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WIKILEAKS : L’informateur Manning subirait la torture

11 Avr

Selon l’ONG Avaaz, l’informateur de Wikileaks, Bradley Manning, serait en ce moment torturé dans une prison militaire aux Etats-Unis. Il subirait un isolement complet qui peut conduire à la folie, ponctué de courtes sorties quotidiennes pendant lesquelles il serait totalement déshabillé et couvert d’insultes par les autres détenus.

Bradley Manning attend son procès pour avoir divulgué des documents militaires secrets à WikiLeaks, dont une vidéo de soldats américains massacrant des civils irakiens. Le traitement cruel et inhumain dont il ferait l’objet s’inscrit manifestement dans une campagne d’intimidation visant à réduire au silence les informateurs et à réprimer WikiLeaks. Le gouvernement des Etats-Unis est partagé sur ce sujet, et des diplomates critiquent publiquement les militaires pour le traitement qu’ils infligent à Bradley Manning, mais le Président Obama s’est tenu à l’écart jusqu’à présent.

Le Président Obama accorde beaucoup d’importance à la réputation des Etats-Unis dans le monde. Sur le papier, les Etats-Unis s’opposent à la torture. La Constitution des Etats-Unis interdit « les traitements cruels et inhabituels ». D’autre part, les Etats-Unis ont signé avec près d’une centaine d’autres pays une convention internationale qui garantit que tous les prisonniers seront traités « avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ». Or, Bradley Manning se trouverait aujourd’hui en cellule d’isolement complet sans même de draps pour se couvrir, sans qu’il lui soit permis de faire d’exercice physique, et soumis à une humiliation cruelle qui atteint gravement son intégrité mentale. Ce serait alors clairement une violation du droit international et de la loi aux Etats-Unis.

Manning est détenu sous un statut visant la « prévention de blessures » malgré 16 rapports de professionnels militaires de la santé mentale, stipulant qu’il faudrait mettre un terme à ses conditions sévères de détention. Ses avocats tentent de faire valoir auprès du tribunal ses droits fondamentaux constitutionnels et internationaux, mais jusqu’ici le tribunal militaire responsable du sort de Bradley a ignoré ses souffrances.

Depuis la révélation explosive des crimes commis par les militaires américains en Afghanistan et en Irak, Wikileaks subit une répression sévère. Beaucoup pensent que cette pression brutale sur Bradley a pour but de le forcer à impliquer le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Mais Obama a promis aux citoyens des Etats-Unis et au monde entier qu’il protègerait, et non pas persécuterait, les informateurs :

« Souvent, la meilleure source d’information sur le gaspillage, les fraudes et les abus d’un gouvernement est un employé en poste dans ce gouvernement, soucieux de l’intérêt public et prêt à témoigner. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies et souvent économiser l’argent du contribuable, devraient être encouragés et non pas étouffés. »

Le traitement cruel que les USA infligeraient à Bradley Mannning va dans le sens contraire et envoie un message effrayant à celles et ceux qui pourraient révéler des informations importantes. Il affirme qu’il est un patriote et a admis avoir divulgué des informations que, selon lui, le monde devait connaître. Certains peuvent être en désaccord avec l’approche de Wikileaks et avec l’opinion de ceux qui leur ont fourni des informations. Mais la torture illégale que subirait Bradley Manning – qui n’a pas encore bénéficié de jugement équitable et n’a été jusqu’ici déclaré coupable d’aucun crime – constituerait une violation des droits fondamentaux et de la dignité humaine.

Source : ONG AVAAZ
si vous le désirez, vous pouvez signer la pétition d’Avaaz.org

BRUSSELS LEAKS : Tremble, vieille Europe, un WikiLeaks à la Belge va déballer tes secrets !

15 Déc

Basé en Belgique, un groupe autofinancé rassemblant d’anciens responsables européens, des membres d’ONG, des médias et du secteur des relations publiques a créé un clone de WikiLeaks consacré à l’UE. Depuis le début du Cablegate, les imitateurs se multiplient.

Brusselsleaks.com a été lancé le 9 décembre. Sa page d’accueil est hébergée par WordPress, et le site invite les gens à lui transmettre dans l’anonymat des documents sensibles concernant l’UE, par le biais d’un formulaire de contact crypté. Contrairement à WikiLeaks, Brussels Leaks ne publiera rien lui-même, mais vérifiera l’authenticité des documents avant de les confier à des médias choisis.

Le site a annoncé son intention de rendre bientôt public un premier jeu de documents portant sur les secteurs des transports et de l’énergie. “Pour ce qui est des propositions, nous en avons déjà reçu quelques-unes par le site, ce qui est bon signe”, déclare un contact au sein de Brussels Leaks.

Un moyen d’améliorer la transparence à Bruxelles

“Idéologiquement, nous pensons que l’UE pourrait être un élément positif formidable, mais les gens s’en méfient à juste titre parce que l’on a l’impression que beaucoup de choses se décident à huis clos. En attirant l’attention sur ce fait et sur les manquements de l’UE, nous espérons que les institutions européennes vont œuvrer à améliorer leur transparence et veiller à ce que la voix des citoyens puisse clairement se faire entendre par-dessus celle de l’industrie, qui exerce aujourd’hui une bien trop grande influence à Bruxelles.”

Ce contact ajoute que “des documents font très souvent l’objet de fuites” dans la capitale de l’Union, mais du fait du nombre relativement modeste de responsables et de diplomates de l’UE dans la ville, les gens répugnent à les rendre publics de peur de porter tort à leurs sources.

Un site pour dénoncer la corruption dans les Balkans

Dans le sillage du Cablegate, le projet le plus ambitieux à se dessiner semble être OpenLeaks. Créé en Allemagne par Daniel Domscheit-Berg, ancien co-fondateur mécontent de WikiLeaks, le site prévoit de distribuer des logiciels de codage à des organismes comme les syndicats, les institutions caritatives et les médias afin que les informateurs aient plus de choix quand ils souhaiteront diffuser des documents secrets.

Dans un entretien accordé le 14 décembre à la radio allemande Deutsche Welle, Domscheit-Berg affirme qu’OpenLeaks est en train de mettre en place des “mécanismes” pour éviter que les gens ne se servent de ses outils pour établir des réseaux “fermés”. Une fondation associée à OpenLeaks va dans le même temps faire campagne en faveur de lois sur la transparence en Allemagne.

Un autre site engendré par le Cablegate, BalkanLeaks.eu, basé en Bulgarie, mais qui utilise des serveurs au Canada, devrait se concentrer sur le crime organisé et la corruption de haut niveau dans la région. “Il y a beaucoup de gens ici qui appellent de leurs vœux un véritable changement dans les Balkans, et qui sont prêts à relever le défi. Nous leur donnons un coup de main”, proclament les fondateurs du site sur leur page d’accueil.

Andrew Rettman / 14 décembre 2010 / euobserver.com Bruxelles

BOOMERANG : WikiLeaks soutenu par 54% des Français

13 Déc

Les Français sont plutôt favorables à 54% à la poursuite de la diffusion d’informations confidentielles par WikiLeaks, et ce d’autant plus qu’ils sont jeunes, de milieu modeste et de gauche, selon un sondage réalisé par l’Ifop pour Dimanche Ouest-France.

«La proportion de ceux qui soutiennent Wikileaks est plus élevée à mesure qu’on descend dans les classes d’âge», relève l’institut de sondage: 67% des moins de 35 ans défendent cette action et même 73% chez les 18-24 ans. En revanche, seulement 54% des 50-64 ans et 35% des plus de 65 ans l’approuvent.

«La seconde fracture est d’origine sociale», note l’Ifop, soulignant que «les populations modestes ont plus facilement tendance à se ranger du côté des partisans de la divulgation des documents diplomatiques». De six à sept ouvriers, employés et inactifs sur dix (de 60 à 66%) défendent Wikileaks, contre 50% des professions libérales et cadres supérieurs.

70% des sympathisants UMP désapprouvent
«Enfin, l’appartenance politique influe fortement sur le jugement exprimé», indique l’Ifop. «Les sympathisants de gauche constituent la population la plus favorable à Wikileaks (65%) mais atteint 78% de ceux qui se réclament de LO et/ou NPA», 76% du Front de gauche, contre 59% au PS.

A droite, 62% des sondés «veulent que les publications d’informations confidentielles cessent, par peur du danger qu’elles sont susceptibles d’entraîner». Fait notable: si 70% des sympathisants UMP désapprouvent l’initiative de Wikileaks, 68% des sympathisants du FN souhaitent au contraire qu’elle se poursuive.

En conclusion, «Wikileaks semble devenir pour une majorité de Français un porte-étendard de la liberté d’information (…) Le droit à l’information semble aujourd’hui l’emporter d’une courte tête sur les tenants d’une vision plus traditionnelle du nécessaire secret d’Etat», analyse l’Ifop.

Le sondage a été réalisé par téléphone les 9 et 10 décembre auprès d’un échantillon représentatif de 958 personnes âgées de 18 ans et plus.

Libération.fr (Source AFP)

GRANDES OREILLES : Wikileaks l’emmerdeur de la planète web

29 Nov

LE MOT DE TAÏEB

Vous connaissez Wikileaks ? Ces délurés de la transparence du net organisent depuis quelques temps le plus gros déballage de la toile : ou comment réactualiser la séculaire histoire de l’arroseur arrosé. En gros, ces joyeux lurons ont saisi un créneau jusqu’alors occupé par les sinistres officines d’espionnage en vogue dans tous les « grands » états de la planète. Big brother retourné contre les envoyeurs, en quelque sorte. Wikileaks espionne et récupère pour le compte des citoyens de la planète les perles du flux courriétal de nos chers puissants : dépèches diplomatiques, rapports secret-défense, bref tout y passe. Cette moulinette web soutire le meilleur de la confidentialité et du secret des états-nations. Chine et USA sont évidemment les mieux servis : Qui d’autres parmi les puissants actionnent-ils le mieux tout l’arsenal de l’espionnite généralisée de leurs citoyens et « concurrents » ?

Wikileaks est malin : forts de contrats d’exclusivité avec les plus grands titres de la planète -Le Monde, New York Times…- nos déglingueurs de la toile dézinguent à tout va et nous offrent le meilleur de leurs « écoutes » sensibles, immédiatement relayées par le gratin de la presse mondiale. Un beau coup de bluff qui inquiète gravement nos chers puissants.

Jolie parabole que cet accouchement dissident de la face obscure de la planète, retourné contre ceux qui font credo et profession de foi d’espionnite généralisée, à l’heure cyber de la mondialisation des échanges. Un contre-pouvoir à surveiller de près, tant les contre-pouvoirs ont cette adaptabilité facile à rapidement muter en de redoutables pouvoirs tout court.

Taïeb El Baradeï

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