanfaronnant et parfaitement exécrable qui se répand ces derniers jours sur les plateaux télévisuels, ne manquant jamais une occasion de dire sa haine et son mépris des diplomates, des professeurs, des juges ou des élus, lui qui ne l’est point, exprimant à leur endroit une rente récurrente de dénigrement et d’invectives.

Voilà en tout cas une piste à ne pas négliger, à laquelle notre désemparé président, surpuissant égotique, serait bien capable de rêver, en cette douloureuse époque de rejet absolu de sa personne et de tout ce qu’il représente. Un scénario cauchemardesque pour les Français mais ô combien jouïssif pour ce jusqu’au-boutiste qui n’a désormais plus rien à espérer… Ou presque.

Angelina Vivaldi

ANNEE DU MEXIQUE : Professionnels de la Culture, remerciez le président

4 Mar


LE MOT DE TAÏEB

Oui, chers acteurs de la Culture et néanmoins contribuables, vous pouvez remercier notre clairvoyant président de la République pour ses « sorties » qui, au final, vont vous coûter très cher sur vos budgets. Grâce à la lumineuse intuition diplomatique de notre penseur de l’Elysée, 260 manifestations ayant trait à la défunte « année du Mexique » sont définitivement enterrées.

Notre ami des arts, avec ses postures de matamore défenseur de la cosette du nouveau monde, achève le monde culturel. Déjà largement amputés d’une grande partie de leurs subventions, les structures et artistes se prennent sur la nuque le coup de grâce. Depuis les Rencontres internationales de la photographie d’Arles, en passant par Les Hivernales d’Avignon, jusqu’aux musées parisiens, on ne compte plus les manifestations de cette « année du Mexique » sauvagement déprogrammées à la suite du coup de gueule du Président. Des mois et des mois de travail, des centaines de milliers d’euros engagés, pour rien. Sans compter les artistes mexicains méprisés.

Tout ça pour briller dans une pseudo empathie avec une justiciable du Mexique, et de ce pays seul, condamnée pour des faits qu’il ne nous appartient pas de juger. Pas plus qu’à un président jaloux des prérogatives de son propre pays en matière de justice, à juste titre. Que la Florence machin soit coupable ou non ne nous intéresse pas. Pour ma part, j’estime que nous n’avons pas à nous griller avec un pays tout entier, ce Mexique que certainement notre président avec ses vieux réflexes atlantistes doit considérer comme quantité négligeable, en manifestant une arrogance hors de propos. D’ailleurs, lorsqu’on se classe 31e dans le top de The Economist en matière de démocratie, la moindre des choses est de fermer sa gueule !

En revanche, les conséquences nous intéressent. 260 manifestations annulées, c’est probablement plusieurs millions d’euros qu’il va falloir récupérer sur le budget général de la culture, sans compter les dégâts sur les trésoreries des collectivités initiatrices ou partenaires. Deux effets à cela : les structures culturelles, les artistes eux-mêmes, vont être contraints de réviser leurs budgets à la baisse, et par conséquence leurs opérations. Deuxièmement, les milllions d’euros investis pour la préparation de ces manifestations, que l’Etat a engagés ou finance d’une manière ou d’une autre, il va bien falloir les retrouver. Heureusement que le contribuable est là pour pallier ce manque à gagner ! Tout ça pour se la péter à « défendre » une Française parmi tant d’autres qui, pour des raisons de droit commun, croupissent dans les prisons du monde, à tort ou à raison : ce n’est pas à nous d’en décider.

A propos, nos amis journalistes Stéphane Taponnier et Hervé Ghesquière, ainsi que leurs accompagnateurs qui pourrissent en Afghanistan depuis plus d’un an, Sarko s’en soucie t-il ? Il est vrai, que selon lui, c’est de leur faute si, essayant de faire leur job, ils se sont retrouvés prisonniers des Talibans… Deux visions de la condition « d’otage » et au résultat, un désastre pour l’image de notre pays, pour les artistes, et pour les finances de la République (et de ses collectivités).

Encore une démonstration éblouissante de la capacité de ce si petit président à gérer un état avec compétence et sagesse. Vivement mai 2012 !

Taïeb El Baradeï

Plus : Cf le papier de France 2

Photo : Une maison de Mexico, ornée de « murales » de Diego Rivera (2009) AFP / Claudio Vargas.

LA POLICE DU NET : Amis blogueurs désormais espionnés, bienvenue en Sarkosie !

4 Mar


ON N’ARRÊTE PAS LA POLICE

Un décret oblige désormais les fournisseurs de services sur Internet à conserver pendant un an mots de passe, traces d’achats ou commentaires laissés sur le web par les internautes. La police pourra y avoir accès lors d’enquêtes, ainsi que le fisc ou l’URSSAF. Tollé général sur la Toile.

Ce décret oblige désormais les FAI à mettre à disposition de la police ou du fisc l’ensemble des données personnelles des internautes, qui seront conservées pendant un an. La publication du décret au Journal Officiel a immédiatement provoqué une levée de boucliers des défenseurs de la liberté sur le web.

Sites de commerce en ligne, fournisseurs d’accès à Internet, gestionnaires de comptes e-mail ou plateformes de vidéo (YouTube, Dailymotion…) doivent désormais conserver pendant un an l’intégralité des informations renseignées par l’internaute sur les sites concernés.

Obligation de communiquer les mots de passe
Les données en question sont notamment: les nom, prénom et raison sociale; adresses postales; pseudonymes utilisés et mots de passe; adresses électroniques et mot de passe associé; numéros de téléphone; adresses IP; heures et dates précises de connexion et de déconnexion.

En clair, l’ensemble des informations personnelles des internautes, y compris les plus confidentielles, sont désormais mises à disposition des autorités. Un gestionnaire de boîtes e-mails (Yahoo, Hotmail, Gmail par exemple) est dorénavant dans l’obligation de conserver la totalité des informations données par l’internaute lors de son inscription, y compris son mot de passe, ainsi que « les données permettant de le vérifier ou de le modifier ». Autrement dit la fameuse « question » à laquelle une réponse a été attribuée.

Police, fisc, URSSAF, douanes…
Sont également concernés par ce pistage les commentaires postés sur des forums de discussion, les billets publiés sur des blogs ou encore les vidéos ou photos mis en ligne sur les grands sites spécialisés.

Cet ensemble de données devra être rendu disponible, pour les besoins d’enquêtes diverses, à tout un ensemble de services. Et officiellement pour des besoins précis. La police et la gendarmerie en tout premier lieu. Mais également les services du fisc, lorsqu’ils mènent des investigations sur les contribuables. Ceux de l’URSSAF, en cas notamment de suspicion de fraude. Ceux de la répression des fraudes également, concernant essentiellement les ventes sur Internet. Ou encore les agents des douanes.

Le décret élargit ainsi le champ d’application de la loi du 21 juin 2004 qui ne préconisait l’utilisation de ces données que par la police et la gendarmerie et « afin de prévenir les actes terroristes ».

« C’est Big Brother ! »
Sa publication provoque déjà une levée de boucliers de la part d’associations d’usagers d’Internet, mais aussi des opérateurs concernés par cette obligation. Nombreux soulignent les risques d’atteinte à la vie privée.

Pour Jérôme Thorel, président de l’ONG Privacy France, « cela va à l’encontre des principes fondamentaux d’une démocratie. C’est disproportionné, c’est sans commune mesure avec le Big Brother qu’avait pu imaginer George Orwell ».
Pour sa part, l’Association française des Services Internet communautaires (ASIC, regroupant notamment les branches françaises de Google, Facebook, PriceMinister, Dailymotion ou encore Ebay) envisage de saisir le Conseil d’Etat pour faire annuler le décret. Selon l’ASIC, « stocker certains mots de passe ou contenus est interdit par la loi ».

La Rédaction | RMC.fr | 03/03/2011

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